Je rentre de 3 semaines de congés.
Ces 3 semaines de congés font suite à une période de 11 jours de congés paternité + 2 semaines de travail.
Je suis quasiment tout seul au boulot, tout le monde est en vacances.
=> j'ai plein de choses à faire, dont des tâches rétro-planifiées pour le 06/09 ; le 30/08 ; le 21/08...
Pourquoi je dis ça ? Parce qu'hier soir je me suis couché en me disant qu'il faudrait que je sois au boulot tôt ce matin pour faire tout ce que j'avais à faire.
Et ce matin, contrairement aux matins précédents, je ne me suis pas réveillé avant le réveil, c'est le réveil qui m'a réveillé.
Paresse, fatigue ou fatalisme, je ne me suis pas dépêché plus que ça.
En arrivant, j'ai passé quasiment une heure à discuter avec des collègues. Des enfants, de la fin du monde imminente, de l'absurdité qu'il y a à concevoir les premiers vu l'état du second, et des progrès de l'industrie vidéo-ludique depuis 30 ans. Puis j'ai été me faire un café.
Dans la matinée, j'ai fait une pause Shaarli pour parler de Prey.
Il est 13h15, je vais aller manger.
Constat : j'ai très exactement fait la moitié des tâches que j'avais prévu de faire aujourd'hui, il est assez raisonnable de penser que l'autre moitié se fera dans l'après-midi.
Quelle moralité tirer de cette expérience ? Je ne sais pas, c'est à vous de voir. Pour ma part, j'aurais tendance à dire que si la pression est nécessaire pour me motiver, elle ne doit pas être confondue avec le stress, et que je travaille mieux (et plus vite) si je suis détendu.
Lundi 27 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonçait l’entrée du burn-out, un concept qu’on traduit souvent en français par « épuisement professionnel » ou « surmenage », dans la Classification internationale des maladie avant, finalement, de se rétracter le lendemain. C’est une douche froide pour les partisans de sa reconnaissance qui militent depuis plusieurs années pour l’obtenir.
Pas eu le courage de lire cette nouvelle catastrophe qui s'annonce.
Présentée en septembre dernier, la première version de l’ISO 45003 a renforcé la farouche opposition de la France : elle n’apporte aucune plus-value en termes de contenu et d’approches techniques spécifiques liées aux RPS, mais, curieusement, elle « oublie » la participation et la consultation des travailleurs ; elle « dépouille » la norme 45001, soulignent les délégués français dans leurs commentaires. Des observations et une opposition partagées par de nombreux pays, comme l’Allemagne, la Suède, l’Argentine, l’Italie ou encore la Chine, et des organisations telles que la Confédération européenne des syndicats (Etuc).
L'équipe a commencé à faire de plus grosses pauses le midi. A aller jouer à Fifa entre midi et deux. A retourner jour à la console à 18h00 pile.
On a même commencé à jouer au ping pong dans la salle de réunion le midi (vive le filet Artengo). On a même parfois fait du Minecraft, du Don't Starve Together ou du Smash Bros sur la TV de la salle de réunion ! Du coup, l'équipe ne travaillait plus 8h par jour, mais 6h30 (9h30/12h, 14h/18h).Là vous vous dites : mais merde, tu permettais ça ? Et personne n'est venu gueuler ?
Bien évidemment que si...
[...]
Jusqu'au jour où ma manager a demandé à me voir. Elle m'a expliqué qu'on renvoyait une mauvaise image, que l'équipe clairement bossait moins qu'avant et qu'ils pouvaient faire bien plus, s'investir plus... etc. Et là, j'ai sorti les chiffres. En travaillant 1h30 de moins par jour, la vélocité de l'équipe n'avait pas bougé. Elle oscillait toujours entre 37 et 42 points par sprint. L'équipe était tout aussi productive en travaillant 6h30 par jour, qu'en travaillant 8h par jour !
[...]
Alors oui, on se dit toujours : si l'équipe arrive à faire tout ça en 6h30, ils peuvent faire plus en 8h.
Ben la preuve que non. L'équipe travaillait en 8h avant, et elle ne produisait pas plus.
[...]
Et bien vous savez quoi ? La vélocité n'a, à nouveau, pas bougé.. Toujours 37/42 points.
En repassant à 8h par jour, l'équipe produisait autant qu'avant, en travaillant 6h30 par jour !
Magnifique démonstration. Merci Tommy.
Dans le métro, ses quais, ses couloirs, l’air est chargé en particules fines. En cause : la pollution du trafic routier qui s’engouffre dans les tunnels, les systèmes de freinage des trains, ou encore les outils utilisés pour les travaux de maintenance, qui fonctionnent au diesel. Conséquence : cinq millions d’usagers respirent quotidiennement des niveaux élevés de particules fines, et une surmortalité chez certains travailleurs, plus exposés que les passagers. Les poseurs de voie, souvent des sous-traitants, sont les plus touchés. La RATP, parfaitement au courant de la situation, ne semble pas pressée d’agir, malgré les mises en garde de différentes autorités sanitaires et des syndicats.
via OpenNews
La loi sur « la liberté du choix de son avenir professionnel » (sic), votée en septembre dernier, avait prévenu : les contrôles sur les chômeurs allaient se durcir. Mais personne ne s’attendait à ce que les sanctions prévues contre les demandeurs d’emplois soient si rudes, y compris les agents de Pôle emploi. Annoncées fin décembre par un décret publié au journal officiel, ces sanctions prévoient de rogner, voire de supprimer les indemnités chômage pour des rendez-vous manqués, des offres d’emploi refusées, ou des connexions sur son espace personnel pas suffisamment fréquentes. Du côté des conseillers, c’est la consternation, teintée de colère et de stress.
via Seenthis
À 10 h 24, quelques instants avant sa tentative de suicide, Sophie (1) a envoyé à la direction nationale de Pages Jaunes un courriel dont l’Humanité a eu connaissance : « Je suis fatiguée et ce sera mon dernier mail, mon dernier mail car je ne vois plus d’espoir, vous m’avez brisée et j’espère que vous l’aurez sur votre conscience. » La télévendeuse, selon les habitudes en vigueur à Pages Jaunes, appelle les dirigeants de l’entreprise par leur prénom : « Bravo Charlotte, Éric, Richard (…), j’espère que vous arriverez à l’expliquer à ma fille. » Elle désigne ainsi la directrice de la télévente, Éric Boustouller, le directeur général, et Richard Cuif, le directeur des ressources humaines.
Ce dramatique événement intervient dans un contexte social précis : Pages Jaunes a annoncé en début d’année un plan de suppression d’un millier d’emplois (sur 4 500) et la fermeture de 14 agences sur 18, dont celle de Toulouse-Balma. Cependant, la direction entretient le flou le plus complet : à quelle date auront lieu les départs massifs et les fermetures d’agences ? Au fil des mois, les salariés vivent très mal cette incertitude. Et, en attendant d’être licenciés, ils sont sommés de travailler toujours plus.
La tragédie de France Télécom n'a même pas servi de leçon à ces vautours.
Tout semble à la fois tendu et un peu suspendu dans l’entreprise. Donc angoissant. Julien expose ses craintes sans fard : la hausse des suicides dans l’entreprise. «En ce moment, ça n’arrête pas, assure-t-il. A Lyon-Part-Dieu, il y en a eu un récemment. Un cadre, expert réseau, âgé de 55 ans a sauté du sixième étage. Et on sait qu’un suicide sur le lieu de travail, en général c’est lié… Il y a eu une tentative de suicide à Nîmes du troisième étage. J’ai peur qu’on soit en train de revivre ce qui s’est passé à France Telecom.»
via Riff
Ce nombre évolue aussi avec le salaire : les cadres qui gagnent plus de 75 000 euros brut par an participent ainsi à presque deux fois plus de réunions (6,7) et à des réunions plus longues (86 minutes). Mais ces réunions sont-elles efficaces. Pas vraiment, si l'on en croit les principaux intéressés. Seuls 12% des cadres estiment que toutes les réunions auxquelles ils assistent sont "réellement productives et efficaces".
=> plus t'es bien payé, moins ton travail est utile.
Selon les témoignages de certains employés sur Twitter, ceux-ci auraient eu trente minutes pour quitter leurs bureaux après la nouvelle.
Et sans indemnités. Pour quoi faire ?
Fondamentalement, les organisations ont appliqué le label "Agile" pour justifier de faire claquer le fouet plus souvent contre les développeurs afin de générer plus de code plus rapidement qu'il n'est soutenable.
Bah, c'est pareil pour toutes les méthodes à la mode, qu'elles soient bonnes ou pas : à un moment donné, tout le monde veut les adopter pour être dans le coup (taylorisme, toyotisme, LEAN, développement agile, management participatif...), jusqu'au jour où l'effet de mode s'empare d'une nouvelle méthode miracle...
"Ah. Mais votre prédécesseur me demandait plutôt de travailler seul pour être en avance sur nos concurrents. Donc, mes contacts avec mes homologues sont très limités".
Sa réponse a changé ma vie : "Zythom, vous allez discuter avec vos homologues, échanger, vous déplacer. Je veux que vous intégriez tous les réseaux relationnels de votre domaine, avec l'idée que l'on progresse plus vite ensemble que seul dans son coin."
L'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) au sein d'une entreprise ne constitue pas toujours « un projet important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail des salariés », permettant au CHSCT de recourir à une expertise. C'est ce que vient de juger la Cour de cassation le 12 avril 2018
Grèves depuis hier en Allemagne, dans le secteur industriel. IG Metall, le premier syndicat d'Europe, réclame des augmentations de salaires mais aussi un passage aux 28h hebdomadaires pour ceux qui le souhaitent, au lieu des 35h actuelles. La bataille s’annonce difficile.
C'est marrant, on entend plus trop nos politiques qui vantent le "modèle allemand" sur ce coup.
A rapprocher de : https://grisebouille.net/reglons-le-probleme-du-chomage/
A terme, la reconnaissance du syndrome d'épuisement professionnel pourrait donc entraîner une hausse du coût du travail, le taux de cotisation d'une entreprise dépendant du nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles. Mais à l'inverse, elle pourrait inciter à de meilleures politiques de préventions, qui auraient sur le long terme un effet bénéfique sur la santé, et in fine sur le coût du travail.