« Les musulmans, qu’ils soient français ou pas, auront donc le choix. S’ils veulent rester en France, ils seront dans un pays où disparaîtra toute visibilité de l’islam, le voile, le kami, l’abattage rituel, les boucheries halal, les prénoms musulmans, les mosquées… Les nés-musulmans pourront alors librement abdiquer l’islam et devenir apostats ou pratiquer leur culte de façon totalement privée, chez eux, sans en faire état. Si cela ne leur convenait pas, ils auraient le droit de gagner un des 57 pays musulmans de la planète où règne la charia [...].
Bien sûr, il y aura contestations, émeutes et même menaces terroristes. Le pouvoir y mettra fin grâce à sa détermination sans faille, et, s’il faut sacrifier quelques extrémistes pour redonner à 65 millions d’habitants paix et protection, il faudra faire savoir que l’armée, dépêchée à chaque menace, n’hésitera pas à tirer dans le tas. C’est terrible, mais il n’y aura pas d’autre solution pour calmer le jeu et imposer notre loi. »
Cette association soutient François Fillon.
Qui a assuré hier soir ne pas les connaître, non, non, non, jamais entendu parler.
"Si, à la cantine, il y a jambon-frites et que le petit ne mange pas de jambon, il prendra une double ration de frites".
Tellement con.
EDIT : j'y pense (bon, d'accord, grâce à Guillaume Meurice) : les végétariens aussi auront-ils double ration de frites ? Faudrait voir à être équitable !
=> https://twitter.com/Charlineaparis/status/795974732743065600
=> https://twitter.com/Charlineaparis/status/795905260736958465
Après l’hystérie burkini et les propos de Manuel Valls sur la souhaitable «discrétion» des musulmans en France, Libération donne la parole à des femmes de culture musulmane, croyantes ou non.
via http://links.nekoblog.org/?XDRjbQ
Je vais vous narrer une anecdote navrante.
Nous faisons appel à une société pour faire le ménage dans nos locaux. Allez savoir pourquoi, les personnes qui font le ménage sont à 100% des femmes, de type non-blancs et non catho. Ceci étant dit pour poser le décor.
L'autre jour, parlant avec une collègue d'un soi-disant problème qu'elle avait à reprocher à la titulaire du poste actuelle, elle en vient à me déclarer qu'elle ne supporte pas son voile -parce que cette personne porte en-effet un foulard- et que de toute façon elle fait tout le temps la gueule. Et qu'on a pas à porter un voile dans l'espace public. Alors, en vrac, je lui ai expliqué / demandé :
J'en ai marre putain. Et je pressens que le pire reste à venir.
ou qu’une aide-soignante exige, une fois engagée, de porter le voile ou la charlotte, une manière de contourner le règlement
Ah bon. Parce que dans un hôpital, le règlement interdit de couvrir ses cheveux ?
Ça me rappelle une des choses qui m'ont fait hurler lors du reportage de merde de M6 hier soir, comme quoi les soignants barbus ce n'était pas possible, parce que ce n'est pas hygiénique. Oh ouais. Et vos soignant·e·s-pas-barbus mais avec des bagouzes, des alliances, des boucles d'oreilles, des chaînes et des ongles ni très courts ni très propres, on en parle ? Et le personnel de ménage pas musulman mais bien dégueulasse qui passe la serpillière sans tenir compte du zonage stérile/pas stérile, on en parle ? Les maladies nosocomiales, vous croyez vraiment que c'est dans la barbe des musulmans qu'on les attrape ? (parce que vous avez bien noté que quand on en appelle au respect de la laïcitay, c'est sur l'Islam qu'on tape ? ).
Purée, il y a de quoi hurler.
Juste pour savoir : avez-vous regardé cette merde complaisante, raciste et complotiste hier soir ? J'en ai subi une grosse dizaine de minutes, littéralement tétanisé devant la télévision sous l'avalanche de poncifs, de raccourcis fallacieux et de mauvaise foi.
Prenez une serpillière et un seau à vomi, et allez faire un tour sur Twitter ce matin. La fachosphère s'en donne à cœur-joie.
EDIT : juste deux tweets pour vous donner une idée de l'ampleur de la catastrophe :
Le 30 mars, lors d’une émission diffusée en direct sur RMC et RMC Découverte, la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes dénonçait le développement par certaines marques de vêtements adaptés aux traditions musulmanes comme le « burkini » (maillot de bain intégral) ou le hidjab (foulard islamique). Alors que Jean-Jacques Bourdin lui faisait remarquer que certaines femmes « choisissent » de porter ces vêtements, la ministre a répondu : « Mais bien sûr. Il y a des femmes qui choisissent, il y avait des nègres afr…, des nègres américains qui étaient pour l’esclavage. » La ministre avait finalement reconnu une « faute de langage ».
On voit donc, à travers ce fact-checking, que l’article du Canard Enchaîné a peu à voir avec le journalisme et révèle, plutôt que des faits, les obsessions idéologiques de son auteur. De telles calomnies, ainsi révélées au grand jour, viennent émailler sérieusement la réputation d’un journal qui avait habitué ses lecteurs à un peu plus de rigueur.
J'aimerais bien que :
1/ l'identité de l'auteur "(courageusement) caché derrière le nom générique de J.C. (utilisé par la rédaction du Canard Enchaîné), [et] coutumier de ce type de procédés" soit révélée, ou qu'il ait au moins le courage de ses opinions (merdiques) ;
2/ que Le Canard publie un droit de réponse du CCIF, voire des excuses, mais là, je rêve sûrement.
Comme quoi hein, le racisme/la xénophobie/l'islamophobie de gauche, bah c'est pas un fantasme. Ça a même ses articles dans le Canard !
Super déçu par le Canard pour le coup :(
«Donner un prénom qui n’est pas français à ses enfants, c’est ne pas se détacher de l’islam, c’est vouloir continuer la tradition islamique en France et c’est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman»
BORDEL, POURQUOI CONTINUEZ-VOUS A INVITER CE SOMBRE CONNARD ?
M'en fout, j'ai pas un prénom français, moi.
J'ai un prénom breton :p
Poke les bretons ;)
(mais je suis indépendantiste auvergnat et autonomiste bourguigno-franc-comtois)
Onomastique. En un seul mot.
C'est vieux, mais c'est gourmand et ça croque sous la dent, même si ça a un arrière-goût de gerbe.
1/ Jean-Pierre Arbey (délégué Les Républicains) suggère de déporter les femmes intégralement voilées
Nacht und Nebel pour le sac poubelle
2/ Sa patronne Nadine Morano (tout s'explique) prend sa défense sur Europe 1 ; en fait, on n'a rien compris, il ne compare pas la femme de la photo à une juive déportée durant la seconde guerre mondiale, mais à un nazi. Ouf, on respire.
Dans une tentative de justification, Nadine Morano va même plus loin. Jean-Pierre Arbey "considère comme moi que les islamistes, tels que cette femme voilée intégralement sur le territoire national, sont comparables avec les nazis. Ces nazis qui ont exterminé des gens, aujourd’hui, ce sont les terroristes islamistes"
Purée (de patates), y'en a le porc, ça les travaille quand même... :/
Sur la banderole :
Palavas contre le burkini
Marre des incivilités
Avec le crucifix géant derrière.
Laïcitay.
le CCIF se propose de faire le procès d'un «racisme structurel», qui serait d'abord le fait des instances publiques
Ces arabes, ça se croit décidément tout permis.
via Kevin
Le ton condescendant de cet article... insupportable. Effectivement, il ne manque que l'interview de la presque-pas-condamnée-mais-en-fait-si Caroline Fourest racontant que l'islamophobie ça n'existe pas pour que le tableau soit parfait.
Il débloque sévère lui...
Burkini : un élément de terreur qui peut créer des troubles à l'ordre public
La femme de Cannes n'est pas un cas isolé.
Et, une fois de plus :
"toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité"
qu'est ce que la laïcité vient foutre là dedans, bordel ? La laïcité ça veut dire que l’État se fout de savoir la religion que tu as, pas que tu n'as pas le droit d'avoir du tissu sur les cheveux parce que tu es non-catholique !
Les gens lui demandaient de partir ou d'enlever son voile, c'était assez violent", appuie Mathilde Cusin, "J'ai eu l'impression de voir une meute s'acharner sur une femme assise au sol en pleurs avec sa fillette. Ce qui m'a choquée, c'est que c'était surtout des trentenaires, pas des personnes âgées comme on pourrait l'imaginer.
Je suis incroyablement choqué. Je sais que ces mots ont été galvaudés, mais c'est pourtant la vérité. Nous vivons désormais officiellement dans un pays qui pratique la ségrégation et la brimade policière à l'encontre d'une partie de sa population.
"Il y a une invasion massive arabo-musulmane (en France)", affirme Nadine Morano.
Pour le cas où vous l'auriez loupé. La canicule a fait des dégâts.
Raphou, philosophe sur Arte, nous écrit (le 14 août, ça date un peu, désolé) :
Question : Les partisans du #burkini défendent-ils, au nom de la tolérance qu'ils invoquent, le port du string sur les plages saoudiennes ?
(https://twitter.com/Enthoven_R/status/764777930409009152)
Comme sa question, hautement philosophique il va sans dire, n'a pas été sans provoquer quelques remous, il se justifie dans cet article où, après avoir aligné quelques poncifs sexistes et racistes il déclare :
Mon propos est, tout bêtement, de mettre les partisans du burkini (comme ceux qui, sans le promouvoir, s'indignent - peut-être à juste titre - de son interdiction) face aux contradictions d'une tolérance unilatérale (et typiquement occidentale) qui trouve essentiel de lutter pour le burkini sur les plages françaises, mais qui trouve secondaire, inutile, voire insupportable, de dénoncer la privation des droits des femmes sous d'autres latitudes.
Euh... dans tes rêves Raphou. On peut très bien s'indigner de l'oppression des femmes dans les sociétés musulmanes tribales telles que l'Arabie saoudite (où lesdites femmes ont le droit de porter un string, mais sous leur voile intégral, eh oui, y'avait un piège Raphou) ET AUSSI du climat globalement anti-musulman des sociétés dites "tolérantes" occidentales.
Pour le coup, niveau philosophie, je trouve que la sauvage jaune fait mieux que toi. Désolé Raphounet.
"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."
Plus encore, cette histoire nous rappelle que l’antisémitisme, ce n’était pas (que) les outrances de Mein Kampf (dont nous sommes nombreux à parler sans réellement comprendre la portée réelle de son contenu), mais des attitudes au quotidien : ces parents qui craignaient que leurs enfants ne mangent à côté de mobilier rituel orné d’étoiles de David ne furent probablement pas tous prompts à dénoncer leur voisin pendant la guerre. Il est probable qu’une bonne part fut même profondément choquée par la tournure que prit les événements, un génocide étant tout de même plus difficile à cautionner que des clichés racistes. Mais cette atmosphère de clichés, dans laquelle il baignèrent et se laissèrent emporter, contribua fortement à agencer les cartes pour mener au pire. Voilà pourquoi le racisme latent soulevé par des affaires comme celle du burkini est si grave, même si nombreux sont ceux persuadés de soulever le problème pour de bonnes raisons n’ayant rien à voir avec le racisme (laïcité, une certaine vision du féminisme ; on y reviendra).
Quelles similitudes aujourd’hui ?
Revenons désormais à notre époque. Certaines entreprises ont, parfois, pu prendre des mesures ouvertement favorables aux Musulmans : je pense par exemple aux recettes halal proposées par Quick, ou plus récemment encore, à cette journée privatisée « burkini » dans un parc aquatique, qui a tant fait scandale. À chaque fois, des entreprises privées ont pris des décisions pour satisfaire les besoins d’une certaine clientèle, victime par ailleurs d’un fort sentiment raciste. Car de même que l’accès à la synagogue du Normandie et la consommation de nourriture kasher n’y étaient pas obligatoires, nul ne vous oblige à manger halal chez Quick (quand bien même le restaurant ne proposerait que cela, nul ne vous oblige à manger chez Quick !) ou à porter une tenue particulière dans un parc aquatique lors de journées non privatisées. La question pourrait se poser dans le cas de services publics manquant à leur mission de neutralité, mais même là, elle est résolument stupide lorsqu’il s’agit de s’insurger contre… le choix laissé aux usager. En 1930 comme aujourd’hui, le problème était donc surtout que certaines pratiques étaient jugées incompatibles avec la société française, et devaient, de fait, rester « cachées ».
[...]
L’Histoire ne se répètera pas. Elle peut par contre être très inventive dans l’horreur. Nul ne peut prédire comment cela se manifestera, ni quand. Mais on peut en revanche sentir venir des signes avant-coureurs de choses désagréables. L’Histoire ne permet pas de prédire le futur, mais elle peut permettre d’éviter de refaire deux fois la même erreur.
via Tommy