Alors comme ça, le FN n'est pas un parti raciste (aaaah, c'est si bon de rire)
Ses électeurs en revanche.. Et ils se lâchent.
N’en déplaise aux détracteurs qui invoquent le “wokisme” à outrance, le samouraï Yasuke a donc bel et bien existé. Sa présence au sein du Japon féodal du 16ème siècle est avérée par plusieurs documents historiques, qui ont sûrement été à la base des recherches d’Ubisoft. Cependant, nous n’en attendions pas moins du studio qu’il intègre une dose d’éléments fictionnels. Assassin’s Creed Shadows est un jeu vidéo et non une reconstitution.
Le prochain Assassin's creed, qui me rend déjà tout foufou, est -comme il fallait s'y attendre- attaqué par les cons parce qu'un des personnages principaux est un samouraï noir, ce qui ne serait pas crédible, ou alors il n'a pas pu être un samouraï, juste un larbin.
Sauf que si. Il a vraiment existé, il était vraiment samouraï -pas forcément le plus gradé, mais samouraï quand même.
(infos choppées sur le site de France info, mais c'est une courte pastille vidéo d'une minute sans lien ; c'est nul)
Et quand bien même : C'est. Un. Jeu. Bordayl. Si Ubi avait envie de faire une licorne rose qui chie des arcs en ciel comme personnage principal de son prochain AC, on pourrait pas l'en empêcher et ça resterait un jeu. Juste un jeu.
N'en déplaise aux racistes.
Alors que l'Assemblée nationale examine, à partir de mercredi, une proposition de loi visant à sanctionner les discriminations capillaires au travail
Purée, mais c'est à ce point ? C'est bien ça le problème avec le racisme : quand on en est pas soi-même victime, on a du mal à imaginer jusqu'où ça va.
Je suis horrifié. Je reprends la formulation de SebSauvage chez qui j'ai ouvert le lien : "Les amendes comme méthode d'oppression sociale."
C'est exactement ça. C'est délirant, injuste, et contre-productif => lisez l'article.
CW : mort d'enfant.
La pauvreté tue, surtout les plus fragiles, à commencer par les enfants.
Et quand l'Etat adopte des lois racistes, que les moyens ne sont pas là pour assurer le traitement des demandes "légitimes" (mais face à la misère quelles demandes ne sont pas légitimes, putain ?), le combo est terrible.
Je répète : article très dur.
Cette histoire de "caution de retour" pour les étudiants étrangers est une honte au milieu de l'abjection que constitue cette loi. Même pas envie de commenter au-delà, c'est une perte de temps, n'importe quelle personne à peu près saine d'esprit peut voir où est le problème.
Putain, mais quelle immonde connard.
Note pour ce soir : retirer tous les Dans Simmons de ma PàL.
via Riff
À l’époque, certes, il y eut un consensus : si elle avait pour objectif d’enrayer la trypanosomiase à l’échelle de la population, la vaccination à la Lomidine protégeait aussi l’individu vacciné. Pourtant, les Européens installés sur le sol africain échappèrent à cette logique. Non seulement la vaccination – que l’on savait risquée et douloureuse – ne leur était pas imposée, mais son administration était étudiée au cas par cas, en vertu d’un calcul risque/bénéfice qui n’était pas soumis au critère du collectif. L’Européen ne faisant pas partie de la masse, la prophylaxie n’était généralement pas indiquée pour lui. Ce n’était que lorsqu’il tombait malade qu’il était traité à la Lomidine. À deux objets différents – masse et individu – correspondent donc deux modes d’intervention distincts : la prévention ou la thérapie.
La médecine de masse était également une médecine racialisée : c’est en tant qu’« africain » que l’individu est de facto exclu du champ du regard médical. C’est à la lumière d’une telle exclusion qu’il faut comprendre le peu d’importance accordée à la question des effets, bénéfiques ou néfastes, de la lomidinisation préventive sur l’individu. C’est par une telle exclusion qu’arriva le scandale.
Racisme, sexisme, vulgarité, cyberharcèlement. Un personnage bien sympathique ma foi.
La récente sortie de Bruno Retailleau à propos des émeutiers, évoquant des "Français par leur identité" et une "sorte de régression vers les origines ethniques" a provoqué quelque émoi dans les rangs certes clairsemés de la droite républicaine modérée. A raison. Un tel discours qui distinguerait plusieurs catégories de Français n'est pas sans rappeler la littérature d'extrême droite.
C'est intéressant. Pas tellement pour le fait que des voix s'élèvent aussi ou là pour dire que les limites ont été franchies, mais par le fait que ce soit un organe de la presse économique qui le fasse. J'y vois comme une minuscule lueur d'espoir : si le capitalisme s'accorde très bien avec le fascisme, merci pour lui, aucun gouvernement ne veut prendre le risque de se fâcher avec les milieux d'affaires. Il en faudrait plus des éditos et des prises de position dans ce genre. Car, que ça nous plaise ou non, les gouvernants lisent plus volontiers Les échos et les pages saumon du Figaro que les rapports de la LDH.
Spécial dédicace Valérie Pécresse <3
N'en déplaise au gouvernement, les mères éduquent leurs enfants. Mais pas dans le sens que vous croyez : comment survivre à un contrôle de police.
Voilà où en est.
C'est vrai qu'il n'y avait rien de plus urgent à faire.
EDIT : ajout d'un tag pour bien faire comprendre le fond de ma pensée.
Utilisé jusque dans la promotion de la série (voir ci-dessus), ce ressort narratif apparaît comme une version modernisée du goût pour la dissimulation du cycle romanesque, qui justifie les choix de l’adaptation. C’est aussi une illustration du racisme structurel, et une démonstration pratique de la théorie intersectionnelle – puisque ce qui rend le voleur invisible est indistinctement son statut social et son assignation identitaire, l’un étant la conséquence de l’autre. Alors qu’il est très difficile de représenter les classes défavorisées de façon valorisante, la mise en scène du racisme dans Lupin met en avant des rôles de travailleurs modestes, qui se jouent des contraintes sociales.
Tiens, André Gunthert aussi s'intéresse (indirectement) à Arsène Lupin.
Comme en 2005, alors que les émeutes qui répondent à la mort violente de jeunes issus des minorités visibles expriment la rage et l’aspiration à la reconnaissance des populations discriminées, on a pu observer le spectacle étrange d’un pouvoir et d’une éditocratie qui tournent et retournent dans tous les sens le mystère d’une révolte incompréhensible, mobilisant les formes les plus absurdes du déni pour cacher la faillite du modèle français. Pendant que l’ONU appelle la République à s’attaquer aux «profonds problèmes» de racisme au sein des forces de l’ordre, la majorité des acteurs politico-médiatiques continue à prétendre que «les enfants des quartiers difficiles (…) sont tous les filles et les fils de la République», et rejette du côté de l’extrême-droite une xénophobie qui s’incarne pourtant depuis des décennies dans la relégation des quartiers, dans un maintien de l’ordre à deux vitesses ou dans la dépolitisation des soulèvements.
A l’inverse de la mort de George Floyd, celle de Nahel n’aura apporté aucun élément de compréhension ni aucune prise de conscience des mouvements qui agitent le pays. En refusant de reconnaître l’existence du racisme français, solidement ancré dans la société par l’histoire coloniale, la bourgeoisie se condamne à regarder passer les trains. Comme après 2005, aucune réponse ne sera apportée à la colère des quartiers. La seule chose visible aujourd’hui est la force du déni, qui enferme le pouvoir dans une perspective répressive à l’israélienne et accentue la dérive des forces politiques vers l’extrême-droite.
Je pose ça là, c'est en train de ressortir suite à la mort de Nahel : en Charente, un jeune homme racisé de 19 ans à été tué dans sa voiture, sur le chemin de son travail.
D'après la version policière, il aurait subitement eu envie de tuer des flics en leur fonçant dessus. Avec sa voiture. Sur le chemin de son travail. Évidemment que "fonctionnaire maintient sa version des faits".
Montage de toutes les vidéos prisent par les témoins -eh oui, il y en avait plusieurs. C'est accablant. Accablant et abject : "Je vais te mettre une balle dans la tête" ; "shoote-le" ; "retourne en Afrique"...
Tir du policier : une décision « préméditée » pour l’un des avocats de la famille de Naël. Me Abdelmadjid Benamara, un des avocats de la famille de Naël, estime sur le plateau de BFMTV que le tir du policier mardi à Nanterre était «prémédité». «Le policier est sur le côté gauche du véhicule, c’est à dire à côté des roues et non pas devant les roues. Il n’est pas en situation de danger, estime le conseil. Et il prend la décision, préméditée puisqu’il a annoncé bien avant qu’il allait tirer une balle dans la tête du petit Naël, de tirer dans le thorax de la victime. Les faits parlent d’eux mêmes. C’est limpide.»
Le «racisme» en cause dans la mort du jeune Naël, estime Marine Tondelier. «Que ça plaise ou non à certains, pour Naël et pour les autres, on va devoir adresser sérieusement le problème du racisme dans la police», plaide la secrétaire nationale d’EE-LV au micro de Sud Radio. «Tous les policiers ne sont pas racistes. Mais tout le monde ne se fait pas tuer pour un refus d’obtempérer», précise-t-elle. «On a le sentiment qu’on va vers une américanisation de la police», estime-t-elle, rappelant qu’un refus d’obtempérer «c’est trois ans de prison et 75.000 euros d’amende, pas une balle dans la tête».
"Tous les policiers ne sont pas racistes" => Certains policiers ne sont pas racistes.
Vous foutez pas trop de la gueule des belges. On fera pareil quand l'occasion se présentera. Et vu le climat actuel, nul doute qu'elle se présentera bientôt.
Comment vous dire mon état d'esprit ? Je suis au-delà d'inquiet.
Je suis sidéré, comme le hérisson qui voit les phares de la bagnole.