Pas tout lu, juste parcouru en diagonale. 3 points à retenir :
via Seb Sauvage
Intéressant. Il ne reste qu'à espérer une jurisprudence similaire de la Cour de Cassation pour "couvrir" tout le monde.
J'hallucine. On voudrait tout faire pour que MLP soit au deuxième tour de la prochaine présidentielle qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Autant j'ai trouvé cette photo indécente, et le comportement de l'ex-candidate FN ignoblement révélateur de ce que pensent vraiment les membres de ce parti, autant j'ai bondi ce matin en voyant cette condamnation.
A t-on voulu faire un exemple ? Sans doute, mais c'est idiot. L'insulte, fut-elle raciste, ne mérite pas la prison. Maintenant, comme le souligne l'article de Rue89, les militants FN auront beau jeu de se livrer au petit exercice des comparaisons, et de dresser la liste des délits qui sont moins sévèrement punis que de traiter la garde des sceaux de guenon. Je suis vraiment déprimé là. J'ai vraiment l'impression de vivre dans un asile de fous à ciel ouvert.
/digression/
...c'est cela, le mode est un asile de fous, il ne nous reste qu'à l'aménager un peu pour que ses pensionnaires se sentent bien. Douglas Adams avait bien raison. (Pour ceux qui l'ignore, c'est dans "Salut, et encore merci pour le poisson")
Autant je suis d'accord avec toi et je pense que tu étais effectivement dans ton bon droit, autant je préfère fermer ma gueule que perdre 1/4 d'heure juste pour la satisfaction d'avoir raison... Entre aussi en ligne de compte qu'il existe malheureusement des vigiles pas trop finauds qui se prennent pour des cow-boys, et que la satisfaction post-mortem de savoir que j'avais la loi pour moi ne me motive pas beaucoup...
Ok, c'est moche de devoir payer 2500€ pour une critique ; je trouve l'attitude de la restauratrice assez moche d'avoir porté plainte (même si je peux comprendre le préjudice subi) ; du point de vue du droit, c'est assez inquiétant de ne pas pouvoir critiquer librement. Aurait-elle été condamnée pour avoir traité de harpie la serveuse et de diva la patronne qu'il n'y aurait pas grand chose à redire (l'appréciation de l'insulte est assez large). Mais elle a été condamnée pour dénigrement, et ça laisse songeur. Si ça continue, Michelin et le Routard vont devoir provisionner des millions d'euros pour payer les restaurateurs mécontents de leurs critiques...
Voilà, je n'irai pas plus loin : je trouve la procédure outrancière, la décision infondée en droit, mais pas d'effet Streisand pour moi, car nous n'avons le témoignage que d'une des deux parties en présence. Cela dit, la critique aurait-elle été infondée que je persisterais à penser que cette condamnation est déplacée.
EDIT : l'avis de Tommy http://liens.howtommy.net/?61uCgg
Suite à ce que je disais hier http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?vEbqIw je vous invite à lire ce shaare de Riff, ainsi que l'article qu'il indique (http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-bauberot/010714/la-cour-europeenne-attention-une-laicite-negative) ; c'est peut-être de la subtilité juridique, mais la loi incriminée n'a pas été validée sans que la CEDH n'en profite pour placer quelques observations bien senties. Dans le cas d'espèce, ça ne change pas grand chose, mais sur une éventuelle évolution législative (encore plus liberticide s'entend), ça pose les bornes à ne pas dépasser.
J'en parlais hier (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?3c2-mQ), et la décision de la Cour suprême est désormais connue : un employeur a le droit de refuser de souscrire une assurance-santé couvrant la contraception de ses employées. Au nom de la liberté de religion inscrite dans le premier amendement de la Constitution. http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/07/01/la-liberte-religieuse-contre-les-droits-des-femmes-americaines_4448574_3222.html On parle bien de contraception hein, pas d'avortement. Mais pour ces gens là, la pilule du lendemain, le stérilet OU l'avortement, c'est la même chose. Et ne me dites pas que la Cour suprême ne pouvait pas voter autre chose, sa jurisprudence est suffisamment volatile pour qu'elle eut pu voter autre chose dans d'autres circonstances (ce sont les conservateurs qui ont fait peser la balance)
Moralité : dans un cas la religion sert de prétexte pour valider des délires, dans l'autre, la question religieuse pourtant au centre du débat est évacuée au profit d'un délire sécuritaire.
MERCI ! Merci à JK Frog (http://jcfrog.com/blog/le-nationalisme/) et à tous les shaarlieurs qui l'ont relayé de m'avoir fait redécouvrir cet article de Me Eolas. J'en parlais hier à ma petite femme adorée, en lui disant à peu près en ces termes "ils font chier tous ces fachos à ressortir leur rengaine sur la binationalité, c'est de la foutaise, j'avais lu un texte d'Eolas là dessus mais je ne m'en souviens plus"
Je vous engage à relire cet article d'Eolas, si vous n'en avez pas le temps, voici un résumé en 4 points :
T'es au courant que le bac philo est passé ? ;)
Non, l’État n'est pas un "service public" ; l’État peut proposer des "services publics" et des missions de service public peuvent être assumées par des organismes privés... Mais ne me lancez pas là dedans, on y serait encore demain matin.
Pour en revenir au sujet soulevé par Timo (http://lehollandaisvolant.net/?d=2014/06/25/21/51/48-des-interets-de-lEtat), je suis tout à fait d'accord sur la questions de l'injustice fondamentale des aides à la presse.
Ouf. Je me sens aussi soulagé que si je le connaissais personnellement.
"Selon la journaliste du Monde présente sur place, Pascale Robert-Diard, la salle a acclamé les jurés de la cour d'assise des Pyrénées-Atlantiques à l'annonce du verdict." Son fil Twitter >> https://twitter.com/robert_diard
On peut résumer d'une phrase : "Ne sombre pas du côté obscur de la Force, jeune jedi"
Oh, c'est très simple, vraiment : les avocats n'ont pas accès au dossier du prévenu dès le début de la garde à vue. Dit autrement, ton avocat n'a pas le droit de savoir qu'elles sont les faits que l'on te reproche, et pour lesquels tu es gardé à vue.
PUTAIN ! Vous venez de me gâcher ma soirée là. Comme lu sur le fil Twitter d'Eolas, on connaitra bientôt les noms des 4 courageux qui ont voté contre.
Mais putain ! 18 présents sur 577. J'ai envie de crier.
Ah ah ah ah aaaah AAh AhaahAAh << rire nerveux se terminant en crise d'hystérie. Retenez-moi ! Retenez-moi !!!
Suite, logique et navrante, de ceci : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?BjL06A Triste bande de clowns obscènes.
Mouiiiii. C'est un amendement cosmétique, rien de plus. Non seulement ça ne sert à rien, mais ça n'apporte rien. Qualifier les animaux de "biens meubles", ce n'était pas les assimiler à des meubles, contrairement à ce que la formulation laisse entendre, mais juste leur donner une qualification juridique vis à vis de leur propriétaire (j'insiste sur le juridique), notamment en cas de dommage causé à ce bien.
En droit, on utilise le terme de "bien meuble" par opposition à "immeuble" (d'ailleurs, un immeuble n'est pas un "immeuble" au sens du langage courant : c'est tout ce qui n'est pas... un meuble, et donc ne peut être déplacé sans dommage : un immeuble au sens courant, une maison... mais aussi l'horloge fixée sur cette immeuble et qui ne peut être ôtée sans dommages irrémédiables (= immeuble par destination, voir http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070721&idArticle=LEGIARTI000006428682&dateTexte=20140416) ou les animaux rattachés à une culture (voir ici : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070721&idArticle=LEGIARTI000020616199&dateTexte=20140416). De ce point de vue, l'article est largement imprécis, car il est dit que c'est pour "harmoniser avec le Code rural" que les animaux ne sont plus qualifiés de biens meubles. Ben c'est faux ! Ou alors pas tous !
Lisez l'article de Wikipédia sur le sujet, il est claire et concis : https://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_des_biens_en_droit_civil_français
Un animal, c'est aussi une valeur vénale (il vous coûte des sous) et sentimentale ( sa perte vous causerait un préjudice moral). Le propriétaire doit être indemnisé à la hauteur de la valeur de ce bien en cas de préjudice. C'est bien là toute l'ambigüité des animaux domestiques (je trouve que l'on insiste pas assez sur ce point, alors que c'est à mon sens très important : les animaux sauvages ne sont pas des biens meubles, ils n'appartiennent à personne) : ce sont à la fois des êtres vivants "doués de sensibilité", je n'ai aucun problème avec ça, mais ce sont aussi des "biens meubles" qui appartiennent à quelqu'un. C'est justement en raison de cette double nature que tant le Code Pénal (http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418952&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20120220&fastPos=17&fastReqId=1919947031&oldAction=rechCodeArticle) que le Code rural (http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=2DF97BB0AB603F8C0A151460E0468F63.tpdjo17v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006183810&cidTexte=LEGITEXT000006071367&dateTexte=20120221) prévoient des sanctions en cas de cruauté envers les animaux, nullement considérés comme des objets, mais bien comme des êtres capables de ressentir la souffrance.
Une fois ceci établi, LA question qui mérite d'être posée est la suivante : mordel de berde, quand est-ce qu'il sera obligatoire pour un député de valider des connaissances en droit pour se présenter à l'élection ? Il est quand même déplorable que ce soient ceux qui font la loi qui la connaissent le moins...
via http://sebsauvage.net/links/?VTykog, mais j'avais déjà entendu cette non-nouvelle à la radio ce matin, et avais déjà tenu le même discours (en version courte) à ma chère et tendre.
Addenda : en cas de discussion juridique, toujours aller voir ce qu'Eolas en dit sur son Twitter ;)
Comment on détourne le droit des marques de son intention première (protéger une propriété industrielle) pour contourner les règles du droit d'auteur et notamment celles touchant au domaine public. Même si elle n'est valable que 10 ans (quand le droit d'auteur court 70 ans après la mort de l'auteur...), une marque déposée peut-être renouvelée indéfiniment... Cependant "Mais ici ce qui a été reconnu, c’est la possibilité de déposer une marque sur un personnage durant la période de protection de l’œuvre par le droit d’auteur. Cette marque reste-t-elle par contre valide lorsque l’œuvre entre dans le domaine public ? C’est la question fondamentale que pose la "Malédiction du Petit Prince" et à ma connaissance, elle n’a pas encore été tranchée."
J'évoquais déjà le sujet l'an dernier http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?EmLJxg mais je ne savais pas que ça allait aussi loin :(
Ce qui me rend fou, c'est ça : "Tout cela alors que le préjudice pour la SNCF était nul, et que la société avait même semble-t-il collaboré avec la production d'Elisa Tovati pour lui permettre de réaliser des tournages." Autant il est compréhensible de vouloir défendre sa "propriété intellectuelle", autant dans ces circonstances, c'est parfaitement incompréhensible... Seule explication : le cabinet d'avocat fait du zèle, histoire de justifier des honoraires que je devine conséquents. Eh oui, c'est bien beau de tout externaliser, mais au bout du compte, on ne gère même plus la défense de son image, et les potentielles conséquences désastreuses d'une initiative malheureuse...
via http://sebsauvage.net/links/?f6mu1A
Pour faire court, la Cour de justice de l'Union européenne a invalidé une directive de 2006 sur la rétention de masse des données personnelles par les États, adoptée suite aux attentats de Madrid et de Londres. Motif : trop large, pas justifié, donnant beaucoup trop de pouvoir aux États (pas de limites dans la conservation des données, etc.). Une vraie et grande victoire pour la démocratie et les libertés fondamentales.
Petit message aux euro-allergiques : non, l'Europe ne sert pas "à rien" ; tout dépend de qui est aux manettes. Vous noterez que cet arrêt est rendu en application de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. L'UE pourrait être une instance bien plus protectrice des droits des citoyens que ne le sont les Etats, il faudrait juste lui donner les moyens ; voter aux élections européennes à venir, par exemple...