> Il n’en faudra pas plus pour que le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez dénonce quelques heures plus tard sur le plateau de BFM TV ceux qui « cherchent à faire tomber la démocratie ». Il n’avait pas fallu beaucoup plus d’hommes à Lénine pour prendre d’assaut le Palais d’Hiver en 1917. Cent ans plus tard, l‘État est toujours un géant aux pieds d’argile. Un groupe isolé, non-armé et qui n’avait rien prémédité, peut pénétrer dans un ministère avec une facilité déconcertante, qui a rendu bouche bée les personnes présentes au point de ne pas savoir comment réagir. Prendre d’assaut le ministère ? L’occuper ? Fuir ? Rester ?
Intéressant. Et tellement vrai. Cela me fait penser à une citation de Pratchett qui m'échappe pour le moment.
EDIT : Ah ah ! J'ai retrouvé, merci [Shaarli de mézigue][1] : "Aucune force de police ne pourrait tenir contre une population furieuse et résolue. L'astuce consiste à s'arranger pour qu'elle ne le comprenne pas."
> Les CRS, ralentis par les poubelles enflammées dans les rues adjacentes finissent par arriver, 10 minutes plus tard. La foule détale et retrouve un contingent de gilets jaunes un peu plus loin, devant les Invalides. Toujours se retrouver, toujours courir, toujours éviter les fumigènes. Et entre deux, plusieurs gilets jaunes aident les barman et restaurateurs à plier rapidement leur terrasse, à rentrer chaises et tables avant l’arrivée des CRS.
Ah ? Je croyais que c'étaient les terroristes-enfonceurs-de-portes-gilets-nazis-jaunes-renverseurs-de-la-République qui cassaient tout ? On m'aurait menti ?
[1]:
https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?UYcKNw