Pour ceux qui avaient encore un doute sur le "gentil professeur Raoult"
La contamination Covid c'est la faute des maghrébins, des roms et des juifs.
Faudrait peut-être les mettre dans des camps, pour la sécurité de tout le monde... Professeur, vous en pensez quoi ? (Et bim, point Godwin. C'est gratuit, c'est cadeau)
Bien contre sa volonté, Imane Boun, étudiante en communication de 21 ans, se retrouve depuis quelques jours dans la tourmente. En cause, une vidéo de BFMTV mettant en avant les recettes et bons plans qu’elle donne sur les réseaux sociaux aux bourses les plus légères et qui n’a pas plu du tout à la journaliste du Figaro Judith Waintraub.
Celle-ci a effectivement déploré dans une succession de tweets qu’une femme voilée soit mise en avant le 11 septembre, jour anniversaire des attentats de 2001 aux États-Unis.
Jusqu'à quel point faut-il être malade dans sa tête pour opérer le rapprochement jeune fille voilée <=> 11 septembre 2001 ?
Au final, la jeune étudiante humiliée et insultée publiquement a supprimé son compte, et la journaliste raciste joue les victimes.
Je ne vais pas trop sur Twitter -pas plus d'une fois par semaine, c'est une question de santé mentale. Et dire que je n'y suis allé aujourd'hui que pour suivre des liens de Marion Montaigne dans son 2ème article sur le Covid19...
De fait, j'ai découvert cette histoire à rebours suite à 1 tweet de @Padre_Pio1 :
Imane, la jeune fille publiquement assimilée aux terroristes des attentats de 2001 pour avoir parlé de cuisine, a donc supprimé son compte.
C'est un des épisodes les plus sales que j'ai vu sur ce réseau.
Le personnage qu’il incarne, Finn, n’a effectivement jamais été réellement approfondi, alors qu’il a été introduit au début, dans les premières bandes-annonces et au début de l’épisode VII, comme l’une des figures majeures de la nouvelle trilogie. Au final, il s’est presque transformé en figurant, comme un banal personnage secondaire. De fait, il refuse d’affirmer que ce fut une belle expérience de faire malgré tout partie de Star Wars car… ce n’était pas le cas, affirme-t-il. Il relève même des expériences douloureuses pendant le tournage, qu’il a mal vécues : un styliste se moquant de certains vêtements qu’il voulait porter, ou le coiffeur qui n’avait aucune expérience avec les coupes afro mais qui faisait semblant d’en avoir.
L’ancien agent spécial y conclut que des agents de police sont liés à des activités militantes racistes dans plus d'une douzaine d'Etats depuis 2000. Des centaines de policiers auraient posté des contenus racistes et fanatiques sur les réseaux sociaux.
Pourtant, la plupart des représentations qui ont été faites de lui en attestent peu. Il est principalement dépeint comme n’importe quel homme blanc. Un coup d’œil aux images proposées par Google peut en témoigner. Son interprétation par Gérard Depardieu dans le film “L’autre Dumas”, aussi.
[...]
Dans le sens inverse [...] quand ça arrive, les actrices et acteurs de couleur font souvent face à un déferlement de haine raciste à leur encontre.
Et l'édition jeunesse n'est pas épargnée :
trois cas de figure se présentent quand un livre narre le récit d’un protagoniste de couleur. Soit la couverture est illustrée avec un personnage caucasien. Soit, il est difficile de discerner son identité raciale. Si ce n’est pas une de ces deux possibilités, seule la silhouette du personnage est dessinée.
"Ce sont des rapts d'enfants qui ont été organisés par l'Etat et mis en œuvre avec le concours de l'Eglise. Le principe était de soustraire l'enfant métis à toute influence de la mère", accusent les cinq plaignantes métisses âgées aujourd'hui de 70 à 74 ans. Certaines d'entre elles sont nées de père déclaré inconnu, alors qu'il ne l'était pas, sur fond de séparation stricte entre Blancs et Noirs.
C'est abject la façon dont on passe pudiquement sous silence le fait que ces enfants sont vraisemblablement nés suite au viol de leur mère.
[...]
En avril 2019, la Belgique, ancienne puissance coloniale au Congo, avait présenté ses excuses "pour les injustices et les souffrances endurées par ces enfants métis". Des excuses qui n'ont pas suffi à calmer les douleurs de ces milliers d'enfants qui ont vécu un calvaire parce que leurs mères étaient Noires et leurs pères étaient Blancs. Une page sinistre de l'histoire coloniale belge, qui a été longtemps ignorée.
Petite correction qui aura sans nul doute échappée au regard vigilant des correcteurices du journal : l'histoire coloniale belge n'a pas de "page sinistre". Elle est sinistre de bout en bout. L’histoire coloniale tout court, oups, c'est fou comme on a vite fait de faire des raccourcis.
Rokhaya Diallo sur Twitter :
Jacques Toubon dit clairement que le racisme n’est ni une question morale ni individuelle: c’est une forme de domination produite par un système.
Ce que je dis et écris depuis 10 ans.
Mais apparemment il faut être un homme blanc pour que ça passe.
➡️ C’est ça le privilège blanc.
Bon, j'ai même pas eu à me fatiguer, ce que je subodorais depuis que j'ai lu l'info ce matin a été confirmé plus rapidement que je ne le prévoyais : l'algo qui change en visage réaliste un visage très pixellisé (c’est ici si vous voulez jouer) a un biais raciste. Je l'ai senti venir, mais d'une force. J'aurais dû l'écrire tiens.
EDIT : j'ai oublié de l'écrire, et je viens exprès le redire, parce que ce serait dommage d'oublier : la technologie n'est jamais neutre.
Rappelez-vous :
« Pas de portrait de lui, même pas à l’Hôtel de Ville de Paris qui collectionne, pourtant, portraits et statues de ses anciens maires ; pas de trace de son existence dans la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, ni dans les ouvrages qui évoquent « ces Noirs qui ont fait la France », etc. Severiano de Heredia a été une victime – je ne sais si centrale ou collatérale – de la politique coloniale de la France en Afrique, et de la persistance d’un état d’esprit colonialiste chez nous, même après l’étape dite de la « décolonisation » ».
[...]
« Severiano de Heredia a été oublié parce que Noir. Sa tombe refermée, l’ex-ministre est aussitôt mis sous le boisseau dans la patrie qu’il avait choisie et servie de façon admirable. Lui, l’étranger né aux colonies, lui, l’étranger descendant d’esclave. La subite dégradation de son image, puis sa disparition totale, ont été la conséquence inéluctable des méfaits du racisme et du colonialisme. La République a été son tremplin, le colonialisme son tombeau. La ville de Paris s’honore de se reconnaître en lui. »
Ils disent comment les autres affreux, déjà ? Qu'on ne va pas réécrire l'Histoire ? Je suis d'accord. On pourrait peut-être commencer par l'apprendre.
La vidéo commence par un échange tendu entre une jeune femme et des agents de la sûreté de la SNCF en gare d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Sommée de quitter la gare, elle est soudainement attrapée et tirée au sol avec une clé de bras. Alors que les agents tentent de la menotter, son compagnon intervient, affirmant que la jeune femme est enceinte, avant d’être interpellé à son tour. C’est alors un témoin de la scène qui prend le relais. Les agents ne semblent pas tenir compte de cette alerte et vont la maintenir ventre à terre en lui assénant même un coup de pied au visage.
Oui mais en même temps, elle les a provoqué : elle était noire.
Dans une «discussion» avec l’universitaire Maboula Soumahoro sur BFM TV, le chroniqueur Eric Brunet affirmait récemment que l’idée même de racisme institutionnel serait un emprunt indu à la culture américaine. La police française ne peut être raciste parce que la République française n’a pas d’histoire raciste.
[...]
Il existe bien une ligne directe entre les pratiques de la police impériale et celles de la police contemporaine. Mathieu Rigouste a étudié notamment dans l’Ennemi intérieur… (1) cet état d’esprit faisant de tout Français racisé un «ennemi intérieur» potentiel dont il trace l’origine dans les forces de police coloniales nord-africaines.
[...]
Accuser les Noirs de communautarisme ou d’indigénisme parce que nous connaissons une histoire de France que la plupart ignorent est non seulement risible, c’est aussi dangereux.
Je sais, je ne devrais pas, mais ils sont tellement cons...
Toutefois s'attacher à vouloir faire cesser le racisme, le sexisme, l'homophobie, etc. c'est bien beau mais ce sont des minorités qui se battent chacune de leur coté pour leurs propres intérêts.
[...]
Le problème de la lutte pour les droits des noirs, des femmes, des homosexuels ou tout autre groupe est à chaque fois le même: fondamentalement ces combats divisent et opposent au lieu de rassembler et fédérer. Quand on parle des noirs, ça oppose les blancs; quand on parle des femmes, ça oppose les hommes, quand on parle des homos, ça oppose les hétéros, etc. comme l'expose la chanson "Camps" de Jehan Jonas.
Et tout ça à partir d'une citation probablement apocryphe, et dans tous les cas hors contexte, de Morgan Freeman, le permaculteur bien connu.
Alors... hmm, non. Ça ne va pas du tout.
On va jouer ensemble : je ne vois pas un noir, je vois un homme ; je ne vois pas un musulman, je vois un homme ; je ne vois pas une femme, je vois... ah oui, merde, ça coince là.
Tellement de bons sentiments en quelques lignes, et tellement d'erreurs. Je crains de n'être pas assez compétent pour répondre.
1/ "Des minorités qui se battent chacune de leur côté"
Rien que cette phrase révèle l'ampleur de l'aveuglement de son auteur.
2/ "pour leurs propres intérêts"
Parce que quand je suis blanc, cisgenre, hétéro, valide (je rajouterais même chrétien, pour l’Occident), et aussi homme, je ne me bats pas pour mes propres intérêts ?
Attention, il y a un piège.
Eh bien non. Quand je suis blanc, cisgenre, hétéro, valide, je n'ai pas à me "battre pour mes propres intérêts", tout simplement parce que -on reste dans une vision occidentale de la chose, n'oublions pas que l'auteur considère les non-blancs comme une minorité- la société a été faite pour les gens comme moi. La société dans laquelle je nais, j'étudie, cherche un travail, me marie... perçois comme "normal" le fait d'être blanc, le fait d'être valide, le fait d'être hétéro ET cisgenre. Et perçois tout le reste comme des "minorités", avec la meilleure bonne foi du monde, et souvent avec de bonnes intentions. Sauf que les bonnes intentions, ça ne suffit pas.
3/ "Diviser pour mieux régner"
J'aimerais bien que ce soit ça, que ce soit une stratégie des possédants/dominants pour diviser leurs adversaires. Seulement, t'as écouté Manu hier soir ? Dans son passage sur l'actualité hors-Covid, il a dit à peu près : le racisme c'est caca, mais celles et ceux qui se battent contre sont d'affreux communautaristes (avant d'ajouter : la police française fait un excellent travail, hashtag cœur, hashtag amour). Ce ne sont pas les opprimés qui "divisent pour mieux régner", mais les dominants. Mais l'emploi de cette expression est assez révélateur de tout l'informulé de la pensée de son auteur. Le refoulé même.
4/ Orienter la lutte vers les causes premières. (Il dit qu'il voit pas le rapport)
A la base, j'aurais dû être d'accord. Mais au vu de tout ce qui précède, j'ai du mal. Oui, il faut en finir avec le capitalisme. Mais je ne suis pas certain que le sexisme soit une maladie de capitalisme. Je n'ai pas vraiment l'impression que les communistes soient moins sujets au racisme que la classe propriétaire des moyens de production. J'ai un gros doute sur le lien de causalité entre la transphobie et un système économique prônant l'accumulation du capital.
Je le recopie ici tellement c'est fascinant de bêtise et d'égoïsme :
Si une pensée humaniste nous amène à considérer comme une amélioration que les noirs soient moins tués et harcelés dans nos sociétés, on peut se demander à quoi ça va servir quand dans quelques décénnies les conditions propices à la vie telle qu'on la connait auront disparu de la planète.
5/ Conclusion
Une fois encore, on se trouve devant de la pensée, prête à mâcher, prête à servir, en mode réponse à tout. De la vraie saloperie, où l'auteur, du haut de sa bien-pensance, balaie d'un revers de main les petites luttes mesquines des femmes, des personnes racisées, des dominé·e·s de toute espèce d'un "argument" massue : "ah ah, quand la planète sera détruite, vous serez bien avancé·e·s avec vos petits combats égoïstes, qui ont divisés au lieu de fédérer."
Comme si on ne pouvait pas se battre POUR l'écologie, POUR l'égalité des droits (femmes, personnes racisées, personnes en situation de handicap, religions minoritaires, LGBTQ etc.), et CONTRE le capitalisme, tout ça EN MÊME TEMPS. Nan, nan, faut choisir ton combat, choisir ton "camp", et "plus moyen d'en sortir".
(c'est le préfet Lallement qui a écrit les paroles ? Ça ne m'étonne pas qu'il soit poète, un homme d'une telle sensibilité)
Allez, encore une couche parce que bon. Et puis j'ai faim.
J'ai été lire la post d'origine du HV. Je passe sur les citations hautement philosophiques tirées de Harry Potter ou des Pokémons, j'ai faim j'te dis. Mais je pense que la philosophie a perdu un maître, jdçjdr. Non, ce qui me pousse à réagir, c'est cette phrase :
Heureusement, rien de tout ça n’interdit d’être simplement gentil avec les autres ou ne constitue ni une excuse ni une raison à se comporter comme un connard.
Je me suis déjà exprimé sur le fait d'être "gentil" ICI, je ne vais pas recommencer. Ou alors juste pour dire que ça va encore dans le sens de ce que je viens d'écrire : tout le monde doit être gentil, mais bizarrement, surtout ceux à qui la vie chie dans la bouche et auxquels la société refuse une brosse à dents. Merde, manquerait plus qu'ils mordent ces cons là.
Bon, j'ai perdu beaucoup trop de temps pour cette connerie moi. Mais fallait que ça sorte.
En résumé, le cycle se déroule de cette manière :
- Des sites d’information ont mis en avant, en titre, le retrait du film de la plateforme, sans parler du fait que le film reviendrait ;
- Des lecteurs ont cru (de bonne foi ou non) ces accusations, peut-être sans avoir lu le reste de l’article, ce qui a généré des débats sur une censure qui n’existe pas ;
- Twitter a permis à des lecteurs de partager ces articles et donc cette information erronée ;
- Les sites d’information se fendent ensuite de rebonds et d’avis éditorialisés basés sur une censure qui n’a jamais existé.
[...]
Or ce débat-là est non seulement opportuniste, il puise également ses origines dans une information erronée. Il caricature donc d’emblée les termes de la discussion, en surfant sur la peur, à laquelle beaucoup peuvent être sensibles, de l’effacement pur et simple du patrimoine culturel, qui serait prétendument sacrifié sur l’autel du « politiquement correct » — et oublie au passage qu’il y a des lois contre le racisme, l’homophobie et les discriminations sur la base du genre, l’ethnie, la religion.
Effectivement, il n'y a pas de problème de racisme dans la police. J'ai plutôt l'impression que c'est le racisme qui a un problème avec la police.
Évidemment, ils n'ont pas aimé l'article de Street Press. Et se défendent avec des arguments... à leur portée :
Qui ne connait pas l'expression noir de monde. Donc il faut l'interdire du langage comme radin comme un juif c'est ça aussi ?
(Garantie sans retouches)
Je refuse d’être assigné moi-même à ma couleur de peau. Je refuse de m’excuser d’être ce que je suis, au-delà de ce que je choisis d’être, je refuse évidemment et absolument de concevoir une autre responsabilité du fait d’être Blanc que de combattre toute discrimination contre celui qui ne l’est pas. Ma couleur n’est pas neutre, mais elle ne me définit pas.
Être Blanc, n’est pas un « privilège », que l’on pourrait abolir ou auquel je devrais renoncer. Ce que je vis, parce que je suis Blanc dans un pays européen, est la normalité, qui doit être garantie à tous, sans distinction aucune. C’est à partir de là que le racisme doit être combattu, pas à partir d’une inversion logique qui me rend responsable, voire coupable, par la couleur de ma peau.
Je trouve somme toute assez excellente cette façon de définir par le refus ce qu'est le privilège blanc : "je refuse d'être assigné à ma couleur de peau" ; "ma couleur ne me définit pas" ; "ce que je vis est la normalité".
Eh bien, c'est exactement ça : comme tu es blanc, tu as la possibilité de refuser d'y penser, la liberté de refuser d'être réduit à ta couleur de peau, et même la liberté de trouver que tout est "normal", forcément, puisque que c'est "ton" monde, fait par des gens comme toi, pour des gens comme toi. Et c'est exactement ce que dit Virginie Despentes dans sa fameuse lettre, ça ne sert à rien d'ergoter pendant 3 paragraphes sur le fait qu'elle a mal compté le nombre de ministres non-blanc·he·s.
J'aime beaucoup les moments de crise et de débats comme celui que nous vivons, ça me permet de virer beaucoup de gens de mon fil Twitter, de mes favoris Firefox, de mes flux... qui y étaient visiblement entrés par erreur.
Je pose deux questions. Pourquoi aux USA comme en France les violences réelles ou prétendues des forces de l’ordre sanctifient-elles les morts? Peut on me donner un seul exemple, parmi ceux-ci, de quelqu’un qui n’avait pas un passé judiciaire ou qui n’était pas connu de police?
Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, mais lui, il est un peu connu.
J'ai beau prendre ce type d'argument dans tous les sens, je ne vois pas comment les qualifier autrement que de gerbatoires. Parce que cela revient quand même à dire que tous les types tués par la police (et "sanctifiés" de ce seul fait, donc) :
Et je ne relève même pas les "violences prétendues" hein.
Je suis blanche. Je sors tous les jours de chez moi sans prendre mes papiers. Les gens comme moi c’est la carte bleue qu’on remonte chercher quand on l’a oubliée. La ville me dit tu es ici chez toi. Une blanche comme moi hors pandémie circule dans cette ville sans même remarquer où sont les policiers. Et je sais que s’ils sont trois à s’assoir sur mon dos jusqu’à m’asphyxier – au seul motif que j’ai essayé d’esquiver un contrôle de routine – on en fera toute une affaire. Je suis née blanche comme d’autres sont nés hommes. Le problème n’est pas de se signaler « mais moi je n’ai jamais tué personne » comme ils disent « mais moi je ne suis pas un violeur ». Car le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas. Je ne peux pas oublier que je suis une femme. Mais je peux oublier que je suis blanche. Ça, c’est être blanche. Y penser, ou ne pas y penser, selon l’humeur. En France, nous ne sommes pas racistes mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix.
Clair, net, au carré, pas de gras, pas un mot de trop. A lire, si vous n'avez pas encore compris ce qu'est le privilège d'être blanc.
Si j’entends encore une fois quelqu’un dire "Toutes les vies comptent ", je vais vraiment devenir dingue. Voulez-vous fermer votre gueule ??? Personne ne dit que votre vie est sans importance. Personne ne dit que votre vie n’est pas difficile. (…) Tout ce que vous faites c’est de trouver un moyen de tout ramener à vous. Il ne s’agit pas de vous. Vous n’êtes pas dans le besoin. Vous n’êtes pas en danger (j’essaye d’expliquer cela comme si vous étiez un enfant, parce que vous donnez l’impression que c’est la seule façon pour vous faire comprendre les choses) (…) Vous êtes privilégiés que ça vous plaise ou non. La société vous donne des privilèges simplement parce que vous êtes blancs. Vous pouvez être pauvre et rencontrer des difficultés, votre couleur de peau vous donne plus de privilèges », a commencé l’artiste de 18 ans dans un long post sur Instagram.
J'aurais aimé être aussi éduqué à 18 ans.