Depuis la mort de Curtis , « les policiers lancent des piques constamment, surtout lorsqu’ils nous contrôlent », raconte Samir. « Fais pas le malin ou tu vas rejoindre ton pote », a-t-il déjà entendu, ou encore « nous, on pleure pas quand l’un de nos collègues meurt ». Les phrases chocs s’enchaînent au fil des contrôles.
La police tue.
Face à ces insultes, l'humoriste a gardé son calme et a répondu: "Mais tu aurais pu fermer ta gueule en fait. Tu as mis ce qu'on appelle un malaise qui n'apporte rien dans le spectacle -à part de la gêne pour toi, et tout le monde est gêné pour toi! Et tu te dis 'j'aurais dû me taire en fait'". Et il clôt l'incident par une saillie: "Déjà quand tu avais applaudi à FN on n'avait rien dit car tu as payé ta place". Rire dans la salle, la page raciste du spectacle se tourne.
J'dis ça, j'dis rien, mais cette phrase, ça me fait penser à "Qu'ils mangent de la brioche". Et on sait comment ça a fini.
Expérience sociale :
Je crois que le pire, c'est ça :
Un autre m’a expliqué : "même si je sais que c’est faux, je vais laisser l’image, comme ça les gens croiront que ça existe. C’est important de diffuser des "fake news" pour montrer que vous nous envahissez".
via Riff ? Je ne sais plus, trop d'onglets ouverts pas lus...
Depuis l’âge de 9 ans, on m’a expliqué que j’étais noir et que j’étais inférieur
[...]
En tant que personne noire, on vous demande d'accepter. Si jamais vous revendiquez et vous dénoncez, on n e vous comprend pas.
Suite de https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?rdvS8Q
Ce type est absolument abject.
EDIT : voir aussi https://twitter.com/ajplusfrancais/status/1042094495280422913
Je mets Ardisson dans le même sac que Zemmour.
Et voilà. Zemmour a encore sorti une imbécilité indigne d'une réponse et... tout le monde en parle. Je soutiens complétement Hapsatou Sy par-contre, mépriser Zemmour n'impliquant pas de ne pas soutenir ses victimes.
Mais le fait de penser de façon aussi abstraite n’est pas une simple erreur. C’est un choix philosophique.
[...]
Peut-on réellement penser hors de soi-même? Personnellement, j’ai un gros doute. Et c’est d’autant plus difficile quand on jouit de privilèges parce que le privilégié croit toujours que son regard sur le monde est universel, la preuve: c’est sa vision du monde qui domine partout. Il se voit donc légitimé en permanence. Il peut traverser la vie et penser sans réfléchir à sa position dominante parce qu'il ne la ressent pas.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un article de Titiou Lecoq. C'est un tort.
Lorsque la police enquête sur des affaires, les antécédents racistes ne sont pas toujours reconnus, et ils sont souvent minimisés, en particulier lorsqu'il existe d'autres motifs possibles ou des motifs multiples. Un jour après les élections italiennes en mars, un vendeur de rue sénégalais, Idy Diene, a été tué à Florence par un homme qui, plus tard, a prétendu vouloir se suicider, mais qui, au lieu de cela, a retourné son arme sur une personne au hasard. La police a classé le meurtre comme étant basé sur des "motifs triviaux".
via Riff
Aucune prise de parole vigoureuse pour dénoncer l’acharnement vis-à-vis de Rokhaya Diallo. Pis, le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui affirmait vouloir faire barrage à l’extrême droite, l’a exclue fin 2017, sous la pression de militants racistes, islamophobes et xénophobes, du Conseil national pour le numérique, censé pourtant être indépendant. Ceci consacre la victoire culturelle, en France, d’un courant d’intolérance après celle, électorale, qui a placé Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en 2017.
"Quand j'ai écouté l'enregistrement [de Naomi Musenga et de l'agente du Samu], ça m'a frappée parce que c'est quelque chose que j'ai connu. Le ton qui était utilisé, c'est un ton que j'ai déjà entendu", témoigne de son côté Karima*, la quarantaine. Elle aussi estime avoir été victime de préjugés racistes de la part des médecins. "Celles-là, elles en font toujours trop", s'entend-elle répondre, à 18 ans, le jour où elle se plaint de fortes douleurs auprès d'un infirmier qui procédait à une injection. Plus tard, lorsqu'elle se présente "zen et détendue" à la clinique le jour de son accouchement, "le gars de l'accueil se met à rire et dit que je suis bien calme parce que 'd'habitude, les gens comme vous se roulent par terre'".
On commence enfin à faire le le lien entre le racisme et la mort de Naomi Musenga.
Il était temps.
Quoi ? Jean-Pierre Pernaut (Ricard) est réac, complotiste et raciste ? Ah ben dis donc, quelle surprise.
Où l'on découvre que Jean-Claude Bourré comme un coing ne vaut guère mieux, et que la relève arrive, en la personne de Christophe Combarieu, chroniqueur sur BFn, racisme et rouge qui tache.
Par-contre, si t'es blanc, tu peux venir avec un chapeau et des lunettes de soleil, pas de problème bro.
Inutile de vous dire que la quasi totalité des personnes qui se sont répandues sur ce problème n’avaient pas la même couleur de peau que moi. Il est difficile de saisir la pertinence d’un problème lorsqu’il ne nous affecte pas. Ça s'appelle un blind spot.
[...]
Cette omission se traduit de manière très concrète dans le quotidien de ces personnes. Elles sont contraintes de fréquenter des salons de coiffure concentrés dans certains quartiers (quand elles ont la chance de vivre dans de grandes villes et en particulier à Paris), de solliciter les services de coiffeurs.ses à domicile ou de se rendre dans les quelques salons haut de gamme réservés à celles et ceux qui en ont les moyens. Dans tous les cas, le choix est réduit et le coût amplifié. Lorsque pour la première fois de ma vie mes cheveux crépus ont été coiffés correctement dans un salon de coiffure confortable, j’avais 35 ans ! Il m’a fallu des années pour rencontrer Nicole Pembrook, une coiffeuse capable de me proposer une véritable coiffure, imaginée pour mes cheveux crépus. Or Nicole est une Afro-Américaine qui une fois installée à Paris n'en est pas revenue de l’état désolant des cheveux des femmes noires qu’elle croisait dans la rue.
[...]
Ma vie est soumise chaque jour à l’impact diffus d’une non-prise en compte de l’existence de mon corps ; et il est manifestement douloureux pour de nombreux blanc·he·s d’accorder la moindre importance aux préoccupations qui en découlent. Les «problèmes des noir·e·s» deviennent ainsi des sujets de raillerie, une manière d’invalider les spécificités de leurs corps.
Je n'avais même pas capté :
1/ l'ampleur raciste donnée à ce qui n'était qu'une remarque fondée, mais banale (faut dire que quand tu n'as pas de compte Facebook et que tu ne vas presque plus sur Twitter, tu rates des trucs... mais si c'est pour rater ça, ça va, je ne regrette rien)
2/ que c'était Rokhaya Diallo qui était à l'origine de cette histoire
Mais bon sang, puisqu'on vous dit que c'est pour rigoler ! C'est vraiment tellement pénible ces Chinois qui n'ont pas d'humour. Je me souviens qu'il est toujours compliqué de dire qu'une blague raciste est raciste, parce que justement, c'est une blague. Qu'on a toujours envie d'être du côté des rieurs, et pas de ceux dont on rit. Qu'on déteste tous être pris pour le pleurnichard de service, le censeur bien-pensant, le pisse-froid anti LOL ("ah-décidément-on-peut-plus-rien-dire-du-tout").
Je me souviens donc qu'on fermait sa gueule, jadis. On avait tort.
Je vieillis, ou il est de moins en moins drôle Gad Elmaleh ?
Je suis le dixième rédacteur en chef de National Geographic depuis sa création en 1888. J'en suis la première rédactrice en chef, Juive de surcroît, deux groupes de population qui ont eux aussi été discriminés aux États-Unis. Il m'est douloureux de partager cet affreux état de fait qui fait pourtant partie de l'histoire du magazine. Mais puisque nous avons aujourd'hui décidé de faire une couverture exceptionnelle du sujet des « races », il nous faut faire cet examen de conscience avant de considérer de faire celui des autres.
C'est bien de faire son examn de conscience.
via Riff
D’après le studio, l’humour souvent vaseux de l’homme serait pourtant fondé sur une réalité historique. C’est en tout cas ce qu’il affirme. Quelle réalité ? Kingdom Come : Deliverance se déroule au XVe siècle dans le royaume de Bohème. Cette région de l’Europe est alors sous le contrôle du Saint-Empire romain germanique, dont Prague est la capitale. Elle correspond à l’actuelle République Tchèque, pays natal de Vávra.
Le blogueur spécialiste d’Histoire médiévale Medievalpoc estime que l’absence de personnages de couleur dans Kingdom Come est avant tout un choix des développeurs, car la vérité historique n’est pas aussi claire que ce que laisse entendre Vávra. Ainsi, appuyé par de nombreuses sources picturales et littéraires, le blogueur déconstruit point par point les fondements supposément historiques à l’absence d’individus noirs dans le jeu. Victime de cyberharcèlement depuis cet article, Medievalpoc reçoit encore régulièrement des menaces de mort à cause de ses déclarations — ce qui donne un tableau peu reluisant de la communauté derrière le titre de Warhorse.
True fact : au XVème siècle, la Terre était couverte de personnes blanches.
Bon sans blague : acheter ce jeu, c'est soutenir le GamerGate. A vous de voir.
Mais comment est-il seulement possible d'écrire des imbécilités pareilles ?
"Pour moi, quelqu’un de convaincu de l’existence d’une hiérarchie raciale mais qui se refuse d’envoyer chier quelqu’un dans la rue pour une question de couleur de peau me semble préférable à quelqu’un se disant "tolérant" mais qui discrimine les gens de façon dite « positive ». Simplement parce que le premier n’emmerde personne avec ses pensées malsaines ("malsaines" selon moi), et que l’autre fait chier la moitié de la population au nom de son idéologie."
Je recite la citation :
Juste pour dire, ceux qui tiennent ses propos [sur le communautarisme] , c'est parfois également et aussi indécent que ça puisse paraître ceux qui vivent dans nos pays d'origines, entourés de haies de 4m de haut et parfois de barbelés, dans des quartiers ou l'on ne parle que français
J'ai habité au Maroc, j'y ai passé ma terminale dans un lycée français
Tous les français du lycée vivaient dans des ghettos bIancs, dans d'immenses baraques exploitant plusieurs domestiques pour des salaires de misère, ne sortant jamais de ces quartiersAucun de ces français ne parlait arabe, pas même ceux qui était nés là bas. Pire encore, personne ne faisait l'effort d'apprendre, et presque tous s'impatientaient voire s'énervaient quand les locaux ne comprenaient pas leur français
Quasiment tous étaient de droite, la plupart avaient de forts relents d'islamophobie et voyaient les locaux comme des autochtones un peu stupides mais gentils. Qu'on ne s'y méprenne pas : les "expatriés" n'échappent pas à l'appellation d'"immigrés" sans raison. Ce sont des colons