Le contrôle au faciès c'est ça.
La racaille, ce sont des agents assermentés qui se croient au-dessus des lois.
via https://tviblindi.legtux.org/shaarli/?ipiC1A
Je trouve cette affiche bien plus pertinente que l'originale. Pas vous ?
Je ne sais pas si "l'extrême-droite est armée par l'Etat", mais apprendre qu'il existe de tels fachos dans la police, sans véritablement me surprendre, m'inquiète tout de même un peu...
Les flics sont sur Twitter. J'ai déjà vu Simone Duchmole, abondement R par Me Eolas, mais je ne connaissais pas les autres. A voir, à l'occasion.
Merci Mitsu pour ces règles de bon sens qui peuvent limiter la casse (après, ceux qui viennent dans les manifs pour casser, on ne peut rien pour eux)
A la lumière des événements récents, je voudrais juste réagir sur ces 3 phrases :
"- les CRS doivent énoncer 3 appels à la dispersion. Si après la 3e sommation vous êtes encore là, vous risquez divers délits comme l'entrave à la circulation publique, ou participation à une manifestation illégale. Franchement bancale: vous pourriez être un·e simple passant·e.
1/ Sommations : tout à fait vrai... sauf qu'elles ne sont pas toujours effectuées.
2/ "flashballs (attention à ne pas en recevoir dans la figure !)" >> oui, sauf quand ce sont les flics eux mêmes qui jouent au ballon-chasseur avec les manifestants éparpillés, et qui visent délibérément la tête. Cherchez des témoignages sur le net à propos des manifs NDDL à Nantes. Interrogez-vous sur le nombre de personnes ayant perdus un oeil ces dernières années à cause d'un tir de flash-ball. Pensiez-vous sérieusement qu'elles aient voulues faire une tête ?
3/ "les CRS doivent TOUJOURS laisser des voies pour se disperser" : même remarque que précédemment. Ils doivent. En fait, ils DEVRAIENT... Et "bravo, vous êtes désormais journaliste !" Non, d'abord parce que je l'ai déjà dit et je le redis, toi, moi, nous, n’importe quel pékin avec une caméra, c'est un témoin, pas un journaliste. Et du point de vue des flics, vous êtes plutôt un gêneur avec une caméra (ce qui n'est pas loin de la définition du journaliste pour un flic, je vous l'accorde). Cependant, vous n'êtes absolument pas couvert par le statut qui est celui des journalistes, et les flics pourront saisir votre matériel, vous cassez la figure, et votre matériel aussi, (pas forcément dans cet ordre d'ailleurs) et vous placer en garde à vue avant de demander votre mise en examen pour outrage et rébellion pour faire bonne figure.
Voilà, voilà... Un symbole raciste dans un commissariat, ça ne pose visiblement problème à personne, en tout cas pas au ministre.
Lire aussi cette précision de Kevin sur le drapeau confédéré : http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?t28dbA
Je... mais... aaaaah ! Putain. Bordel. Société inique de merde !
Tout est dans mon titre non ? Je résume pour ceux qui ne seraient pas au courant.
Il y a 3 jours, à Dijon, une manifestation en hommage à Rémi Fraisse a connue quelques débordements. Il y a eu quelques vitrines cassés en centre-ville, quelques tags. Je ne connais pas l'étendue exacte des dégâts, je n'ai pas pris le temps d'aller voir (en fait, je n'ai PAS le temps). Je n'ai eu, comme beaucoup de monde, que les deux "Unes" successives du Bien Public, le torchon local d'information (N.B. : orienté à droite), qui a publié deux jours de suite les deux mêmes photos : UNE vitrine cassé et UN grafiti, pris sous deux angles différents, ce qui m'a laissé tout de même un peu dubitatif sur l'étendue réelle des dégâts (ce qui ne veut pas dire que je cautionne, hein). Un type a été interpellé "défavorablement connu des services de police", et jugé en comparution immédiate. Il a pris 6 mois ferme pour quelques vitrines, là où quelques coups de pieds au cul (traduire : TIG) auraient suffit. http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/11/04/dijon-le-casseur-ete-condamne-6-mois-de-prison-ferme-585100.html
Dans le même temps, 3 ans après les faits, 3 policiers étaient jugés pour avoir tué un autiste (ils l'ont étouffé en l'interpellant, en s'asseyant 10 minutes sur lui alors qu'il était déjà menotté ; on appelle ça une "bavure" mais vu le niveau de connerie il faudrait trouver un autre terme, je propose "gros dégueulis", ça me parait approprié) -> http://www.liberation.fr/societe/2014/11/04/prison-avec-sursis-pour-trois-policiers-qui-avaient-tue-un-autiste_1136019, via https://www.lacaryatide.fr/liens/?G6XgNA. Ils ont certes été reconnu coupables, mais condamnés, vu les circonstances, à des peines symboliques : 6 mois avec sursis, et 60 000 € à verser conjointement à la sœur et au père de la victime.
6 mois. Avec sursis. Pour avoir tué un homme.
Je me sens mal.
+1
Parce que la violence policière n'est pas que physique.
Et parce que ce viol de l'intime n'est pas que le fait des policiers, mais de tout ceux qui ont, un jour l'autre, la capacité de le faire.
Un site qui liste les victimes des armes soit disant "non létales" employées par la police, et des violences policières en général. Cette liste fait froid dans le dos. Le constat du nombre de personne ayant perdu un œil suite à un tir de flash-ball ne peut avoir qu'une seule conclusion logique : les flics visent la tête. Sciemment.
Un site à rapprocher du regretté Que fait la police : http://quefaitlapolice.samizdat.net/
Blog consacré à l'opposition au barrage du Testet - lien trouvé dans l'article de Reflets précédemment cité.
L'article sur la chasse à l'homme est très dérangeant (https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/2014/09/15/nuit-du-12-au-13-septembre-2014-temoignage-sur-une-chasse-a-lhomme-subie-par-des-zadistes/) ; je l'aborde avec mon recul habituel : ce n'est pas le fait qu'on puisse trouver des excités prêts à casser du manifestant qui me choque, ce n'est pas vraiment une révélation... c'est plutôt que ceux-ci soient utilisés comme des auxiliaires officieux par les forces de l'ordre. Ça, c'est beaucoup plus problématique.
"Sur ce dernier point, il est possible qu'un flic vous demande de circuler. Vous pouvez circuler comme bon vous semble tant qu'il n'y a pas de mise en danger de votre vie ou de celle d'autrui, et c'est le plus transparent des devoirs de la police d'agir en toute transparence dans une démocratie et donc sous le regard et l'analyse des citoyens." Sûr. Mais je ne peux m'empêcher de faire le lien avec ce que le même Kevin Merigot postait il y a quelques jours à peine : Le business des outrages http://www.streetpress.com/sujet/1412585688-le-business-des-outrages#
Non seulement le mec a travaillé 3 ans a une police qui réhabiliterait la Comic sans MS, mais en plus, il la verse direct au domaine public. La classe. "Pour l’instant, Comic Neue est à télécharger gratuitement sur comicneue.com et appartient au domaine public : tous les usages sont autorisés sans conditions."
Ah, et du coup j'ai appris que l'inventeur de la Comic Sans était un certain monsieur Connare. Des choses pareilles, ça ne s'invente pas.
"Déjà 4 morts en 2014. 10 morts en 2013, 19 en 2012, 9 en 2011… 320 morts recensés en un demi-siècle, si l’on exclut le massacre du 17 octobre 1961 et la répression, un an plus tard, d’une manifestation contre la guerre d’Algérie et contre l’OAS, qui fera neuf morts aux abords du métro Charonne. Depuis la fin des années 70, huit décès liés à une intervention policière surviennent par an, en moyenne. "
Bah, rien de bien nouveau. Ce texte vise juste de manière assez transparente les abus récents qui ont été constatés de la part de certains gendarmes ou policiers, sur Facebook notamment (source à rechercher, mais j'avais vu un article là dessus).
D'une manière générale, les fonctionnaire sont tenus à une obligation de neutralité et de discrétion (PcInpact donne même le lien pour en savoir plus : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/administration/acteurs/quels-sont-devoirs-fonctionnaires.html), y compris hors service.
Bref, encore un texte règlementaire inutile, juste bon pour la comm. Mais si ça peut aider certains à réviser leurs bases...
Décision intelligente. Espérons qu'elle fasse jurisprudence en faveur des lanceurs d'alerte.
Sordide : un policier alcoolique et accro au jeu vole les primes de ses collègues et l'argent liquide trouvé sur un toxico mort d'overdose. Pour couronner le tout, l'argent ne sera restitué aux parents du jeune mort d'overdose que 7 ans plus tard.
C'est plus fort que moi, je vais encore faire u ne tartine : la journaliste a l'air scandalisée que l'Etat soit condamné à la place du fonctionnaire voleur (Tout est dans le titre : "Un policier vole 6 100 euros à un mort, c’est l’Etat qui est condamné") ; elle fournit pourtant elle-même l'explication : "le ministère de la Justice conseille deux options pour réparer le préjudice : mener une action contre le policier ou assigner l’Etat au civil en réclamant une indemnisation. C’est cette option que les parents de Y.G. ont choisie."
Je suis étonné que cette affaire ait été jugée par le Tribunal de grande instance de Paris*. Normalement, on ne peut pas "assigner l'Etat au civil". Ça ne veut rien dire. On peut déposer un recours de plein contentieux devant le Tribunal administratif -ou peut-être même le Conseil d'Etat dans ce cas de figure, au vu de la gravité des faits ?- (explications ici : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/quatre-types-contentieux-administratif.html) pour demander réparation à l'Etat du préjudice subit du fait de son action ou de son inaction... En l'espèce, le préjudice est né du fait que l'Administration n'a pas été capable d'empêcher, puis de réparer le vol de cet argent. Et il plus "judicieux" de s'attaquer à l'Etat, qui est solvable, qu'à un individu, qui ne l'est pas forcément...
[*je suis preneur d'infos du coup]
EDIT : Maître Eolas m'a répondu, mais je ne me sens pas beaucoup plus avancé https://twitter.com/Maitre_Eolas/status/388243572459188224
Content quand même ^^
EDIT 2 : En cherchant un peu, on trouve des trucs... http://www.economie.gouv.fr/daj/aje
"L’AJE représente l’État en défense, dans les domaines des accidents causés par les agents de l’État et dans celui des libertés publiques (par exemple pour les dommages causés par le fonctionnement défectueux du service public de la justice), ou dans le domaine du droit social et de certains droits économiques et financiers." Voilà, c'est exactement ça, on est en plein dedans.
Applications permettant d'utiliser ses propres polices / une autre police prédéfinie sur une page web.
http://www.webink.com/fontdropper
http://fontdragr.com/
http://somadesign.ca/projects/fontfriend/
"Le constat de Didier Fassin n’est pas « antiflics » comme une lecture rapide de son livre pourrait le laisser croire ; parmi les policiers se dessine la lassitude d’une profession pressée par le pouvoir politique de « faire du chiffre »."
"L’observation que je fais, c’est celle d’un décalage entre l’image de policiers toujours sur le terrain et la réalité. Pour autant, il ne s’agit pas de suggérer que les policiers ne travaillent pas : ils ne peuvent pas produire plus de délits qu’il n’y en a d’accessibles. Un vol de téléphone portable, c’est un acte extrêmement rapide, et même la brigade la plus rapide n’arrive quasiment jamais à temps pour attraper le voleur.
Les policiers se plaignent souvent de n’avoir eu qu’un ou deux appels pendant une nuit, pour des faits mineurs, alors qu’ils apprennent le lendemain qu’un cambriolage ou qu’un crime a été commis, sur lequel ils ne sont pas intervenus."
Il en résulte que... les policiers s'emmerdent ! D'après le chercheur, cela a deux conséquences :
Tl;DR, mais j'ai quand même lu en diagonale.
Un extrait qui donne le ton : "Comment peut- on encore user de l'argument du laxisme alors que nos prisons sont bourrées à craquer? (+ de 10 000 personnes détenues en + de ce que les capacités des prisons permettent) Je ne comprends pas. Vraiment, je ne comprends pas.
Je comprends encore moins que l'on bloque encore sur l'idée du durcissement des lois et des peines comme solution crédible et viable pour lutter contre la délinquance. C'est à se taper la tête contre les murs en fait.
Les contres exemples s'entassent, les faits parlent d'eux même, mais non.
Et puis sérieusement, quel sens ça a de parler de "durcissement de peine" au regard des conditions de détentions actuelles? Humiliations, privations, violences, menaces, bafouement des droits fondamentaux, vie privé zéro, enfermement, j'en passe et pas des moindres. Mais en fait non, faudrait que ce soit encore plus dur, là ça ne l'est pas assez pour être dissuasif. OK."