Test Mass Effect Andromeda - Gamekult
> Car jouer à Mass Effect Andromeda, c'est aussi se confronter à une certaine défaite de l'imagination. Un jeu où des explorateurs fendent l'espace 600 ans durant, quittent littéralement notre galaxie, et tombent nez à nez avec des races humanoïdes arrivées à un stade d'évolution équivalent et organisées en groupes sociaux similaires. Où la technologie a évolué vers les mêmes objets, des flingues en forme de flingues, des gatling, des tourelles. Où l'on continuera à gérer les mêmes rancoeurs entre Krogans et Galariens qu'avant, si bien qu’on finit par se demander si l’Initiative a oublié de filtrer les crétins avant d’envoyer tout ce beau monde direction Andromède. Et où les seules traces d’indicible ont été laissées bien en évidence - avec le manuel - par une énième supercivilisation, marotte absolue de la première trilogie Mass Effect. "C'est l'anti-Torment !" ai-je un jour lâché tout haut. Et effectivement, ça fait beaucoup de fioul dépensé pour pas grand chose.
Et la phrase qui tue :
> Mais il suffira de repenser à Garrus, Tali, Thane ou Samara pour ressentir un violent pincement au coeur, souvenir d’une époque où le Bioware originel savait chouchouter ses personnages.
Bref, je ne suis pas près de l'acheter. Ou peut-être à 5€.
De pire en pire :
> On comprend dès les premières heures la faille qu’utilisera le gros vilain (totalement raté, au passage) pour prendre l’ascendant. Et le jeu n'essaie même pas de faire semblant de brouiller les pistes. Après tout, les trahisons et les négociations flingue à la main, c'était le style Shepard. Ici les gentils sont gentils, les méchants sont pas très gentils, chacun sait sur qui il doit tirer et la scène post-générique se vautre dans le plus gros cliché de l'histoire des scènes post-générique. C'est une histoire comme une bonne excuse pour faire pan-pan sur des xénos, avec ses beaux moments, mais qui ne réussit ni à chatouiller le cortex aux bons endroits, ni à convoquer l'esprit Mass Effect tel qu'on l'a connu. Ryder n’est pas Shepard, jusque dans cette partition timide et sans souffle, à des années-lumière des chefs-d’oeuvre d’élévation composés par Jack Wall et Sam Hulick pour la première trilogie.
Seul point positif : des combats plus dynamiques. C'est con, ce n'est pas pour ça que j'adorais Mass Effect :(
2017-03-26 - permalink -
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