En attendant, les personnes en contact avec des porteurs de lunettes Meta peuvent installer Nearby Glasses. Cette application disponible sur Google Play ou sur GitHub avertit si des personnes à proximité portent des lunettes connectées. Elle fonctionne en scannant les signatures bluetooth des lunettes et envoie une notification lorsqu’elle en détecte. « Je considère cela comme une infime partie de la résistance contre les technologies de surveillance », explique à 404 Media son concepteur Yves Jeanrenaud. Mais il ajoute qu’ « il s’agit d’une solution technologique à un problème social exacerbé par la technologie. Je ne souhaite pas promouvoir le techno-solutionnisme ni donner aux gens un faux sentiment de sécurité. Cette solution reste imparfaite ».
via Seb
Pour les réseaux sociaux, c’est une autre paire de manches. Adrien Blachere a mûrement réfléchi le sujet, bien avant le retour de Trump à la Maison Blanche. «Il n’y a pas d’alternatives à Instagram, et il faut partir du principe qu’il n’y a pas de solutions alternatives aux Gafam qui soient aussi qualitatives, donc il faut être prêt à de l’inconfort», estime le quadra, qui travaille dans le cinéma. Il assume de passer pour un Don Quichotte. Pour lui, se défaire de la dépendance aux services américains s’apparente à de la désobéissance civile : «Google c’est gratuit, parce que c’est toi le produit. Donc à un moment, il faut se demander où on est prêt à mettre son argent. Est-on prêt à alimenter les bases de données américaines et à vivre dans un modèle de société où les algorithmes dictent nos choix ?»
Après une 1ère analyse en 2013, une seconde en 2015 et un troisième exercice en 2018, où j'en suis de ma dégafamisation ? (à une époque où c'est devenu un choix politique)
1/ Alphabet (Google) :
2/ Smartphone :
Alors là, c'est LE gros changement, j'ai désormais un smartphone Android depuis 1 an 1/2. Je sais qu'il existe des alternatives, mais je débarque, laissez moi le temps.
Et je ne veux pas être plus royaliste que le roi, je veux que mon téléphone "juste marche" (l'app de ma banque, les SMS, le web). Mais j'ai aussi installé F-Droid. 4/5
TOTAL : 4/5
3/ Les autres GAFAM et assimilés :
TOTAL GÉNÉRAL : 9/100
L’exécutif cherche un nouvel hébergeur pour sa plateforme de données médicales des Français. Jusqu’alors stockées par Microsoft, elles risquaient de tomber entre les mains des autorités américaines.
C'est pas pour dire, mais vous êtes long à la détente... C'est pas comme si ça se savait depuis... toujours ? Chuis sûr que Seb Sauvage en avait parlé à l'époque (2019).
Les réseaux sociaux deviennent également un terrain de chasse. L’agence a révélé il y a peu la création d’une équipe de surveillance mobilisée 24 h/24 pour analyser toutes les photos, messages, données, qui pourraient donner lieu à l’identification des personnes visées. Rappelez-vous, pendant longtemps, on entendait des gens ne pas se soucier des données personnelles qu’ils pouvaient laisser sur internet, convaincus qu’ils "n’avaient rien à cacher", c’est vrai jusqu'à ce qu'un pouvoir autoritaire pénalise un comportement banal.
C'est à pleurer : vous avez construit vous même votre -notre- enfer.
Tout récemment, le média Wired révélait que l’ICE cherche à exploiter la "technologie publicitaire en ligne" à des fins de surveillance. Vous le savez, ces outils sont très performants pour traquer nos déplacements, nous géolocaliser et croiser nos itinéraires. L’ICE cherche à s’en saisir, laissant les défenseurs des droits civiques dans la plus grande des inquiétudes.
La cerise sur le gâteau ? Non content de collaborer activement avec la répression fasciste, Meta (Facebook) censure sur ses réseaux Instagram et Facebook des publications contre la police de l’immigration américaine.
Encore une couche, pour bien vous flinguer votre journée : Capgemini, une entreprise française, cocorico, a décroché un très juteux contrat pour aider l'ICE a traquer des gens.
EDIT du 30/01 : et ça continue : Thales (données biométriques) et Parrot (drones) sont dans le coup aussi
Plus ou moins via Seb
Par ailleurs, comme Google le précise, le fingerprinting digital ne se limite pas aux ordinateurs, étant donné que les télévisions connectées et les consoles de jeu connectées à internet sont également concernées. À titre d’exemple, le fingerprinting digital pourra collecter des informations techniques sur votre télévision (modèle, résolution de l’écran, etc.), tout en analysant vos habitudes de visionnage (applications utilisées, temps de visionnage).
En résumé, à travers cette technologie, l’objectif de Google est de dresser un profil unique pour chaque utilisateur et d’élargir la collecte de données à différentes interfaces (télévisions connectées, consoles de jeu connectées à Internet).
[...]
Si nous ne pouvons pas éviter ou bloquer les diverses collectes de données du fingerprinting digital, il est sans doute préférable d’être conscients que cette technologie sera active à partir du 16 février.
Donc en gros, il n'y a rien à faire ? Sympa.
La Ligue des droits de l’homme (LDH) a transmis, jeudi 13 février, un signalement doublé d’une plainte au parquet de Paris visant Apple et la collecte massive d’enregistrements de son assistant virtuel Siri, ont appris la cellule investigation de Radio France et le journal Le Monde. La plainte contre X pour violation de la vie privée, traitement illicite des données personnelles et pratique commerciale trompeuse s’appuie sur les informations d’un ex-employé devenu lanceur d’alerte.
[...]
...des usagers américains qui accusent la firme d’avoir enregistré, traité et conservé sans leur consentement leurs conversations privées, entre 2014 et 2024. Ces données étant utilisées à des fins commerciales, et non pas pour la seule amélioration des performances de l’assistant Siri et de la fonction Dictée intégrés aux appareils de la firme.
[...]
le Français est engagé 2 600 euros brut par mois comme "analyste d'annotation des opérations de données" dans sa langue maternelle, le français. "C'est un projet qui nécessite beaucoup de main d'œuvre, se souvient Thomas Le Bonniec pour la cellule investigation de Radio France. Je travaillais dans un grand open space où l’on devait être au moins 80 personnes, avec une nouvelle fournée de 10 à 20 employés tous les lundis.
Ça y est ? Ça commence à rentrer ? La tech, c'est pas magique. L'IA, ça ne marche pas. Cette histoire de téléphone qui t'écoute, il y a longtemps qu'on le sait, la dimension judiciaire n'est que l'aboutissement du processus.
N'en déplaise aux fans d'Apple, je devrais même dire "les fidèles", tant le rapport de certains gogos avec telle ou telle marque tient plus de la religion que de la consommation, il n'y a pas de super-techno-infaillible. Ça n'existe pas. Il faut des petites mains -des petites oreilles dans le cas d'espèce) pour corriger les (nombreuses) conneries de la machine.
Pourquoi refuser d'être fiché pour un oui ou un non ?
Je sais pas moi, par exemple pour empêcher un nazi capitaliste d'avoir accès à toutes les donnés que l'État a sur toi ?
(Musk 👀)Ça y est, c'est plus clair, ce danger avec lequel on vous bassine littéralement depuis des ANNÉES ?
On peut enterrer définitivement le "J'ai rien à cacher ?" (en fait, j'y crois pas.)
Je faisais part à mon épouse hier soir de mon ahurissement sur ce qui est en train de se passer aux États-Unis, dans un relatif silence médiatique (complicité ?). Je lui disais que nos (soi-disant) démocraties occidentales était tellement anesthésiées par un glissement vers l'extrême-droite depuis 30 ans qu'elles regardaient sans comprendre. Demain, quand le FN sera pouvoir, je suis absolument certain qu'il fera la même chose : mettre ses hommes aux manettes, casser, effacer, récrire, le plus vite possible, avant que les contre-pouvoirs puissent réagir et sous couvert d'efficacité. (oui, je crois que je la saoûle des fois)
Ta réflexion fort juste sur les données et la vie privée est un salutaire rappel : quand "ils" auront tout sur vous, "ils" pourront en faire ce qu'"ils" voudront.
"Ce dispositif imposé aux éditeurs de logiciels médicaux, décrit dans un document de travail titré « Référentiel d'Exigences Minimales LGC MDV Vague 2 », permettra à l’administration d’accéder aux données des dossiers médicaux des patients sans avoir à obtenir leur consentement, ni celui des professionnels de santé. Il fait partie des exigences à respecter par les éditeurs de logiciels de gestion de cabinet pour obtenir le label « Ségur vague 2 », et les financements liés."
J'ai une question, bête peut-être, mais : pourquoi ? Quel est l'intérêt pour un gouvernement de fliquer les dossiers médicaux au mépris de toutes les règles ?
timeline des fuites de données des entreprises françaises
via Seb
via SebSauvage sur Mastodon.
Une enquête publiée récemment par Atlas Data Privacy Corp, une société de protection de la vie privée basée dans le New Jersey, met en lumière comment les forces de l'ordre et d'autres organismes publics américains utilisent le programme de suivi « Locate X » pour suivre n'importe quelle personne à la trace. Et ils n'ont pas besoin d'un mandat pour suivre leurs cibles à la trace. Une capacité dangereuse qui devient de plus en plus banale aux États-Unis.
C'est absolument terrifiant, et on n'est pas dans la prospective, mais bel et bien dans la réalité. Avec, dans moins de 2 mois, des types d'extrême-droite à la tête de la première puissance mondiale.
Cas concret :
Un enregistrement d'écran du logiciel visionné par 404 Media et d'autres médias montre un groupe de centaines de téléphones portables - représentés par des points rouges sur une carte - au-dessus d'une clinique d'avortement. Ensuite, l'enregistrement montre le logiciel phare de Babel Street en train de tracer un appareil mobile spécifique d'un endroit à l'autre : d'une maison en Alabama, à un magasin Lowe's, à une église, puis à une clinique d'avortement en Floride.
L'avortement est illégal en Alabama, tandis que la Floride l'interdit après six semaines. Après l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade en 2022 par la Cour suprême des États-Unis, les préoccupations concernant l'accès des forces de l'ordre aux données de localisation se sont profondément accrues, ce qui a conduit des entreprises telles que Google et Apple à supprimer automatiquement les visites de cliniques d'avortement de l'historique de localisation d'un utilisateur.
La DPC estime ainsi que LinkedIn, en tant que responsable de traitement, n’a pas correctement répondu aux exigences de consentement éclairé au sujet des transferts de données vers des tierces parties. Elle réprimande également le réseau social pour une utilisation abusive – dépassant le cadre des intérêts légitimes – des données recueillies pour son propre compte, à des fins de ciblage publicitaire et d’analyse comportementale.
Microsoft a présenté fin mai sa nouvelle fonctionnalité Recall, qui sera disponible sur les PC Copilot+. Elle permet de prendre des captures d’écran en continu et de les analyser directement sur l’ordinateur, afin de créer une “mémoire photographique”. Le géant de l’informatique affirme avoir mis en place des mesures de sécurité, notamment de privilèges administrateur, pour consulter les données Recall. Des chercheurs en cybersécurité ont toutefois pu contourner ces obstacles et accéder aux données comme bon leur semble.
Je vais t'espionner, et tout laisser trainer, mais c'est pour ta sécurité.
Mais quelle boite de merde.
EDIT du 13/06 : A priori Microsoft a fait marche arrière. Mais un peu de copilot, c'est toujours trop.
https://www.ictjournal.ch/articles/2024-06-11/microsoft-retropedale-et-nactivera-pas-recall-par-defaut-udpate?utm_source=substack&utm_medium=email
Lors d’une conférence organisée à San Francisco ce 15 mai, Visa a annoncé le déploiement d’une nouvelle technologie lui permettant de partager avec les détaillants des informations sur les préférences des clients en fonction de leur historique d’achats.
[...]
Les détaillants auront ainsi la possibilité de demander le consentement d’un client pour lui envoyer des offres personnalisées en temps réel lors de ses achats, en utilisant des informations générées par l’IA sur la base des données de transaction.
Argh.
via Mastodon
Si les deux situations soulèvent des inquiétudes sérieuses, attardons-nous sur le cas des personnes trans. Elles seront outées de fait auprès de la police qui aurait alors connaissance de leur deadname. Or de nombreux témoignages, tels que ceux recensés chaque année par SOS Homophobie dans ses rapports sur les LGBTI-phobies, démontrent qu’il existe une réelle transphobie au sein de la police. Compte tenu de ces discriminations et des violences qui peuvent y êtres associées, fournir de telles informations à la police aura non seulement pour effet de les renforcer mais peut également mettre en danger les personnes trans confrontées à la police.
Un fichier de plus, mais bien puant celui-ci.
Dans ce cas : Un utilisateur de Chrome a bookmarké un site de torrent pour le mettre dans une "collection".
Message de Google : "Votre lien sauvegardé viole les conditions d'utilisation de Google".Alors je vous le répète : Fuyez les logiciels et services Google !
Hallucinant. On en est où, dans le décompte des gens "qui ne voient pas où est le problème" ?
via Seb
Un témoignage qui vient corroborer ce qu'on savait déjà : derrière les assistants vocaux (et les enceintes connectées) soit disant "intelligents", il y a des humains. Qui vous écoutent. Sans votre consentement.
Et je ne crois absolument pas à une éventuelle réponse législatives. Pensez-vous que les États occidentaux, en phase de préfascisation, pour lesquels la seule loi qui compte, c'est celle du marché, en aient quelque chose à carrer de la vie privée de leur citoyens ?
Ci-devant citoyen de l'UE, présumé coupable.
Il s'en prépare de jolies choses dites donc.
Surtout, l’article 3 du projet prévoit l’activation à distance de tout appareil électronique dont les téléphones portables en vue d’une captation de son et d’image.
- Cette possibilité nouvelle de l’activation à distance de tout appareil électronique dont le téléphone portable de toute personne qui se trouve en tout lieu constitue une atteinte particulièrement grave au respect de la vie privée qui ne saurait être justifiée par la protection de l’ordre public. En outre, le projet n’interdit pas, par leur collecte, l’écoute des conversations dans son cabinet, entre l’avocat et son client, même si leur transcription est prohibée. Il s’agit-là d’une atteinte inadmissible et contraire au secret professionnel et aux droits de la défense.
Ces dispositions apparaissent contraires à la Constitution, à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi qu’à la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne.
Tout est dans le titre.
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