"À l’interrogation : «Pourquoi, malgré sa valeur républicaine, cet homme-là fut-il oublié?», succéda donc peu à peu une autre, tout à fait inverse : «N’est-ce pas justement à cause de sa valeur républicaine que l’action de Jean Zay fut occultée?»"
Nan, mais Amesys, on ne savait pas qu'il vendait des systèmes d'espionnage aux dictatures... https://reflets.info/?s=Amesys
Syllogisme à 2 balles :
Mais vous savez tous que les syllogismes sont toujours faux.
Et je le prouve : Amesys vend du matériel d'espionnage aux dictatures ET aux démocraties qui emploient les mêmes moyens que les dictatures.
On respire mieux hein ?
via http://sebsauvage.net/links/?qklo-g
J'ai déjà parlé de La Religion, ce roman narrant les aventures guerrières et sexuelles de Mattias Tannhauser durant le grand siège de Malte. (là http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?X5FNGQet et là http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?eSG9Lg#eSG9Lg)
J'ai donc lu la suite, qui m'a un peu déçue.
Le pitch : le 24 août 1572, Mattias arrive à Paris, pour rejoindre sa femme, invitée au mariage d'Henri de Navarre et enceinte jusqu'aux yeux. Passons déjà sur le côté moyennement crédible qu'une femme enceinte de 8 mois ait traversé toute la France (ils vivent dans le sud-ouest, ils font du gavage de canard ou chais pas trop quoi) en pleine guerre de religions. Très vite, il se rend compte que :
1/ sa femme a disparue
2/ son fils a disparu
3/ on tente de lui mettre des bâtons dans les roues, omondieucomcbizar !!!
Résumé : Mattias tue tout le monde et retrouve sa femme.
Subtilités : vagues réminescences hugoliennes, mais c'est sans doute parce que je suis bon public. Sinon, on apprend les multiples manières d'occire son voisin à l'arc et à l'arme blanche, ainsi que la constitution interne d'icelui.
Nan, mais c'est bien quand même, on est content qu'il s'en sorte bien, mais ça laisse un goût étrange. Dans le précédent roman, Mattias Tannhauser, embringué par amour dans une histoire qui le dépassait, se retrouvait dans une île assiégée, ça avait un petit peu de sens. Le récit collait aux péripéties du siège et durait sur plusieurs mois. Là, l'histoire dure 36 heures (sans manger, sans dormir, sans baiser, rien. Ah, dur, dur) et on a vraiment l'impression que non, non, à part massacrer tout le monde il n'y avait vraiment pas d'autres solutions.
Bref, l'auteur nous montre la face la plus sombre de Tannhauser, présenté comme "une silhouette barbare", je dirais même un dieu du carnage. On sent d'ailleurs une véritable jubilation de l'auteur à démembrer et étriper des fanatiques, se retrouvant du coup en train de subir ce qu'il étaient en train de faire aux protestants (oui, je précise pour ceux qui ne suivent pas : le 24 août 1572, c'est la Saint Barthélémy). "Il était contrarié par ces pauvres imbéciles. Leur manque total d’adresse l’offensait. Leurs vies ne valaient pas les secondes qu’il passait à les massacrer. [...] Ces chiens n’étaient pas des adversaires, ils n’étaient que des victimes."
Il devient la plus terrible part de lui-même, ce jeune père de 44 ans (si, si, j'ai fait le calcul, et c'est confirmé dans le texte), exerçant jusqu'au vertige l'art qu'il maîtrise le mieux : tuer. "Pas de peur, pas de doutes, pas de pitié. Juste des mouvements - des décisions - courant vers là où ils devaient, comme une hirondelle utilisait ses ailes. Avec la même beauté."
La couverture originale semble d'ailleurs faire de cette hyper-violence un argument de vente : https://d7mx03fbraf30.cloudfront.net/blog/wp-content/uploads/2013/02/One-Hard-Bastard.jpg
La couverture française est plus sobre, une femme en blanc tâchée de sang, rappelant assez fortement l'affiche du film "La Reine Margot" : http://www.sonatine-editions.fr/base/livres/-Willocks-Enfants-Ok.jpg / http://fr.web.img3.acsta.net/pictures/210/034/21003409_20130506103228559.jpg
Au final; on ne sait même pas pourquoi sa femme a été enlevée. On explique bien qu'il y a un complot, que quelqu'un voulait se venger de lui, mais il trucide (abominablement) le commanditaire. Le pourquoi ne l'intéresse pas. Ok, c'est cool, ça fait gros badass, mais ça donne surtout l'impression que l'auteur n'avait pas trop d'idées sur ce coup...
Une citation qui m'a fait marrer :
"- Toutes ces administrations - civiles, criminelles, militaires - ainsi que d’autres, dont les noms et les fonctions m’échappent, empiètent les unes sur les autres à tout moment en autorité, responsabilité et juridiction.
Oh la vache. C'est du brutal ça.
"Lorsque ce contrôle de routine est effectué, il va se déployer et vérifier qu'il ne fait pas l'objet d'une analyse mémoire. Si tel est le cas, il s'attaque au MBR du support de stockage de la machine, de sorte à rendre le système inopérant. S'il n'y parvient pas, il va s'atteler à chiffrer les fichiers de l'utilisateur, puis redémarrer la machine, qui ne parviendra jamais à afficher de nouveau Windows. Pourquoi ? Parce que Rombertik aura pris soin d'exécuter un code avant le lancement du système d'exploitation de sorte à créer une boucle infinie."
via http://book.knah-tsaeb.org/?YvVkaw
Oh, oh... Y'en a qu'ont essayés... Y z'ont eu des problèmes !
Rhâââ, je le veux ! Mais bon, faudrait p'têt que je finisse le 1 et le 2 avant :/
Lien trouvé dans l'article précédent : des victimes d'attaques de requin (pour la plupart des surfeurs ayant perdu un bras ou une jambe)... prennent la défense des requins.
"Il est sans doute plus facile de tuer quelques gros poissons que de s'en prendre aux requins de la finance" ou pourquoi les pouvoirs publics font de la chasse aux requins à La Réunion une priorité, alors que le taux de chômage dans l'île pète le plafond.
via http://www.margaux-perrin.com/serendipity/?QkRx1Q
Normal : c'est un tunnel...
T'es quand même plus brillant que moi, merde.
Bon, du coup, j'ai lu l'article en diagonale, à la recherche de cette notion d'urgence : "L’armée de terre explique encore qu’il s’agit-là d’une commande faite dans l’urgence et à court terme. Le renouvellement de l’ensemble du parc doit être effectué à partir des années 2020."
Bref, un biais journalistique. C'est la deuxième phrase qui est importante. Si Renault ou Citroën veulent emporter le marché en 2020, ils ont un peu moins de 5 ans pour sortir un modèle correspondant au cahier des charges, qui n'est pas si exigeant : un véhicule fiable et robuste. Désolé pour les chauvins, mais les Berlingo et les Duster ne soutiennent pas la comparaison face à un pick-up. Ce ne sont pas de mauvaises voitures, le débat n'est pas là, mais elles ne répondent pas au même besoin.
Ce serait donc une bonne nouvelle, si on part du principe que l'âge d'or désigne souvent une courte apogée suivie d'un long déclin...
Repoussons joyeusement les limites du sexisme le plus sordide.
via http://www.margaux-perrin.com/serendipity/?r41ZZQ
C'est bien con, j'adore.
Ah, Hollande ressort le serpent de mer ? Il n'a vraiment plus grand chose à proposer alors. Et changer le mode de prélèvement permettra de masquer -temporairement- l'injustice du système. Bien joué.
Je m'étais laissé dire que si le prélèvement à la source n'avait jamais été mis en place, c'est parce que Bercy freinait des 4 fers : que faire des agents actuellement affectés au traitement des déclarations de l'IRPP & co. si demain tout est prélevé à la source ? Il faut croire que les départs à la retraite et les non remplacements ont fait leur œuvre... Notez bien que je ne m'en réjouis pas, je constate.
Et pour ce qui est de l'administration qui ne serait pas efficace (http://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20141108192856), bravo, tu as réussi à m'énerver.
1/ L'administration n'est efficace que dans la mesure où on lui donne les moyens de l'être (pas seulement des effectifs, même si ça compte ; mais aussi des moyens techniques, informatiques...) ; et il faudrait aussi arrêter l'inflation normative de textes impossibles à appliquer alors qu'on a même pas fini de mettre en place l'instruction précédente. Cf. http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?ljBUHg
2/ Le fait est que, depuis une vingtaine d'années au moins, les gouvernements successifs s'emploient à "casser" -au sens propre comme au sens figuré- le service public (je ne rentrerai pas dans les détails ici, juste une évocation : RGPP, manque de moyens, double discours selon que l'on s'adresse aux fonctionnaires ou aux électeurs, réduction des dépenses de l’État etc.)
3/ Les causes produisant généralement des effets, le "service public" est jeté aux orties, les politiques ont beau jeu de faire valoir "l'inefficacité", le coût, voire le côté "c'est pas moderne" (!) de l'administration, et en profiter pour en tronçonner un nouveau morceau au passage.
4/ Refaire les étapes 2 et 3 jusqu'à plus soif.
5/ Profiter de l'appui gratuit des gens, des gens comme Timo qui expliquent partout que "l'administration est inefficace", pour refaire les étapes 2, 3 et 4.
6/ La société est libérée ! Vive le libre-marché, la libre-concurrence et l'auto-entreprise. La clinique pour tous, l'assurance maladie, accident et vieillisse privatisée, les impôts au ras-des-pâquerettes (normal, il n'y a plus de prestations sociales ni d'administration inefficaces datant du néolithique) : c'est le bonheur. Et quant à ceux qui dépendaient de ce système pour (sur)vivre : allez crever. Mais plus loin s'il vous plait. Vous faites tâche sur la photo de notre monde parfait.
Oh, on peut mettre des images dans son Shaarli ?
Une télé poster que tu colles au mur avec des aimants :O