> En gros, il bosse entre cinquante et soixante-dix heures par semaine en tant que directeur financier et il ne supporte pas que sa chose sa femme, qui se coltine toutes les corvées domestiques, prenne une femme de ménage pour faire les lessives. Là, on comprend qu’elle a concentré son burn-out sur un truc: les lessives. Elle ne supporte pas de les faire, alors elle a embauché une aide ménagère. Et lui, ça le rend dingue qu’elle claque l’argent qu’il se donne tellement de mal à gagner pour un truc qu’elle pourrait faire elle-même, cette conne.
> Je ne vais pas vous spoiler, mais dans tout l’épisode, il ne lui traverse pas l’esprit une seule seconde qu’elle paie quelqu’un pour faire la part de travail ménager qu’IL ne fait pas. Il pense qu’elle a un problème d’organisation; elle pense qu’elle a un problème d’organisation. Alors plutôt que de choisir la team Simone de Beauvoir, ils ont opté pour Marie Kondo.
> Il faut dire qu’en général dans cette série, il y a pas mal de larmes de mères de famille convaincues que c’est leur faute si le foyer n’est pas agréable et qu’elles sont défaillantes parce qu’elles n’arrivent pas à tout faire. Et là, plutôt que d’analyser le fond du problème, elles jettent des choses. Mais en vrai, ce que vous devriez jeter, c’est le patriarcat, c’est ça qui vous rend malheureuses.
> Face à ces situations, Marie Kondo tente bien de suggérer avec force sous-entendus que les maris devraient au minimum s’occuper de leurs affaires, mais ça ne percute pas dans les cerveaux des concernés. Par exemple, chez les Friend, ce type –qui selon mes critères est l’archétype du connard– s’exclame à la fin: «Je suis prêt à vivre dans la joie et la bonne humeur pour l’éternité», parce que sa femme fait enfin elle-même les lessives et que la maison ressemble à ce qu’il voulait. La fin de cet épisode est encore plus glauque qu’un film de Haneke.
Pendant ce temps, en France : ["Seulement 4 mots peuvent rendre leur sourire aux femmes : "je t'aime" et "soldes" "][1]
[1]:
https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/11/a-roubaix-mcarthur-glen-retire-une-pub-sexiste_a_23640258/?ncid=other_twitter_cooo9wqtham&utm_campaign=share_twitter