Librement inspiré de Jérôme Bosch.
Tu es embarqué dans une histoire qui n'était pas du tout ton genre.
Il l'a fait exprès, non ?
Hop !
On les compte presque sur les doigts d'une main. Un peu plus d'une dizaine, voilà le nombre de femmes publiées dans la Pléiade depuis la naissance de la collection en 1931, sous l'impulsion de Jacques Schiffrin. En décembre 2017, Télérama publiait sur son compte Twitter une infographie donnant à voir un déséquilibre flagrant entre hommes et femmes.

Pour produire une vidéo qui puisse être lue par un maximum de personnes sur internet (ordinateurs, téléphones et tablettes), je vous recommande d'utiliser le format MP4. Ou pour être plus précis, une vidéo en H264 avec le son en AAC dans un conteneur MP4.
Même avec ce choix, si vous prenez les mauvais paramètres d'encodage, votre vidéo MP4 risque de ne pas passer sur certains appareils ou navigateurs. Voici donc la ligne de commande pour convertir une vidéo en MP4 avec un maximum de compatibilité.
Plus d'infos sur FFmpeg ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/FFmpeg
Télécharger le logiciel ici : http://www.01net.com/telecharger/linux/Programmation/fiches/48197.html
Je viens de lire cette BD, et j'ai plutôt bien aimé, même si les avis exprimés sur Babelio sont plutôt moyens. Alors, ce n'est évidemment pas "pareil" que Hugo Pratt, mais c'est très "Corto" quand même : ironie, détachement, un certain cynisme n'excluant pas une profonde humanité, voyage au bout du monde, trésor qu'on-trouve-ou-pas... Je n'ai pas été dérangé à la lecture, à aucun moment je ne me suis dit "c'est du faux Corto Maltese".
Difficile de ne pas penser au Transperceneige en découvrant Frostpunk, son monde gelé, son humanité en bout de course, son esthétique suintant de pessimisme. Ses dilemmes moraux aussi : Sacrifierez-vous les plus malades et les plus faibles, ou autoriserez-vous les amputations sauvages qui en feront des infirmes à vie ? C’est le genre d’alternative foireuse qu’affectionnent les développeurs de 11 bit studios, déjà responsables du dépressif This War of Mine. Alors, qu’est-ce que vous prendrez, bol de caca ou bassine de vomi ?
Oh, il faudrait que je me remette à This war of mine un jour (avant d'acheter Frostpunk, au hasard)
Quoi ? Jean-Pierre Pernaut (Ricard) est réac, complotiste et raciste ? Ah ben dis donc, quelle surprise.
Où l'on découvre que Jean-Claude Bourré comme un coing ne vaut guère mieux, et que la relève arrive, en la personne de Christophe Combarieu, chroniqueur sur BFn, racisme et rouge qui tache.
Ce restaurant a un distributeur de bière pression à chaque table
Pourraient donner l'adresse quand même !
Par-contre, si t'es blanc, tu peux venir avec un chapeau et des lunettes de soleil, pas de problème bro.
Inutile de vous dire que la quasi totalité des personnes qui se sont répandues sur ce problème n’avaient pas la même couleur de peau que moi. Il est difficile de saisir la pertinence d’un problème lorsqu’il ne nous affecte pas. Ça s'appelle un blind spot.
[...]
Cette omission se traduit de manière très concrète dans le quotidien de ces personnes. Elles sont contraintes de fréquenter des salons de coiffure concentrés dans certains quartiers (quand elles ont la chance de vivre dans de grandes villes et en particulier à Paris), de solliciter les services de coiffeurs.ses à domicile ou de se rendre dans les quelques salons haut de gamme réservés à celles et ceux qui en ont les moyens. Dans tous les cas, le choix est réduit et le coût amplifié. Lorsque pour la première fois de ma vie mes cheveux crépus ont été coiffés correctement dans un salon de coiffure confortable, j’avais 35 ans ! Il m’a fallu des années pour rencontrer Nicole Pembrook, une coiffeuse capable de me proposer une véritable coiffure, imaginée pour mes cheveux crépus. Or Nicole est une Afro-Américaine qui une fois installée à Paris n'en est pas revenue de l’état désolant des cheveux des femmes noires qu’elle croisait dans la rue.
[...]
Ma vie est soumise chaque jour à l’impact diffus d’une non-prise en compte de l’existence de mon corps ; et il est manifestement douloureux pour de nombreux blanc·he·s d’accorder la moindre importance aux préoccupations qui en découlent. Les «problèmes des noir·e·s» deviennent ainsi des sujets de raillerie, une manière d’invalider les spécificités de leurs corps.
Je n'avais même pas capté :
1/ l'ampleur raciste donnée à ce qui n'était qu'une remarque fondée, mais banale (faut dire que quand tu n'as pas de compte Facebook et que tu ne vas presque plus sur Twitter, tu rates des trucs... mais si c'est pour rater ça, ça va, je ne regrette rien)
2/ que c'était Rokhaya Diallo qui était à l'origine de cette histoire
A love letter to the Internet of old
Cameron's World is a web-collage of text and images excavated from the buried neighbourhoods of archived GeoCities pages (1994–2009).
via Mastodon
(attention, ça pique les yeux)
Mais, pas un mot donc sur les centaines de problèmes de prises en charge dans les centres hospitaliers. Car, non il ne s’agit pas d’un « cas isolé ». Et ils sont souvent en lien avec les conditions de travail dégradées de l’ensemble du personnel médical et principalement des employés les moins diplômés – et payés - comme les assistants de régulation médicale dont faisait partie l’interlocutrice du Samu. Une façon de remettre la faute uniquement sur l’employée, se dédouanant eux-mêmes de toute responsabilité et d’étouffer la réalité et l’ampleur de la crise que connait le service public hospitalier.
[...]
Ce mercredi à la radio, des employés du Samu, des médecins urgentistes, racontaient leurs conditions de travail et celles des assistants de régulation médicales. Comme dans d’autres secteurs, ce qui ressort, sans surprise, c’est le récit des conditions de travail dégradées des assistants de régulation médicales : manque d’effectifs avec de plus en plus d’appels, un personnel peu formé, des contrats précaires, un emploi dévalué et mal payé. Des conditions qui favorisent la lassitude, l’agacement, l’arbitraire, les erreurs et les discriminations sexistes et racistes.
Je recopie :
Si je résume viteuf ce qui ressort pour l'instant des comptes de campagnes des candidats à la présidentielle 2017, ça donne ça :
Macron se fait octroyer pour environ 200 000 € de rabais inhabituels sur des prestations de communication c'est-à-dire des rabais qui dépassent parfois les 20 % admis par la Commission des comptes de Campagne et/ou qui ne semblent pas être appliqués aux candidats Hamon et Fillon (au minimum), ce qui jette un doute sur leur caractère habituel. On parle de prestations identiques voire de la location d'une même salle ! La société par qui tout a commencé, GL Event, est citée dans les Panama Papers et son dirigeant est un poto de longue date de Collomb, qui lui a octroyé beaucoup de concessions publiques à Lyon. Au moins deux des sociétés commerciales qui ont octroyé des rabais sont désormais bien reçues à l'Élysée (GL Event) voire font partie du staff présidentiel (Eurydice). Apprécions les justifications qui nous ont été servies : "on a négocié serré" côté Macron suivi d'un "ce n'est pas un rabais inhabituel" côté GL Event suivi de (quand le côté "habituel" s'écroulait face aux faits) "la différence de tarification s'explique par la temporalité : période estivale ou non" (qui ne résiste pas à l'analyse des faits : les ristournes ont perduré dans le temps) … … … ;
Le camarade Méluche a eu massivement recours à l'autoentreprenariat (y compris pour les "hauts gradés", comme le numéro deux de sa campagne) contre lequel il a toujours pesté ainsi qu'à une association, l'Ère du peuple, qui joue le rôle de micro-parti sans avoir les statuts d'un parti politique, ce qui permet d'échapper aux règles de transparence de la vie publique. Je passe sur l'éventuelle surfacturation appliquée par l'Ère du peuple, car l'explication de la France Insoumise m'a convaincu (dans le doute, ils ont refacturé les salaires selon un delta tel qu'il se pratique dans les agences d'interim). Là aussi, apprécions les justifications qui nous ont été servies : "mouiiiiiin je suis le mal-aimé, mouiiiiiin" (alors que non : la commission des comptes de campagne a sorti le dossier de Méluche en premier car il était le plus demandé) suivi de "les personnes étaient toutes volontaires donc l'utilisation du statut d'autoentrepreneur est conforme à notre éthique" suivi du pas contradictoire propos "l'usage de ce statut n'est pas le top, mais on n'avait pas le choix, les règles étaient trop contraignantes, notamment on n'avait pas de prêt bancaire à ce moment-là" (pourquoi ne pas avoir arrêté quand il⋅elle⋅s l'ont obtenu ? mystère) suivi de "naaaaaan mais on n'a pas voulu échapper à l'IS et à la TVA avec l'Ère du Peuple qui n'est pas une structure à but lucratif, si le fisc constate un problème, on paiera, ce n'est pas le sujet" suivi de "naaaaan, y'a aucun manque à la transparence de la vie publique, si la Commission des comptes de campagne nous le demande, on publiera le nom des donateurs et le montant des dons, c'pas un soucis". En passant, je ne résiste pas à l'envie de citer ceci : « L’Ère du peuple », cette association a pour objet social de fournir un « support technique et logistique à toutes initiatives prises au service des idées de Jean-Luc Mélenchon pour réaliser la révolution citoyenne ». Ça ne se prend pas pour de la merde.
Ça me rend enragé ! Dans les deux cas, on est quand même à un niveau de foutage de gueule et de mauvaise foi comme c'est pas permis ! Pinaise, il⋅elle⋅s me dégoûtent tou⋅te⋅s ! "Naaan monsieur le juge, je ne l'ai pas vraiment violée, mais les règles pour obtenir son consentement étaient trop contraignantes, comprenez-moi"… "C'est de la négociation, ha heu non, c'est un rabais habituel, ha, non, pardon, une tarification saisonnière, je suis maladroit, ha, heu, non, c'est…"… Aucune volonté de faire une campagne totalement clean alors qu'il n'arrête pas de jacter sur la transparence, sur une 6e République plus saine, etc. Quand tu renies tes prétendues convictions (sur le statut d'autoentrepreneur) avant même le combat, tu pars quand même très mal, je trouve. Booooarf, tout ça me dégoûte…
Je ne reviens pas sur Fillon et sur Le Pen… C'est guère mieux.
En tout cas, tout ça amène à réfléchir à l'équité de financement entre les candidat⋅e⋅s à une élection, à l'égalité des prix pratiqués par un même prestataire auprès de candidats différents pour une même prestation, aux contrôles que l'on pourrait améliorer genre la Commission des comptes de campagne n'a pas de pouvoir d'enquête, ne connaît pas le milieu dans lequel elle exerce (combien coûte l'impression de tracts ? combien coûte un meeting de telle ampleur donné dans tel lieu ? Il⋅elle⋅s n'en savent rien) et elle est sous-dimensionnée, ce qui l'empêche de gérer le brutal pic électoral qui se produit tous les 5 ans, etc.
Ça sera pour la prochaine fois. Pour l'heure, les comptes de campagne de tous les candidat⋅e⋅s à la présidentielle 2017 ont été validés. Circulez, y'a rien à voir, et surtout, n'hésitez pas à voter pour des crapules (mais au moins, y'a des crapules de droite, de gauche et de ni-ni, et ça, ça change tout, c'est ça, « avoir le choix » !).
Sources :
https://www.mediapart.fr/journal/france/270418/campagne-de-macron-les-cadeaux-du-roi-de-l-evenementiel
https://www.marianne.net/politique/comptes-de-campagne-plus-de-200000-euros-de-gestes-commerciaux-pour-macron
https://www.mediapart.fr/journal/france/300418/campagne-macron-les-preuves-du-mensonge
https://www.marianne.net/politique/comptes-de-campagne-de-macron-derriere-de-troublantes-ristournes-l-hypothese-de-dons
https://www.mediapart.fr/journal/france/130318/les-montages-artisanaux-de-la-campagne-de-melenchon
Je comprendrai plus tard qu’il ne s’agit pas tant d’astronomie que d’un syndrome rare : je suis une femme XY. Une fille avec le patrimoine génétique d’un garçon. Et il faudra bien que j’apprenne à vivre avec.
Ce n'est pas juste la faille d'une seule personne, ce genre de système est fait JUSTEMENT pour qu'une seule personne ne puisse pas le mettre en défaut.
Il y a un manque criant de moyens depuis des années partout dans le domaine de la santé. Se focaliser sur les conneries d'une personne empêche de le voir. La brûler sur la place publique n'améliorera pas les choses. Ça soulagera les personnes qui veulent juste avoir bonne conscience, mais ça ne changera rien à la situation.
Pour finir, vous savez à quoi ça me fait penser, moi, sa réaction à l'opératrice, pour l'avoir vu trop de fois ? À une salariée qui n'en peut plus des conditions dans lesquelles elle exerce son métier. C'est la réaction, profondément humaine n'en déplaise à certain⋅e⋅s, de quelqu'un dont le cerveau n'arrive plus à suivre, c'est un mécanisme de défense, de prise de distance par rapport à son environnement.
Cette opératrice, cet événement tragique, c'est l'exemple concret de la destruction organisée de notre système de santé, c'est le résultat de dizaines d'années de détricotages de notre service publique par des politiques qui veulent le privatiser, à coups de "réformes pour que ça marche mieux". Vous avez vraiment l'impression que ça marche mieux, là ?
Il faut une ou plusieurs semaines pour avoir rendez-vous avec sa/son toubib, qui elle/lui même croule sous le boulot (qu'il soit médical ou administratif), et donc on a un déplacement des consultations vers les services d'urgence (urgences à l'hôpital, SAMU, etc.) dont on n'augmente pas les moyens ni les effectifs et qui doivent donc gérer comme ils peuvent de plus en plus d'appel, pour beaucoup injustifiés mais qu'il faut quand même qualifier. Rajoutez à ça la surcharge des fêtes de fin d'année (parce que l'appel date du 29 Décembre hein) et vous avez là le cocktail parfait pour des situations catastrophiques du même calibre. Les témoignages de personnes qu'on peut voir fleurir suite à ce drame en sont bien la preuve.
Pas mieux.
Alors je vais quand même le dire, il y a truc qui me gêne considérablement dans cette histoire, au-delà même de la dégradation du service public hospitalier, au-delà du fait que tout le monde peut comettre une erreur d'appréciation, même un médecin, et que je n'ai pas écrit dans mon premier shaare sur le sujet, et que je m'étonne de ne pas voir encore abordé : quelle est, exactement, la part du racisme dans cette histoire ? Dans quelle mesure, si l'appelant avait été blanc, et voire même homme, aurait-il été davantage pris au sérieux ?