> Par des regards, des mots ou des gestes, l’homme affirme son droit à forcer l’attention de la femme, la définissant comme un objet sexuel et la forçant à interagir avec lui.
[...]
> S’il ne s’agit pas de violence physique, un « bonjour » lancé à une femme dans la rue est bien une violence symbolique, à la fonction de rappel, et qui ne garantit en rien que la situation n’est pas amenée à dégénérer. Il ne s’agit ni d’un geste anodin, ni d’une tentative de drague mais bien d’un geste politique qui, inclus dans le vaste ensemble du « harcèlement de rue », contribue à réaffirmer que la sécurité des femmes dans l’espace public n’est pas acquise. Il est donc normal, pour une femme, d’avoir peur d’un homme qui lui dit « bonjour » dans la rue.
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