Vous vous souvenez de l'histoire de cette infirmière licenciée et radiée de la Fonction Publique par AP-HP, pour avoir porté un calot en dehors du bloc opératoire ? (elle avait été d'abord soumise à la pression de sa direction pendant plusieurs mois, invoquant d'abord la laïcité, puis l'hygiène, WTF ?)
Le juge des référés vient de lui donner partiellement raison : la sanction (le licenciement) est disproportionnée par-rapport à la faute (porter un couvre-chef alors que c'est interdit par le règlement intérieur, on peut le contester mais c'est comme ça).
Eh bien aujourd'hui, je découvre via SebSauvage sur Mastodon l'histoire de cette adolescente exclue de son lycée depuis 2 mois (lisez l'article, c'est à devenir dingue) car elle avait mis un truc sur sa tête pour cacher son alopécie...
J'en ai marre, mais putain de marre. Non seulement on assiste impuissants à un dévoiement insensé de la loi de 1905 -pendant ce temps , on dit rien sur les crèches dans les mairies- mais on est devant une crispation assez inouïe et même délétère. Ca a commencé il y a 25 ans par "pas de voile islamique à l'école" : c'est contestable, les enfants pouvant être considérés comme des usagers du service public de l'éducation, mais ça peut se justifier au nom de la neutralité et de l'égalité de tous pendant les cours ; et ça se transforme aujourd'hui en "rien sur la tête à l'école (ou à l'hôpital)", de peur que ce soit un signe religieux par destination.
C'est de la folie furieuse.
Dans moins de 10 ans, on sera en guerre contre la Russie - je veux dire un conflit ouvert, pas des escarmouches numériques et de grossières campagnes d'intox comme aujourd'hui (encore que ça marche plutôt bien, ils auraient tort de se priver) ; j'affirme que toutes celles et ceux qui auront contribué à diviser l'unité nationale (désolé pour les grands mots, mais c'est l'idée) portent une large part de responsabilité dans ce qu'il va se passer. Parce que ça va pas bien se passer.
Si on est pas capables d'être tolérants au sein de notre propre pays, comment alors parler d'une seule voix et faire front à une menace ? Si nous ne sommes pas unis dans un pays, et la France n'est pas la seule à connaître ces dissensions, comment être unis au niveau européen ?
Je saute à la conclusion : on est foutus.
Oui, je sais, on est partis de deux bonnets pour en arriver là.
Mais je suis très pessimiste.
Purée, il n'y a rien qui va dans cette (sordide) affaire : un meurtre raciste, un deux poids, deux mesures de l’État, des représentants de l’État qui confonde la victime, l'assassin et le procureur... OUI, il y a une islamophobie d'Etat ; elle est même visible à travers les lapsus à répétition des mêmes responsables lorsqu'ils ont daignés s'intéresser à cet assassinat raciste.
Le ministre des Outre-mer reprend une intox largement diffusée depuis des années selon laquelle le terme a été inventé par les mollahs iraniens.
[...]
Contrairement à ce qu’affirme Valls, reprenant un mensonge largement diffusé depuis des années, le terme d’«islamophobie» n’a pas été inventé par les mollahs iraniens. Mais au moins l’actuel ministre des Outre-mer peut être félicité pour sa constance : déjà en 2013, alors ministre de l’Intérieur – et donc des cultes – il rejetait ce mot. «Derrière le mot “islamophobie”, il faut voir ce qui se cache. Sa genèse montre qu’il a été forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 1970 pour jeter l’opprobre sur les femmes qui se refusaient à porter le voile, disait-il dans le Nouvel Obs. C’est au mot près l’argumentaire de l’essayiste Caroline Fourest.»
Il convient ici d’apporter une précision, déjà donnée par Libé en 2013, aux affirmations de Fourest. Selon les sociologues Marwan Mohammed et Abdellali Hajjat, auteurs en 2013 de Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le «problème musulman», le mot a été utilisé pour la première fois en 1910 par des anthropologues français. «On doit l’invention du néologisme “islamophobie” et ses premiers usages à un groupe d’administrateurs-ethnologues spécialisés dans les études de l’islam ouest-africain ou sénégalais : Alain Quellien, Maurice Delafosse et Paul Marty», écrivent-ils, comme l’avait relayé l’AFP en 2018. En 1910, l’islamophobie est alors un principe d’administration coloniale en Afrique de l’Ouest, par opposition à l’«islamophilie», racontait Libé. Le terme est réapparu dans l’espace public et a pris son sens politique dans les années 80, en Angleterre, avec la montée d’un racisme dirigé contre les communautés musulmanes, alors que celles-ci revendiquaient plus vivement leur identité religieuse.
Seulement, il est vain de défendre la laïcité, l’émancipation, si l’on ne se rend pas compte que le discours du bouc émissaire anti-musulman a largement débordé, ces dernières années, le lit d’une extrême droite elle-même plus puissante. La bollosphère, la droite LR en surenchère identitariste permanente, et même une partie du centre sous couvert d’un «républicanisme intransigeant» qui ne combat plus qu’à coups d’anathèmes mal définis («islamogauchistes», «wokisme»…) ont fini par rendre indifférenciables la lutte contre l’islamisme et le racisme anti-musulmans.
L’argument (auquel j’adhérais) selon lequel le mot «islamophobie» devait être banni sous peine de ne plus pouvoir légitimement lutter contre l’islamisme ne tient plus. Le mot islamophobie est maintenant le pendant d’antisémitisme. La haine des musulmans, cette forme de racisme s’appelle maintenant, pour tout le monde, «islamophobie». Les anti-islamistes ne peuvent plus revendiquer d’être islamophobes sans passer pour des racistes. C’est comme ça : en politique, les mots sont des véhicules. Le but n’est pas de contrôler le véhicule mais sa cargaison, c’est-à-dire l’acception du mot.
Lu dans une newsletter gratuite d'Arrêt sur Images (oui, je suis un peu accro aux newsletter) :
D'un côté, il y a Stanislas, collège catholique sous contrat avec l'Etat où sont scolarisés nombre d'enfants de l'élite parisienne ou l'établissement sous-contrat Notre-Dame de Bétharram où enseignait l'épouse de François Bayrou ; de l'autre, le lycée musulman Averroès à Lille ou celui d'Al Kindi en banlieue lyonnaise. D'un côté, des établissements accusés d'avoir couvert des agressions sexuelles, des violences physiques et psychologiques, des propos racistes et homophobes, de l'autre, des écoles musulmanes accusées d'atteinte aux "valeurs de la République", sans fondement concret.
D'un côté, des établissements toujours sous contrat avec l'Etat et donc subventionné, de l'autre, des écoles dont les contrats ont été rompus par les préfets. C'est ce deux-poids deux mesures que nous nous attachons aujourd'hui à analyser avec quatre invités : Diane-Sophie Girin, sociologue ; Eric Dufour, directeur d'Averroès ; Paul Vannier, députée de la France Insoumise et Pierre Mathiot, politologue et ex-directeur de Sciences Po Lille.
Je suis contant qu'enfin un média pose des mots sur ce qui me révolte depuis plusieurs semaines...
Un élève rencontré par Le Parisien, qui dit avoir assisté à la scène, a aussi évoqué un geste violent de la part du proviseur. "Il l'a interpellée très agressivement pour lui dire de dévoiler ses cheveux, raconte-t-il. Il a levé la main sur elle puis lui a porté un coup très violent sur le haut du corps." Un camarade de classe de BTS de la jeune femme, rencontré par le Bondy Blog, dit s'être interposé. "Le coup, il était parti, tout le monde l'a vu et on était tous choqués. (...) Il l'a littéralement tapée", dénonce-t-il lui aussi.
Dans la foulée, selon le parquet, l'élève a porté plainte pour "violences n'ayant pas entraîné d'incapacité de travail", et le proviseur pour "acte d'intimidation envers une personne participant à l'exécution d'une mission de service public pour obtenir une dérogation aux règles régissant ce service". Une enquête a été ouverte. Mais la plainte déposée par l'élève a été classée sans suite pour "infraction insuffisamment caractérisée", a précisé mercredi le parquet de Paris.
Non mais vous vous rendez compte que votre acharnement sur le voile ça ne fait que créer des tensions inutiles, dites ?
Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a estimé, mardi, que « personne ne devrait imposer à une femme ce qu’elle doit porter ou non » après que la ministre française des sports a déclaré qu’« un régime de laïcité stricte » s’applique dans le champ du sport.
A chaque fois putain. A chaque que je crois qu'on pourra pas 'enfoncer davantage, je me trompe. On a une islamophobie érigée en principe de gouvernement, et le reste du monde commence à s'en rendre compte.
J'essaie d'éviter d'aller sur "X-anciennement-Twitter", comme disent les journaux, mais c'est plus fort que moi (comme maître Sega, poke la team vieux).
Du coup je suis tombé sur cette intervention d'Aristide Briand, rapporteur de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’État, cité par @Maitre_Eolas.
En substance, la question est celle du costume des ministres des cultes, mais la réponse s'applique aussi à leurs fidèles : interdire un costume particulier au motif qu'il rappelle trop le culte auquel il est associé, serait s'exposer à un risque d'intolérance et de ridicule.
Lisez, l'extrait n'est pas très long et il est savoureux (il semblerait que les députés maîtrisaient mieux la langue française en ce temps là).
La fin est dramatiquement drôle :
La soutane devient, dès le lendemain de la séparation, un vêtement comme un autre accessible à tous les citoyens, prêtres ou non.
Je pose la question, en toute candeur : si demain, une jeune fille non-musulmane (qu'elle soit catholique, protestante, juive, bouddhiste, hindhouiste, pastafariste, athée ou agnostique ou que sais-je encore) faisait son entrée au collège ou au lycée dans une robe longue ressemblant à une abaya, il se passerait quoi ?
Mon mauvais esprit (oui, je suis à la fois candide et de mauvais esprit) me souffle : strictement rien, du fait qu'elle ne serait pas "visiblement musulmane" comme l'a dit je ne sais plus quel imbécile.
EDIT : j'avais l'air de rigoler, mais ça fait réellement partie du problème : https://www.huffingtonpost.fr/france/article/interdiction-de-l-abaya-le-conseil-francais-du-culte-musulman-denonce-le-flou-autour-de-la-definition-du-vetement_222683.html
L’absence « d’une définition claire de ce vêtement crée de fait une situation floue et une insécurité juridique », estime le CFCM*, notamment car dans certains contextes l’abaya pourrait être considérée comme « musulmane » - et donc interdite - et dans d’autres comme « non musulmane » - et donc autorisée.
De ce fait, le CFCM dit craindre un « contrôle au faciès arbitraire » ou que les critères d’évaluation de la tenue des jeunes filles reposent sur « l’origine supposée, le nom de famille ou la couleur de peau ». En conséquence, l’instance « se réserve le droit de saisir le Conseil d’État si l’application concrète de cette mesure d’interdiction aboutissait à des formes de discrimination ».
En même temps, je trouve le CFCM trop complaisant : en se réservant de saisir le Conseil d’État pour les cas qui relèveraient manifestement d'une discrimination fondée sur l'apparence (bref, du racisme), cela revient à dire qu'il accepte les autres cas, au motif que l'abaya n'est pas une prescription religieuse. Et pourtant -Cf. ci-dessus- le simple fait d'interdire l'abaya est une discrimination, puisque fondée sur le lien supposé entre ce vêtement et l'appartenance à une religion.
*CFCM = Conseil français du culte musulman
Mais l’égalité promue par la campagne n’est pas l’égalité homme-femme, ni même l’égalité des chances, supposée remédier aux inégalités sociales. Symptomatique de la droitisation du paysage politique, ces objectifs sont ici remplacés par l’emblème du paternalisme français: la «laïcité», qui permet d’évacuer la promesse républicaine au profit d’une grille de lecture religieuse. A l’opposé de la laïcité inclusive de 1905, la laïcité suprémaciste des lois sur le voile ou de la loi «séparatisme» est un instrument de stigmatisation des minorités issues de l’immigration, qui prolonge les logiques coloniales de hiérarchisation des populations en fonction de leur origine. Vivement critiquée dès son lancement pour son caractère raciste, la campagne du ministère de l’Education nationale affiche en effet de manière transparente la trahison de l’idéal républicain, où l’islamophobie devient le principal ciment de l’unité nationale. Confirmation du malaise: les visuels ont été depuis retirés du site du ministère.
Comme tout énoncé raciste, les images de la campagne s’appuient sur une forte dimension implicite. Derrière l’apparence d’un melting-pot souriant, que l’on pourrait lire comme un éloge de la diversité d’inspiration antiraciste, le mot-clé «laïcité» donne le mode d’emploi de l’organisation des signes. « Le sous-texte, c’est que la laïcité est faite pour corriger les défauts des élèves de culture et de confession musulmanes» explique Jean-Louis Bianco, ancien président de l’Observatoire de la laïcité, supprimé par le gouvernement pour sa fidélité à l’esprit de 1905. Un siècle plus tard, la laïcité suprémaciste suggère en effet d’interpréter les affiches en cherchant les marques d’une opposition basée sur l’appartenance ethno-culturelle.
Vu sur Mastodon, mais je ne trouve pas de sources en ligne autre que Reddit (rien sur le site de l’Éducation nationale ?) ; si c'est avéré, c'est proprement scandaleux : ce n'est pas la laïcité ça, c'est l'égalité - et le léger parfum d'islamophobie n'est pas le fruit de votre imagination.
Au premier jour de la discussion au Sénat, en première lecture, du projet de loi confortant le respect des principes de la République – surnommé projet « séparatisme » –, l’opposition de droite a infligé un revers au ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, en votant, contre son avis, mardi 30 mars, deux amendements qui reviennent à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnateurs lors des sorties scolaires.
C'est ça le risque de jouer avec des concepts extrêmes : on risque d'être débordé par sa base.
Mais quel gâchis au final. Quelle tristesse. Quel scandale.
Je voudrais bien voir le nombre de parents MST (mocassins serre-tête) et BCBG qui se verront refuser d'accompagner une sortie scolaire pour port ostensible de la petite croix en or autour du cou, tiens. J'attends. Mais je sens que je vais attendre longtemps.
C'est ensuite à travers les mots de celui qui, dès 1803, imposa par exemple aux Juifs l'utilisation des prénoms du calendrier grégorien, les forçant à renoncer aux prénoms hébraïques, que Darmanin fait entendre la nature de cette politique d'intégration. « Notre but est de concilier la croyance des Juifs avec les devoirs des Français, et de les rendre citoyens utiles, étant résolu de porter remède au mal auquel beaucoup d'entre eux se livrent au détriment de nos sujets » expliquait ainsi Napoléon dans une lettre de 1806 citée dans le livre. « Une lutte pour l'intégration avant l'heure » selon Darmanin, conquis. Ce discours distinguant et séparant les Juifs, et « le mal auquel beaucoup d'entre eux se livrent au détriment de nos sujets », des Français n'est par ailleurs pas sans rappeler la rhétorique qui aujourd'hui ne manque souvent pas d'exclure les musulmans du peuple français.
C'est ainsi chez celui qui déclarait que « les Juifs ne sont pas dans la même catégorie que les protestants et les catholiques » et qu'« il serait dangereux de laisser tomber les clefs de la France, Strasbourg et l'Alsace, entre les mains d'une population d'espions qui ne sont point attachés au pays » que Darmanin revendique les racines de sa « lutte pour la laïcité ». Une lutte qui n'est toujours qu'une politique de négation de leur culture par la force pour les Juifs hier comme pour les musulmans aujourd'hui. Une nouvelle démonstration de comment, dans la bouche des grands défenseurs de la République, la lutte pour la laïcité n'est toujours qu'une couverture aux politiques les plus racistes et discriminantes à l'égard des minorités religieuses du pays, politiques qui ne se cachent en réalité que peu de leurs relents réactionnaires.
Gérald Darmanin ajoute avec ce livre, aux étiquettes de ministre agresseur, islamophobe ou encore défenseur de l'Action française, celle d'antisémite, renforçant son image de personnalité du gouvernement parmi les plus ouvertement réactionnaires. Emmanuel Macron n'a par ailleurs pas pris la peine de réagir aux propos de son ministre, sans grande surprise de la part du président, très complaisant à son sujet depuis le début, qui déclarait il y a quelques mois que les accusations de viols qui visaient Darmanin n'étaient « pas un obstacle » à sa nomination. Le tout dans un silence complice des grands médias, à l'image de son passage ce mercredi matin au micro de BFMTV-RMC face à Jean Jacques Bourdin qui ne l'a nullement inquiété sur cette nouvelle affaire.
Brusquement, les vrais coupables, c'était toute une partie des discours de gauche.
Brusquement, Manuel Valls était donné en exemple.
Manuel Valls qui accuse qui d'être responsable de la mort de Samuel Paty? Rien de moins que La France insoumise, la gauche journalistique, Edwy Plenel, la gauche radicale, l'Unef, la Ligue de l'enseignement, la Ligue des droits de l'Homme.
Par je ne sais quel tour rhétorique, le fait d'avoir répété qu'il ne fallait pas tenir pour responsables des attentats tous les musulmans fait désormais de vous un suppôt du terrorisme.
Jean-Michel Blanquer a même parlé de «complicité intellectuelle du terrorisme», visant les universitaires qu'il soupçonne du fameux islamo-gauchisme, dont on taxe désormais n'importe qui. On est arrivé à un stade où, quand Gérald Darmanin dit qu'il est choqué par les rayons halal et qu'on fait remarquer que c'est une phrase digne de l'extrême droite, on est direct catalogué islamo-gauchiste.
Mais ce n'est pas tout. Si j'ai bien compris, accepter la présence de femmes qui portent le voile dans l'espace public fait également de vous un·e islamo-gauchiste. Pareil si vous trouvez normal qu'elles aient le droit de parler.
Ça ne vous dérange pas que des mères d'élèves qui portent un voile accompagnent une sortie scolaire au Louvre? Vous êtes complice de terrorisme.
[...]
Je le cite in extenso: «Ma deuxième inquiétude, c'est l'action d'un déséquilibré, d'un extrémiste, qui va commencer, on a déjà vu l'exemple peut-être au Champ-de-Mars, qui va aller tirer sur une mosquée, qui va vouloir aller frapper des femmes voilées, et si un tel événement se produisait ou se répétait plusieurs fois, nous perdrions l'avantage moral que nous avons gagné en tant que nation victime du terrorisme islamiste.»
Peut-on dire quelque chose de plus ignoble?
Quel avantage moral gagne-t-on à voir des gens se faire massacrer à un concert ou à une terrasse de bar?
Quel est ce calcul dégueulasse?
Il n'y a aucun avantage moral en soi à être victime de terrorisme. Ce qui peut nous en faire gagner, en revanche, c'est la manière dont la société réagit à ces attaques.
Et au vu des derniers jours, je ne suis pas optimiste.
Quand tu te rends compte que Titiou Lecoq est aussi pessimiste que toi, il y a de quoi être inquiet.
Pour l'essayiste [Caroline Fourest], "beaucoup de jeunes musulmans pensent qu'ils sont visés, que tous nos débats ne les concernent qu'eux".
Hmm... Comment te dire Caro, comment te dire... ? Après des années à cracher ta haine des musulmans (au sujet de laquelle tu n'as jamais été condamnée, c'est bien connu) à longueur d'antenne, tout en expliquant que l'islamophobie n'existait pas ; après des années pendant lesquelles la presse magazine n'a pas pu passer un seul mois sans faire au moins une "Une" sur les musulmans qui se croient tout permis/menacent la laïcité/la République/sont pas des gens comme nous ; après des centaines d'heures de débats télévisés gerbants, à grands renforts de penseurs de l'acabit d'Eric Zemmour, Pascal Bruckner, Ivan Rioufol et les autres, venus nous expliquer qu'ils étaient contre le racisme, mais que la haine des musulmans, c'était juste pour lutter contre un prétendu "grand remplacement" ; après des années passées à expliquer à une partie de la population qu'elle devait s'excuser chaque fois qu'un malade mental tuait quelqu'un ou qu'un terroriste semait la désolation ; après 30 ans d'oppressions systématiques des femmes et des jeunes filles ayant choisi de porter le voile, à l'école, au travail ou même dans une crèche ; après des années et des années où, si t'as une tête d'arabe, tu ne risques pas de trouver du boulot ; après des années, des années et des années de discrimination, de mépris, et maintenant de haine pure à l'encontre de français qui ont juste le tort d'avoir eu des parents ou des grands-parents amenés en France par charters entiers à une époque où en était bien contents de les trouver, les musulmans, pour faire les boulots de merde que les français ne voulaient plus faire... bref, ça t'étonne vraiment qu'après tout ça, les "jeunes musulmans" se sentent un tout petit peu atteints par toute cette merde qui leur tombe sur la tête dès qu'ils allument la télé, la radio, ou qu'ils vont sur internet ?
Tu te fous de la gueule de qui, dis ?
Vu le nombre de fois où j'ai cité le CCIF, je crois que je suis bon pour un aller-simple pour Kerguelen.
Jusqu’à preuve du contraire le @ccif n’a rien à voir avec ça. Dissoudre une association qui porte la voix de ceux qui se sentent discriminés, ce n’est pas lutter contre le terrorisme, mais ajouter de la discrimination à celle déjà subie par les musulmans.
Bien contre sa volonté, Imane Boun, étudiante en communication de 21 ans, se retrouve depuis quelques jours dans la tourmente. En cause, une vidéo de BFMTV mettant en avant les recettes et bons plans qu’elle donne sur les réseaux sociaux aux bourses les plus légères et qui n’a pas plu du tout à la journaliste du Figaro Judith Waintraub.
Celle-ci a effectivement déploré dans une succession de tweets qu’une femme voilée soit mise en avant le 11 septembre, jour anniversaire des attentats de 2001 aux États-Unis.
Jusqu'à quel point faut-il être malade dans sa tête pour opérer le rapprochement jeune fille voilée <=> 11 septembre 2001 ?
Au final, la jeune étudiante humiliée et insultée publiquement a supprimé son compte, et la journaliste raciste joue les victimes.
Je ne vais pas trop sur Twitter -pas plus d'une fois par semaine, c'est une question de santé mentale. Et dire que je n'y suis allé aujourd'hui que pour suivre des liens de Marion Montaigne dans son 2ème article sur le Covid19...
De fait, j'ai découvert cette histoire à rebours suite à 1 tweet de @Padre_Pio1 :
Imane, la jeune fille publiquement assimilée aux terroristes des attentats de 2001 pour avoir parlé de cuisine, a donc supprimé son compte.
C'est un des épisodes les plus sales que j'ai vu sur ce réseau.
France is now mandating masks for all citizens in certain public areas during the coronavirus pandemic. But that doesn't change the country's controversial ban on Islamic face coverings.
The French government confirmed that its years-long ban on wearing burqas and niqabs in public will remain in place, even as face masks become mandatory on Monday. While French citizens nationwide will be covering their faces, women who do so with Islamic garb are still subject to punishment.
"Can the Islamophobia be any more transparent?" Human Rights Watch executive director Kenneth Roth said on Twitter. "The French government mandates masks but still bans the burqua."
En France, tu peux cacher ton visage pour te protéger d'une épidémie, mais si tu le fais parce que tu es musulmane, tu risques une amende.
Pour ma part, moi qui ai spontanément effectué il y a peu le parallèle entre le sort des juifs dans les années 1930 et celui des musulmans aujourd’hui, je pense qu’il n’y a que deux façons de juger de la légitimité de ce rapprochement. Soit on est choqué par le sort fait aujourd’hui aux musulmans en France, et l’on pense que celui-ci relève non seulement du racisme, mais aussi de la désignation expiatoire d’un bouc émissaire, auquel cas l’emploi de symboles forts, fut-il polémique, est parfaitement justifié (à plus forte raison quand le discours ambiant entreprend de minimiser l’existence du racisme, rebaptisé «critique des religions»).
Soit on pense, comme c’est le cas de ceux qui traitent leurs adversaires d’«islamo-collabos», qu’il ne faut pas confondre racisme et critique des religions, ou que le racisme est une chose trop grave pour laisser des ennemis de la nation s’en prévaloir, et on va évidemment conclure que mêler le souvenir de la Shoah avec celui des attentats est une offense au peuple juif.
Autrement dit, soit on est antiraciste et on juge qu’il n’est pas nécessaire d’attendre la multiplication des agressions contre les musulmans pour s’alarmer de la montée de l’islamophobie, soit on a été intoxiqué par un nouveau type de racisme, panique issue du néoconservatisme américain mêlant clash des civilisations et peur du terrorisme, et on a du mal à comprendre que des bourreaux puissent être simultanément des victimes. Je suis navré pour BHL et consorts, mais s’ils n’admettent pas que l’on puisse évoquer le racisme ni employer ses symboles lorsqu’il s’agit des musulmans, alors ils démontrent simplement qu’ils sont islamophobes. Avec tout mon soutien à l’admirable Esther Benbassa, qui est pour les progressistes une source d’inspiration et de joie.
Un pompier de la caserne qui, visiblement, et selon sa hiérarchie, « pensait bien faire [et] d’appliquer la loi de bonne foi » a mis un terme à la sortie scolaire d’une classe de maternelle, car les accompagnatrices portaient un hijab.
Cette histoire illustre l’état d’esprit nauséabond qui plane dans les institutions étatiques où le racisme d’État — et son corolaire l’islamophobie — se fait de plus en plus visible et assumé, encouragé par la production d’un discours raciste à tous les niveaux.
[...]
La radicalisation de l’État et son orientation de plus en plus ouverte vers l’extrême droite porte en lui les prémisses pour une fracturation nette de la société. Si aujourd’hui cette affaire de caserne s’est terminée dans « l’apaisement », cela ne change en rien les phénomènes sous-jacents qu’elle révèle : à savoir la bureaucratisation du racisme, incarnée dans l’islamophobie, comme outil de domination pour encadrer et réprimer la classe ouvrière racisée.
« Selon ce document, un acte terroriste ne peut être que le fait de musulmans ! Ce genre de tableau ne peut que faire plaisir aux racistes et renforcer le racisme anti-musulman. Ça crée une ambiance de délation au travail », commente une professeure jointe par StreetPress. « J’ai honte », écrit sur Twitter Clément Carbonnier, actuellement en recherche à l’université de Sherbrooke et issu de la fac de Cergy. Renaud Epstein, maître de conférences à Sciences Po Saint-Germain (relié à l’université de Cergy), tweete : « La liste des “signaux faibles” qui y figure est sidérante. Si je devais l’utiliser pour une auto-analyse, j’aurais de bonnes chances de gagner un voyage gratuit à Guantanamo ».
via Riff et Seb
CW : mort, terrorisme
Alors que les médias étaient totalement focalisés sur l’histoire personnelle du terroriste, soulignant son engagement à inciter à la « guerre civile » en Amérique et à montrer son admiration pour une clique hétéroclite de suprématistes blancs tels que Dylann Roof et Anders Breivik, j’ai embrassé les victimes musulmanes. Et j’ai ouvert un fil de discussion pour partager leurs histoires, célébrer leurs vies et faire connaître leurs noms.
Si nous ne racontons pas nos propres histoires, les médias dominants nous ont confirmé maintes et maintes fois que personne ne le fera. Les musulmans sont généralement dignes d’intérêt quand ils sont du côté des méchants – pas du côté des victimes. Et l’islamophobie se perpétue en décrivant les musulmans, victimes ou méchants, comme un bloc sans visage, sans nom et monolithique.
Le fil Twitter : https://twitter.com/KhaledBeydoun/status/1106746726864637952
Il y a des enfants de 3 ans parmi les victimes.
Vu sur Seenthis : les européens surestiment grandement la part de musulmans dans la population.
Tiré du shaare précédent, mais j'aime bien séparer les sujets entre plusieurs shaares :
«On a vécu en France un terrorisme islamiste assez meurtrier, si on veut jouer à de la comptabilité, on n’est pas encore dans l’équilibre. Il ne faut pas s’aventurer sur le terrain du match retour»
Guillaume Tabard. Rédacteur en chef au Figaro, journal qui a des valeurs vachement actuelles lui aussi.
En 2015, on a condamné des palanqués de pauvre type au gnouf pour apologie du terrorisme, pour des propos beaucoup moins explicites que ça. Mais ils ne devaient pas être rédacteur en chef au Figaro.
Qui a participé à rendre acceptable avec l’extrême-droite la théorie du « grand remplacement », cette idée fondamentalement raciste dont Renaud Camus est à l’origine et dont le fasciste qui a abattu cinquante musulman.e.s s’est inspiré ?
Ça me gêne un peu cette phrase. Spontanément, elle me fait bondir : pour moi, le fasciste taré de Nouvelle-Zélande a lâchement assassiné 50 personnes. Point. Il a tué des gens, des êtres humains, des femmes et des hommes. bref, vous voyez le topo, ce ne sont pas les mots qui manquent. Mais d'un autre côté, il les a tué parce que musulman·e·s. On ne peut pas non plus le passer sous silence. Mais au final, réduire des musulmans a leur seule qualité de musulmans, eussent-ils été assassinés à cause d'elle, c'est quand même une forme d'essentialisme qui, paradoxalement, risque de contribuer à renforcer les délires racistes des Renaud Camus, Alain Finkielkraut et autres théoriciens racistes qui justement, ne voient pas d'abord des humains, des voisins, des collègues, des amis... et ensuite, éventuellement, des musulmans, mais avant tout des gens-d'une-religion-qu'est-pas-celle-de-ma-maman.
Sinon, il est vachement dur le tuto :
1 : Mon invité a-t-il déjà tenu des propos racistes, islamophobes, antisémites ou homophobes ?
Si oui, ne l’invitez pas. Si non, vous pouvez l’inviter et passer à la question 2.2:Mon invité s’appuie-t-il dans son discours sur des faits ou sur des mensonges ?
S’il s’appuie sur des faits, invitez-le. Si non, ne l’invitez pas.
Cette mesure d’étanchéité, parfaitement compréhensible compte tenu de l’histoire qui est la vôtre, n’eût posé aucun problème si elle ne s’était transformée en croisade intellectuelle. Cette façon que vous avez de vous mettre dans tous vos états pour peu que survienne un désaccord n’a cessé de m’inspirer, chaque fois que je vous écoute, l’empathie et l’exaspération. L’empathie, car je vous sais sincère, l’exaspération, car votre intelligence est décidément mieux disposée à se faire entendre qu’à entendre l’autre.
Le plus clair de vos raisonnements est de manière récurrente rattrapé en chemin par votre allergie à ce qui est de nature à le ralentir, à lui faire de l’ombre. Ainsi, l’islam salafiste, notre ennemi commun et, pour des raisons d’expérience, le mien avant d’être le vôtre, vous a-t-il fait plus d’une fois confondre deux milliards de musulmans et une culture millénaire avec un livre, un verset, un slogan. Pour vous, le temps s’est arrêté au moment où le nazisme a décapité l’humanité. Il n’y avait plus d’avenir et de chemin possible que dans l’antériorité. Dans le retour à une civilisation telle qu’un Européen pouvait la rêver avant la catastrophe. Cela, j’ai d’autant moins de mal à le comprendre que j’ai la même nostalgie que vous des chantiers intellectuels du début du siècle dernier. Mais vous vous êtes autorisé cette fusion de la nostalgie et de la pensée qui, au prix de la lucidité, met la seconde au service de la première. Plus inquiétant, vous avez renoncé dans ce « monde d’hier » à ce qu’il avait de plus réjouissant : son cosmopolitisme, son mélange. Les couleurs, les langues, les visages, les mémoires qui, venues d’ailleurs, polluent le monde que vous regrettez, sont assignées par vous à disparaître ou à se faire oublier. Vous dites que deux menaces pèsent sur la France : la judéophobie et la francophobie. Pourquoi refusez-vous obstinément d’inscrire l’islamophobie dans la liste de vos inquiétudes ? Ce n’est pas faire de la place à l’islamisme que d’en faire aux musulmans. C’est même le contraire. À ne vouloir, à ne pouvoir partager votre malaise avec celui d’un nombre considérable de musulmans français, vous faites ce que le sionisme a fait à ses débuts, lorsqu’il a prétendu que la terre d’Israël était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Vous niez une partie de la réalité pour en faire exister une autre. Sans prendre la peine de vous représenter, au passage, la frustration, la rage muette de ceux qui, dans vos propos, passent à la trappe.
La lettre a été brutalement refusée par le journal Le Monde, qui l'avait pourtant préalablement acceptée le 23 février.
"Nos amis musulmans [insérer insulte]. Mais sinon j'ai un très bon copain arabe."
Par-contre, si t'es blanc, tu peux venir avec un chapeau et des lunettes de soleil, pas de problème bro.
Mennel n'est pas la première artiste à flageoler un peu dans sa tête.
Avant elle, Marion Cotillard, Jean-Marie Bigard, ou Mathieu Kassowitz, ont aussi proféré quelques énormités sur le 11 Septembre. Il semble que ce soit une sorte de tradition du show biz français, qui ne retire d'ailleurs rien aux éminentes qualités artistiques des susnommés, et n'a nullement interrompu leur carrière. Oui mais voilà. Mennel s'appelle Mennel Ibtissem. Elle porte ses cheveux enserrés dans un joli bonnet.
Je crois que tout est dit. Si tu es blanc et/ou catholique, tu peux proférer des horreurs, on t'en voudras pas trop. Dans le cas contraire... eh, dans la contraire, c'est autre chose, évidemment.
Au Kirghizstan, rares sont les personnes à part quelques proches qui savent où nous sommes. La photo nous met en danger.
On s’est renseigné sur nos droits. On n’a pas le droit de prendre les gens en photo comme ça, sans autorisation.
On vit tranquillement, sans histoires. Pourquoi nous tourmenter ainsi ?
Nadine, il y a une place qui vient de se lbérer dans l'organigramme du FN. Ca t'intéresse ?
L'article est beaucoup plus consensuel que ce que j'ai entendu ce matin à la radio ; je vous fait le shorter : "on parle trop de la religion, mais l'Islam c'est quand même un problème".
La direction de l’information de France 2 indique que “les règles de déontologie ont été respectées”. Le médiateur parle de “vérifications”. Qu’est-ce que cela signifie ? Que la direction de l’information de France 2 a visionné l’ensemble des rushs ? Qu’elle a reçu la journaliste et les équipes ayant signé le sujet ainsi que les rédacteurs en chef l’ayant validé ? Nous n’en savons pas plus, malgré notre relance. Nos questions sur ce reportage sont donc sans réponses. Les voici :
1 – Pourquoi la journaliste n’a pas réalisé, elle-même, cette caméra cachée dans ce bar PMU de Sevran ?
2 – Pourquoi cette caméra cachée de France 2 a été réalisée par deux militantes dont les discours et les positions sont considérés comme stigmatisants par bon nombre d’habitants de Sevran ?
3 – France 2 a-t-elle conscience qu’en confiant cette caméra cachée à ces militantes décriées et critiquées, elle créerait un biais qui orienterait le résultat ?
4 – Pourquoi, une fois la caméra cachée réalisée, la journaliste n’a pas cherché des explications auprès du patron du bar PMU sur les propos d’un de ses clients ? Le patron affirme que la journaliste ne l’a jamais interrogé et ne s’est jamais rendu dans son café. Les explications du propriétaire auraient dû pourtant apparaître dans le reportage pour le respect du contradictoire.
5 – Le patron et les clients de l’établissement affirment catégoriquement que la journaliste n’est jamais venue dans le bar incriminé. Pour quelles raisons n’est-elle pas allée vérifier par elle-même ? Elle y aurait rencontré des femmes clientes, plusieurs fidèles depuis plusieurs années contredisant en tout point l’affirmation selon laquelle dans ce bar “les hommes rejettent les femmes”. Des clientes que par ailleurs un journaliste de Complément d’enquête a lui-même rencontré comme indiqué dans notre contre-enquête.
6 -Pourquoi la journaliste dit-elle à 1’03” du reportage : “le patron du bar n’a pas envie de discuter” alors que ce n’est pas le patron qui parle à ce moment-là ?
7 – Le patron affirme avoir proposé aux deux militantes de s’asseoir et de consommer juste après leur entrée dans l’établissement et ce, avant l’altercation entre Nadia Remadna et l’un des clients diffusée par France 2. Si cette proposition du patron du bar figure bien dans le rush de la caméra cachée, pourquoi n’a-t-elle pas été gardée au montage ? Car si ces propos ont bien été tenus, ils contredisent, là aussi, la conclusion de la journaliste selon laquelle “aller dans un bar, ici, c’est braver un interdit pour une femme“.
8 – Dans son commentaire, la journaliste dit : “Pourquoi les hommes rejettent-ils les femmes ? Un problème de culture, de tradition mais aussi de religion, selon ces militantes”. Sans le nommer expressément, c’est l’islam qui est visé, ici, comme religion puisque ceci est confirmé par la réponse donnée par les deux militantes. Comment la journaliste peut-elle lier son reportage à l’islam alors que cette religion proscrit l’alcool et les jeux de grattage pourtant vendus dans le bar en question comme montré dans notre contre-enquête ?
9 – France 2 a-t-elle conscience que la séquence du reportage en question tire des conclusions générales ne se basant pourtant que sur une seule caméra cachée qui n’a pas été réalisée par la journaliste elle-même, sur des propos tenus par un seul client et surtout, semble-t-il, sur aucun travail de vérification par ses soins dans ce bar ?
10 – France 2 a-t-elle conscience de la stigmatisation que son sujet a fait peser sur le propriétaire de cet établissement de Sevran (il a reçu une menace de mort, a perdu du chiffre d’affaires, souffre d’insomnies depuis la diffusion), sa famille, ses clients et clientes au vu des nombreuses réactions et commentaires négatifs dans la presse et les récupérations politiques dans le cadre de la campagne électorale notamment ?
Le mot du jour, mon cher Ramzy : journalislamophobie.
Juste en passant, un truc qui m'a traversé l'esprit en lisant : quand l'autrice dit "Cacher ses cheveux, son cou, ses oreilles, ses bras et ses jambes, c’est reconnaître que la femme est un objet sexuel [...] C’est s’afficher ostensiblement comme une proie sexuelle au regard des hommes. C’est se définir comme objet du désir des hommes, tout en transformant ceux-ci en de vulgaires prédateurs." : on n'est pas loin du discours de la "culture du viol" qui explique que les femmes doivent s'habiller comme ceci ou comme cela pour ne pas être vu comme de simples objets sexuels par ces pauvres mâles pilotés par leurs hormones.
Ce que ce dessin résumait parfaitement :

Source : https://twitter.com/LaSauvageJaune/status/765608378223714304
Un peu l'impression de toujours lire la même chose, hélas. Ça finira peut-être par rentrer à force.
A rapprocher de : http://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?uOGm9Q (2013...)
Je pose ça là : manipulation ordinaire au Figaro.
De procès en “islamophobie” en remise en cause du droit à l’avortement, de revendications communautaires en Manif pour tous, de “mode du burkini” en “racines chrétiennes”, de “particularisme culturels” en “défense de l’identité”, jamais les affaires publiques n’ont été autant à la merci des ingérences religieuses, menaçant la liberté de conscience et l’égalité des droits. »
Notez comment ce torchon (oui, Charlie) met sur le même plan le racisme islamophobe et les cathos intégristes, semblant renvoyer dos à dos, au nom d'une pseudo critique de la religion, les agresseurs et les victimes.
EDIT : merci à Seb pour son shaare où il lie une sauvegarde de l'article, ce qui m'a plus ou moins forcé à le lire (https://archive.fo/NiOSB)
Une fois de plus c'est l'Islam, l'Islam et encore l'Islam. Mais sinon, on ne fait que défendre la loi de 1905, ce texte, « rigoureux et sévère », et l'on encourage à le lire.
Chiche ?
EDIT : pour mémoire : https://tools.aldarone.fr/share/?sFvwtQ
Je vous fais un pack :
http://www.islamophobie.net/articles/2016/11/07/gilles-kepel-au-pays-des-merveilles
Voici donc une vérification point par point des calomnies diffusées par M. Kepel sur tous les plateaux où il est invité :
1) "le concept d'islamophobie interdit toute critique de la religion" (France Culture)
FAUX. La définition qu’utilise le CCIF est on ne peut plus précise : il s’agit de « l’ensemble des actes de discrimination ou de violence qui visent des institutions ou des individus en raison de leur appartenance, réelle ou supposée, à la religion musulmane ».
On remarque donc que :
- Elle n’inclut pas la critique des religions et des idéologies.
- Elle vise aussi des non-musulmans, pris pour tels par leurs agresseurs/discriminants.
- Le CCIF n’a jamais mené de procès pour blasphème ou critique du religieux.
- Une instrumentalisation malveillante à des fins de censure du débat critique pourrait avoir lieu, quel que soit le terme utilisé.
Caroline Fourest rend les anti-racistes responsables des morts des attentats de 2015. Sa chronique est intitulée « ’Islamophobie’, un mot qui tue ». Caroline Fourest est connue pour avoir forgé de toute pièce une étymologie fantaisiste au mot « islamophobie ». Elle en a fait un terme forgé par les mollah iraniens dans les années 1970 pour stigmatiser des personnes qui critiqueraient l’islam. En réalité, le terme était déjà utilisé par l’administration coloniale en Algérie au début du XXe siècle. Fourest dut reconnaitre son mensonge, pardon, son erreur. La révélation d’une telle malhonnêteté, pardon, d’une telle incompétence, pousserait toute personne de bonne foi à un peu de prudence quand elle aborde le sujet. Au contraire, Caroline Fourest assène avec autorité les mêmes mensonges depuis des années, et franchit un nouveau seuil dans l’invective, faisant écho à l’interview de Gilles Kepel dans Charlie Hebdo, parue deux jours avant.
via https://tviblindi.legtux.org/shaarli/?AcCEeA
Pour le @Le_Figaro, Lila Charef, avocate et responsable juridique du @ccif, n'est même plus un être humain. Elle est juste "le voile".
« Les musulmans, qu’ils soient français ou pas, auront donc le choix. S’ils veulent rester en France, ils seront dans un pays où disparaîtra toute visibilité de l’islam, le voile, le kami, l’abattage rituel, les boucheries halal, les prénoms musulmans, les mosquées… Les nés-musulmans pourront alors librement abdiquer l’islam et devenir apostats ou pratiquer leur culte de façon totalement privée, chez eux, sans en faire état. Si cela ne leur convenait pas, ils auraient le droit de gagner un des 57 pays musulmans de la planète où règne la charia [...].
Bien sûr, il y aura contestations, émeutes et même menaces terroristes. Le pouvoir y mettra fin grâce à sa détermination sans faille, et, s’il faut sacrifier quelques extrémistes pour redonner à 65 millions d’habitants paix et protection, il faudra faire savoir que l’armée, dépêchée à chaque menace, n’hésitera pas à tirer dans le tas. C’est terrible, mais il n’y aura pas d’autre solution pour calmer le jeu et imposer notre loi. »
Cette association soutient François Fillon.
Qui a assuré hier soir ne pas les connaître, non, non, non, jamais entendu parler.
"Si, à la cantine, il y a jambon-frites et que le petit ne mange pas de jambon, il prendra une double ration de frites".
Tellement con.
EDIT : j'y pense (bon, d'accord, grâce à Guillaume Meurice) : les végétariens aussi auront-ils double ration de frites ? Faudrait voir à être équitable !
=> https://twitter.com/Charlineaparis/status/795974732743065600
=> https://twitter.com/Charlineaparis/status/795905260736958465
Après l’hystérie burkini et les propos de Manuel Valls sur la souhaitable «discrétion» des musulmans en France, Libération donne la parole à des femmes de culture musulmane, croyantes ou non.
via http://links.nekoblog.org/?XDRjbQ
Je vais vous narrer une anecdote navrante.
Nous faisons appel à une société pour faire le ménage dans nos locaux. Allez savoir pourquoi, les personnes qui font le ménage sont à 100% des femmes, de type non-blancs et non catho. Ceci étant dit pour poser le décor.
L'autre jour, parlant avec une collègue d'un soi-disant problème qu'elle avait à reprocher à la titulaire du poste actuelle, elle en vient à me déclarer qu'elle ne supporte pas son voile -parce que cette personne porte en-effet un foulard- et que de toute façon elle fait tout le temps la gueule. Et qu'on a pas à porter un voile dans l'espace public. Alors, en vrac, je lui ai expliqué / demandé :
J'en ai marre putain. Et je pressens que le pire reste à venir.
ou qu’une aide-soignante exige, une fois engagée, de porter le voile ou la charlotte, une manière de contourner le règlement
Ah bon. Parce que dans un hôpital, le règlement interdit de couvrir ses cheveux ?
Ça me rappelle une des choses qui m'ont fait hurler lors du reportage de merde de M6 hier soir, comme quoi les soignants barbus ce n'était pas possible, parce que ce n'est pas hygiénique. Oh ouais. Et vos soignant·e·s-pas-barbus mais avec des bagouzes, des alliances, des boucles d'oreilles, des chaînes et des ongles ni très courts ni très propres, on en parle ? Et le personnel de ménage pas musulman mais bien dégueulasse qui passe la serpillière sans tenir compte du zonage stérile/pas stérile, on en parle ? Les maladies nosocomiales, vous croyez vraiment que c'est dans la barbe des musulmans qu'on les attrape ? (parce que vous avez bien noté que quand on en appelle au respect de la laïcitay, c'est sur l'Islam qu'on tape ? ).
Purée, il y a de quoi hurler.
Juste pour savoir : avez-vous regardé cette merde complaisante, raciste et complotiste hier soir ? J'en ai subi une grosse dizaine de minutes, littéralement tétanisé devant la télévision sous l'avalanche de poncifs, de raccourcis fallacieux et de mauvaise foi.
Prenez une serpillière et un seau à vomi, et allez faire un tour sur Twitter ce matin. La fachosphère s'en donne à cœur-joie.
EDIT : juste deux tweets pour vous donner une idée de l'ampleur de la catastrophe :
Le 30 mars, lors d’une émission diffusée en direct sur RMC et RMC Découverte, la ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes dénonçait le développement par certaines marques de vêtements adaptés aux traditions musulmanes comme le « burkini » (maillot de bain intégral) ou le hidjab (foulard islamique). Alors que Jean-Jacques Bourdin lui faisait remarquer que certaines femmes « choisissent » de porter ces vêtements, la ministre a répondu : « Mais bien sûr. Il y a des femmes qui choisissent, il y avait des nègres afr…, des nègres américains qui étaient pour l’esclavage. » La ministre avait finalement reconnu une « faute de langage ».
On voit donc, à travers ce fact-checking, que l’article du Canard Enchaîné a peu à voir avec le journalisme et révèle, plutôt que des faits, les obsessions idéologiques de son auteur. De telles calomnies, ainsi révélées au grand jour, viennent émailler sérieusement la réputation d’un journal qui avait habitué ses lecteurs à un peu plus de rigueur.
J'aimerais bien que :
1/ l'identité de l'auteur "(courageusement) caché derrière le nom générique de J.C. (utilisé par la rédaction du Canard Enchaîné), [et] coutumier de ce type de procédés" soit révélée, ou qu'il ait au moins le courage de ses opinions (merdiques) ;
2/ que Le Canard publie un droit de réponse du CCIF, voire des excuses, mais là, je rêve sûrement.
Comme quoi hein, le racisme/la xénophobie/l'islamophobie de gauche, bah c'est pas un fantasme. Ça a même ses articles dans le Canard !
Super déçu par le Canard pour le coup :(
«Donner un prénom qui n’est pas français à ses enfants, c’est ne pas se détacher de l’islam, c’est vouloir continuer la tradition islamique en France et c’est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman»
BORDEL, POURQUOI CONTINUEZ-VOUS A INVITER CE SOMBRE CONNARD ?
M'en fout, j'ai pas un prénom français, moi.
J'ai un prénom breton :p
Poke les bretons ;)
(mais je suis indépendantiste auvergnat et autonomiste bourguigno-franc-comtois)
Onomastique. En un seul mot.
C'est vieux, mais c'est gourmand et ça croque sous la dent, même si ça a un arrière-goût de gerbe.
1/ Jean-Pierre Arbey (délégué Les Républicains) suggère de déporter les femmes intégralement voilées
Nacht und Nebel pour le sac poubelle
2/ Sa patronne Nadine Morano (tout s'explique) prend sa défense sur Europe 1 ; en fait, on n'a rien compris, il ne compare pas la femme de la photo à une juive déportée durant la seconde guerre mondiale, mais à un nazi. Ouf, on respire.
Dans une tentative de justification, Nadine Morano va même plus loin. Jean-Pierre Arbey "considère comme moi que les islamistes, tels que cette femme voilée intégralement sur le territoire national, sont comparables avec les nazis. Ces nazis qui ont exterminé des gens, aujourd’hui, ce sont les terroristes islamistes"
Purée (de patates), y'en a le porc, ça les travaille quand même... :/
Sur la banderole :
Palavas contre le burkini
Marre des incivilités
Avec le crucifix géant derrière.
Laïcitay.
le CCIF se propose de faire le procès d'un «racisme structurel», qui serait d'abord le fait des instances publiques
Ces arabes, ça se croit décidément tout permis.
via Kevin
Le ton condescendant de cet article... insupportable. Effectivement, il ne manque que l'interview de la presque-pas-condamnée-mais-en-fait-si Caroline Fourest racontant que l'islamophobie ça n'existe pas pour que le tableau soit parfait.
Il débloque sévère lui...
Burkini : un élément de terreur qui peut créer des troubles à l'ordre public
La femme de Cannes n'est pas un cas isolé.
Et, une fois de plus :
"toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité"
qu'est ce que la laïcité vient foutre là dedans, bordel ? La laïcité ça veut dire que l’État se fout de savoir la religion que tu as, pas que tu n'as pas le droit d'avoir du tissu sur les cheveux parce que tu es non-catholique !
Les gens lui demandaient de partir ou d'enlever son voile, c'était assez violent", appuie Mathilde Cusin, "J'ai eu l'impression de voir une meute s'acharner sur une femme assise au sol en pleurs avec sa fillette. Ce qui m'a choquée, c'est que c'était surtout des trentenaires, pas des personnes âgées comme on pourrait l'imaginer.
Je suis incroyablement choqué. Je sais que ces mots ont été galvaudés, mais c'est pourtant la vérité. Nous vivons désormais officiellement dans un pays qui pratique la ségrégation et la brimade policière à l'encontre d'une partie de sa population.
"Il y a une invasion massive arabo-musulmane (en France)", affirme Nadine Morano.
Pour le cas où vous l'auriez loupé. La canicule a fait des dégâts.
Raphou, philosophe sur Arte, nous écrit (le 14 août, ça date un peu, désolé) :
Question : Les partisans du #burkini défendent-ils, au nom de la tolérance qu'ils invoquent, le port du string sur les plages saoudiennes ?
(https://twitter.com/Enthoven_R/status/764777930409009152)
Comme sa question, hautement philosophique il va sans dire, n'a pas été sans provoquer quelques remous, il se justifie dans cet article où, après avoir aligné quelques poncifs sexistes et racistes il déclare :
Mon propos est, tout bêtement, de mettre les partisans du burkini (comme ceux qui, sans le promouvoir, s'indignent - peut-être à juste titre - de son interdiction) face aux contradictions d'une tolérance unilatérale (et typiquement occidentale) qui trouve essentiel de lutter pour le burkini sur les plages françaises, mais qui trouve secondaire, inutile, voire insupportable, de dénoncer la privation des droits des femmes sous d'autres latitudes.
Euh... dans tes rêves Raphou. On peut très bien s'indigner de l'oppression des femmes dans les sociétés musulmanes tribales telles que l'Arabie saoudite (où lesdites femmes ont le droit de porter un string, mais sous leur voile intégral, eh oui, y'avait un piège Raphou) ET AUSSI du climat globalement anti-musulman des sociétés dites "tolérantes" occidentales.
Pour le coup, niveau philosophie, je trouve que la sauvage jaune fait mieux que toi. Désolé Raphounet.
"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."
Plus encore, cette histoire nous rappelle que l’antisémitisme, ce n’était pas (que) les outrances de Mein Kampf (dont nous sommes nombreux à parler sans réellement comprendre la portée réelle de son contenu), mais des attitudes au quotidien : ces parents qui craignaient que leurs enfants ne mangent à côté de mobilier rituel orné d’étoiles de David ne furent probablement pas tous prompts à dénoncer leur voisin pendant la guerre. Il est probable qu’une bonne part fut même profondément choquée par la tournure que prit les événements, un génocide étant tout de même plus difficile à cautionner que des clichés racistes. Mais cette atmosphère de clichés, dans laquelle il baignèrent et se laissèrent emporter, contribua fortement à agencer les cartes pour mener au pire. Voilà pourquoi le racisme latent soulevé par des affaires comme celle du burkini est si grave, même si nombreux sont ceux persuadés de soulever le problème pour de bonnes raisons n’ayant rien à voir avec le racisme (laïcité, une certaine vision du féminisme ; on y reviendra).
Quelles similitudes aujourd’hui ?
Revenons désormais à notre époque. Certaines entreprises ont, parfois, pu prendre des mesures ouvertement favorables aux Musulmans : je pense par exemple aux recettes halal proposées par Quick, ou plus récemment encore, à cette journée privatisée « burkini » dans un parc aquatique, qui a tant fait scandale. À chaque fois, des entreprises privées ont pris des décisions pour satisfaire les besoins d’une certaine clientèle, victime par ailleurs d’un fort sentiment raciste. Car de même que l’accès à la synagogue du Normandie et la consommation de nourriture kasher n’y étaient pas obligatoires, nul ne vous oblige à manger halal chez Quick (quand bien même le restaurant ne proposerait que cela, nul ne vous oblige à manger chez Quick !) ou à porter une tenue particulière dans un parc aquatique lors de journées non privatisées. La question pourrait se poser dans le cas de services publics manquant à leur mission de neutralité, mais même là, elle est résolument stupide lorsqu’il s’agit de s’insurger contre… le choix laissé aux usager. En 1930 comme aujourd’hui, le problème était donc surtout que certaines pratiques étaient jugées incompatibles avec la société française, et devaient, de fait, rester « cachées ».
[...]
L’Histoire ne se répètera pas. Elle peut par contre être très inventive dans l’horreur. Nul ne peut prédire comment cela se manifestera, ni quand. Mais on peut en revanche sentir venir des signes avant-coureurs de choses désagréables. L’Histoire ne permet pas de prédire le futur, mais elle peut permettre d’éviter de refaire deux fois la même erreur.
via Tommy
Là, vu les développements pris par cette histoire, je suis carrément hors jeu. Mais je voulais garder une trace de ces propos monstrueux. Le graissage est de moi.
« Une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir. »
« L’accès aux plages et à la baignade est interdit à compter de la signature du présent arrêté jusqu’au 31 août 2016 à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime. »
« Le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes est également interdit. […] Toute infraction fera l’objet d’un procès-verbal et sera punie de l’amende de première catégorie, soit 38 euros. »
Il évoque néanmoins le fait de vouloir prohiber « les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre ».
Oui, oui : "référence à une allégeance à des mouvements terroristes", formulation alambiquée pour dire que, d'après lui, les femmes portant cette tenue font allégeance à Daech.
Mouais. Article de merde.
Non que le contenu soit intrinsèquement faux hein. Mais déjà ce serait plus rigolo de faire un article multi-confessionnel, qui recenserait toutes les décisions stupides prises par des autorités religieuses. Là, on est encore dans le registre implicite du "les musulmans sont vraiment trop cons avec leur religion débile qui interdit tout et n'importe quoi". Me goure-je ?
Ensuite, un point à porter au crédit de l'article, c'est qu'il précise tout de même que "une fatwa est un avis religieux, qui jugerait d'un phénomène qui n'est pas prévu par le Coran. Ce n'est pas une loi." Il gagnerait à préciser qu'on ne sait pas trop qui peut émettre des fatwas, ni qui est censé la suivre.
En gros, l'émet celui qui se sent assez qualifié pour le faire, la suit celui qui reconnait l'autorité de l'émetteur.
Mais c'est teeeellement plus simple de mettre tout le monde dans le même sac.
Purée j'avais loupé ça. Quand t'es ministre et que tu n'as rien à dire (ou que tu veux détourner l'attention...), crée un débat sur le voile.
Loupé, ça prend plus.
Tiens, madame Lévy a encore oublié de prendre ses cachets.
Comment ça s'appelle déjà, la convergence des oppression ? Flûte, il y a un mot pour ça. (Kevin, Alda, siouplait ?)
En tout cas, voilà une belle démonstration que l'on peut être/se proclamer féministe, et ne voir aucun problèmes à opprimer d'autres femmes.
École et islamophobie.
"Il s’agit là, de ce que l’on peut nommer un racisme institutionnel, qui n’est pas à repérer dans l’attitude ou les pensées de quelques individus, mais dans la logique même d’un système qui conduit à désavantager systématiquement certaines catégories socioculturelles et se définit comme l’échec collectif d’une organisation à fournir un service approprié et professionnel à des personnes à cause de leur couleur, culture ou origine ethnique."
90% des phrases de ce texte sont gerbantes, par leur sexisme ou leur racisme. Je ne détaille pas, vous êtes assez intelligents pour voir.
Et que répond Joffrin aux critiques ? (http://www.liberation.fr/debats/2015/12/08/a-propos-d-une-chronique-de-luc-le-vaillant_1419170) Qu'il s'agit d'une "restitution littéraire et ironique de préjugés et d'angoisses".
Oui, bien sûr. Le type, il voit une fille voilée, et la première "angoisse" que ça lui évoque, c'est "un podium de pole-dance pour un strip-tease"
Oh la belle névrose.
Tu nous prendrais pas tout simplement pour des cons, Joffrin ?
via Alda (https://tools.aldarone.fr/share/?Yj7nYg)
Je rappelle que l'islamophobie est un fantasme de bobos de gauche hein.
Comme dirait l’inénarrable Caroline Fourest, cette femme n'a pas été agressée, elle veut sans doute juste se rendre intéressante.
C'était presque prévisible.
Merci Kevin pour cette mise au point : "Daesh et l'extrême-droite, unis dans le même projet : la haine de l'Autre."
=> "l'invasion arabo-musulmane" aka "le grand remplacement" est un mythe, mieux que ça, une baudruche vide. Ce texte limpide en liste les erreurs factuelles.
Mon paragraphe-Nutella :
"Une « invasion » très lente, donc, surtout quand on la compare à la croissance étourdissante des conversions au christianisme évangélique et pentecôtiste dans le monde, par exemple en Chine et en Afrique : dix mille par jour (12) ! Il s’agit de la plus rapide progression religieuse de l’histoire — de zéro à cinq cents millions d’adeptes en moins d’un siècle —, mais peu de médias s’alarment de l’« évangélisation du monde »…"
Mais quel pays de cons, putain, quel pays de cons...
via https://links.nekoblog.org/?c1d1jg
"Se servir du féminisme pour taper sur l'islam a un énorme avantage ; diviser les luttes."
Il faudrait citer tout l'article... => allez le lire.
via Alda (http://tools.aldarone.fr/share/?n3izig)
Juste une phrase : "Quand nous sommes occupées à déconstruire des mythes ("non toutes les féministes ne veulent pas tuer les hommes" "non les musulmans ne veulent pas interdire le porc en France", "non les féministes ne pensent pas que tous les hommes sont des violeurs" etc etc) nous ne sommes pas en train de lutter contre les discriminations."
S'en prendre aux musulmans, c'est devenu "facile, fédérateur". Même sur les sites de cuisine :(
Très bon. Et en même temps, il y a un truc qui me chagrine : c'est toujours aux opprimés de faire preuve d'humour pour être acceptés tels qu'ils sont...
Je devrais lire ce site plus souvent.
Voici un -long- texte que je conseille à tous ceux qui expliquent que :
Z'êtes pas obligés de tout lire, rien que 3-4 arguments suffisent à démontrer l'inanité et le caractère profondément raciste et patriarcal des "croisades anti-voiles".
Un des éléments les plus frappants de ce texte, c'est la mise en parallèle des arguments "anti voile" avec les mêmes choses "blanches", "occidentalisées" : la mini-jupe, les talons hauts, la femme objet, le topless, le corps objet de la femme d'une façon générale, l'obligation de séduction... que les contempteurs du voile ne songent pas une seconde à remettre en question. Pas plus que les problèmes d'égalité au travail, de violence conjugale, etc. alors qu'ils prétendent agir "pour les femmes".
Allez, juste UNE citation qui remet, au centre du débat du débat sur le voile, celle qui le porte :
"c’est aux femmes et à personne d’autre – et surtout pas l’État, et surtout pas cet État-là, profondément patriarcal – de disposer librement de leur corps, en cachant ce qu’elles ont envie de cacher et en montrant ce qu’elles ont envie de montrer, et en faisant elles-mêmes le choix de contester, transgresser ou respecter les normes de pudeur en vigueur dans leur environnement."
Superbement triste et avisée analogie.
"Quelle conclusion tirer de cette analogie ? Rien d’autre que ce que je viens de raconter :
Que dans la France d’aujourd’hui, c’est toute une classe dirigeante, et – hélas – une bonne partie de la société civile, qui se comporte comme une caricature de pilier de bar teigneux et paranoïaque.
Que c’est une minorité religieuse socialement reléguée, économiquement exploitée et politiquement stigmatisée qui en fait les frais.
J'EN AI MARRE DE CETTE PUTAIN DE SOCIETE D'HYPOCRITES !
Mais quand allez-vous franchement assumer la merde que vous avez dans le cigare ? QUAND aurez-vous le courage de l'écrire ? Une jupe longue portée par une jeune fille musulmane ça nous choque, parce que ça nous évoque trop le fait qu'elle est musulmane et/ou arabe ?
Faut faire quoi ? Imposer la juppe-ras-la-foune à toutes les gamines de 15 ans ? Ouvrir des écoles naturistes ? Réimposer le port de l'uniforme à l'école, avec des jupes dont la longueur sera imposée par décret ?
VOUS N'AVEZ RIEN DE MIEUX A FOUTRE BORDEL ?
Rhaaaa, j'enrage.
Et notez bien que je ne prends même plus le temps de dire qu'associer ce type de comportement à une prétendue défense de la laïcité est une imbécilité, tout le monde s'en fout de toute façon.
"Ils ont tous répondu parfaitement en prenant, tous, la défense du jeune musulman" Ok, ça ne prouve pas grand chose, mais je ne tenterais pas l'expérience en France par contre...
via Kevin
Chapeau Mitsu qui y a pensé dès le début : http://suumitsu.eu/links/?U3Fttg
Et sinon il y a ça : http://rue89.nouvelobs.com/2015/03/26/crash-la320-hysterie-mediatique-autour-nationalite-258394
"La notion française de laïcité a pu envenimer les débats en France, ce d’autant plus qu’à mon avis il s’agit là d’une mauvaise lecture de la laïcité. Quand on observe l’Histoire, notamment la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, on se rend compte que cette loi était assez tolérante. Cela n’a jamais posé problème qu’il y ait des processions religieuses dans la rue, que l’Etat et les municipalités financent l’entretien des églises, ce n’était pas une laïcité fermée. Or depuis une quinzaine d’années, avec l’émergence de l’islam comme force religieuse, cette laïcité française est devenue beaucoup plus excluante, et elle sert de prétexte à un ostracisme contre les musulmans français."
Mais à part ça, non, non, non, il n'y a pas d'islamophobie d'Etat, et d'ailleurs l'islamophobie, ça n'existe pas, c'est dans la tête des musulmans.
Intéressant ce site.
Je range un peu les liens qui trainent dans mes favoris depuis un bail...
Étonnant et inquiétant de constater que la notion d'islamophobie fait encore débat pour certains, qui tentent de démontrer que la faute revient aux victimes qui finalement, exagèrent un peu (je grossis à peine le trait, lisez donc l'article incriminé : http://www.conspiracywatch.info/L-islamophobie-partout_a1317.html)
Je suis un peu déçu par Conspiracy Watch, que je pensais être un site plus fiable que ça :(
J'avais repéré ce hashtag chez le ci-devant Jean Roucas, ex humoriste et néo-facho : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?k7eEjw
La liberté, les femmes, l'Iran...
L'article contient une liste d'iraniennes combattant pour la liberté, et dont on n'entend absolument pas parler.
Une phrase à retenir ? Celle-ci . "Pour reprendre la solide argumentation de l’article de Hamid Dabashi publié en 2012 suite à « l’incident du sein » de Golshifteh, il y défie quiconque de se vanter de défendre la liberté d’expression de Golshifteh Farahani s’il ne défend pas avec la même vigueur le droit des citoyennes musulmanes à rester voilées en public, dans une Europe où l’islamophobie est latente."
"Un nouveau règlement stipule que les femmes n’ont plus le droit de porter le voile islamique à Urumqi, la capitale du Xinjiang." Ce qui revient à leur interdire de sortir de chez elles. Bravo, bien joué.
via Kevin
"Quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, Tesson fait partie de la famille. On ne va tout de même pas encabaner papy, aujourd’hui, à son âge. La saillie islamophobe est certes inacceptable, mérite rappel à l’ordre, réprimande, tape sur les doigts, tout ce qu’on voudra, mais tout de même moins que l’apologie des frères Kouachi sous l’emprise de l’alcool. « Une boulette », dit Joffrin, pour excuser Tesson. [...] Pas la moindre indulgence, en revanche, pour la collection de semi-débiles, sur qui pleuvent les condamnations à de la prison ferme, depuis deux semaines "
J'ai déjà vu l'information sur plusieurs sites. C'est beau. Ce qui est moins beau, c'est que ce qui a justifié cette action, c'est qu'en Suède aussi, les moquées sont la cible d'attaques :(
"« Au boulot, mon pote m’a dit que quelques remarques avaient fusé aujourd’hui. “Dans le Coran, le djihad est obligatoire”, des trucs comme ça. Sous le coup de l’émotion, je peux comprendre les maladresses et les amalgames. C’est humain. Sauf que ça dure depuis des années et que personne n’a rien fait pour que ça cesse, y compris ceux qui appellent les musulmans à se désolidariser et à manifester."
Ça va être dur. Très dur.
" Dix ans de vannes obsessives et de piailleries haineuses sur l’islam, consacrées par les « caricatures danoises » et une voluptueuse montée des marches au festival de Cannes aux côtés de BHL, ont diffusé leur petit venin dans les crânes les plus finement lettrés. En juin 2008, les lecteurs de Charlie Hebdo n’avaient déjà rien trouvé à redire à la promotion dans leur journal d’un « caricaturiste hollandais », Gregorius Nekschot, dont « l’humour » consiste par exemple à représenter ses compatriotes blancs en esclaves, chaînes au pied, portant sur leur dos un Noir qui suce une tétine. « Les musulmans doivent comprendre que l’humour fait partie de nos traditions depuis des siècles », avait expliqué ce joyeux drille à son admiratrice, Caroline Fourest."
N.B. : article de 2011
Je conchie tous ceux (exemples parmi d'autres :Ivan Rioufol,Nicolas Sarkozy) qui parlent de guerre, qui répètent à l'envie "Nous sommes en guerre".
Je suis en train d'écouter Rioufol (dans l'émission citée ici http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?Fx1I5g), et je dois dire que j'ignorais mon bonheur en ignorant l'existence de ce type.
Paris-luttes a écrit l'article que je voulais écrire. Tant mieux, ils sont sans doute plus connus que moi. J'ai pourtant commencé à tenir, moi-aussi, le terrible décompte des actes islamophobes depuis mercredi. J'ai vraiment peur là.
Oh putain, parmi les liens, il y a ça : "Attentat à "Charlie Hebdo" : Rokhaya Diallo en larmes face aux accusations d'Ivan Rioufol" http://www.ozap.com/actu/attentat-a-charlie-hebdo-rokhaya-diallo-en-larmes-face-aux-accusations-d-ivan-rioufol/460868 Quelle ordure.
Je n'avais plus beaucoup d'estime pour Uderzo, mais là...
Suite de ce que j'abordais ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?3N-cJA#3N-cJA
Mercredi matin. Les faits me donnent raison, et la position que je défends depuis lundi s'avère être la bonne :
Cependant, ce matin, je me sens quand même très malheureux (je pose tout en vrac, vous faites le tri) :
Bon, sûrement d'autres choses vont-elles me revenir. Mais je me sens très déprimé là.
*Çà y est, je viens de lire UN article qui remet en cause (du bout des lèvres) le suivi médical du "fou de Dijon" : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/12/23/pietons-fauches-dijon-le-chauffard-ete-presente-au-parquet-618626.html
Ce qui me gêne dans la tribune de papy d'Ormesson, c'est qu'il cautionne la thèse de tous ceux qui sont persuadés que les actes de fous furieux sont forcément téléguidés par Daech. Je suis d'accord avec cette phrase : "Daech est une organisation terroriste et criminelle qui se réclame de l'islam." bien évidemment, mais voir dans les actes de n'importe quel taré la main de ces terroristes, c'est perdre tout sens de la mesure, et leur accorder un pouvoir qu'ils n'ont pas.
Oui, j'entends bien qu'un camion qui fonce dans la foule en Écosse, une voiture qui renverse 13 personnes à Dijon, et un connard du même acabit 2 jours plus tard à Nantes, ça peut paraitre troublant. Sans compter l'attaque du commissariat. Mais je maintiens que nous voyons une chronologie dans ces faits disparates uniquement parce que nous le voulons bien, parce que notre regard est biaisé. Nous plaçons cote à cote des éléments qui nous paraissent semblables, en nous appuyant sur des concordances assez faibles (l'utilisation d'un véhicule et/ou le fait de tenir des propos impliquant l'Islam et/ou le fait d'être musulman) et nous nous efforçons d'en tirer des conclusions. C'est une fois encore confondre corrélation et causalité. Attention, je ne dis pas que certains des individus responsables de ces actes ne soient pas des "intégristes-djihadistes-autoradicalisés-loups-solitaires" pour user du jargon officiel. C'est juste que le fait de placer l'actes d'un fanatique à côté de celui d'un malade mental et de celui d'un chauffard ordinaire, quelque part, ça rend service au fanatique.
Bref, nous voyons des attentats partout. Par ailleurs, nous vivons depuis 2001 dans un carcan sécuritaire de plus en plus serré (et ce n'est pas fini).
"Ils" ont gagné. Le terrorisme a gagné. Son but n'est-il pas de nous gâcher la vie ? C'est réussi. Et nous l'aidons, de toute notre ardeur, en voyant sa marque partout.
Quoi qu'on fasse désormais. "Ils" ont semé le trouble, et bientôt la peur, qui arrive sur ses talons. Et juste derrière, il y aura les réactions violentes, inévitables, car dictées par cette peur. Je m'attends maintenant à des meurtres de musulmans ; oh, peut-être pas tout de suite, mais ça va venir. Il y a déjà la parole raciste, de plus en plus assumée, de plus en plus banalisée, au point que même des gens que je qualifierais par raccourci de "non-extrêmistes" finissent par ne plus distinguer le racisme de l'opinion ordinaire, et raisonnent -ou plutôt croient raisonner- en s'appuyant sur des clichés et des lieux communs stéréotypés.
Tout dépend du rythme des événements qui vont suivre, tout dépend de la résonance que les médias voudront bien donner aux prochains faits divers. Ça prendra quelques semaines ou quelques années, mais je crains que ça n'arrive assez rapidement. Quand on voit que des journalistes, des écrivains, des politiques font publiquement et sans précaution l'association d'idée entre Islam et terroriste, même en l'encadrant des précautions oratoires habituelles (du style "j'ai plein d'amis arabes" ou "l'Islam est une très belle religion" ou bien "mon épicier algérien est très gentil, faut pas généraliser"), il est sans doute déjà trop tard.
Une fois que la ligne jaune sera franchie, qui sait où cela nous mènera ? Non, papy Jeannot, nous ne sommes pas en guerre. Pas encore.
Pour faire suite à ce que je disais tout à l'heure (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?LtolXA), il faudrait un jour que j'écrive un billet à ce sujet : les égalités foireuses qui tiennent lieu de raisonnement à la plupart de mes conpatoyens. Pour résumer à grand traits, ça donne ça : musulman = islamiste = arabe = bordel = attentat
Et ça me désole.
Ils s'en défendent pourtant, mais faites un peu parler les gens autour de vous, et vous errez, on retrouve toujours les mêmes termes de cette "égalité" foireuse.
Je pense qu'on en est déjà plus là. Je suis d'accord avec Riff (http://www.seven-ash-street.fr/links/?2BOGXA) : ça pue. J'ai essayé d'aborder le sujet de l'amalgame pas plus tard qu'il y a quelques instants, en mangeant, avec mes collègues, en tentant de démontrer en quoi il était stupide et dangereux. J'ai eu droit aux sermons sur "oui mais moi j'ai vécu dans une cité chaude, et franchement, les gamins de 12 ans qui te menacent avec un couteau etc." "le problème c'est qu'ON ne fait rien contre EUX", "En France on a peur d'eux" etc.
Euh... zentils collègues, zêtes cons ou bien ? Je vous parle d'un type qui a fait un strike avec sa voiture dans les rues de Dijon, et qui a au passage crié "Allahou Akbar". On sait par ailleurs qu'il était suivi à la Chartreuse (hôpital psy. de Dijon), et sur quoi se focalise tout le monde ? Sur Allahou akbar, attentat ou pas attentat ? De mon point de vue, ce qui devrait éventuellement faire polémique, c'est le fait qu'un malade sot-disant suivi puisse passer à l'acte d'une façon aussi violente, pas les propos incohérents qu'il tient lors de son interpellation.
Mais rien à faire, une autre collègue de m'expliquer, sur le ton de l'évidence : ouais mais regarde, chez eux, c'est le bordel... Bon, toi déjà, t'as pas écouté ce que je viens de dire... Et ensuite, c'est où, "chez eux" ? Ben, en Iran, tout ça, tous ces pays là me répond t-elle... Et on enchaîne sur les Twins Towers, Mohamed Merah... avec cette conclusion (presque) sans failles : des trucs comme ça, y'en a de plus en plus...
Bon, vous avez saisi le ton général de la conversation. Je travaille pourtant avec des personnes sensées, pas plus méchantes que ça, dans la moyennes des français moyens. Classe moyenne. Salaire moyen. Blancs. Regardent TF1. Je ne nie pas qu'il y aient des quartiers chauds, des jeunes délinquants et même des apprentis djihadistes. Mais je ne vois pas la nécessité de céder à la psychose anti-musulmans au premier connard -fut-il musulman- qui pête un câble.
Je le sens mal, l'avenir.