Ce matin, le président de la République et son ministre de l'éducation nationale ont expliqué tous les deux que le but de l'enseignement de l'Histoire était de faire aimer la France aux enfants. Il va me plaire ce quinquennat je sens.
Du coup, Laurence De Cock a dit sa façon de voir les choses.
Déjà, elle démonte les idées reçues : les enfants aiment la France, du moins celle qui leur est "vendue" par le système éducatif. C'est ce que montre [une étude collective réalisée sur 4 ans][1], qui a recueilli 7000 récits d'élèves entre 11 et 18 ans sur le thème "raconte comme tu le veux l'histoire de France".
> Quels résultats ? Beaucoup à dire mais une chose est certaine : les gamins montrent tous un enthousiasme incroyable pour la France.
> Ils la décrivent comme le berceau de la démocratie du progressisme etc.
> Ce sont souvent des récits mythologisés, maladroits parfois, poétiques, enfantins et qui posent tout un tas de questions à l'histoire scol
> Mais qui invalident complètement votre hypothèse à tous les deux et à tous les réacs de ce pays sur un éventuel désamour des enfants
Donc :
> Je me demande Donc quand va cesser cette certitude non étayée que l'école fabrique de l'" antiFrance".
> Hypothèse les ami.e.s qui a été un argument de campagne de la Droite filloniste et de l'extrême droite soit dit en passant.
[...]
> Le problème c'est que l'enseignement de l'histoire reste encore considéré socialement comme la transmission d'un récit d'appartenance
> Je veux bien reprendre à mon compte cette finalité ( à côté d'autres) mais force est de constater que bcp auj sont exclus de ce récit Non?
> Et le récit National tel qu'il est politiquement porté est un procédé d'invisibilisations multiples : minorités, femmes, ouvriers etc.
[1]:
http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2016/11/19/les-entretiens-jean-zay-le-recit-du-commun-lhistoire-nationale-racontee-par-les-eleves/