En Angleterre, un homme de 31 ans s’est rendu aux urgences avec des symptômes neurologiques.
Une infection qui venait de son oreille s’était propagée à un os du crâne et avait atteint les méninges.
À l’origine de ses problèmes se trouvait un petit morceau de coton, coincé dans son conduit auditif, qui a été retiré.

En rentrant chez moi, je jette TOUS les cotons-tiges ! :O
Alors, je crois que "rémission", justement, ça ne veut pas dire "guéri" : ça désigne juste une certaine période de temps sans manifestation de symptômes de la maladie, comme l'illustre fort bien le strip xkcd (c'est dingue, il y a vraiment un xkcd pour tout ou quoi ?)
Mais sinon, oui, ce genre de nouvelles a bien souvent des effets négatifs sur la prévention et les comportements à risques : un certain nombre de personnes vont avoir tendance à se dire "cool, on a presque trouvé un traitement, au pire, si je choppe le VIH, on saura le soigner dans quelques années", alors que c'est totalement FAUX.
Et, si j'ai bien compris, les deux cas évoqués (le "patient de Berlin" et le "patient de Londres") ont eu une leucémie, et c'est la greffe de moelle osseuse qui les a l'un et l'autre fait entrer en rémission du cancer ET du SIDA. Mais il ne faudrait surtout pas croire qu'on a trouvé le traitement du SIDA dans la greffe de moelle osseuse : ça reste à prouver (2 cas sur combien de millions de malades ?) et la technique reste malgré tout dangereuse (c'est quand même l'opération de la dernière chance - au sens propre).
L’entente de voix est une expérience bien plus commune qu’il n’y paraît au premier abord. La différence se place donc, encore une fois, sur la fréquence et l’intensité. La différence entre vous et moi, c’est que s’il vous arrive d’avoir des hallucinations à l’occasion (fièvre, fatigue, consommation de substances), les miennes sont quotidiennes et rentrent dans le cadre d’un fonctionnement bien précis.
[...]
En effet, il est fort probable que vous associez entente de voix et schizophrénie. Or, la schizophrénie c’est 1% de la population, donc même en prenant la fourchette basse de 3% de la population concernés par l’entente de voix, il n’y a pas de corrélation. Alors n’y a-t-il point un soucis dans ces chiffres ?
Nope. Il y a un soucis dans l’image qu’on a de la schizophrénie et de l’entente de voix. L’entente de voix ne concerne pas exclusivement les schizophrènes, elle ne concerne même pas exclusivement les neuroatypiques, elle concerne tout le monde. L’entente de voix n’est même pas nécessairement associée à la maladie mentale.
[...]
les médicaments ont accentué l’apathie et mon incapacité à penser, et donc à mobiliser des défenses face aux attaques constantes que je subissais. Un peu comme se retrouver nu au milieu d’un champ de bataille : tu vas pas loin. J’ai essayé maladroitement à l’époque de dire que les médicaments me rendaient encore plus malade, car c’était ce que les voix disaient, mais aucun médecin / psy ne m’a écouté. Au contraire, c’était la preuve qu’il fallait augmenter les dosages et continuer.
[...]
Il y a aussi, à l’inverse, les gens face à qui les voix vont se mettre à hurler. “Fuis.” “Va-t-en”. J’appelle ça mes “alarmes”. C’est rare. Mais c’est flippant. D’autant qu’elles ne se trompent pas… elles vont voir cette personne, et elles vont me bombarder de message de fuite. Une fois comme ça, j’étais tombé sur une ancienne amie à lecler, avec son nouveau copain. Les voix se sont mises à crier qu’il y avait danger, qu’il fallait partir. Pourtant, l’homme avait l’air bien sous tout rapport. J’ai appris quelques jours après qu’il lui tapait dessus…
C'est fascinant : pour cette personne, c'est comme si son subconscient lui parlait. Au sens propre du terme.
Cela doit être absolument horrible. A lire, pour mieux comprendre, et partant, pour trouver la voie vers le respect : "la vie est tellement plus riche que ce que les clichés racontent, c’est fascinant !"
Dans le métro, ses quais, ses couloirs, l’air est chargé en particules fines. En cause : la pollution du trafic routier qui s’engouffre dans les tunnels, les systèmes de freinage des trains, ou encore les outils utilisés pour les travaux de maintenance, qui fonctionnent au diesel. Conséquence : cinq millions d’usagers respirent quotidiennement des niveaux élevés de particules fines, et une surmortalité chez certains travailleurs, plus exposés que les passagers. Les poseurs de voie, souvent des sous-traitants, sont les plus touchés. La RATP, parfaitement au courant de la situation, ne semble pas pressée d’agir, malgré les mises en garde de différentes autorités sanitaires et des syndicats.
via OpenNews
Les intérêts des industriels avant tout. Ainsi pourrait-on interpréter la décision du ministre de l’Économie de ne pas signer l’arrêté d’interdiction du dioxyde de titane (ou E171), cet additif controversé présent dans de nombreux produits alimentaires (confiseries, biscuits, plats préparés).
Mes 2 cents : avez-vous déjà pris des comprimés de Magnésium ? Ou de vitamine ? Du paracétamol peut-être ? Vous avez déjà pris des médicaments non ? Bon.
Regardez bien la composition de tous ceux qui sont bien blancs et brillants.
Étonnant non ?
Une petite recherche a posteriori, ne serait-ce que pour m'auto-confirmer que je n'ai pas déliré :
Les produits alimentaires ne sont pas les seuls à pouvoir contenir du E171 ou dioxyde de titane (TiO2), et de loin. Bien davantage que dans vos placards de cuisine, c’est dans votre armoire à pharmacie qu’il se cache. Faites le test en consultant les notices de vos comprimés, gélules et autres sachets, ce colorant est omniprésent ! Les chiffres obtenus en consultant la base de données recensant les médicaments mis sur le marché en France sont vertigineux : plus de 4 000 médicaments contiennent le colorant E171.
Et ça a fait un gros débat dans le Silence on joue de cette semaine là. Alors que c'est quand même un non-sujet : ça ne va pas remettre en cause les bénéfices des industriels du JV, les parents flippés par leur ado ne le seront pas beaucoup plus, et la grande époque des reportages FUD de TF1 est derrière nous... enfin j'espère.
A titre personnel, c'est le terme "addiction" qui me gêne : je sais qu'il y a des gens qui partent en vrille devant leur écran et qui en oublient jusqu'aux fonctions permettant de rester en vie, mais j'ai toujours eu le sentiment que leur attitude vis à vis de leur écran était plus le révélateur d'un problème préexistant plutôt que sa cause. D'autre part, l'addiction, d'un point de vue clinique, suppose un effet chimique sur le cerveau : en gros, une drogue (cannabis, tabac, alcool, héroïne, LSD...) qui va remplacer tel ou tel neurotransmetteur... et c'est ça qui fait tant de mal aux malades en cas de manque. De ce point de vue les JV (ou les réseaux sociaux, le sport, le travail, le sexe...), dans les cas pathologiques, deviennent des comportements déviants, pas des addictions.
J'ai encore lu dans le torchon local, dans un article sur les noyades, que pour éviter le risque d'hydrocution, il ne fallait pas trop manger avant d'aller manger => BULLSHIT.
Comprenez-moi bien, je ne suis pas en train de vous conseillez de vouis empiffrez comme des porcs avant d'aller faire trempette. Vous pourrez même peut-être faire un malaise si vous vous y prenez bien. Par-contre, l'hydrocution, ça n'a rien à voir avec le fait de manger ou pas, contrairement à ce que votre maman vous a raconté quand vous étiez petits (la mienne en tout cas).
Une hydrocution, c'est un choc thermique pouvant causer une perte de connaissance et, par voie de conséquence, noyade.
C'est pour cela que la brochure de l'INPES précise : "Rentrez progressivement dans l'eau, particulièrement lorsque l'eau est froide et que vous vous êtes exposé au soleil."
Le contexte de toute l’affaire, le voici : début février 2018, sur France 2, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a lancé un pavé dans la tonnelle, en faisant une déclaration dont elle avait pesé tous les mots :
« L’industrie du vin laisse accroire que le vin est un alcool différent des autres alcools. Or, en termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky. Il y a zéro différence. On laisse penser à la population française que le vin serait protecteur, apporterait des bienfaits que [ne conféreraient] pas les autres alcools : c’est faux. Scientifiquement, le vin est un alcool comme un autre. »
Cette phrase est anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement, euh pardon scientifiquement ça suffira, absolument EXACTE.
Je vous laisse le plaisir de la lecture de l'article pour vous en convaincre.
En revanche… bien des politiciens, le président compris, ont joué la carte du « moi j’aime boire donc elle doit avoir tort ». Même levée de bouclier chez certains médecins qui ont un pied dans un vignoble, ou qui sélectionnent dans la littérature les travaux qu’ils peuvent interpréter dans le sens de leurs préjugés ou de leurs intérêts. L’affaire en dit long sur leur rapport à la vérité.
Mais alors, pourquoi conseille-t-on ces sodas ? Sûrement parce qu’on confond deux choses. Dans les pays où les conditions sanitaires sont mauvaises, c’est probablement la boisson stérile la plus aisée à trouver. Toute boisson embouteillée industriellement vaudra toujours mieux que l’eau du robinet pour s’hydrater au quotidien.
Le sens de ce constat s’est détourné, pour créer le mythe… alors que les sodas au cola n’ont pas de vertu anti-tourista. Pour retrouver les sels minéraux indispensables, il y a infiniment mieux. Avant le voyage, passage par la pharmacie, et vous demandez quelque chose qui ne coûte quasiment rien : des solutions de réhydratation orale (SRO) pour nourrissons – c’est idéalement dosées en sodium, chlore, potassium, glucose, etc. Ce n’est pas un gadget, c’est sur la liste des médicaments essentiels de l’OMS (et c’est, comme son nom l’indique, tout à fait approprié pour les nourrissons). Versé dans une bouteille d’eau potable, ça fait le job que ne fera jamais le soda.
Sérieux, conseil aux jeunes parents et aux futurs jeunes parents : les SRO, ça sauve des vies. Au sens propre. Un nourrisson qui a la diahrée, ça se déhydrate quasiment à vue d'oeil.
En cas de piqûre de méduse :
Pour ce qui est des "remèdes de grands-mères"... des fois ça marche, des fois ça aggrave la situation :
ce qui fonctionnera pour un type de méduse est parfois inefficace avec une autre, quand il n’est pas même carrément déconseillé. Si vous vous faites piquer par une Carybdea marsupialis, le vinaigre vous soulagera, mais si c’est par une Cyanea capillata, vous allez danser…
via Liandri
La chambre disciplinaire nationale de l’Ordre a estimé mardi 26 juin que la radiation d’Henri Joyeux, prononcée en première instance le 8 juillet 2016, "n'était pas suffisamment motivée". Depuis quelques années, Henri Joyeux, professeur de cancérologie et de chirurgie digestive à la retraite, est devenu l'une des figures de la contestation vaccinale. Il affirme notamment que la vaccination est dangereuse pour les nourrissons, et évoque des risques de mort subite. "Il y a des milliards de personnes vaccinées dans le monde, et très peu d’incidents rapportés de façon rationnelle. C’est une faute de sa part de jeter l’opprobre sur la vaccination" déplore le Pr Gentilini.
Retenez bien ces mots : la décision n'était " pas suffisamment motivée". A mon sens, mais il faudrait lire tout le bazar, la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre, qui statuait donc en appel, a considéré que la décision de radier le Pr Joyeux n'était pas suffisamment motivée en droit : ce n'est pas tout de dire que quelqu'un raconte des conneries, encore faut-il prendre une sanction à son encontre en fonction des textes en vigueur.
Je ne dit pas que ce triste clown ne devait pas être condamné, je serais même plutôt de l'avis du Pr Gentilini, cité dans l'article, qui considère que ses propos fumeux sont constitutifs d'un trouble à l'ordre public (pour rappel ordre public = sécurité, tranquillité, salubrité ; salubrité = prévenir les désastres sanitaires, CQFD), mais qu'il est possible que la condamnation en première instance ait méconnu le principe de la liberté d'opinion, et aurait pu le condamner sur un autre motif. Encore une fois, je n'en sais rien, mais ça va très vite me saouler de voir passer des articles sur "la décision populiste".
Quoi qu'il en soit, le mal est fait, et l'olibrius claironne déjà que "Je ne suis pas du tout radié, je n'ai pas de blâme. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que j'ai raison!", et même si je déplore le buzz qui ne va rien arranger, je partage le coup de gueule de Michel Cymes :
Une victoire qui va vous permettre d'instiller le poison du doute dans l'esprit de parents qui se disent que puisque vous avez été blanchi, c'est bien que les vaccins sont dangereux. Une victoire pour les médias qui n'ont cessé de vous inviter depuis des années.
Mais du coup, une fois encore, qui est responsable ? Un vieil hurluberlu qui déblatère des conneries, ou bien les médias qui lui donnent complaisamment la parole ?
Avertissement liminaire : je ne suis pas devenu "antivaxx" du jour au lendemain, et moi aussi, je pensais qu'étendre la couverture vaccinale en rendant tout en tas de nouveaux vaccins obligatoires, c'était une bonne idée.
Sauf que apparemment, non.
Attention, c'est très long, je n'ai fait qu'un tout petit résumé, et je n'ai pas lu la grande partie "argumentaire" de la fin, très technique et détaillée.
A terme, la reconnaissance du syndrome d'épuisement professionnel pourrait donc entraîner une hausse du coût du travail, le taux de cotisation d'une entreprise dépendant du nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles. Mais à l'inverse, elle pourrait inciter à de meilleures politiques de préventions, qui auraient sur le long terme un effet bénéfique sur la santé, et in fine sur le coût du travail.
Les chiffres donnent le vertige. Depuis le mois de décembre 2017, l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, qui a émis plusieurs bulletins d’alerte, enregistre tous les jours six nouveaux cas de rougeole. Déjà près de 200 au total. Un épisode épidémique inédit. « La rougeole est une infection virale extrêmement contagieuse qui peut avoir de graves complications pulmonaires et neurologiques, définit Annie Burbaud, médecin de l’ARS. Un seul malade infecté peut contaminer jusqu’à vingt personnes. »
Mais sinon, les vaccins, çaymal.
Le concept scientifique de «produit ultra-transformé» est récent. Il a été défini en 2009 par Carlos Monteiro, chercheur en épidémiologie pour la nutrition et la santé à l’Université de Sao Paulo. Face à la montée croissante des «épidémies» d’obésité et de diabète de type 2, il était important de distinguer, au sein des aliments transformés, les produits ultra-transformés, lesquels marquent le passage des «vrais» aux «faux» aliments. Tous les produits transformés ne sont pas délétères pour la santé, loin de là. Mais faire le bon diagnostic, c’est-à-dire distinguer le transformé de l’ultra-transformé, est essentiel: cela permet d’apporter le bon remède. Un produit ultra-transformé – et non un «aliment» car ce n’en est plus vraiment un – se distingue tout d’abord par une longue liste d’ingrédients et additifs utilisés essentiellement par les industriels: au-delà de quatre-cinq de ces composés la probabilité d’être en présence d’un produit ultra-transformé est très forte.
[...]
Est-ce à cause du cracking que tout est «enrichi en» ceci ou cela?Il faut bien comprendre pourquoi on enrichit. La plupart du temps, c’est pour améliorer un aliment qui a perdu de sa qualité nutritionnelle via l’ultra-transformation, comme pour les céréales du petit-déjeuner pour enfants enrichis en vitamines et/ou minéraux, les margarines enrichies en oméga 3 ou phytostérols, etc. Ces aliments participent d’une vision erronée qui cherche à corriger une alimentation déséquilibrée via des produits toujours ultra-transformés et «enrichis en» pour compenser. Idem pour les compléments alimentaires utilisés pour corriger le déséquilibre induit par l’ingestion de produits ultra-transformés et sources de calories «vides». Bien sûr, ils peuvent être utilisés à bon escient comme des produits de niche dans certaines situations ou prescrits à des populations à risque: pour des gens âgés ou des femmes enceintes ou pour corriger à l’occasion une déficience ponctuelle significative.
Concrètement, comment reconnaître un aliment ultra-transformé en supermarché?
Juste un conseil: lisez bien la liste d’ingrédients et d’additifs. Plus elle est longue (c’est-à-dire globalement supérieure à quatre ingrédients/additifs mais cela reste indicatif) et moins vous connaissez les noms (car leur utilisation est exclusivement industrielle), plus vous avez de chance d’être en présence d’un produit ultra-transformé.
Vu documentaire sur les nanoparticules dans l’alimentaire durant les vacances de février.
A retenir : E171 - E351
Michèle RIVASI (eurodéputée EELV)
F. MARANO (universitaire)
L'EFSA et ses conflits d'intérêts.
Dans le texte que j'évoque dans le shaare précédent, j'ai appris que l'on soignait les troubles bipolaires... avec du lithium :O
(vers le milieu de cette page)
C’est une histoire exemplaire, révélatrice de l’inertie des pouvoirs publics sur les questions sanitaires, du poids des lobbys et de l’isolement des scientifiques. Selon nos informations, dès l’automne 1997, une quarantaine de chercheurs français livraient une expertise du CNRS intitulée « Diesel et santé ». Pour la première fois, des scientifiques français donnaient clairement l’alerte sur la dangerosité de ce carburant, mettant en évidence le lien entre les fumées de ces moteurs et le risque de cancer.
Encore un bon article d'Emma sur l'homéopathie, avec en prime une très pertinente (même si très triste) conclusion sur la violence médicale. TL.DR : si les gens se tournent vers l'homéopathie, c'est que les "vrais" médecins ne les écoutent pas, alors même que l'écoute du patient fait partie des facteurs de guérison.