Ça commençait bien :
> Je réponds qu’on peut certes concéder qu’il n y a pas harcèlement à proprement parler d’une personne mais que la répétition est ailleurs.
> Dans ces témoignages qui s’accumulent. S’il n y a pas harcèlement d’une femme, alors, force est de constater qu’il y a harcèlement de toute une classe.
> Cette drague à domicile n’a rien de fortuit, elle est systémique. Ce sont des hommes qui tentent leur chance avec des femmes fragilisées par une situation du quotidien. Ce sont des hommes (installés dans des métiers peuplés d’hommes) qui tentent. Toujours. Car BIZARREMENT il n y a, pour l’instant, pas encore de témoignage d’homme recevant un texto d’une livreuse de pizza.
...mais la chute de l'article me gêne un peu. C'est bien joli de dire "Actuellement, il est socialement convenu, que le rôle d’approche, de séduction, et de blablatage revient aux hommes. Cela cantonne les femmes à un rôle passif." mais il faudrait aller un peu plus loin, et reconnaitre qu'une femme "signifie plus clairement son désir", dans notre société, il faut aussi voir comment elle est traitée.
Bref, et c'est là que ce papier me déçoit, ce n'est pas aux hommes harceleurs de changer, mais aux femmes...
Je préfère de loin [cet article][1] qui ne perd pas de vue que le vrai problème se situe dans la violation de l'intimité. Et pas dans le questionnement à la guimauve "oui mais s'ils s'étaient plu ça aurait..." complétement con et déplacé.
[1]:
http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?t-CFMw