Quand tu allais chez Umberto Eco et que tu demandais la salle de bain, il devait te répondre un truc du genre "entre les rayonnages 41 et 42, allée 3, salle B" (mattez un peu la vidéo en bas de l'article).
L’Écume des jours n’est donc pas qu’une poétique histoire d’amour, loin de là. C’est l’occasion pour l’auteur de se livrer à une subtile mais dévastatrice critique de la société de son temps. Deux piliers de la morale de 1946, le travail et l’Église, y sont critiqués. Quant à la famille, autre pilier fondamental, elle n’apparaît qu’illustrée par le mariage, que Boris Vian définit comme la porte d’entrée vers le malheur. Si une lecture superficielle du roman peut laisser penser qu’il s’agit d’une douce bluette, il est évident que L’Écume des jours est un ouvrage autrement subversif.
Diantre. Il me faut le relire.
Un peu de lecture ; attention, ce livre n'est pas un manuel du parfait éco-saboteur. Après... c'est comme vous le sentez.
Les Echos parlent de poésie. C'est sûrement parce qu'il y a un marché ^^
Épilogue de cette histoire farfelue : Netflix et le Conan Doyle Estate ont décidé d’abandonner la procédure en justice. Cela suggère que les deux opposants dans cette affaire ont trouvé un accord qui leur permet d’éviter une confrontation devant les tribunaux. Mais pour celles et ceux qui souhaitaient savoir si une cour de justice pourrait déclarer que des sentiments d’un personnage fictif pouvaient être protégés par le droit d’auteur, c’est une déception. Car c’est ce qui faisait tout le sel de cette confrontation : séparer méthodiquement, sur le plan juridique, l’évolution psychologique d’un personnage.
Tiens, j'avais loupé cette affligeante histoire.
Allez, je me débarrasse de mes brouillons en publiant une courte critique initiée le... 16 mars 2020.
Je trouve que mon texte ne rend pas justice à ce livre. Il est 'achement bien, volez-le au plus vite.
Quels sont les 10 livres incontournables en SF au XXIème siècle... pour l'instant (parce qu'on peut quand même imaginer que dans 80 ans, les cartes auront été rebattues, même si les pires dystopies seront lues alors comme des documentaires, mais passons).
Pas mal de romans que j'ai sur ma liseuse... je vais chercher les autres tiens ^^
OMG. Riff a déjà cassé son PEL pour commander 15 exemplaires.
Mis de côté. A lire dans une autre vie.
L'auteur le plus populaire de tous les temps (2 milliards de livres vendus dans le monde entier) est une autrice. Et ses romans sont une merveille de construction narrative et d'analyse psychologique. Qui est-ce?
Un subreddit en français consacré aux "littératures de l'imaginaire" (j'utilise ce terme à défaut d'en avoir trouvé un plus pertinent) : SF, Fantasy, etc.
Puisque je parlais de Mortelle Adèle tout à l'heure :
Mortelle Adèle est une petite fille rousse en uniforme, toujours accompagnée de Magnus, son ami imaginaire, un fantôme. Elle passe ses journées à faire des bêtises, des expériences, à faire tourner en bourrique ses parents et sa grand-mère. Mais derrière cette apparence de diablesse se cache en réalité une petite fille touchante, pleine de spontanéité et d'authenticité. Elle a ainsi fondé dans son école le Club des bizarres, pour lutter contre les pestes de la cour de récréation, celles qui se moquent des élèves qui ne sont pas dans la norme.
Antoine Dole a créé ce personnage quand il était au collège et qu'il subissait les moqueries de ses camarades. Mortelle Adèle fut alors pour lui une manière de se construire et de faire face à sa timidité. Pas étonnant, donc, que cette jeune héroïne prône dans ses gags le droit à la différence pour montrer aux enfants qui suivent ses aventures l’importance de s’affirmer et de s’aimer tel que l’on est.
C'est un personnage que j'ai créé quand j'avais 14 ans, je la dessinais dans mes cahiers, c'était une période compliquée pour moi, j'étais victime de violences scolaires. J'avais beaucoup de mal à comprendre ce que je vivais à ce moment-là et comment reprendre le pouvoir sur cette situation que je subissais. Et c'est comme ça que j'ai créé un alter-ego qui était tout mon opposé : je suis un garçon, c'était une fille, je suis timide, elle osait tout dire. (...) Quelque part, elle m'a aidé à me construire, à répondre aux autres, à comprendre que j'avais aussi cette force en moi. (Antoine Dole)