Mireille Calle-Gruber entreprit la publication raisonnée de son œuvre à partir de 2006 (pour ses 80 ans) aux éditions de La Différence. Douze volumes, chacun de plus de mille pages en grand format, avaient paru en 2010.
Voilà un type qui a écrit toute sa vie, une foultitude de choses (romans et pas tous du genre dit "nouveau", essais, poésie...) et que l'on a catalogué une bonne fois pour toutes "nouveau roman". Quelle tristesse.
EDIT : du coup => http://www.franceculture.fr/litterature/leclectisme-de-michel-butor-en-cinq-oeuvres
J'ai fini de lire La horde du contrevent il y a quelques jours. Je ne sais plus quel shaarliste m'avait donné envie de lire ce livre ; Riff peut-être ? Toujours est-il que c'est vraiment bien.
Si vous ne connaissez pas le pitch, l'histoire de passe dans un monde où le vent souffle tout le temps, très fort, et toujours dans la même direction. Le monde connu et habitable se résume à une bande de terre de quelques centaines de kilomètres de large, bordée au nord et au sud par des terres gelées ; et toujours le vent souffle, toujours d'est en ouest. C'est donc l'histoire d'une horde -un groupe d'hommes et de femmes- qui remonte à contre-vent depuis des années, dans l'espoir d'arriver un jour en extrême-amont à la source du vent. C'est la 34ème horde, et il se dit que celle-ci arrivera au bout.
J'aime vraiment la capacité de Damasio à créer son propre vocabulaire, la façon dont le vent et les termes qui le décrivent font penser tantôt à des termes de marine, tantôt à une forme de spiritualité ; la façon dont (au delà de l'artifice de faire figurer leur symbole au début du paragraphe les concernant) chaque membre de la Horde a sa propre façon de s'exprimer, ses propres sentiments. On est vraiment porté par le récit, qu'on ne lâche pas avant d'en avoir fini.
Ce n'est pas un roman sur le vent, ou alors pas seulement. On s'aperçoit très vite que le vent regroupe, dans cet univers, tout un tas d'autres concepts qui découlent de lui, à commencer par le temps. Petit à petit émergent des concepts qui montrent que nous sommes bien dans un roman de SF (à vrai dire : SF ou fantasy ? Damasio crée un univers et un style qui n'est ni l'un ni l'autre et un peu les deux) : il existe des chrones, voire des autochrones, qui sont des vents particuliers, avec des capacités... étranges. Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui ne l'auraient pas encore lu.
J'ai découvert en me baladant sur le web au gré des liens suscités par une recherche sur ce thème, qu'un projet global d'adaptation sous forme de jeux vidéo, film et BD et en préparation : http://www.journaldugamer.com/2015/02/19/windwalkers-video-gameplay/ Je ne vous cacherai pas que je suis dubitatif. Et il semble que le kickstarter ait fait un flop.
A propos de la fin : vous vous attendiez à quoi ? ^^
Je la trouve on ne peut plus logique cette fin ; de plus, elle transforme ce roman en épopée absurde et digne de Camus, d'autant plus intéressante que la Horde a quelque chose de rituel, voire de religieux dans sa sélection et sa formation. On parle d'ailleurs de l'initiation des hordiers, ce n'est pas anodin.
J'ai détesté Golgoth. Putain, quel monstrueux connard. Mais j'ai failli chialer quand il meurt. C'est là que l'on voit que Damasio a été très bon, parce que cette ambivalence est celle que doivent ressentir toutes les personnes qui approchent le Goth.
J'ai une question à l'usage de celles et ceux qui ont déjà lu le roman ; je crois avoir relevé une petite incohérence, mais peut-être est-ce moi qui ai mal compris.
Lors du combat entre Silène et Erg Machaon, il est dit que c'est le corroyeur qui tue Silène ; il est présenté comme un être humain, ou en tout cas comme une entité pensante. 2 chapitres plus loin, lors de la traversée de la flaque, quand la horde toute entière doit affronter le corroyeur, il est dit que c'est un autochrone, une entité sans réelle pensée, cherchant juste à se maintenir "vivante" en changeant l'état de la matière qu'elle rencontre.
Quelques liens que je mets de côté :
Oh, et sinon, il semble que le cafard cosmique ait de gros problème :( http://www.cafardcosmique.com/La-horde-du-contrevent-d-Alain
Dans la série "On vaut mieux que ça", on est en train de casser L'Ecole des loisirs, emblématique éditeur pour la jeunesse s'il en fut. Je suis très triste.
Qui sommes-nous?
Une grande maison d'édition jeunesse, L'Ecole des Loisirs, change de cap sans prévenir. Des auteurs de romans restent à quai, d'autres sont tombés à l'eau. Dans ce blog, des auteurs concernés prennent la parole pour donner leur point de vue. Ils souhaitent dire ce que L'école des Loisirs représentait pour eux; parler littérature jeunesse, celle qu'ils aiment et qu'ils veulent écrire; montrer leur soutien à ceux qui partent ou ceux qui restent; et pourquoi pas parler économie, politique éditoriale et politique au sens large. Bref, dialoguer, s’exprimer et dire à Loisirs.
Oh, l'auteure de Tous à poil est morte.
J'avais commis ça à l'époque de la "polémique" de Copé : http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article53
Bon du coup => livre à lire.
EDIT : Lu ! http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?aRbtjA
Je te propose de lire celle-ci du coup :
Jorge Luis Borges | Le Miroir et le Masque
http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article3353
Lu : 7/20 ^^
Ça vaut ce que ça vaut, mais ça peut toujours donner des idées de lectures.
EDIT :
Ce qu’il faut avoir lu en 20 livres seulement ? La sélection est difficile, douloureuse parfois… La liste pourrait sans doute être doublée, triplée, décuplée ou appeler une suite. Voici donc une première sélection de nos livres de chevet, grands classiques ou romans décalés, entre tradition et modernité, présentés dans un ordre qui n'est nullement un classement.
Un livre pour...Pour lire un livre maudit, un vrai (qui en plus est un chef d’œuvre) : La Conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole
L’auteur, s’est suicidé en 1969, lassé d’avoir vainement essayé de publier son roman, qui fut couronné à titre posthume par le prix Pulitzer en 1981. Années 1960 à la Nouvelle Orléans : Ignatius est un étudiant médiéviste, hypocondriaque et misanthrope qui abhorre la société américaine et ses travers. Sa confrontation avec le monde du travail est un véritable choc.Pour pleurer les illusions perdues et se plonger dans le monde de l’art new-yorkais : Tout ce que j’aimais de Siri Hustvedt
Ce roman a pour décor le milieu artistique new-yorkais des années 1970. Deux couples d’artistes, inséparables, vivent ensemble l’insouciance, la liberté. Ils s’installent, chaque couple a un enfant. Mais des drames vont frapper leur vie, leurs fils respectifs et infléchir le cours de leur vie. Un roman plein d'érudition et d'émotions.Pour devenir paranoïaque : Le Horla de Guy de Maupassant
Ce récit fantastique culte de l’auteur de Bel Ami a inspiré Lovecraft lui-même. Le Horla est invisible, mais sa présence se manifeste matériellement : il parle au narrateur, s’interpose entre lui et son reflet dans le miroir, boit et mange. Le narrateur est-il fou ? Le Horla est-il une créature fantomatique ou une créature supérieure d’origine inconnue ?Pour se perdre dans les méandres d’une fiction labyrinthique, et lire quelque chose de vraiment différent : Marelle de Julio Cortázar
Ce roman « déconstruit » et interactif peut se lire de plusieurs façons (dans l’ordre des chapitres ou dans celui que voudra le lecteur). Sa forme et les thèmes abordés évoquent les surréalistes et surtout Nadja d’André Breton. C’est d’abord à Paris, puis à Buenos Aires, qu’on suit les déambulations et l’amour fou qui unit Horacio à la Sybille.Pour renouer avec son animalité : L'Appel de la forêt de Jack London
Buck, le beau chien soigné et respectable du juge Miller, est enlevé et vendu à un trafiquant de chiens de traîneau. Une nouvelle vie, très dure, commence pour lui, celle d’un chien de meute en Alaska. Après la mort de son dernier maître, Buck devra de nouveau trouver sa place dans une meute de loups. Une belle évocation du monde rude et cruel des chercheurs d’or du grand Nord.Pour se rappeler que les livres ont le pouvoir : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury
Fahrenheit 451, c’est un peu plus de 230° Celsius, la température à laquelle le papier prend feu. Il est souvent question de feu et de flammes dans cette dystopie où l’on brûle les livres (et même parfois leurs lecteurs). Car les livres, et toute pensée critique allant avec, sont bannis de la société, sous la surveillance des pompiers et des chiens de garde électroniques. Pourtant, quelques marginaux résistent...Pour apprécier la cruauté enfantine : Sa Majesté des Mouches de William Golding
Un groupe de jeunes garçons de la bonne société anglaise se trouve livré à lui-même sur une île déserte après un accident d’avion. Luttes entre groupes rivaux, jeux brutaux, relations dominants-dominés : cette mise en situation d’une micro société est le prétexte d’une fable sans illusion sur la cruauté humaine, qui commence dès l’enfance.Pour lire un chef d’œuvre de SF, qui est aussi un grand livre humain : Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes
Charlie Gordon, un jeune homme attardé mental, devient un sujet d’expérience pour deux scientifiques. Une opération, déjà pratiquée sur une souris (Algernon) lui permet d’acquérir rapidement une intelligence au-dessus de la moyenne. Tout est relaté dans le journal que la psychologue Alice Kinnian lui demande de tenir. Mais, bientôt, les premiers signes de régression apparaissent…Pour lire un grand roman de campus américain : Le Maître des illusions de Donna Tartt
Richard obtient une bourse pour des études de lettres classiques dans une université du Vermont. Il se lie avec un cercle très fermé d’étudiants de la haute société à la réputation sulfureuse. Un roman noir où il est question de secrets, de meurtres, de drogues... Une véritable descente aux enfers où l'érudition, l'amour des lettres et la beauté côtoient habilement la nature cruelle de l'homme.Pour partir sur les routes de l’Amérique profonde avec le plus dandy des romanciers américains : De sang-froid de Truman Capote
Ce roman culte est une plongée dans une petite ville du Kansas, cadre d’un fait divers qui a bouleversé le pays. Les quatre membres d’une famille ont été assassinés dans leur maison par deux voleurs. Après avoir rencontré tous les protagonistes (témoins, policiers et meurtriers), Truman Capote retrace cette histoire avec distance et minutie, du meurtre à l’exécution des coupables.Pour comprendre ce que l’adjectif « kafkaïen » veut dire : La Métamorphose de Franz Kafka
Que faire quand on se réveille un matin et qu’on s’est transformé en insecte pendant la nuit ? C’est ce qui arrive à Gregor Samsa, jeune commis voyageur, qui a d’abord du mal à réaliser ce qui lui arrive. Mais si l’on est contraint d’accepter cette nouvelle condition, comment les proches, famille et voisins, vont-ils réagir ? Peur, honte, dégoût. La métamorphose de Gregor Samsa peut être interprétée de bien des façons (handicap, maladie, solitude) et c’est là toute la portée et la force de cette nouvelle signée d'un maître de l'absurde.Pour réfléchir à la place de la femme dans la littérature : Une chambre à soi de Virginia Woolf
Virginia Woolf s’interroge sur les raisons matérielles et morales de la faible place des femmes dans l'histoire de la littérature. Être indépendante financièrement et avoir le droit et la possibilité de s’isoler (avoir une chambre à soi) : ces deux éléments peu évidents pour une femme dans l’Angleterre post victorienne lui apparaissent comme indispensables à la création.Pour réfléchir à la place de la femme dans la société : Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir
Cet essai philosophique en deux parties est l'un des fondements du féministe (pas seulement en France), un temps interdit par le Vatican. Analysant le phénomène par plusieurs approches (biologique, historique, littéraire), Simone De Beauvoir décortique et démonte la domination masculine. Elle termine son ouvrage par des préconisations telles que l’indépendance économique, la liberté de contraception ou d’avortement qui posent encore problème, y compris dans nos contrées. Le premier tome est consacré aux "faits et aux mythes", le 2e tome à "l'expérience vécue".Pour comprendre (enfin) ce qu’est le postmodernisme en littérature : Outremonde de Don DeLillo
C’est un roman aux multiples intrigues qui s’étend des années 1950 à la fin des années 1990. Des gens ordinaires croisent parfois la route de grandes figures de l’histoire contemporaine américaine, avec en toile de fond l’actualité de l'époque, comme la Guerre froide ou un légendaire match de baseball.Pour faire revivre les morts et frissonner : Frankenstein, ou le Prométhée moderne de Mary Shelley
Bien plus qu’un livre d’horreur, Frankenstein est une grande fiction romantique sur les thèmes de la folie, de la démesure, de l’égoïsme humain, mais surtout de la solitude. Pour avoir voulu créer la vie, et en cela défier Dieu, Victor Frankenstein a donné naissance à un être monstrueux parce que différent, voué au malheur et à l'isolement.Pour découvrir l’Inde contemporaine : L’Équilibre du monde de Rohinton Mistry
Ce roman choral est une grande fresque sur la société indienne moderne durant la période de l’état d’urgence. Des êtres que tout sépare vont se croiser : deux pauvres tailleurs, des mendiants, un étudiant, une jeune veuve, un parrain. Ils vont faire un bout de chemin ensemble, connaître l’amitié, mais aussi le malheur. Un roman peu optimiste, très émouvant et qui laisse des traces profondes sur le lecteur.Pour méditer sur la solidarité humaine : La Peste d’Albert Camus
Dans les années 1940, une terrible épidémie de peste s’abat sur Oran, l’isolant du reste du pays. Le docteur Rieux soigne les malades. Plusieurs personnages gravitent autour de lui. Certains offrent leur aide, certains désespèrent, d’autres cherchent à fuir. Si, dans cette histoire en forme de parabole, la peste peut être interprétée de différentes façons, Albert Camus souhaitait avant tout symboliser la montée du nazisme en Europe.Pour lire un classique de la littérature russe et en percevoir la modernité : Guerre et paix de Léon Tolstoï
C’est à la fois un roman historique, plusieurs histoires d’amour, des sagas familiales et une réflexion de Léon Tolstoï sur la société de son temps. L’éveil à l’amour de Natacha, les errances de Pierre, les déceptions du Prince André, l’histoire de ces grandes familles de l’aristocratie russe se fondent dans le tourbillon de la grande histoire et des campagnes napoléoniennes. (Guerre et paix, tome 2)Pour allier roman et poésie, et saluer l’invention du pianocktail : L’Écume des jours de Boris Vian
C’est le roman d’amour tragique et culte du XXe siècle, celle de Chloé et Colin. Boris Vian y invente un monde fantastique, fait de beauté, de musique et de gaité, un monde insouciant mais où peut aussi régner une grande cruauté. Tout bascule à l’annonce de la maladie de Chloé, avec ce nénuphar qui pousse en elle…Pour savourer la sensualité de l’écriture, les parfums d’Indochine, qui contrastent avec la violence coloniale : Un Barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras
La veuve d’un fonctionnaire colonial vit sur une parcelle de terre en Indochine, totalement impropre à la culture car régulièrement envahie par les marées. Seule avec ses deux enfants qui ne rêvent que de s’évader de ce trou perdu, elle lutte à la fois contre l’administration et contre les éléments. Une histoire en partie autobiographique de l’auteure de L’Amant.
Les féministes ou soi-disant féministes qui trainent sur les "rivers" sont ou des malades mentaux ou ils ont un vrai problèmes avec le sexe.
Oui. Je ne pense qu'à ça. Tout le temps. C'est horrible.
Sinon, je pourrais aussi expliquer que je n'ai pas du tout écrit ce que ce que tu me fais dire, mais à quoi bon, n'est ce pas ?
Allez, j'en rajoute une couche histoire de te faire faire des nœuds au cerveau : ce livre est sexiste mais putain, j'ai adoré ça.
Je viens juste de commencer La Fugitive ; on tient le bon bout...
Un peu capillotracté leur histoire là... et l'épisode des pavés de l'hôtel de Guermantes est effectivement tenu par les (proustiens ? proustologues ? proustophiles ?) comme le pendant de celui de la madeleine.
Très intéressant, merci pour le lien (en cours de lecture).
Oui, le roman est "exotique" : il se déroule au XVIème siècle, même les "francs" sont exotiques pour nous. Les turcs le sont sans doute doublement, effectivement. Voire triplement, s'il faut ajouter l’exotisme vu à travers les yeux des personnages du roman regardant leurs assaillants : description des costumes, des armes, sourates du Coran... C'est exotique pour eux, ça le devient pour nous.
Après, il faut remettre les choses dans le contexte du roman : Mattias Tanhauser est un personnage ambivalent, ancien janissaire, qui a vécu plus du temps parmi les musulmans que parmi les blancs / catholiques / francs. Est-ce que l'éloge de la civilisation musulmane, faite par l'auteur à travers le personnage de Tannhauser est un "éloge dans la méconnaissance" ? Je ne suis pas capable de me prononcer. Sans doute que oui, vu qu'il s'agit d'un roman, et que l'exotisme (avec ou sans clichés) est un bon élément romanesque.
Une petite critique du roman "La religion", qui n'est à vrai dire qu'une mise au propre de ce que j'ai déjà raconté ici.
Je ne connais pas ces nouvelles, ni ce recueil.
Je ne suis pas étonné de ton ressenti, car je trouve moi-même que toutes les nouvelles d'Asimov ne se valent pas (Cf. http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article97). Je t'encourage à lire le recueil Nous les robots précédemment évoqué, il est vraiment très bon. Ainsi, tu sauras si c'est toi qui n'aimes pas Asimov ou si ces histoires que tu cites qui sont moins bonnes.
Cela dit, il faut bien avoir à l'esprit qu'Asimov a un style qui lui est propre (pardon pour la tautologie) et qui peut rebuter : très peu de descriptions, des histoires fondées sur la logique et la science. Une écriture assez "neutre" au final.
Je me permets une auto-citation : "L’écriture d’Asimov est légère, neutre. Pas d’emphase, pas de longues descriptions d’une cité futuriste ou d’une technologie pas encore inventée : c’est sous-entendu. Au début de Fondation, la description de Trantor, la planète-capitale de l’empire, entièrement urbanisée, est expédiée en quelque lignes, qui sont néanmoins suffisantes pour marquer l’imagination du lecteur. Il va sans dire que les livres d’Asimov sont vites lus, d’autant plus que les enjeux de chaque intrigue sont suffisamment cruciaux pour tenir en haleine jusqu’à la fin." (Cf. http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article24)
Il va sans dire qu'on accroche ou pas dès le début.
Après, les histoires que tu évoques semblant se raccrocher au style policier, c'est encore une facette différente des récits d'Asimov ; il a également écrit les histoires des "veufs noirs" (qui ne sont ni veufs, ni noirs), qui n'ont rien de récits SF, et se rattachent davantage au genre du récit à énigme (Cf. http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article56), et que j'ai beaucoup appréciés.
Je ne l'ai pas encore lu celui-ci, voilà qui redouble mon envie.
Remarque au passage : dans le même registre uchronique sur la seconde guerre mondiale, il y a aussi :
EDIT : d'excellents conseils de lecture via Riff
=> http://www.seven-ash-street.fr/links/?n5VgCg
Mes 2 centimes : le "vrai" titre de ce recueil de nouvelles est "Les robots" (ou "Nous les robots" dans sa version en recueil Omnibus). Son renommage en 'I, robot" n'est qu'un grossier artifice marketing pour profiter de la sortie du film éponyme. Cf. http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article24)
J'avais aussi commis un petit article pour montrer comment Asimov avait, sur le tard, tenté d'unifier son "cycle des robots" et son "cycle de Fondation" : http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article20
Par-contre, je ne vois pas vraiment le rapport entre Star Wars et Fondation... ?