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328 results for tags droit x
  • J’ai testé pour vous : être fichée illégalement par l’armée

    La petite expérience valait le coup d’être vécue. En 2011, j’ai voulu exercer un droit (tout le monde peut le faire) : demander, par l’intermédiaire de la Cnil – la Commission nationale de l’informatique et des libertés –, l’accès à toutes les fiches de police et de renseignement me concernant. À supposer qu’elles existent, et il faut bien essayer pour le savoir. Six ans de procédure ont suivi avant que le Conseil d’État ne tranche, le 8 novembre 2017. Dans sa décision, il « enjoint la ministre des armées (…) de procéder à l’effacement des données concernant Mme Polloni illégalement contenues dans les traitements de données nominatives de la direction du renseignement militaire ». Il y avait donc quelque chose, et quelque chose d’illégal. En l’état actuel du droit français, ces données doivent disparaître, mais sans que j’apprenne de quoi il s’agit. Voici donc l’aboutissement de ma démarche, qu’on ne peut pas vraiment appeler une victoire.

    L'article est incomplet (le site est payant), vous pouvez lire un résumé ici mais vous avez compris l'idée : on vit dans un beau pays démocratique, je suis très heureux, merci (j'écris à l'intention de mes ficheurs, pour qu'ils me mettent une bonne note de bon citoyen).

    via (°m

    Fri 10 Nov 2017 05:43:16 PM CET - permalink -
    - - - https://lesjours.fr/obsessions/vie-jours/ep17-camille-fichee/
    droit fichage privacy
  • Sclérose en plaques/vaccination Hépatite B : "Un faisceau d'indices graves, précis et concordants peut suffire à prouver le lien de causalité", selon la justice - Les liens du Lapin Masqué

    En substance donc, la CJUE ne reconnaît pas de lien entre le vaccin contre l'hépatite B et l'apparition de la sclérose en plaques, elle dit même l'inverse. Elle rappelle que, en principe, c'est à la victime d'établir le lien entre un acte médical et un état préjudiciable, mais que dans le cas où il n'existe pas de consensus scientifique présenté à la cour qui doit juger, alors si les éléments de preuves sont suffisants pour établir un lien, même si celui-ci s'avère plus tard factuellement faux, alors la cour est autorisée à reconnaître le fabricant du vaccin comme responsable de l'état de la victime.

    Ah oui, d'ailleurs, la CJUE ne reconnaît pas le fabricant fautif. Elle dit juste que la cour qui doit juger la chose peut, en l'état du droit actuel et de la situation présentée, le reconnaître comme responsable, et donc peut le condamner à verser des indemnités, si et seulement si elle le souhaite.

    Voilà !

    Oh, et au passage, mettez vous bien ça dans le crâne : une cour de justice ne statue pas sur ce qui est une vérité scientifique ou non, elle tranche des litiges. Jamais une cour ne pourra dire ce qui est "vrai" scientifiquement et ce qui est faux, tout comme jamais un scientifique n'ira dire à un juge comment il doit juger telle ou telle affaire. Ce sont des domaines différents, avec des vocabulaires différents, qui ont des manières de fonctionner différentes et qui ne font pas DU TOUT le même métier. Je vous rappelle l'échelle (simplifiée) de validité des preuves/arguments :

    Solide => Consensus scientifique / Méta analyse / Étude prospective de forte puissance
    Présomption => Étude prospective de faible puissance
    Faible => Étude rétrospective / Étude de cas-témoins
    Très faible => Témoignage / Étude comportant des biais identifiés
    Nul => Avis / Opinion / Préjugé / Bon sens

    Vous ne trouvez pas "jugement d'une cour de justice" dans la liste ? Parce que ça n'a rien à y faire. C'est même pas un niveau de preuve "nul", c'est un niveau de preuve "hors sujet". Il s'agirait d'arrêter de tout mélanger pour, en plus, propager des idées fausses et dangereuses sur la science, la justice et la santé.

    Thu 29 Jun 2017 05:29:58 PM CEST - permalink -
    - - - http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?j3Xu2w
    droit science vaccin vaccination
  • Le projet de loi sur l’état d’urgence permanent approuvé par le Conseil d’État

    Ces trois mesures sont jugées « nécessaires » par le Conseil d’État aux fins de prévenir le terrorisme efficacement. Seules remarques : il demande à ce que ces restrictions soient plafonnées dans le temps, de six mois à un an selon les mesures.

    On se console comme on peut mais c'est déjà une avancée ; à l'heure actuelle, combien de personnes assignées à residence de manière discrétionnaire ne savent même pas combien de temps cette situation perdurera ?

    J'avais d'abord été content de voir l'arrivée du JLD, mais :

    Toujours selon le SM, « en se raccrochant aux branches d’un juge alibi, l’Exécutif tord un peu plus l’ordre juridique, prévoyant des mesures administratives contrôlées par un juge judiciaire et qui relèveraient, en appel, du juge administratif, pour y faire entrer de force la possibilité de priver de leur liberté des personnes sur la base d’éléments flous et sans exigence de preuves ».

    Au final, j'ai quand même l'impression que les avis du Conseil d'Etat sont assez complaisant... mais dans la mesure où ce ne sont QUE des avis, inutile de lui jeter la pierre.

    Thu 22 Jun 2017 02:11:42 PM CEST - permalink -
    - - - https://www.nextinpact.com/news/104622-le-projet-loi-sur-letat-durgence-permanent-approuve-par-conseil-detat.htm
    dictature_en_marche droit
  • 228 ans après la prise de la Bastille – Carnet de notes

    228 ans après la prise de la Bastille, nous allons réinstaller les lettres de cachet. Seule différence : on est emprisonné chez soi.

    Je n’ai pas l’impression que tout le monde mesure la gravité de l’assignation à résidence et de la perquisition administrative.

    Il suffit d’avoir des raisons de penser que, peut-être, dans le futur, vous pourriez attenter à l’ordre public. Peut-être. Dans le futur. Autant dire que l’État fait ce qu’il veut, d’autant que la motivation peut être soutenue par des notes blanches non signées auxquelles les juges font toute confiance à priori.

    On envisage aujourd’hui de pérenniser ces mesures dans le droit commun. (Mediapart – Le Monde)

    Ça serait inimaginable dans la plupart des démocraties. Ça devrait l’être dans la nôtre, mais personne ne se lève.

    via Tommy

    Wed 14 Jun 2017 03:51:44 PM CEST - permalink -
    - - - https://n.survol.fr/n/228-ans-apres-la-prise-de-la-bastille
    dictature_en_marche droit
  • Législatives : la suspension temporaire des clips de campagne actée au Journal officiel

    Les sages de la rue de Montpensier ont décelé une atteinte disproportionnée au principe d’égalité puisque la différence de traitement repose sur un critère non justifié, condamnant à l’ombre les nouveaux partis comme En Marche.

    Si la censure a été déportée au 30 juin, histoire de ne pas bouleverser l’encadrement actuel, les juges ont par une réserve d’interprétation, revu et corrigé le droit en vigueur. Et leur grille de lecture est lestée de l’autorité de la chose jugée. Elle s’impose donc à tous, notamment au Conseil supérieur de l’audiovisuel.

    Thu 01 Jun 2017 01:53:07 PM CEST - permalink -
    - - - https://www.nextinpact.com/news/104428-legislatives-suspension-temporaire-clips-campagne-actee-au-journal-officiel.htm
    conseil+constitutionnel droit SCA
  • Note: Arrêts de la CJUE sur le voile au travail

    Je voulais en parler à l'époque, puis j'ai oublié.
    Je viens de retrouver la série de tweets au sujet de cette double décision de @Maitre_Eolas, je vous le recopie donc ici.

    Attention, les arrêts G4S et al. de la CJUE sont bien plus subtils que "on peut interdire le voile au travail".
    La CJUE distingue deux cas : le règlement intérieur prévoit cette prohibition, ou il ne le prévoit pas.
    Dans le 1er cas, le juge doit vérifier si cette règle apparemment neutre aboutit à désavantager certaines personnes (au pif les musulmans)
    Si la réponse est oui, le juge applique un double test. 1/ Cette règle est-elle objectivement justifiée par une politique de neutralité ?
    2/ Est-elle appropriée et nécessaire ? Si c'est deux fois oui, et seulement si c'est deux fois oui, il n'y a pas discrimination.
    Soit ça ne repose pas sur une règle interne mais sur une décision individuelle. Dans ce cas, il n'y a pas nécessairement discrimination.
    Mais le test est plus strict. 1/ La différence de traitement repose-t-elle sur une exigence professionnelle essentielle et déterminante ?
    2/ L'objectif est-il légitime et l'exigence proportionnée ?
    Là encore il faut deux oui pour échapper à la discrimination.
    La CJUE prend la peine d'ajouter que le souhait des clients n'est pas un motif suffisant. Racists gonna hate.
    Et je ne suis pas sûr que l'affaire Baby Loup aurait passé ce double test. Fin

    Tue 18 Apr 2017 04:48:57 PM CEST - permalink -
    - - - https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?CoAQNA
    droit
  • http://arianeinternet.conseil-etat.fr/arianeinternet/getdoc.asp?id=209614&fonds=DCE

    Bon, c'est du porn administratif, mais je vais tenter d'être didactique.

    Dans un discours prononcé à Paris le 29 août 2014, le 1er Ministre d'alors a déclaré, à propos d'un dispositif d'encadrement des loyers, qu'il serait mis en place de façon expérimentale à Paris, compte tenu de sa complexité, puis a déclaré 2 jours plus tard qu'il en serait de même pour Lille, et que pour l'étendre aux autres agglomération, on ferait d'abord un bilan et pis on verrait bien.

    En quoi cette déclaration pose t-elle problème ? Comme l'expose le deuxième considérant de cette décision, l'article 17 de la loi du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (loi ALUR) prévoit la création d'un "observatoire local des loyers" dans les zones d'urbanisation continue de plus de 50 000 habitants pour lesquelles il existe (je fais court) un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logement. Il précise en outre qu'un décret fixe la liste des communes comprises dans ces zones.

    Et donc ? Tu vas nous emmerder longtemps avec tes zones urbaines de 50 000 habitants déséquilibrées ? Attendez, on y arrive.
    En déclarant qu'il n'allait pas appliquer la loi telle qu'elle avait été votée, mais en prenant l'initiative :
    1/ d'en limiter l'exécution à Paris et Lille ;
    2/ de subordonner l'application aux autres agglomérations à la mise en œuvre d'un "bilan"
    l'une et l'autre de ces dispositions n'étant nullement prévues par la loi ALUR, le 1er ministre, chef du pouvoir réglementaire, méconnait un principe essentiel posé par les articles 34 et 37 de la Constitution : la délimitation des domaines de la loi et du règlement. L'article 34 donne une liste limitative des domaines d'intervention de la loi, et l'article 37 dit que tout le reste est du domaine du règlement. C'est du niveau de la première année de DEUG de droit.

    Pour faire court, le pouvoir réglementaire, s'exprimant par la bouche de son chef, a été piétiner les plates-bandes de la loi. C'est un cas d'école classique.
    Ce qui fait tout l'intérêt de cette décision, c'est que la décision du 1er Ministre a été, je reprends les termes du Conseil d’État, "révélée par ses déclarations des 29 et 31 août 2014", et que le CE considère, sans qu'il soit besoin d'autres actes, que cette seule parole suffit pour lui conférer le caractère d'une décision faisant grief. (En droit administratif, la définition de la décision administrative est quasiment récursive : une décision administrative est un acte faisant grief (ce que l'on pourrait traduire par "qui a des conséquences sur quelqu'un ou quelque chose") ; un acte faisant grief est une décision administrative).

    Le Conseil d’État parle de "droit souple":

    Le Conseil d’État accepte d’être saisi de recours en annulation contre des actes de droit souple, tels que des communiqués de presse ou des prises de position d’autorités publiques

    Ce n'est pas une innovation, le cas s'étant déjà présenté avant, mais c'est la première fois que ce type de recours est accepté contre les propos d'un Premier Ministre.

    via https://twitter.com/VincentGranier/status/842292368158162944

    Thu 16 Mar 2017 12:39:12 PM CET - permalink -
    - - - http://arianeinternet.conseil-etat.fr/arianeinternet/getdoc.asp?id=209614&fonds=DCE
    droit droit+administratif
  • Surprise en plein dérapage, la justice censure France Culture - Page 1 | Mediapart

    Une journaliste avait exceptionnellement obtenu le droit d'enregistrer des audiences du tribunal de Marseille pour France Culture. Mais lors d'un procès en comparution immédiate, les magistrats ont tellement dérapé, dans l'expression et dans la sanction, que le tribunal a pris peur et rompu l'accord. Un miroir a été tendu à la justice. Elle a préféré le casser.
    [...]
    La présidente, après avoir présenté les faits, les commente : « Vous n’avez plus aucune limite. C’est honteux, monsieur. Il n’y a même pas de mots. On ne sait même pas comment est-ce [sic] qu’on arrive encore à vous regarder comme un être humain. »

    Mediapart est en accès libre aujourd'hui.

    Thu 16 Mar 2017 12:33:25 PM CET - permalink -
    - - - https://www.mediapart.fr/journal/france/160317/surprise-en-plein-derapage-la-justice-censure-france-culture
    droit justice
  • Bergerac. Prison ferme pour avoir attaqué le maire avec une carotte

    J'ai lu ceci sur Twitter :

    En France tu violes un jeune homme avec une matraque, c'est juste un "accident". Tu "attaques" un maire avec une carotte, tu vas en prison.

    Alors oui, mais non. Le scandale n'est pas forcément là où vous croyez. L'homme a été condamné à de la prison ferme car :

    Le septuagénaire à l’arme originale a été condamné à quatre mois de prison ferme. Comme l’indique le quotidien Sud Ouest, l’accusé était en état de récidive.

    La récidive, les peines planchers, ça vous dit quelque chose ? Voilà. C'est avec des lois absurdes que l'on obtient des décisions de justice... que je ne qualifierait pas, ceci tombant également sous le coup de la loi.

    Thu 23 Feb 2017 12:41:27 PM CET - permalink -
    - - - http://www.ouest-france.fr/aquitaine/dordogne/bergerac-prison-ferme-pour-avoir-attaque-le-maire-avec-une-carotte-4803369
    droit justice
  • Pour en finir avec la séparation des pouvoirs - Journal d'un avocat

    Bon article (via Riff), même si j'espérais qu'Eolas aille un peu plus loin que la simple description de la séparation des pouvoirs "à la française". Mais vu le niveau de certains dans ce pays, un bon de droit, c'est déjà pas mal.

    Voilà le sens de la séparation des pouvoirs : ils sont exercés par des entités séparées POUR POUVOIR SE CONTRÔLER RÉCIPROQUEMENT. L’expression “équilibre des pouvoirs” est d’ailleurs plus proche de la pensée de Montesquieu que le mot séparation, qui n’est qu’un moyen de parvenir à cet équilibre. Les américains ont parfaitement compris Montesquieu et leur Constitution est un modèle de ces checks and balances, le président Trump vient d’en faire l’expérience. La France s’est fourvoyée d’emblée et est poursuivie par cet atavisme : depuis la révolution, la séparation des pouvoirs implique que chacun fait ses affaires dans son coin sans regarder ce qui se passe chez l’autre.

    Pour mémoire, ma petite contribution ^^ http://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/?O8badw

    Thu 23 Feb 2017 11:29:28 AM CET - permalink -
    - - - http://www.maitre-eolas.fr/post/2017/02/19/Pour-en-finir-avec-la-s%C3%A9paration-des-pouvoirs
    droit
  • ღ Isabelle sur Twitter : "auto-amnistie ? amendemant modifiant la loi sur la prescription pénale voté en catimini - me fait penser à la Roumanie 😮 #CanardEnchaine https://t.co/CmHPiQWALR"

    Désespérant.

    Wed 15 Feb 2017 02:51:38 PM CET - permalink -
    - - - https://twitter.com/ZabouF/status/831846521813553152
    droit prescription
  • Un tribunal correctionnel incompétent à juger un viol : une décision exceptionnelle - le Plus

    Le viol, qui est un crime, est ordinairement jugé comme un délit (comme le vol à l'étalage pour vous donner un ordre d'idée). Pourquoi ? Pour gagner du temps devant un crime de masse. Pour un peu, tout le monde y gagerait, la partie civile qui obtient un procès rapide, la défense qui risque moins, et le système judiciaire à bout de souffle. Tout le monde sauf les victimes, bien entendu.

    Mais pour une fois, un tribunal correctionnel s'est déclaré incompétent. D'office. C'est à dire que ce n'est pas la victime qui l'a demandé.

    Wed 07 Dec 2016 05:23:16 PM CET - permalink -
    - - - http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1630575-un-tribunal-correctionnel-incompetent-a-juger-un-viol-une-decision-exceptionnelle.html
    droit rape_culture viol
  • Flash-ball: le lycéen nantais jugé co-responsable du tir qui l'a éborgné

    L’État est bien condamné pour le tir de LBD 40, et l’arme est officiellement reconnue comme « dangereuse » par la justice. En revanche, fait incroyable, les juges décident d’opérer un « partage des responsabilités » à 50% entre les deux parties. Autrement dit, le blessé et ceux qui lui ont tiré dessus sont considérés comme également responsables du préjudice. Comment ont été calculés ces pourcentages de responsabilité ? A partir de quel barème ? Le mystère reste entier.
    [...]
    Concrètement, dans leur jugement, les magistrats inventent un délit de « non désolidarisation d’une manifestation » en ces termes :
    « en admettant même que M. D. n’ait pas lui- même lancé des projectiles, il résulte de l’instruction qu’il ne s’est pas désolidarisé de l’attroupement [...] alors qu’il aurait dû s’éloigner ; que, dans ces conditions, M. D. doit être regardé comme ayant commis une faute à l’origine de son préjudice susceptible d’exonérer partiellement l’Etat de sa responsabilité. »

    Une victime co-responsable de son préjudice, alors même qu'il est commis par un agent dépositaire de la force publique, et avec les moyens de celle-ci. Je suis révolté, scandalisé, abasourdi.

    Tue 06 Dec 2016 05:43:26 PM CET - permalink -
    - - - https://lundi.am/flashball-lyceen-juge-coresponsable
    droit droit+administratif violences_policières
  • Contrôles au faciès : la Cour de cassation condamne l’Etat

    La plus haute juridiction civile a tranché. Mercredi 8 novembre, la Cour de cassation a condamné l’Etat pour plusieurs cas de contrôle au faciès, estimant qu’il lui revenait de « démontrer l’absence de discrimination » quand une personne contrôlée dispose d’« éléments » qui peuvent laisser présumer l’existence d’un tel comportement.

    Wed 09 Nov 2016 04:34:07 PM CET - permalink -
    - - - http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/11/09/controles-au-facies-la-cour-de-cassation-condamne-l-etat_5028213_1653578.html
    droit
  • Le Conseil d'État : Installation de crèches de Noël par les personnes publiques

    Le Conseil d’État rappelle la portée du principe de laïcité. Celui-ci crée des obligations pour les personnes publiques, en leur imposant notamment :

    • d’assurer la liberté de conscience et de garantir le libre exercice des cultes ;
    • de veiller à la neutralité des agents publics et des services publics à l’égard des cultes, en particulier en n’en reconnaissant, ni en n’en subventionnant aucun.

    Le Conseil d’État juge que l’article 28 de la loi de 1905, qui met en œuvre le principe de neutralité, interdit l’installation, par des personnes publiques, de signes ou emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse.

    En raison de la pluralité de significations des crèches de Noël, qui présentent un caractère religieux mais sont aussi des éléments des décorations profanes installées pour les fêtes de fin d’année, le Conseil d’État juge que leur installation temporaire à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, est légale si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse.

    Pour déterminer si l’installation d’une crèche de Noël présente un caractère culturel, artistique ou festif, ou si elle exprime au contraire la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse, le Conseil d’État juge qu’il convient de tenir compte du contexte dans lequel a lieu l’installation, des conditions particulières de cette installation, de l’existence ou de l’absence d’usages locaux et du lieu de cette installation.

    Compte tenu de l’importance du lieu de l’installation, le Conseil d’État précise qu’il y a lieu de distinguer les bâtiments des autres emplacements publics :

    • dans les bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif ;
    • dans les autres emplacements publics, compte tenu du caractère festif des installations liées aux fêtes de fin d’année, l’installation d’une crèche de Noël est légale, sauf si elle constitue un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse.

    Oui, il faut tout lire, parce que la fachosphère va se saisir de l'arrêt pour lui faire dire exactement le contraire de ce qu'il dit vraiment.

    Wed 09 Nov 2016 02:52:52 PM CET - permalink -
    - - - http://www.conseil-etat.fr/Actualites/Communiques/Installation-de-creches-de-Noel-par-les-personnes-publiques
    droit laïcité
  • Mari de Mme Eolas ✏️ sur Twitter : "Dans l'affaire de la caméra cachée concernant Matthieu Delormeau, que je découvre ce soir, la limite du pénal me semble bien franchie."

    L'analyse de Maître Eolas, basée sur l'article 222-14-3 du Code Pénal (violences psychologiques)

    Wed 09 Nov 2016 12:56:45 PM CET - permalink -
    - - - https://twitter.com/Maitre_Eolas/status/795058306779938816
    droit TPMP
  • Légitime défense du droit - Journal d'un avocat - some links − chabotsi

    « […] des policiers qui ont manifesté spontanément […] en tenue et en utilisant les véhicules de service, avant d’être reçu par le ministre de l’intérieur. Relevons que ce faisant, les policiers ont commis deux délits pénaux, l’organisation de manifestation non déclarée (article 431-9 du Code pénal) et manifester étant porteur d’une arme (article 431-10 du Code pénal) ce qui leur fait à tous encourir trois ans de prison et la révocation, et que la légitime défense ne peut pas couvrir. »

    Voilà, voilà...

    Fri 04 Nov 2016 03:20:07 PM CET - permalink -
    - - - https://chabotsi.fr/links/?M2LmAw
    dictature_en_marche droit
  • Act Up condamné pour avoir qualifié la Manif pour tous d'homophobe - L'Express

    La présidente de l'association a été condamnée ce mercredi en appel pour injure à l'encontre de la Manif pour tous. En cause, des affiches portant le logo du mouvement opposé au mariage homosexuel barrées de l'inscription "homophobes".

    Ah ben si on ne peut plus appeler les choses par leur nom, où va t-on ?

    Thu 03 Nov 2016 09:52:28 AM CET - permalink -
    - - - http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/act-up-condamne-pour-avoir-qualifie-la-manif-pour-tous-d-homophobe_1846720.html
    droit homophobie LMPT
  • Nicolas Sarkozy, s’il remportait l’élection, ne pourrait être investi… : Reflets

    En quittant la fonction, un ancien président devient automatiquement membre à vie du Conseil constitutionnel. Or les fonctions des membres du Conseil sont incompatibles avec tout mandat électoral depuis une loi organique de 1995.

    Si un membre ordinaire du Conseil peut démissionner pour reprendre un mandat, il n’en va pas de même pour un ancien président qui est, aux termes de l’article 56 de la constitution, « membre à vie » du Conseil.

    Oh purée. C'est tellement évident en plus, qu'on se demande pourquoi personne n'y a pensé avant.

    Mon 24 Oct 2016 11:31:42 AM CEST - permalink -
    - - - https://reflets.info/nicolas-sarkozy-sil-remportait-lelection-ne-pourrait-etre-investi/
    droit
  • La rapporteure du Conseil d’Etat recommande de ne pas s’opposer aux crèches de Noël dans les mairies

    Pour Aurélie Bretonneau, le principe de neutralité « n’interdit pas d’installer des crèches sur le domaine public », sauf quand une « intention religieuse » préside à une telle manifestation.

    Je vous laisse, il faut que j'aille piquer une crise de nerfs.

    P.S. :

    Article 28 (loi du 9 décembre 1905)
    Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.

    Fri 21 Oct 2016 01:32:08 PM CEST - permalink -
    - - - http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/10/21/la-rapporteure-du-conseil-d-etat-recommande-de-ne-pas-s-opposer-aux-creches-de-noel-dans-les-mairies_5018013_3224.html
    droit laïcité
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