Allo le central ? Envoyez une ambulance, N*ur*mancien vient de faire un arrêt cardio-respiratoire.
De rien, c'est gratuit.
"Seulement voilà, en 1647, douze ans après la création de l’Académie française, l’un de ses membres (Claude Favre de Vaugelas) préconise que le masculin l’emporte en grammaire au motif qu' «il est plus noble». Et en 1882, quand l’instruction devient obligatoire, l’Etat tranche à nouveau en faveur du masculin, envoyant ad patres, des mots du français ancien comme le féminin de médecin: medecine ou medicineuse… Même si la pâtissière, elle, reste! «Cette hiérarchie des sexes par le langage est ensuite devenue si courante et intériorisée qu’on ne la remarque (presque») plus aujourd’hui»"
Le rapport :
http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/hcefh__guide_pratique_com_sans_stereo-_vf-_2015_11_05.pdf
via
http://seenthis.net/messages/425264
Je suis de bonne humeur, tiens.
Au fait, question : pourquoi stéréotypes de sexe et pas stéréotypes de genre ?
EDIT : le rapport présente même une "Foire aux arguments" ; exemple :
"L'argument du masculin générique : «Le masculin est aussi le marqueur du neutre. Il représente les femmes et les hommes» [N.B. : et dire que je pensais ça avant... :S]
En français, le neutre n'existe pas : un mot est soit masculin, soit féminin.
Et d'ailleurs, l'usage du masculin n'est pas perçu de manière neutre en dépit du fait que ce soit son intention, car il active moins de représentations de femmes auprès des personnes interpellées qu'un générique épicène. C'est tellement courant que nous en avons à peine conscience. Cette problématique pourrait être mise en parallèle avec l'histoire du suffrage universel. Le masculin n'est pas plus neutre que le suffrage n'a été universel jusqu'en 1944."