La proposition d’une souscription publique a immédiatement suscité les réactions auxquelles les siècles nous ont habitués de la part des plus riches. La famille Pinault a déclaré offrir 100 millions d’euros, bientôt suivie par Bernard Arnault et le groupe LVMH s’engageant pour 200 millions. Emmanuel Fureix rappele que en ce domaine, « l’affichage public du geste y est en effet de rigueur » dans ce qu’il qualifie de « compétitions d’honneur » et de « compétitions de prestige ». Une compétition en partie payée par tous les Français puisque 66 % des dons peuvent être déductibles des impôts – et même 90 % si Notre-Dame est considérée trésor national.
Ce qui fait que l'aide généreuse va vite se transformer en juteuse opération financière. Mais que faire ? Refuser le pognon ?
Le roman de Victor Hugo "Notre-Dame de Paris" était numéro un des ventes mardi sur la plate-forme Amazon au lendemain du terrible incendie qui a partiellement détruit la cathédrale parisienne.
Pour celles et ceux qui pensent qu'être triste avec ce qu'il vient de se passer à Notre-Dame de Paris est incompatible avec la lutte sociale, je pose ça là :
"On ne va pas reconstruire Notre-Dame, on va la réparer. Mais on l'a perdue", déplore Alexandre Gady, historien de l'art, qui fait part "d'une forme de colère froide. On se dit qu'un tel édifice, dans une ville comme Paris, dans un pays qui est la sixième puissance mondiale, ça a un côté profondément dérisoire d'assister impuissant à ce qu'il s'est passé."
Parce que les monuments sont délaissés"Nous disons depuis des années que le budget des monuments historiques est trop faible, qu'on en fait une variable d'ajustement mais à un moment, ça devient des problèmes de sécurité graves", pointe Alexandre Gady.
Vous voyez ? Même causes, mêmes conséquences. Le pognon. Les économies. Les "réformes" qui visent plus à détruire qu'à réformer.
J'étais très triste, je commence à être en colère.
22h00 : "On n'est pas sûr de pouvoir enrayer la propagation au beffroi nord. Si celui-ci s'effondre, je vous laisse imaginer l'ampleur des dégâts", a déclaré aux côtés du secrétaire d'Etat le général Jean-Claude Gallet, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris.
21h55 : Le sauvetage de Notre-Dame, en proie à un violent incendie depuis 19 heures, "n'est pas acquis" malgré la mobilisation de quelque 400 pompiers et l'utilisation de 18 lances à eau, indique sur place le secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nuñez.
Énorme respect aux femmes et aux hommes des pompiers de Paris, qui risquent leur vie en ce moment même, pour tenter de préserver le peu qu'il reste à sauver.
Me retrouver comme un con, les yeux rouges devant mon écran. Check.