Dans "Les Juges et l'assassin", Gérard Davet et Fabrice Lhomme reviennent sur les six premiers mois de l'épidémie et révèlent notamment que des rapports destinés à prévenir une pandémie ont été ignorés.
Les deux journalistes du Monde (mais si, vous les connaissez, "Un président ne devrait pas dire ça", c'était eux) publient un livre accablant sur la gestion du Covid par le gouvernement français. De mon point de vue, c'est plus une confirmation qu'une révélation.
Mais quelle ironie (c'est peut-être fait exprès, je ne sais pas), que ce livre sorte juste après la décision de la Cour de justice qui a décidé que tout ce petit monde avait bien fait son travail...
Dans cet ouvrage de plus de 450 pages, les deux journalistes exhument une cinquantaine de rapports, plans d'action et circulaires destinés à prévenir l'arrivée d'une pandémie, qui n'ont jamais été utilisés. Dossier judiciaire à l'appui, ils racontent l'enquête des trois juges de la Cour de justice de la République, la seule à pouvoir juger des actes de ministres en exercice, visant Edouard Philippe, à la tête du gouvernement pendant la crise sanitaire, et ses deux ministres de la Santé, Agnès Buzyn et Olivier Véran. L'instruction a finalement été close fin décembre 2024 et aucun d'entre eux n'a été mis en examen.
[...]
Selon Santé publique France, 69 000 personnes sont mortes du Covid-19 en France en 2020.
Assassins. Il n'y a pas d'autres mots : vous saviez, vous n'avez rien fait. L'incompétence n’excuse rien. Vous êtes des assassins.
Je viens de découvrir que l'on pouvait réduire la taille d'un PDF avec LibreOffice Draw :
Il a d'abord remercié la foule d'avoir permis le retour du milliardaire à la Maison Blanche, avant de se taper la poitrine gauche avec la main droite, puis de tendre le bras, paume ouverte. Il a ensuite répété le geste en se tournant vers le reste de la foule derrière lui.
C'est un putain de cauchemar.
Il y a 20 ans, Philip Roth imaginait l'accession à la présidence d'un partisan, ou à tout le moins sympathisant nazi, l'aviateur Charles Lindbergh en 1940.
La réalité dépasse désormais la fiction.
EDIT du 26/03/2025 : https://www.youtube.com/watch?v=jP773V3so5c
On continue le coup d’œil dans le rétro sur 2024, toujours dans un ordre approximativement chronologique... (je crois que j'ai fait le tour)
C'est beau de vivre dans ses rêves monsieur.
Mais faut se réveiller de temps en temps.
Alors que son successeur républicain a juré de se "venger" de ses adversaires politiques, le démocrate de 82 ans a décidé de donner sa protection à des personnalités qui sont aussi les bêtes noires des trumpistes : l'ancien chef d'état-major des armées de Donald Trump, le général Mark Milley ; l'ancien architecte de la stratégie contre le Covid-19 sous Trump et Biden, Anthony Fauci ; et les élus et fonctionnaires ayant participé à une commission d'enquête sur l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, ainsi que les policiers ayant témoigné devant cette même commission.
Donald Trump a fustigé cette décision de Joe Biden, qui a gracié, "des personnes qui sont très, très coupables de crimes très graves", a-t-il dénoncé devant la presse, juste après le premier discours de son mandat.
Pour qu'en j'en vienne à être d'accord avec Ploum, c'est que l'heure est grave.
Ce n'est pas une formule : moi aussi, j'ai peur.
J'ai lu, il y a peu mais je ne sais plus où, qu'une parenthèse libérale ouverte à la fin du XIXème siècle était en train de se refermer.
Je note au passage son paragraphe sur une (possible ? éventuelle ? probable ?) tricherie aux élections :
Ne vous demandez pas s’il est probable que Trump ait triché, mais, au contraire, s’il est probable qu’il ne l’ait pas fait.
Résumons : l’équipe de Trump avait clairement les moyens de pirater le vote électronique. Elle avait les données nécessaires (souvenez-vous d’Elon Musk offrant un million de dollars dans une tombola en échange des données personnelles des votants). Et Trump a obtenu un résultat statistiquement incroyablement improbable : gagner les sept swing states en gagnant juste les comtés les plus disputés avec juste ce qu’il faut de marge pour éviter un recompte et avec entre 5% et 7% de "bullet votes" (des bulletins juste pour Trump, mais ne participant pas aux autres élections) alors que la norme pour les "bullet votes" est entre… 0,05% et 1% dans les cas extrêmes (ce qui est le cas dans les comtés moins disputés). Le tout en ayant exactement le même nombre de voix que lors de l’élection de 2020.
Mais vous savez quoi ?
Cela ne change rien. Parce que depuis Al Gore, on sait que les républicains trichent à outrance et que les démocrates, pour être élus, ne doivent pas juste remporter l’élection : ils doivent la gagner à un tel point que même les tricheries ne soient pas suffisantes. Cela ne veut pas dire que les démocrates ne trichent pas. Mais juste qu’ils le font moins bien ou qu’ils ont une certaine retenue quand ils le font.
La tromperie et la menace de violence gouvernent. Pendant que les politiciens vaguement plus progressistes/humanistes perdent les élections en tentant d’obtenir des followers sur des réseaux sociaux propriétaires totalement contrôlés par leur ennemi juré. Ils sont peut-être moins malhonnêtes, mais totalement crétins.
Huit ans plus tard, le consensus [pour dire que Trump est un fasciste] est plus large. Robert Paxton lui-même a changé d'avis, dans les colonnes de Newsweek(Nouvelle fenêtre). Désormais, cette étiquette lui semble "non seulement acceptable, mais nécessaire" pour parler du président américain. Un avis partagé par Hans Noel, professeur de sciences politiques à l'université Georgetown. "Identifier des personnes comme des menaces pour l'Etat, définir l'identité américaine avec des critères culturels et raciaux qui excluent toute une partie de la population, se méfier des médias et essayer de les discréditer… Beaucoup de stratégies de [Donald Trump] sont similaires à celles des mouvements fascistes", explique-t-il.
"Il ne faut pas s'attendre à ce qu'il soit en tout point similaire aux régimes de Mussolini ou Hitler, alors que le monde a évolué", complète Manon Lefebvre, maîtresse de conférence en civilisation américaine à l'université polytechnique des Hauts-de-France. Enzo Traverso, professeur à l'université Cornell, préfère d'ailleurs parler de "post-fascisme". "Le fascisme du XXIe siècle ne peut pas être une répétition de celui des années 1930", remarque-t-il. Il note cependant des points communs entre plusieurs "partis [modernes] nationalistes, xénophobes, de droite radicale, qui dans certains cas trouvent leurs origines dans les mouvements néofascistes – le Rassemblement national en France – ou fascistes – les Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni".
Épinglés par les fans, signalés par plusieurs médias, des tombereaux de critiques et injures au racisme plus ou moins dissimulé visent l’apprentie chanteuse, pourtant régulièrement en tête du classement des professeurs. Prime après prime, sur Facebook, X ou TikTok, un front d’internautes émergent pour lui reprocher, pour les plus subtils, de « jouer la diva », d’être « très hautaine, prétentieuse », « imbue de sa personne », « pas sincère » ou d’avoir « un ego surdimensionné ». Des commentaires souvent assortis d’un soutien affiché à l’autre favorite de la compétition, Marine, blonde rigolarde qui anime les séquences au château de son accent chti et déploie sa voix puissante lors des shows du samedi soir.
Mais d’autres internautes ne s’embarrassent pas de circonvolutions quand ils ciblent Ebony et il n’y a alors plus aucun doute : on est là bien loin des préoccupations musicales. Exemple : « Votez tout, sauf pour le macaque », « Je ne veux plus la voir cette guenon », deux phrases relevées par la chaîne Guadeloupe la 1ère.
[...]
Trop affirmée, trop arrogante, dansant de façon trop sensuelle, chantant trop fort, voire trop bien selon certain·es… La personnalité d’Ebony est ciblée par des attaques qui cochent toutes les cases de ce que l’on appelle la « misogynoir », qui a visé nombre d’autres artistes et personnalités avant elle.
« Si elle est aussi maltraitée, c’est qu’elle est à la frontière de plusieurs identités : jeune, femme et noire, développe la sociologue des médias Marie-France Malonga, spécialiste des représentations des minorités. C’est le principe même de la misogynoir. Comme si on se permettait d’aller plus loin dans la haine à cause de cette addition d’identités. C’est la même chose que subit Aya Nakamura. Tout est occasion pour déverser sa haine et, quoi qu’elle fasse, elle fera l’objet de rejet, elle sera un punching-ball numérique. »
Le fait que la jeune femme assume de défendre son identité renforce malheureusement cette haine, souligne l’universitaire : « Ce qui doit déranger chez Ebony, c’est qu’elle n’offre pas la représentation de la femme soumise et qu’elle porte une revendication de ce qu’elle est. Et encore, une revendication qui reste, je crois, très raisonnable. »
Bientôt, l'inaction contre le changement climatique va coûter cher. Très cher. Ça commence déjà à coûter trop cher pour les assureurs.
Pour le monde des assurances, ces désastres risquent de n’être que les prémices de catastrophes plus grandes encore. À la différence des banques et des financiers qui, privilégiant leurs résultats trimestriels, bonus et valeurs actionnariales, tournent le dos à toute action climatique, les assureurs sont d’accord avec les scientifiques. Et alertent sur l’irréversibilité de la destruction naturelle, humaine et sociale en cours. Tous commencent à s’inquiéter de la montée des risques naturels et financiers, qui mettent en péril l’ensemble du système.
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Depuis trente ans que le capitalisme financier alimente la spéculation sur les actifs et notamment des bulles immobilières presque partout dans le monde, les prix atteignent des niveaux himalayens qui se retrouvent au moment de l’indemnisation des sinistres. Les assurés entendent être dédommagés à hauteur de la valeur de leurs biens au moment de sa destruction, et les assureurs semblent seulement en prendre la mesure.
Avec les incendies de Los Angeles, une nouvelle alerte est lancée au monde des assurances : c’est tout leur modèle financier, leur solvabilité comme leur stabilité, qui se trouve à nouveau mis sous tension.
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Mais que deviendrait un monde sans assurances ?
Particulièrement vigilante sur les questions climatiques, porteuses de destruction en capital notoirement sous-estimées, la Banque des règlements internationaux a produit une nouvelle étude sur le sujet à l’automne 2023. Elle y rappelle notamment le rôle essentiel des assurances, comme pilier et stabilisateur du système financier. « Il pourrait y avoir des retombées sur d’autres secteurs financiers – y compris le secteur bancaire – si les assurances ne sont plus accessibles. Par exemple, des propriétés jugées “inassurables” pourraient ne plus avoir accès au crédit, les banques refusant de leur prêter de l’argent. »
Alors que le monde bancaire et les fonds d’investissement tournent le dos à toute politique de lutte contre les dérèglements climatiques et prêtent à tour de bras aux projets les plus polluants, car immédiatement rentables, ils feraient bien de prendre en compte l’avertissement.
Contrairement à ce qu’ils pensent, ils ne sont pas immunisés contre le chaos climatique. Ils sont juste en deuxième ligne.
La Métropole de Dijon ouvre ses données, découvrez 11 data-visualisations issues de 109 jeux de données répartis en 9 grandes thématiques.
Allez, je continue sur ma lancée : lisez La France de Vichy, ouvrage publié par l'historien américain Robert O. Paxton en 1972. C'est certes moins palpitant que les œuvres complètes d'Abercrombie, mais c'est une lecture indispensable. Oui, aujourd'hui encore. Surtout aujourd'hui.
Ce livre là, il est à la fois très court et très bien, il méritait largement un article juste pour lui !
Suite de mon article récapitulant mes lectures préférées de 2024 : une voiture-balai pour toutes les lectures dont je n'ai pas eu le temps de parler !
J'ai extrait cette critique de la série Blackwater de mon article récapitulant mes lectures préférées de 2024, parce qu'elle est un peu longue et méritait de ce fait un article à part entière.
Le ton était sombre, presque alarmiste. Joe Biden s'est inquiété mercredi de voir l'Amérique tomber aux mains d'une «oligarchie», visant sans les nommer Donald Trump et les multimilliardaires de la tech désormais rangés derrière lui.
Il était loin, l'«optimisme» professé par le président sortant ces quatre dernières années, pendant cette courte allocution de moins de vingt minutes, prononcée à une heure de grande écoute derrière le Bureau ovale.
«Je veux mettre en garde le pays contre certaines choses qui m'inquiètent grandement», a dit le démocrate de 82 ans, cinq jours avant de laisser le pouvoir à son plus grand rival, le président élu républicain. «Il s'agit de la dangereuse concentration du pouvoir aux mains de très peu de personnes ultra-riches» et des «conséquences dangereuses si leur pouvoir est laissé sans limites».
«Une oligarchie prend forme en Amérique» et elle «menace concrètement notre démocratie toute entière, nos droits et libertés élémentaires», a poursuivi Joe Biden, dans une allusion évidente à Donald Trump, milliardaire, ainsi qu'aux richissimes patrons de la tech, au premier rang desquels Elon Musk.
Il a évoqué l'apparition d'un «complexe technologico-industriel» au pouvoir immense, faisant écho au discours d'adieu de l'ancien président Dwight Eisenhower, lequel avait mis en garde en 1961 contre la montée en puissance du «complexe militaro-industriel».
Le patron de Tesla, SpaceX et X, allié indéfectible et tonitruant du président élu, mais aussi Jeff Bezos (Amazon, Blue Origin) et Mark Zuckerberg (Meta) assisteront à l'investiture de Donald Trump lundi, d'après la chaîne de télévision américaine NBC.
«Les Américains sont ensevelis sous une avalanche de désinformation qui permet l'abus de pouvoir», a encore déploré Joe Biden, en appelant à faire «rendre des comptes» aux réseaux sociaux et à mettre en place des «garde-fous» sur l'intelligence artificielle.
La «concentration de richesse et de pouvoir (...) porte atteinte au sens de l'unité et du bien commun», a encore dit le 46ème président des Etats-Unis, qui était entouré de membres de sa famille. Il s'est alarmé aussi des «forces puissantes» qui voudraient «éliminer les mesures que nous avons prises pour affronter la crise climatique».
Ces mises en garde très fortes ont relégué au second plan, dans son discours, la volonté de défendre son bilan, en particulier le lancement de gigantesques plans d'investissement et le rétablissement des grandes alliances internationales des Etats-Unis.
Lorsqu'il rendra à son rival républicain lundi les clés de la Maison-Blanche, qu'il lui avait enlevées de haute lutte voici quatre ans, le démocrate de 82 ans vivra une immense humiliation. En 2019, Joe Biden avait assuré que Donald Trump «resterait dans l'histoire comme une aberration passagère». Mais c'est sa présidence à lui qui fait pour le moment figure d'anomalie, ou d'ultime hoquet d'une époque révolue, dans un pays secoué par de violentes mutations politiques, culturelles et économiques.
Président impopulaire, il n'a jamais pu lever les inquiétudes sur son âge ni faire pièce à l'attrait de la rhétorique populiste de Donald Trump. Seulement 36% des Américains portent un regard positif sur sa présidence et 33% ont de lui une opinion favorable, selon un sondage publié mercredi par la chaîne CNN.
Si Joe Biden lègue à son successeur une croissance robuste et un chômage très faible, son mandat reste synonyme pour les ménages américains de très forte hausse du coût de la vie.
Concluant son discours, au soir de cinquante années de vie politique, Joe Biden a lancé à ses compatriotes: «A votre tour de monter la garde».
J'ai pensé pareil hier soir, que ça ressemblait à un Steam Deck. De fait, c'est comme la Switch, mais en plus grand? Rien que ça, ça fait envie.
Je ne sais pas sur quoi RPS se base pour dire que c'est moins bien, dans la mesure où l'on a encore AUCUNE spec techniques, et qu'on a RIEN avant le 04 avril. AMHA, c'est juste un article pour attirer le chaland. La preuve : on en parle.
Lien direct vers l'article : https://www.rockpapershotgun.com/the-nintendo-switch-2-looks-like-a-steam-deck-but-worse
En France, un paraplégique qui prend le train paie une amende s'il s’assoit sur une place PMR ("handicapé"). Motif : "il a pas de fauteuil"
« Il est urgent de comprendre que le handicap ne se limite pas à une chaise roulante », a alerté lundi soir le nageur et pilote automobile handisport Axel Allétru. Paraplégique et se déplaçant avec des béquilles, il avait été verbalisé le même jour dans un TGV de la SNCF pour s’être assis sur un siège réservé aux personnes en situation de handicap. Interviewé par BFMTV hier, il a expliqué s’être installé sur ce siège parce que la place qu’il avait achetée se trouvait à l’étage et qu’il ne pouvait pas monter les escaliers. Sur LinkedIn, Axel Allétru raconte que le contrôleur a justifié l’amende par l’absence de fauteuil roulant. « Ce n’est pas un objet qui fait le handicap, mais une réalité physique et invisible parfois mal perçue. Arrêtons de réduire le handicap à des clichés ou des règles absurdes », ajoute-t-il. « 80 % des personnes en situation de handicap ont un handicap invisible », selon le site de l’association APF France Handicap.
Bravo la SNCF. Grande classe, et belle preuve d'intelligence.
via Brief.me du jour.
Passons. Passons vite, même, car vous savez déjà à peu près tout. L’alignement complet de Mark Zuckerberg sur la ligne musko-trumpienne. D’abord lors d’une vidéo délirante de cinq minutes où il explique vouloir en finir avec les biais politiques des modérateurs et abandonner tous les programmes de fact checking. Puis les jours suivants, alors que Meta annonçait mettre un terme à tous ses programmes favorisant la diversité et l’inclusion et proposait de nouvelles règles de modération autorisant à qualifier les LGBT de malades mentaux et les femmes de biens meubles — provoquant l’ire d’une grande partie de ses propres employés — tandis que Zuck participait au podcast conservateur de Joe Rogan où il appelait le monde de l’entreprise à faire preuve de « davantage d’énergie masculine » et « d’agressivité ».
On pourrait gloser pendant des heures sur les raisons de ce brusque virage à droite, réalisé même pas une semaine après l’annonce de bots Instagram « inclusifs » certes complètement à côté de la plaque mais qui semblaient au moins indiquer que Meta se souciait encore des apparences. Se lancer dans la psychologie de comptoir, estimer que Zuckerberg n’a fait que révéler son vrai visage — Facebook étant né d’un outil pour juger le physique des étudiantes, sa seule motivation ne peut être que la misogynie. Ou bien approcher les choses par l’angle économique, remarquer que Meta est en difficulté face à TikTok et à l’Union européenne et que plier le genou devant Trump à s’en faire péter la rotule peut être un moyen de recruter un allié puissant pour sauver l’entreprise. De façon encore plus pessimiste, on peut aussi choisir d’y voir le signe qu’un point de bascule idéologique a été atteint (on en parlait en fin d’année dernière), que les délires libertariens de la Silicon Valley, parfaitement trumpo-compatibles, sont sur le point de virer à la prophétie eschatologique.
Et en fait, peu importe. Que les raisons de cet alignement général soient bassement commerciales ou profondément idéologiques, le résultat est le même : le piège qu’on sentait se refermer sur nous depuis des années, qui jusqu’à présent faisait de son mieux pour se dissimuler, vient d’apparaître dans toute sa cruauté. Car c’est de cruauté qu’il s’agit. Comment qualifier autrement la décision de Meta de faire retirer les distributeurs de tampons des toilettes des hommes dans ses locaux ? Quel rapport avec la question de la « liberté de parole » ou des « biais des modérateurs » ? Que ce soit par idéologie ou par volonté de donner des gages au strongman du moment afin de défendre leurs intérêts, la messe est dite : les géants de la tech sont prêts à tout sacrifier au nom du profit, en commençant par les plus faibles d’entre nous (les trans, comme toujours, n’étant que les canaris dans la mine). « Don’t be evil », l’ancien slogan de Google, était déjà de l’histoire ancienne, voici l’ère du « Be evil ».
Alors que faire, comme dirait l’autre ? Vaste question. Quitter les réseaux. X hier, Meta aujourd’hui. Convaincre vos proches de troquer WhatsApp pour Signal. Claquer 20 € chez un hébergeur indépendant pour avoir votre propre site web et ne plus dépendre des jardins fermés des GAFAM. Recréer des webrings, des communautés, des liens directs. Encourager les gouvernants, ici comme ailleurs, qui tentent de s’opposer au rouleau compresseur qui nous fonce dessus. Soutenir les infrastructures décentralisées d’aujourd’hui et de demain pour bâtir, un jour, un nouvel Internet qui appartiendra à celles et ceux qui le peuplent plutôt qu’à une poignée de centimilliardaires paranoïaques ne jurant que par la force. Et se serrer les coudes, car les temps qui viennent vont être rudes.
Moi j'ai 46 ans, 28 ans de permis, jamais un accident.
Mais on va me faire chier si jamais on me choppe à dépasser la vitesse limite de 3 km/h sur voie rapide ...Bordel, un gamin de 14 ans, ça devrait pas être laissé seul au volant d'un véhicule de ce type.
(Et il devrait y'avoir tolérance 0 sur les téléphones au volant, l'alcoolémie, et les drogues ...)
Bienvenue au club des vieux cons (45 ans cette année). Je pense tout pareil : 0 téléphone. 0 alcool. 0 drogue.
Et un véhicule est une arme par destination. Même un pêt-pêt-pêt avec un moteur de tondeuse à gazon.