Ça fout les jetons, ça fait vraiment le genre de cyber-attaque qu'on lancerait avant une guerre conventionnelle...
L’Europe est devenue « une ennemie de l’humanité ».
Pour la disloquer, la Russie est prête à frapper l’Allemagne et l’Angleterre avec une bombe nucléaire « d’ici un an ».
On est cernés par les tarés.
Extrait du discours de Mark Rutte, secrétaire général de l'OTAN, le 11 décembre 2025 à Berlin :
Dans ce scénario [une attaque d'un autre pays européen par la Russie après avoir conquis l'Ukraine], des compromis douloureux seraient inévitables, mais absolument nécessaires pour protéger nos populations.
Ne l’oublions donc pas : la sécurité de l’Ukraine, c’est notre sécurité.
Les défenses de l’OTAN peuvent tenir pour l’instant. Mais avec son économie consacrée à la guerre, la Russie pourrait être prête à utiliser la force militaire contre l’OTAN d’ici cinq ans.
Elle intensifie déjà sa campagne secrète contre nos sociétés.
La liste des cibles de sabotage de la Russie ne se limite pas aux infrastructures critiques, à l’industrie de la défense et aux installations militaires. Des attaques ont été perpétrées contre des entrepôts et des centres commerciaux, des explosifs ont été dissimulés dans des colis, et la Pologne enquête actuellement sur des actes de sabotage contre son réseau ferroviaire.
Cette année, nous avons assisté à des violations flagrantes de l’espace aérien par la Russie.
[...]
La Russie a ramené la guerre en Europe et nous devons nous préparer à une guerre d’une ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents.
Meurtres, actes de torture, violences domestiques… Les vétérans russes revenus du front ukrainien auraient fait 551 morts et 465 blessés graves depuis le début de la guerre en 2022, selon une enquête du média russe d’opposition Verstka qui s’est penché sur quatre ans de procédures judiciaires incriminantes. La publication, dont la rédaction est en exil, révèle que ces faits divers posent la question de la réinsertion de ces soldats, souvent recrutés directement dans les prisons russes.
Mais bonne nouvelle, être un vétéran de la guerre d'Ukraine est une circonstance atténuante.
«La Russie est presque accusée de planifier une attaque contre les pays de l’Alliance atlantique et de l’Union européenne, a-t-il déclaré à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU. La Russie n’a pas et n’a jamais eu de telles intentions. Mais toute agression contre mon pays entraînera une réponse résolue. Il ne doit pas y avoir de doutes sur ce point.»
Le mec, il a autant de crédibilité qu'un dirigeant dans un Sid Meier's Civilization, en train de t'assurer que jamais de la vie il ne t"attaquera.
Escalade.
Mon dieu. On est dans une partie de Civilization, sauf que c'est réel.
La Russie et la Biélorussie font des exercices de grande ampleur, baptisés "Ouest 2025" (brrr) juste à côté de la frontière polonaise, mais, faut pas s'inquiéter, c'est JUSTE un exercice.
La dernière fois que les deux pays ont fait ce type d'exercice, c'est JUSTE avant l'invasion de l'Ukraine.
J’ai l’impression que beaucoup de gens en Europe ne se rendent toujours pas compte à quel point cette guerre est proche d’eux. Dans la société et dans l’armée ukrainienne, on ne se fait pas d’illusions : cette guerre n’intéresse pas grand monde. Et c’est compréhensible, chacun à ses problèmes. Pourquoi les Français se soucieraient de notre guerre alors qu’ils viennent de nouveau de perdre leur gouvernement ? A moins que tout cela ne soit lié, à moins que nous ne parvenions à faire comprendre aux gens que ce qui est arrivé à l’Ukraine arrivera tôt ou tard à l’Europe.
Ah, si, si. Moi si. J'y pense tous les jours depuis 3 ans.
Et le paragraphe suivant est peut-être pire, dans la mesure où il n'anticipe pas vraiment des jours meilleurs :
Je crains que nous ayons largement dépassé le stade où la Russie peut être arrêtée. Elle peut être ralentie, mais je ne pense pas qu’elle puisse être arrêtée. Cela ne signifie pas que tout est sans espoir. Mais mon dernier film se termine par cette question : et si cette guerre durait jusqu’à la fin de nos vies ? Il y a une force à reconnaître que notre monde a changé. A reconnaître que si nous fermons les yeux, la guerre ne disparaîtra pas. A accepter qu’il y ait des milliers de chars russes en fabrication et des dizaines de milliers d’enfants russes auxquels on enseigne dans les écoles qu’un jour, ils partiront en guerre sainte contre l’Otan et contre l’Europe.
En clair : même si Poutine meurt demain, ça ne changera pas grand chose.
Une autre raison parmi toutes celles qui devraient inciter à se battre pour l'Ukraine : c'est un laboratoire pour les guerres de demain. Le sous-texte, c'est que la Russie ne s'arrêtera pas à l'Ukraine.
Au cours des deux dernières années, la guerre a complètement changé. Tout dépend désormais de la technologie. On peut défendre le terrain à l’aide de systèmes robotiques, d’intelligence artificielle, de nouveaux types de drones, qui sont constamment développés et testés. [...] La ligne de front est devenue un terrain d’essai pour les technologies des pays qui soutiennent la Russie. Ils se préparent ainsi à leurs propres guerres. Donc les Ukrainiens ne combattent pas seulement les Russes, mais également les pays qui testent leurs armes, qui serviront aussi à attaquer l’Europe demain.
On se rapproche de plus en plus d'actes de guerre.
Les hôpitaux doivent se préparer à faire face à des situations de crises et un possible "engagement majeur" de la France d’ici mars 2026. C’est ce que préconise une instruction du ministère de la Santé adressée aux directeurs des agences régionales de santé le 18 juillet et révélée par Le Canard enchaîné.
Eh ben c'est rassurant ça dites moi.
Vous avez dit que la Russie est capable de «tenir cinq minutes de plus que nous» en Ukraine, quelle que soit la durée du conflit. Qu’entendez-vous par là ?
Dans trente ans, les historiens écriront que Poutine a été le pire stratège de la Russie. Il n’a pas réussi à s’emparer de l’Ukraine, il a perdu des centaines de milliers d’hommes, il a déclenché l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Otan, il ne peut plus naviguer en mer Noire sans se faire couler ses bateaux, il s’est placé dans une sorte de dépendance vis-à-vis de la Chine. La population russe le sait, les généraux russes aussi. Les Russes n’aiment pas plus mourir que nous.
Pour autant, je pense que les caractéristiques de la société et de l’organisation du pouvoir font qu’ils tiendront plus longtemps, parce qu’ils se sont mis en économie de guerre, et que la guerre ne s’arrêtera que quand Poutine le décidera. Les plus cyniques peuvent penser que c’est le problème de l’Ukraine, que les chars russes n’arriveront pas à la frontière française. C’est probable, mais cela ne veut pas dire que la menace n’existe pas. Une Ukraine qui n’est pas sous domination russe et qui possède une armée forte contribue à nos intérêts de sécurité. Si nous, Européens, ne sommes pas capables de prendre des risques pour assurer une paix durable et la sécurité de notre continent, Poutine aura imposé l’idée que désormais, la force est supérieure au droit. Et cela aussi est une menace.
Et dans une guerre, c'est le dernier debout qui gagne...
le Kremlin déplore une "violation des normes démocratiques"
Je... comment dire ? Non seulement c'est le plus beau jour de l'année, mais en pus vous allez me faire mourir de rire ?
Le président russe dit souhaiter l'arrivée au pouvoir en Ukraine "d'un gouvernement compétent et qui aurait la confiance du peuple", pour "commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix".
Rappelez le Maréchal Pétain, on a un boulot pour lui.
C'est le fameux "silence assourdissant". Pour l'heure, il n'y a eu aucune réaction du Kremlin au sortir des pourparlers entre Kiev et les États-Unis en Arabie saoudite.
Ça alors ! La Russie ne voudrait pas la paix ? Olalalala-je-suis-achement-étonné.
Mais la raison de ce rejet est peut-être plus profonde. "On ne va quand même pas valider la stratégie va-t-en guerre d'Emmanuel Macron", poursuit un cadre du parti, qui reprend à son compte le nouvel élément de langage en vogue au RN : "La Russie est certes une menace, mais pas une menace imminente."
Le FN qui tente de naviguer entre deux eaux, comme c'est mignon.
Dans tous les cas, si on vivait dans un monde un peu plus logique (heureusement pour eux, ce n'est pas le cas), ça devrait leur revenir dans la gueule :
Qui aurait pu prévoir cela, il y a quelques semaines encore? Les Etats-Unis stoppent toutes leurs opérations contre les cyberattaques russes. Cette décision, qui s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement soudain entre Donald Trump et Vladimir Poutine, devrait rapidement avoir des conséquences au niveau mondial. L’Europe et la Suisse pourraient subir une intensification des cyberattaques russes. Moscou, déjà numéro un mondial du piratage, pourrait voir son pouvoir de nuisance démultiplié.
Trump n'est peut-être pas un ancien agent dormant du KGB comme le suggère une rumeur en cours, mais il n'est plus possible de nier qu'il travaille pour la Russie.
L'article qui va vous foutre les chocottes.
Je déconne pas. Ce n'est pas juste du ohlala ma pauv' dame la monde va mal : c'est plutôt long, argumenté, sourcé. Donc flippant.
Les Européens seraient avisés de prendre au mot le ministre russe de la Défense lorsqu’il envisage, en présence de Vladimir Poutine, la possibilité d’un conflit avec l’OTAN en Europe d’ici à dix ans.
[...]
La Russie, pays de 140 millions d’habitants, déploie désormais 570 000 hommes sur le terrain ukrainien, contre 150 000 au début de son invasion. De sources officielles, l’Ukraine, pays d’aujourd’hui 22 millions d’habitants, dispose pour sa part d’une armée de 880 000 hommes. Les pertes humaines et matérielles sont colossales des deux côtés. Mark Rutte, le nouveau secrétaire général de l’OTAN, estime que le nombre de tués et de blessés a dépassé le million. En 2024, année particulièrement meurtrière, la moyenne mensuelle des personnels militaires mis hors de combat se situait entre 30 000 et 35 000 hommes pour chaque camp.
Je vous renvoie à ce que je disais il y a quelques mois sur le fait que l'Ukraine, n'ayant pas les mêmes capacités à trouver de la chair à canon que la Russie, avait déjà perdu...
Quelle que soit l’issue de la négociation russo-américaine, il faut, pour l’avenir de l’Ukraine et la sécurité de l’Europe tout entière, prendre la mesure du danger, y sensibiliser les opinions publiques, se préparer à l’éventualité d’un conflit avec la Russie et l’empêcher autant que possible de se remettre en ordre de bataille.