Des médecins lui ont dit : «Je vous comprends, vous avez raison, mais je ne peux rien faire pour vous.» Ils ont tort : la dernière loi Claeys-Leonetti laisse un espace pour ces situations. Encore faut-il qu’ils prennent leurs responsabilités. Là, les médecins ne l’ont pas prise, et Anne Bert s’est décidée à partir en Belgique.
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Que faire alors ? Chacun a sa façon d’être : «J’ai beau me coucher, et me lever, les jours ne se renouvellent pas. Il n’y a qu’un lendemain : la mort…» Mais aussi : «Même ma langue a changé : je n’emploie plus le futur qui ne sera pas. Ni l’imparfait qui me griffe le cœur et qui n’est plus… Cela va si vite. Je ne veux pas de ça, ni des aides à sous-vivre, être branchée ici ou là, ni même être nourrie à la cuillère, ou assistée pour respirer.» Anne Bert n’aime pas la mort. «Mourir n’est pas mon projet de vie. Je ne veux pas mourir. C’est la SLA, mon adversaire, qui me donne la mort.» Et donc, ce projet : «Je ne me décharge pas de la responsabilité de ma fin, elle fait partie de ma vie, je ne la livre pas contre mon gré au corps médical impuissant. Il me reste une ultime liberté : celle de choisir la façon dont je vais mourir.»
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Voilà, mourir simplement avec une main amie. Quand on évoquait la fin de vie avec le philosophe Paul Ricœur, il répondait de la même façon : «Mourir avec une main amie.» La médecine française ne lui a pas apporté ce réconfort. Anne Bert ne voulait pourtant rien d’autre, ni être un exemple, ni être hors de la loi : «Un malade incurable n’a aucun devoir. Je ne nuis à personne en assumant mon choix, je ne fais aucun tort à ceux qui acceptent de vivre l’enfer.» Et cette évidence : «Puisque la mort fait partie de la vie, à défaut d’être gaie, elle mérite d’être belle et non souffrante.» Sa mort.
L'April annonce ce lundi avoir reçu un courrier de la DGSIC (Direction générale des systèmes d'information et de communication, rattachée à la ministre de la Défense), répondant "favorablement à notre demande de communication du troisième contrat open bar / Microsoft souscrit par le ministère des Armées".
L'association libriste publie ces documents qui, "malgré le caviardage, nous confirment que l'administration est déterminée à s'enfermer toujours davantage dans le silo technologique privateur de Microsoft en dépit des nombreuses critiques émises".
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L'étude pré-contractuelle [PDF] garde un argumentaire "construit autour d'une incohérence fondamentale : le fait qu'une grande partie d'un système soit déjà soumise au silo technologique d'une entreprise comme argument pour justifier l'augmentation de cette dépendance, au titre d'une problématique de compatibilité. Raisonnement pour le moins contradictoire avec une saine gestion du denier public ou avec une quelconque forme de bon sens.
Lundi matin, environ 145.000 agents de Bercy et d'agences indépendantes ont reçu des e-mails expédiés qui par Jean-Baptiste Poquelin, qui par Thérèse Desqueyroux ou Emma Bovary. Cette dernière les invitait ainsi à gagner des places de cinéma! Le piège a fonctionné pour cette vraie fausse opération de fishing - ou «hameçonnage», sorte d'arnaque à l'e-mail de grande ampleur - organisée par les services de sécurité des systèmes informatiques du ministère des Finances. «Plus de 30.000 personnes ont cliqué sur les liens entre 10 heures et midi lundi matin. C'est beaucoup»
Excellente initiative : mieux vaut, à mon sens, user de la pédagogie que des diapo lénifiantes qui endorment tout le monde... et donc loupent leur objectif de sensibilisation.
Comme dit sur (°m, ça pose aussi la question de la culture générale littéraire des agents de ce ministère... ou alors les gens lisent trop vite et ne font pas attention, ce qui ne serait pas complétement déconnant vu l'avalanche de mails qu'on se prend sur la gueule chaque jour.
J’avais 9 ans, et cette image m’a révoltée. Le jour de cette leçon, toutes les filles de la classe ont hué et les garçons ont applaudi. On comprenait parfaitement ce qui était en jeu –et l’illustration du livre nous le jetait à la gueule. Les filles perdaient la partie. Guillaume et Quentin ont claironné: «Vous êtes moins fortes! Vous êtes moins fortes!» Mme Péron a tenté de tempérer les choses en expliquant que c’était de la grammaire, qu’il n’était pas question de justice, que c’était la règle. Il fallait apprendre la règle et respecter la règle.
Mais nous, ce qu’on voyait, c’était que la règle nous disait que les garçons l’emportaient. Et les garçons comprenaient exactement la même chose.
Tiens, celleux sur (°m à qui on s'échigne à expliquer que "non, ce ne sont pas que des mots", ça vous cause ?
En fait, le vrai point de friction vient de mots auxquels on ajoute le point médian suivi d’un féminin voire d’un féminin pluriel. Franchement, on s’y habitue. Mais je peux comprendre que cela perturbe certaines personnes qui trouvent que c’est trop compliqué (mais alors, on est ok pour l’accord de proximité du coup, vu qu’il est plus simple?). Si on n’aime pas écrire «les électeur·trice·s» on peut se contenter d’un «les électeurs et les électrices» voire même «le corps électoral». De manière générale, de toute façon, on déconseille le point médian quand les formes au masculin et au féminin sont trop différentes. Et c’est évident qu’il ne faut pas en coller partout. Mon bémol personnel, c’est que ça a un petit côté écriture administrative –et pour le coup, je pense que toutes les administrations doivent l’adopter.
En même temps, pour les textes plus littéraires, c’est intéressant d’un point de vue stylistique de se forcer à chercher d’autres formulations, à équilibrer différemment ses phrases.
Laurent Wauquiez, cet homme du peuple.
Oui, c'est facile. Mais c'est lui qui a commencé.
J'adore ce genre d'infos inutiles (mais vraies quand même).
Le message délivré par la télévision publique, par la chroniqueuse de la télévision publique, aux victimes d'agressions sexuelles, notamment de la part des puissants, et sans aucune atténuation de l'animateur sur le plateau, restera donc : face aux agressions sexuelles, "on se débrouille, c'est comme ça".
Même si la terrible répartie d'Angot donne davantage à voir et à penser sur sa propre souffrance que sur celle de Rousseau, l'effet produit est effectivement désastreux.
Oh, je précise que je n'ai découvert cette polémique qu'hier soir via le web, ne regardant aucune de ces merdes télévisuelles régulièrement citées dans ce genre de situation. Oui, c'est -au delà de la propre souffrance d'Angot- une réflexion de droite. Oui, Ruquier, sous ses airs faussement bonhomme est une ordure qui cautionne par son silence toutes les saloperies balancées par ses chroniqueurs : Zemmour en son temps, Polony, Moix, et maintenant Angot et son délire individualiste.
Quizz à classer dans la catégorie "trop facile".
9/10 (je me suis bêtement fait avoir sur la dernière question)
Always read what you like. Life is too short for "shoulds".
Bon, au moins je saurais d'où viennent tous ces panneaux "We make..." àlacon ^^
via Seb
EDIT : un peu d'histoire sur l'outil et le pourquoi du mème qui en est à l'origine :
Les stickers « We make » sont un mème du Tetalab, un hackerspace toulousain (même s’ils disent « chocolatine », c’est quand même des gens biens 😛) et dont voici l’origine :
L’argument principal utilisé pour la mise en place d’un système de filtrage sur Internet est toujours la pornographie et la pedo-pornographie.
Mais quand ce systèmes est en place on se rend vite compte que c’est rarement le ‘porn’ qui est filtrée.
‘We Make Porn’ rappelle a tout le monde que ses idées, son site internet ou son blog peuvent être filtrés.Depuis, « We make porn » a été décliné de toutes les façons possibles et imaginables (voire l’inimaginable « We make Hummus » de Bram).
https://fiat-tux.fr/2017/10/09/un-nouveau-logiciel-wemawema/
Nous sommes en France en 2017. Le parachutisme est interdit aux moins de 16 ans, le vol à voile aussi: manque de discernement. Les ventes de cigarettes sont interdites aux moins de 18 ans : manque de discernement. Mais en cas d’agression sexuelle, si la victime ne discerne pas le prédateur à temps, elle est consentante. Là, on lui suppose un discernement suffisant. Même à 11 ans. Cette loi fait honte à la France. L‘âge du consentement a été relevé dans tous les pays démocratiques à 13, 14 ou même 16 ans. En dessous de cet âge, aucun rapport avec un.e majeur.e n’est réputé consenti. Peu importent l’absence de cris, de violence, de contrainte : la victime, au dessous de cet âge, est réputée d’office non consentante. Le consentement nécessite le discernement. Et justement les enfants ne l’ont pas. Le Haut conseil à l’égalité a fait des recommandations pour instaurer une véritable majorité sexuelle, qui implique une vraie minorité. Inscrire la protection de l’enfance contre la pédo-criminalité dans la législation est une urgence absolue.
C'est vrai ça ?!? "Ce n’est pas un viol. L’enfant ne s‘est pas défendue. Pour qu’il y ait viol, il aurait fallu qu’elle crie, qu’elle se débatte."
Créer un live CD / USB Windows.
A utiliser en association avec : https://rufus.akeo.ie/
Des conseils pour Windows 10.
Pas lu (je ne maîtrise pas assez l'anglais pour pouvoir faire une lecture en diagonale dans cette langue), mais je sens que c'est "réjouissant".
Pas merci :p
(je connaissais déjà ce site, mais je découvre la page "bundles")