Une petite histoire de RimWorld pour bien commencer la semaine ?
Allez, on y va !
J'ai créé une nouvelle colonie la semaine dernière, essentiellement pour tester la multitude de mods que j'ai installé (j'y reviendrai plus tard, il y a du lourd).
Les débuts sont... héroïques, pour ne pas dire difficiles. Je suis même étonné de la résilience de mes colons, étant donné toutes les avanies qu'ils ont eu à subir. Les crises psychotiques et les crises de rage ont été un peu trop nombreuses pour des personnes normalement constituées. Mais bref.
Je débute dans un biome assez sympa, pas mal de verdure et de montagne, et je commence à construire ma base dans un cul-de-sac au milieu des falaises, le seul point d'accès étant traversé par un cours d'eau venant de la montagne. Ce sera facile à défendre, me dis-je. Mais je ne me doutais pas que l'ennemi ne viendrait pas forcément de l'extérieur... Dès le premier coup de pioche, avertissement : "un danger antique" rôde quelque part. Oh, il va y avoir du fun.
Le fun n'est certes pas arrivé tout de suite, mais je voyais bien qu'il y avait "quelque chose". J'ai creusé vite fait une première zone de vie de 9x9, et toutes les nuits, mes colons faisaient des cauchemars...
Je passe les détails triviaux de l'installation, le manque de nourriture, la nudiste qui supporte plus de porter des vêtements alors qu'il fait -15°C... pour en arriver directement au point central de mon histoire.
Il y avait une structure trop rectangulaire pour être honnête au centre de ma base, et dont les côtés n'étaient pas "minables". Pas con le gars, j'ai donc choisi l'option "démolir" une case de l'un des murs d'un côté, et j'ai continué à administrer ma base en attendant qu'un colon aie le temps d'aller mettre un coup de masse dans le bouzin. Ben j'ai pas été déçu. Message d'alerte, découverte d'une nouvelle zone : je ne suis pas très étonné, je me doutais bien qu'il y avait quelque chose là derrière. Je ferme le message. Le jeu toujours en pause, j'inspecte cette vaste zone libérée au beau milieu de ma base (en gros, la première pièce creusée est au sud, la cuisine à l'ouest et les chambres au nord, la nouvelle pièce occupe donc un vaste rectangle délimité en haut, à gauche et en bas par les 3 éléments que je viens de citer). Des composants avancés. Des médicaments. Des armes. D'autres objets manufacturés avancés. De la drogue. Et... un quoi ? Un faucheur ? Bah, ce tas de ferraille ne doit pas être trop gênant, ça se trouve il est désactivé.
Et des caissons d'hypersommeil. C'est quoi ces trucs ? Il y a des gens là dedans ? Ben y'a qu'à ouvrir, on verra bien.

On enlève la pause.
Début de la phase de fun.
Il y a plein de choses qui sortent des caissons, à vrai dire des gens, et ils semblent plutôt en tomber qu'en sortir. Des gens en mauvais état, visiblement blessés, qui se tortillent de douleur par terre, mais aussi des scarabées géants et un gros lourdaud en armure lourde, qui a l'air en forme lui, et prêt à en découdre. Et puis le faucheur n'est pas désactivé. Et c'est une machine à tuer.
La première colon qui s'est interposée (celle qui a créée l'ouverture dans le mur) s'est proprement faite éventrée. Je lui ordonne de se traîner jusqu'à un lit (je rappelle que ma première zone de vie est juste là, et qu'il y reste toujours 3 lits). C'est là que ça devient très... rimworldien. Mes 2 autres colons arrivent en renfort, voient la chose et... s'enfuient à toutes jambes jusqu'au pont qui traverse la rivière, se mettent à genoux et attendent la mort ! Pendant ce temps le faucheur prend le même chemin que colon n°1, rentre dans la base et commence à tout détruire à l'intérieur. Sauf le lit dans lequel est la blessée ! Des fois faut pas chercher à comprendre, faut juste profiter. Le faucheur-un-peu-con poursuit son œuvre destructrice en remontant le couloir de roche qui mène à la cuisine et là... il se fait arrêter par le chien.
Dans le même temps, le joueur omnipotent (votre humble serviteur) secoue les deux apeurées du pont et leur ordonne d'aller flinguer le gros lourd en armure. Il est peut-être bien équipé, mais il est atteint du "mal du caisson" et son temps de réaction amoindri devrait jouer en notre avantage, cependant il ne faut pas perdre de temps. Au prix de blessures relativement minimes au vu du déséquilibre des forces, son compte est assez vite réglé. Elles partent ensuite s'attaquer au faucheur, prodiguant quelques soins à la blessée en passant, bien persuadées qu'elles n'en reviendront pas. Mais le chien a fait le plus gros du travail, il ne reste qu'un demi-barre de vie à la créature mécanoïde. Et là encore, la situation est à l'avantage des défenseures, ça se passe dans un couloir, ce qui permet des tirs en enfilade. Enfin, l'arme prélevée sur le mort semble assez efficace. Le faucheur est éliminé.
Mais nos courageuses héroïnes n'ont pas le temps de panser leurs blessures (ni de faire le ménage, je ne vous dit les mares de sang et les flaques de vomi partout dans la base), elles portent secours aux rescapés des caissons... pour se rendre compte qu'ils sont presque tous morts dans l'intervalle. Je m'empresse de les enterrer, pour pas que ma cuisinière les transforme en civets, ce qui contrarie tout le monde en général. La seule survivante, après m'avoir coûté relativement cher en temps, médicament et nourriture s'enfuira d'ailleurs au bout de quelques jours, non sans avoir blessé encore un colon. La prochaine fois je les tuerai tous.
RIP le chien, sans toi cette colonie n'aurait pas survécu.
Les colons amenés à dormir dans ce qui est devenu l'infirmerie font toujours des cauchemars.
Quelque chose rôde encore dans la montagne...
EDIT du 14/08/2019 : j'ai ajouté l'image