Un site pour télécharger des polices (les fontes, pas les flics) !
via Seb
CW : suicide, mort
Ce cuisinier au chômage devra également accomplir 180 heures de travail d’intérêt général, avec obligation de trouver un travail et de verser 500 euros à chacun des deux policiers qui ont porté plainte au titre du préjudice moral.
8 mois de prison avec sursis, plus des TIG et 1000€ de dommages et intérêts, c'est une peine très lourde au vu du profil du type, et qui ressemble plus à une opération médiatique qu'à de la justice. Je note au passage que condamner un chômeur à "obligation de trouver un travail", ça en dit long sur notre société. Même s'il lui suffira de traverser la rue pour en trouver du travail, tout le monde sait ça.
Crier à des policiers de se suicider, comme à n'importe qui d'autre, je souligne à dessein, c'est immonde, c'est dégueulasse. Mais on voit bien qu'il n'y a pas de motif légal à ces poursuites : il a été condamné pour outrage. Pas pour incitation à la haine, au meurtre, ou au suicide. Non : outrage. Ce qui veut tout dire. Quand tu ne sais pas pour quel motif poursuivre quelqu'un, mais que tu veux lui faire payer quelque chose, outrage. Le juge te suivra de toute façon.
C'est non seulement une façon supplémentaire de faire des représailles envers les manifestants (le moindre slogan un peu osé, hop, outrage ; un doigt d'honneur, 48 heures au gnouf), mais en plus, ça donne l'impression que ce type paie pour l'incurie de l’État. 28 policiers se sont suicidés depuis le début de l'année. 7 chaque mois. Presque 2 par semaine. C'est énorme. Vous imaginez une entreprise avec un tel rythme de suicides ? (coucou France Telecom) On pointerait du doigt, à juste titre, les méthodes des dirigeants, l'organisation du travail, le management toxique, que sais-je, sans doute l'inadéquation des moyens mis en œuvre avec les missions demandées, voire le conflit moral vécu par les suicidaires lors de leur passage à l'acte, entre leurs valeurs personnelles et les actes qu'on leur impose de commettre.
Vous voyez, on pourrait se poser plein de questions.
L’État n'a pas l'air de s'en poser beaucoup, préférant condamner un cuisinier au chômage, rendu, aux yeux des médias, quasiment responsables de la mort des agents publics. Beau tour de passe-passe.
Via Camille Polloni sur Twitter (oui, je continue de faire du vide, et ça permet vraiment de se recentrer sur les gens vraiment intéressant) :
Un arrêté paru ce matin au JO élargit considérablement la liste des policiers dont l'anonymat est protégé
Avant : services antiterroristes et de renseignement, BRI, groupes d'intervention. Après : à peu près toute la PJ. Sous peine de 15 000 euros d'amende
Toujours moins de libertés pour les citoyen·nes (restriction du droit de manifester, fichage...) VS toujours plus de pouvoirs et de protection pour la police. Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas protéger les policiers ni leur donner les moyens de travailler. C'est juste le déséquilibre croissant entre les deux plateaux de la balance qui commence à me faire peur, vraiment peur.
La « Fiche S » a été mise en scène et instrumentalisée de toutes les manières imaginables ; politiquement, médiatiquement, judiciairement… Interprétée par certains comme la garantie d’une culpabilité pendant qu’elle soulignait une dérive de l’état pour d’autres : on a beaucoup spéculé sur sa forme réelle, son contenu, ses catégories et souvent le nom de ses porteurs.
Des journalistes sont aussi fichés et veulent savoir pourquoi en exerçant leur droit à l’information, comme n’importe quel citoyen en a le droit. Camille Polloni, journaliste pour le magazine Les Jours et fichée par l’armée, se bat depuis six ans pour avoir accès au contenu des données la concernant.
Gaspard Glanz publie SA "Fiche S", les policiers enquêtant sur lui dans une affaire ayant eu l'idée lumineuse de la verser au dossier d'instruction, comme s'il s'agissait d'une preuve de sa dangerosité... Comme il le dit : "Un document jusqu’alors jamais publié et jalousement gardé par le ministère de l’intérieur ? C’est comme un cadeau de Noël !"
La « Fiche S » est une catégorie du « Fichier des Personnes Recherchées (FPR) » ; La lettre S étant l’abréviation de « Sûreté de l’État ». Ces fiches informatiques sont principalement émises par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). Elles sont utilisées pour « procéder à la surveillance de ceux sur lequel ne repose aucune incrimination pénale, mais qui peuvent, par leur activité, représenter à un moment ou à un autre un risque de trouble à l’ordre public ou une atteinte à la sûreté de l’État ». Les Fiches S mélangent donc des personnes condamnées, suspectes autant qu’innocentes, et ses niveaux vont de S1 à S16. Le rédacteur de ses lignes était en octobre 2016 classé S03, S04 et S05.
Il a déposé un recours en excès de pouvoir \o/
=> Affaire à suivre.
Trouvé sur Mastodon :
De nombreuses informations concernant le travail des forces de sécurité sont encore trop souvent inaccessibles, imprécises, ou rarement mises à jour. Une meilleure transparence permettrait pourtant une meilleure compréhension de leur travail.
Ce site présente une liste des données et, en fonction des services, détaille leur disponibilité, l’échelle géographique couverte et la fréquence de mise à jour.
Et ce n'est pas brillant : "aucun" et "non-communiquée" sont les deux items qui reviennent le plus souvent.
Contactée par franceinfo, la préfecture de police de Strasbourg confirme qu’une plainte a bien été déposée par Ikea. "La garde à vue a duré trois heures et à été levée car l’infraction était insuffisamment caractérisée", précise-t-elle.
"Par-contre, le prélèvement ADN, on le garde, LOL" a t-elle ajoutée hors micro.
Vous n'aurez d'ailleurs pas manqué de relever que le sujet est soigneusement passé sous silence dans l'article.
Des bocaux Ikea mal scannés (défaut d'étiquetage totalement imputable au magasin au passage) = 2 patrouilles de police, GàV, prélèvement ADN.
France, 2018.
Ça risque de virer au gros bad buzz pour Ikea, et finir comme cette histoire avec Monoprix, et ce ne sera que justice.
Au-delà de ça, si vous en êtes encore à vous dire "moi ça ne m'arrivera jamais", c'est qu'on ne doit pas vivre sur la même planète.
D'une part, les flics n'auraient même pas dû embarquer cette jeune femme et son père, à mon sens on voit bien là tout l'effet délétère de la "politique du chiffre" (la plupart des flics ne sont pas plus cons que la moyenne, seulement, ils ont des objectifs chiffrés à atteindre chaque mois... D'où ces situations complétement absurdes.)
D'autre part, prélèvement ADN, fichier des empreintes génétiques pour... trois putain de boîtes mal scannées !?! Quand bien même eussent-elles été volées, c'était encore disproportionnés. Mais que nous a t-on répondu quand on crié "mesure liberticide", "il va y a voir des abus" ?
via aeris sur Mastodon

EDIT : source du détournement : https://twitter.com/LC_Youngstork/status/1049984818589655041?s=19
Pour le dire en peu de mots, trois conditions sont demandées pour faire jouer l’article 434-15-2 : il faut démontrer que le suspect a connaissance du code de déverrouillage pour le service ou le terminal relatif au forfait qui lui est reproché ; il faut aussi prouver que cette demande a un intérêt pour l’enquête, avec l’existence de données chiffrées potentiellement liées à l’affaire et qui intéresseraient donc l’instruction.
Enfin, et c’est un aspect très important, une telle exigence ne peut émaner que d’une autorité judiciaire. Les officiers de police judiciaire, aussi compétents ou insistants soient-ils, ne sont pas une autorité judiciaire. L’ordre de fournir le code d’accès doit provenir, par exemple, d’un juge d’instruction, et à la condition que les deux autres critères soient aussi respectés.
Dès lors, il paraît excessif d’affirmer que les gardés à vue sont aujourd’hui obligés de livrer le code de déverrouillage de leur smartphone et, par extension, le mot de passe pour lire en clair des données chiffrées.
Voilà, voilà. Merci aux sites "d'information" qui ont relayé jusqu'à plus soif que les gardés à vue devaient obligatoirement donner leur mot de passe à la police.
Un texte édifiant.
L’objectif de la campagne : dénoncer le fait que, dix ans après la crise financière, rien n’a été fait pour limiter, contrôler, encadrer le pouvoir nocif de la finance. En 2018, les plus grandes banques continuent de spéculer sur des produits dérivés extrêmement dangereux, elles investissent massivement dans des projets de soutien aux énergies fossiles, elles ouvrent toujours plus de sociétés offshores dans les paradis fiscaux pour permettre aux plus riches d’échapper à l’impôt.
[...]
Après 15 heures pour certains, 17 heures pour d’autres, 21 heures pour le dernier, les huit dangereux colleurs d’autocollants sont relâchés et écopent d’un « rappel à la loi ». Après avoir mobilisé plus de 30 fonctionnaires de police, quatre véhicules, des heures de travail, deux commissariats, deux magistrats, nous sommes ressortis libres.
Et encore, comme le souligne l'auteur, il est "blanc, éduqué, disposant de moyens financiers, connaissant — plus ou moins — ses droits, parlant et comprenant parfaitement la langue française, pouvant compter sur des réseaux de soutiens" et appelle à se mobiliser pour "celles et ceux qui se retrouvent dans cette même situation mais ne bénéficient absolument pas des mêmes égards que nous."
[...]
Une chose est sûre, messieurs Oudéa (PDG de la Société générale qui a menti devant une commission d’enquête du Sénat sur l’activité de la banque au Panama), Jean-Laurent Bonnafé (PDG de la BNP Paribas, banque championne de l’évasion fiscale en France), Philippe Brassac (PDG du Crédit agricole, et spécialiste du « greenwashing ») et John M. Flint (PDG d’HSBC banque impliquée auprès du narcotrafic mexicain et qui prévoit de transférer son siège mondial à Paris grâce aux multiples invitations et tentatives d’attrait d’Emmanuel Macron), ont tous probablement passé une nuit agréable jeudi 13 septembre. Une nuit où il n’a pas été question pour eux de remettre en cause leurs pratiques irresponsables, tant sur l’évasion fiscale massive, que sur les investissements dans les énergies fossiles. Ces pratiques immorales, aux conséquences sociales et écologiques désastreuses, sont rendues possibles grâce à la complaisance de nos gouvernants et en premier lieu celle de leur semblable : Emmanuel Macron.
À terme devraient également être mis en œuvre des PMC, des produits de marquages codés, comme l’indique une touche spécifique dans le « cockpit » des engins. Inodores et invisibles, ils peuvent rester jusqu’à trois semaines sur la peau, beaucoup plus sur les vêtements, et ainsi matérialiser la présence d’un individu dans une manifestation. « Il suffit d’un éclairage ultraviolet pour les mettre en évidence, décrypte un spécialiste. C’est possible y compris depuis un hélicoptère.
Vous avez dit Orwell ?
via Riff et Liandri
La GPF, vous connaissez ? Mais si : la Glorieuse Police Française.
Une plainte pour « faux en écriture publique » vient d’être déposée contre un commissaire divisionnaire signataire d’un PV bidon par l’avocat d’un photographe arrêté au lycée Arago.
78% des gendarmes votent extrême-droite et "droite dure" et 81% des flics.
J'ai une collègue dont le mari est flic. J'aime autant vous dire que les conversations avec elle sont souvent... instructives :/
Sinon, cet article ne fait que confirmer, chiffres à l'appui ce que l'on sait depuis un moment, et confirmer une tendance de fond qui me fait de plus en plus flipper : ce pays est en train de très mal virer. Le gouvernement que l'Italie n'a pas réussi à constituer se partageait entre les populistes et les néo-facistes ; la Hongrie est dirigée par l'extrême-droite, la Pologne vaut à peine mieux, l'Autriche je ne sais plus trop mais ils nous ont aussi donné l'habitude de mettre des fachos aux manettes ; le jour où l'on aura officiellement un gouvernement à tendance dictatoriale / extrême-droite (j'ai bien dit officiellement...) au pouvoir, je rirai jaune de voir tous les étonnés de la vingt-cinquième heure, toutes celles et ceux qui n'ont pas voulu écouter, voir, ce qu'on leur crie depuis des lustres.
Je suis fatigué. Je suis certain que le pire est pour demain, et je ne me sens aucun courage pour l'affronter.
Des preuves formelles d'accointances entre le FN et la police.
Charmant.
Une opération menée dans le dos du pouvoir judiciaire
Tout est dit.
Est-il besoin de préciser que des faits similaires ont déjà été commis en France ?
=> http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?searchtags=stic
Bah, ils avaient déjà tout compris en 68 hein : CRS SS !
via plusieurs shaarlistes
Voir aussi https://twitter.com/abdelmalik57/status/746825061651329024 (via https://links.nekoblog.org/?iqCAOA)
Et tout rapport avec ceci : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?F7pLZA est bien entendu purement fortuit.
Mouahaha ! Encore #pliz
Manger du poulet rôti est totalement compatible avec un régime vegan. En effet, il est prouvé que les policiers ne sont pas des animaux sentients.
La différence entre un camion de CRS et une capote ? La capote, on peut y mettre qu'un seul gland.
Il y a deux choses qui sont longues et dures pour un flic : sa matraque et sa 4ème année de CE2.
Raciste ? On l'est tous plus ou moins à un moment d'une journée.
Bon, ben vous aurez au moins essayé.
Je dirais bien que le poulet s'est grillé, mais comme LLM s'est arrogé le monopole des blagues pourries sur la police... :p
"Au total, 11 munitions sont « attribuées aux terroristes », selon le décompte de la DGSI et de la sous-direction antiterroriste (SDAT), sur les 1 500 recensées par la policie judiciaire. Ce qui confirme que l’essentiel des munitions ont en réalité été tirées par les policiers d’élite."
11 munitions : dans la novlangue servie à la presse et abondamment repris par icelle, on a appelé ça "un tir nourri".