> Théo, 22 ans, agressé le 2 février par quatre policiers de la Brigade spécialisée de terrain (BST), dont l'un qu'il accuse de l'avoir violé avec une matraque alors qu’il était en chemin pour rendre une paire de baskets à une amie de sa sœur, n’est semble-t-il pas un cas exceptionnel.
Non, sans blagues ?
> "On le connaît dans le quartier, c’est le même que celui qui a pénétré Théo avec sa matraque, tout le monde l’appelle 'Barbe Rousse'."
Mohamed K. explique que les trois fonctionnaires lui "font des croche-pattes" tentant de le "mettre à terre". Une fois dans l’immeuble, il reconnaît le "petit jeune arrêté juste avant moi, qu’ils sont en train de déshabiller". Là, le contrôle dégénère :
"Ils me frappent, coups de pied, coups de poing au visage, dans le ventre, dans le dos, je saigne parce qu’ils m’ouvrent le crâne, je leur dis que je suis essoufflé, ils me traitent de 'sale noir', de 'salope', ils me crachent dessus."
"'Barbe Rousse' me cogne avec sa matraque. Un des policiers me braque à bout portant avec son Taser, et me dit 'laisse-toi faire ou je te tase'."
Je vous rappelle [la ligne de défense du policier][1] accusé de viol :
> C'est un tout jeune fonctionnaire de police de 27 ans. C'est un garçon paisible, calme, qui n'a jamais eu affaire à la justice. Et il est totalement dépassé par ce qui lui arrive. Il constate chaque jour qu'il est décrit comme un monstre, c'est compliqué pour lui.
Un garçon paisible et sans histoire. Je n'ose pas imaginer ce que ces gens qualifieraient de, par exemple, "grosse brute raciste sans cervelle".
[1]:
http://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?ggTwQg