L'Irlande, pays à très forte tradition catholique, a largement voté ce vendredi 25 mai par référendum en faveur de l'abrogation de l'interdiction constitutionnelle de l'avortement, selon les résultats officiels définitifs. Le "oui" l'a emporté avec une majorité écrasante de 66,4% des voix.
J'avais luopé ça.
Ca me rend le sourire.
Mais ce choix de sanctionner durement les lycéens – pris au plus haut niveau, semble-t-il – pourrait bien être défavorable à l’exécutif… sur le plan électoral. « Les parents de ces mineurs sont extrêmement choqués », constate Hélène Franco. « Or ces jeunes, issus d’un lycée du centre de Paris, ont sans doute, parmi leurs parents, des électeurs d’Emmanuel Macron », rappelle-t-elle.
Espérons-le. Et espérons que ça fera pencher la balance du bon côté.
Je ne comprenais pas qu'un gouvernement et un ministère puissent en toute connaissance de cause assumer le fait que sur les 750 000 lycéens de terminale, plus de 400 000 d'entre eux soient "en attente" ou "sans affectation" alors que le démarrage des épreuves du bac était fixé au 8 juin. Je ne comprenais pas davantage, sauf à vouloir littéralement mettre le feu aux lycées et à la jeunesse, que ce même gouvernement assume et revendique l'éventuel déblocage de places en université "au fil de l'eau" : c'est à dire qu'il puisse choisir de distiller le stress au jour le jour pour que cette jeunesse là n'ait jamais de répit. Et puis d'un coup j'ai compris. La logique du truc m'est apparue.
J'ai compris que le projet politique de notre jeune président était de semer une graine : celle de l'humiliation quotidienne, celle de l'intranquillité permanente qui fait grandir la résignation qui, à son tour, façonnera le corps et l'âme de la chair à Managers dont a besoin le patronat. Et puis bien sûr, la graine de la concurrence. Toujours mettre les gens en concurrence.
[...]
Comme dans tout pari osé bien sûr il y avait un risque. Le risque d'une rébellion. Et que cette rébellion prenne. Toute étincelle si faible qu'elle soit devait immédiatement être douchée.
Voilà. C'est aussi simple que ça.
Le jeune président est avant tout un vieux con, certain de son pouvoir, mais qui a peur. Réprimer la jeunesse pour l'exemple n'a jamais été une marque de fermeté mais le signe d'un vieux con apeuré.
C'est intéressant de constater que nous vivons désormais dans un pays où les droits de l'homme sont menacés, selon l'ONU. C'est bien. C'est moderne. C'est disruptif.
https://news.un.org/fr/story/2018/05/1013882
via LLM
Pour illustrer ce que je disais tout à l'heure :
Maxime vient de perdre sa main. Sa main droite. Pour toujours. Il rejoint bien plus gravement encore, l’enfer que j’ai vécu durant 9 mois. Le 15 août 2017, à Bure, l’explosion d’une grenade GLI-F4 tirée par les gendarmes mobiles creusait mon pied gauche sur un diamètre de 13cm et jusqu’à 3cm de profondeur arrachant peau, veines, nerfs, muscles et pulvérisant les os. C’était pendant une manifestation contre le projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs à 500m de profondeur. Il y a eu 30 blessés dont 4 graves.
Contrairement à ce que leur nom indique, les grenades GLI-F4 contiennent de la TNT et explosent ! Leurs déflagrations font 1m de diamètre et peuvent tuer si elles touchent une partie vitale. Les appellations de « lacrymogènes » ou d’« assourdissantes » que la préfecture et les ministres leur donnent dans les médias servent à masquer la vérité à leur sujet : CE SONT DES ARMES DE GUERRE !
L’État utilise des armes de guerre pour terrasser le peuple. Dans le cas présent, les conséquences sont bien pires qu’un tir à balle réelle.
Déjà, à l’époque, j’avais alerté sur les dangers des grenades explosives en organisant une manifestation pour exiger leur interdiction mais les grandes chaînes ont cantonné l’information à la région Lorraine. La majorité des français ignore encore la vérité sur ce sujet. Il est tombé près de 4000 grenades explosives sur la ZAD depuis le début de son invasion par les gendarmes mobiles. Provoquant des centaines et des centaines de blessés notamment à cause des éclats de métal qu’elles projettent. Où est la violence ?
Harry Potter : les scènes que l'on aurait voir dans les films.
EDIT : la scène avec la mère de Neville bordel :'(
Ce n'est que du marketing, mais c'est brillant. Et drôle.
Une lettre qu'Arrêt sur images s'est procurée (et que nous reproduisons en intégralité au pied de l'article) dans laquelle les patrons de chaînes s'alarment "des conséquences graves qu’aurait l’adoption de telles dispositions pour l’économie des secteurs que nous représentons."
Oh bin oui didonc. Et si les pauvres en crèvent, de ce qu'ils bouffent, tant pis pour eux, z'avaient qu'à manger des sushis bio ces cons là.
Il parviendra par la poste à tous les foyers suédois: un livret détaille les mesures à prendre en cas de conflit ou de catastrophe naturelle, dans un contexte tendu entre Russes et Occidentaux.
Où se trouvent les abris? Quels aliments stocker? A quelles sources d’information se fier? Edité à la demande du gouvernement en 13 langues, «En cas de crise ou de guerre» sera expédié entre le 28 mai et le 3 juin à 4,8 millions de foyers (sur 10 millions de Suédois).
J'adore le pragmatisme de ce pays.
Nous réaffirmons donc que les forces de l’ordre utilisent leurs armements de façon potentiellement létale, et dans certaines situations, a visée offensive plus que défensive avec :
- des tirs tendus de flash-balls ou de grenades au niveau du tronc, de la tête ou des organes génitaux externes,
- des grenades de désencerclement lancées par-dessus des haies sans visibilité ou bien directement au milieu de la foule. Certaines de ces grenades sont ainsi tombées dans les capuches ou les sacs à dos des personnes présentes et la sauvegarde de ces personnes ne tient qu’à la présence d’esprit et au courage des témoins qui ont pu les ôter immédiatement.
En plus, les farces de l'ordre arrivent à se faire mal tout seuls avec leurs bouzins. Cela rend d'autant plus légitime de s'interroger, non ?
Nous tenons à rappeler que lors de la première semaine d’intervention des forces de gendarmerie sur la zad, deux gendarmes avaient été grièvement blessés, au point d’être admis dans un service de réanimation, après s’être fait exploser une de leur propre grenade dans les mains. Également en 2012, lors de l’opération César, l’unique blessé grave côté des forces de l’ordre a été causé par une erreur de manipulation d’une grenade par un gendarme mobile, qui explosée sur son pied.
La nouvelle qui va vous rendre le sourire.... ah ben non en fait, c'est pas celle là.
Les humains ne représentent que 0,01% de la biomasse sur Terre, et ils sont parvenus à anéantir 83% des mammifères et la moitié des plantes. Et notre impact ne s'arrêtent pas seulement à nos déprédations, mais aussi à la façon dont nous modifions l'équilobre de la biosphère : "Les chercheurs estiment que parmi tous les oiseaux de la planète, 70 % sont des volailles d’élevage [...] 60% de tous les mammifères sur Terre sont du bétail, surtout des bovins et des porcs, 36% sont des humains, et seulement 4% sont des mammifères sauvages"
Alors qu'en masse pure, nous ne sommes RIEN :
Par leur teneur en carbone, les champignons (12 Gt C) sont environ 6 fois plus abondants que toute la vie animale sur la planète (2 Gt C), alors que la biomasse humaine ne représente qu’une infime fraction de ce chiffre (0,06 Gt C).
Comme le dirait mon beau-frère, féru de chiffres et de comparaisons audacieuses, on pourrait mettre toute l'humanité dans le lac Léman, le niveau ne monterait même pas d'un centimètre.
Un hommage de la rédac' de Canard PC à Jérôme Darnaudet, allias Lord CAsque Noir.
« Ne pleure pas de l’avoir perdu, réjouis-toi de l’avoir connu. » Jamais cette citation de Fourniret ne m’a semblé aussi appropriée.
Ca me donne presque envie de finir le jeu (celui de 2013...) et d'acheter ces suites :O
Appel à propos de la diffusion de l’image non floutée de la victime
« Nous avons besoin de vous tou.te.s : une photo non floutée circule de la victime de ce matin, qui a dû se faire amputer de la main. Pouvez-vous copier-coller ce message partout où vous la verrez : »merci de ne pas propager une photo non floutée sans l’accord de la victime.« On passe sur l’aspect illégal de cette pratique issue du besoin sensationnaliste, on comprend que certain.e.s pensent aider en faisant ça, mais tant qu’on dépassera le consentement d’un.e humain.e, particulièrement d’une victime, nous n’avancerons pas dans cette société... Au dernières nouvelles le copain va... comme c’est possible après une amputation, et il est »gardé" par la police : en plus d’années de galères médicales, c’est un long chemin de croix judiciaire qui l’attend, comme toutes les victimes de la police. On rappelle qu’il a été plaqué au sol AVANT que la grenade n’explose (donc AVANT qu’il puisse la relancer, ce qui explique les plaies sur son torse) (et avant de râler, demande toi quel réflexe tu aurais si une grenade tombait à tes pieds à proximité de copaines) /.../ Merci à tou.te.s...
J'ai vu cette image sur Mastodon. C'est pas joli joli. J'avoue un peu piteusement que je ne me suis pas interrogé sur la pertinence de la diffusion sans le consentement de l'intéressé ; il est vrai que le débat est ouvert : respect de la personne concernée ou impératif d'informer sur les dégâts réels causés par ce type de grenade ?
Si vous tenez vraiment à le savoir, ne perdez pas de temps à chercher la photo, je vais vous affranchir direct : la main est arrachée au sens littéral du terme. On ne voit plus que quelques os qui dépassent. C'est ça, le "maintien de l'ordre", en France.
Longtemps, j'ai cru que le 25 mai était le Star Wars day (parce que le 1er mai SW est sorti le 25 mai 1977, eh oui, ça aussi c'est de la culture), mais j'ai l'impression que la vraie journée de la Force, c'est May the Fourth (évidemment).
Puis le 25 mai est devenu le jour de la serviette, parce que 42.
Un mastonaute me rappelle aujourd'hui que le 25 mai c'est aussi, et j'ai envie de dire surtout, le jour de la commémoration de la Glorieuse République Populaire de la rue de la Mélassière.
(si ça ne vous dit rien, lisez donc, et plus vite que ça, Ronde de nuit, 28ème tome des Annales du disque-monde du génial et momentanément excusé pour cause de décès Terry Pratchett. En plus, c'est l'un des tout meilleurs, qui vous laissera tout chose une fois terminé.
Et le 26 mai ? C'est demain. Dommage que Sam Vimaire ne puisse pas venir.
https://www.humanite.fr/maree-populaire-le-26-mai-laddition-655859
https://paris-luttes.info/le-26-mai-melenchon-en-queue-de-10306
@Maitre_Eolas sur Twitter, via Riff sur Mastodon :
Ce qui compte, c'est ce que dit la loi. Et oui, la loi sanctionne quiconque entre dans un lycée sans être élève ou prof. On vous a vendu un texte pour défendre vos enfants, on l'utilise pour poursuivre pénalement vos enfants, pour les ficher, pour les priver de liberté 48h.
Et ça vaut pour TOUS LES TEXTES. Y compris ceux que depuis 2012 on vous vend au nom de la lutte contre le terrorisme. Regardez le texte sur l'accès aux téléphone chiffrés. Voté par une loi antiterroriste, jamais utilisée dans un dossier terroriste, on le sort pour du droit commun
Maintenant, réfléchissez à cela : on a sorti le droit de l'état d'urgence pour le placer dans le droit commun. Ces mesures sont applicables même en dehors des cas de terrorisme. Vous vous sentez toujours à l'abri sous prétexte que vous n'avez rien à vous reprocher? Vous avez tort
Désormais, vous ne pouvez vous sentir à l'abri que si le gouvernement n'a rien à vous reprocher. Vous comprenez pourquoi les avocats gueulaient, à l'époque. Mais on nous a traité de droitdelhommistes angéliques et c'est passé.
Bon appétit, chers compatriotes. Dégustez bien la soupe amère que vous avez laissé concocter. Et le jour où ce sera votre tour, gardez le silence. Vous l'avez fort bien fait jusqu'ici.
Si vous n'avez pas une boule dans la gorge, c'est que vous avez lu trop vite (ou que vous êtes cons, et là, franchement, je vous envie. Bienheureux les pauvres d'esprit comme disait l'Autre).
Ce que dit Eolas dans ces quelques lignes, c'est EXACTEMENT ce que j'ai entendu pas plus tard qu'hier dans le podcast d'août 2017 de La grande table (France culture) où l'invité était Me Sureau,
avocat au conseil d’Etat et à la cour de cassation, représentant de la LDH [...] Auteur de « Pour la liberté » aux éditions Tallandier.
Le livre reprend ses plaidoiries en QPC devant le Conseil Constitutionnel :
Face à la menace djihadiste, la tentation est grande pour le pouvoir de piétiner les libertés fondamentales. Comme avocat représentant la Ligue des droits de l’homme, François Sureau a plaidé à trois reprises devant le Conseil constitutionnel la non-conformité à notre Constitution de dispositions législatives relatives à l’état d’urgence : la première pénalisait la consultation de sites terroristes, la seconde créait un « délit d’entreprise individuelle terroriste », la troisième entravait la liberté d’aller et venir.
À trois reprises, il a gagné.
(Extrait du site des éditions Tallandier)
Il a gagné ? On a perdu quand même. Parce que ce qu'il craignait dans ses plaidoiries et qu'il avait admirablement résumé à l'antenne est en train de se réaliser : toutes ces lois exorbitantes du droit commun, que l'on vote depuis l e début des années 2000, avec un affolement, un emballement hallucinant en France depuis 2015, elles ne disent pas expréssement qu'elles visent les "terroristes islamistes" (comme d'autres lois du début du siècle dernier visaient expréssement les anarchistes radicaux) ; non, ces lois s'appliquent à tout le monde.
Ecoutez cette émission, ça m'évitera de redire en moins bien ce qu'il expose de manière absolument parfaite en quelques dizaines de minutes. Même les contradictions des journalistes sont intéressantes, en ce qu'elles lui permettent de préciser son propos avec des cas concrets.
Ecoutez. Ecoutez bien.
Et tirez-en les conclusions qui s'imposent.
Pour ma sécurité, je me rapproche des CRS et j'attends.
Ah ben déjà, ça commançait mal. "Je me suis assis sur le barbecue pour me protéger du soleil", voyez l'idée ?
Au moment où les CRS décident d'avancer, je suis immédiatement à leur contact. Je me retiens fermement à un des barreaux carrés de la grille du Jardin des Plantes pour essayer de me protéger – à la suite d'un grave accident, j'ai une cheville fragile, par conséquent un mauvais équilibre et je ne peux pas courir. Je reçois un coup de matraque sur la base du pouce, qui est pris entre le barreau et la matraque. Sous le choc, l'os se brise en miettes. Hébété, et incrédule, je reste sur place. Les policiers me disent de « dégager ». Je leur réponds, joignant de ma main valide le geste à la parole, que « j'habite juste là, je veux seulement rentrer chez moi ». La réponse ne se fait pas attendre. C'est « no limit » dans la cour de récréation. Une bastonnade en règle : deux coups sur le crâne. Un coup sur l'épaule. Un autre sur la cuisse. Je perds l'équilibre, tombe. Un – ou plusieurs –, me saisissent à bras le corps, mon blouson glisse sur moi et m'est arraché. L'un me tire par ma main broyée, je hurle de douleur pendant plusieurs secondes. Alors, j'entends un ordre mécanique : « ouvrez devant », et je suis violemment projeté en avant.
Un jeune ?
Non, un vieux.
Un casseur ?
Non, un artisan
Tu parles, c'est un black bloc qui cherchait à filer en douce
Non, il voulait juste rentrer chez lui
IL NE VOULAIT QUE RENTRER CHEZ LUI BORDEL. Et il fini quasiment invalide (2 mois d'arrêt de travail, et une main inutilisable, pour un artisan c'est quasiment la certitude d'arrêter définitivement de bosser).
T'façon c'est un type qui a la haine des flics
Non, même pas :
Il détachera trois fonctionnaires de police qui, une fois revenus sur terre, m'accompagneront aimablement : d'abord à récupérer mon blouson et ensuite aux urgences de la Salpétrière, deux kilomètres à pied plus loin.
via (°m
Un réseau de détection de foudre en temps réel.
Unreal gold gratuit sur GOG.