Du vent pour pas dire grand chose, comme d'hab.
Le vrai sujet derrière cette tragédie (on parle de la mort d'un gamin pendant son stage quand même) c'est celui des morts au travail. 2 par jour en France en moyenne. Et les plus touchés sont les jeunes et les intérimaires : absence de culture de la prévention, pas de consignes claires, peu ou pas de formation, priorité à la productivité. Et encadrement défaillant : un stagiaire n'est pas censé être mis en position de travail, mais d'observateur.
Si on prend le temps de ces détours par notre arrière-cuisine, c’est que Matthieu Pigasse ne s’est pas arrêté là. Il a ensuite proposé à la régie de Libération une publicité dénigrant les articles écrits sur Radio Nova par… Libération (sur les audiences, le contenu, etc.). Un peu grosse la ficelle, on vous dit. Pas complètement idiots, nous avons évidemment refusé de publier cette pub dans nos pages. Elle n’avait pour objectif que de faire oublier notre enquête (le malaise des salariés de Combat) pour attirer l’attention sur les bons résultats de Nova que nous aurions été incapables d’apprécier. Là encore, l’accusation sur notre aveuglement est fausse. Ainsi, le 13 janvier, Libération publiait un article sur Radio Nova, titré «Une renaissance sous le signe d’un renouveau transgressif». «Derrière cette percée se dessine une volonté de son actionnaire, Matthieu Pigasse, de pousser la gauche de combat dans la bataille culturelle contre l’extrême droite.» Dans le genre méchants journalistes qui se coucheraient chaque soir et se lèveraient chaque matin avec l’obsession de flinguer Combat et son patron, on sait faire mieux…
Cela n’a pas empêché Matthieu Pigasse de poursuivre son opération de diversion et de dénigrement de Libé, mardi 21 avril sur le plateau de Quotidien devant un Yann Barthès pas très poil à gratter avec son invité. «Ce qui est bizarre, c’est qu’un média de gauche attaque… un autre média de gauche», s’est étonné Barthès, laissant ensuite Matthieu Pigasse dérouler son argumentaire sur cette guerre imaginaire que Libération mènerait contre Combat, pour mieux faire oublier le sujet de notre enquête qui l’a tant irrité sur le malaise de ses salariés. Là encore, c’est un grand classique : quand un message déplaît, on attaque le messager. Le messager a donc décidé de raconter les coulisses d’une opération de com certes rondement menée mais d’une grande malhonnêteté.
Farandou a en effet annoncé le lancement d’«un kit de prévention» pour aider les entreprises à lutter contre l’absentéisme et, donc, l’avènement de ce fameux «bouton d’alerte» qu’elles pourront actionner auprès de la Sécurité sociale… en cas d’absence répétée d’un salarié. A partir de là, la Sécu pourra déclencher des «contrôles» de manière «plus facile et directe» qu’actuellement.
[...]
Nous y voilà : la maladie à laquelle le ministre du Travail et des Solidarités entend s’attaquer, c’est l’absentéisme. Il détaille son diagnostic à l’aide de chiffres : «C’est devenu un gros problème en France. Il y en a plus de 9 millions par an, ça fait 30 000 par jour, ça augmente, ça coûte 18 milliards d’euros à la Sécurité sociale et ça augmente d’un milliard d’euros par an, donc les enjeux sont considérables.» Tout en tempérant dans l’après-midi au Sénat : «La position de principe n’est pas de dire qu’on a des millions de Français qui abuseraient. Non, on a des gens qui sont malades.»
Pour redresser les comptes de la Sécu, quoi de mieux que de prendre l'argent dans les poches des patrons... ah non pardon, des salariés en arrêt maladie, désolé, j'avais mal lu. J'me disais aussi hein, on change pas une équipe qui perd.
Les photos de la Lune depuis la capsule Orion (mission Artemis 2). Les photos de l'éclipse sont fascinantes, je pourrais passer des heures à les regarder, on dirait des couv de livres de SF...
Les chiffres en témoignent, vous avez été au rendez-vous : la diffusion a progressé de 60 %, les abonnements numériques ont bondi de 444 % pour atteindre 110 000 abonnés, et l’audience numérique a doublé pour atteindre 40 millions de visites mensuelles. Vous êtes 13 millions à nous lire chaque mois, en ligne ou sur papier.
Hey, pas mal.
Allez, un avis rapide (comme une fusée... c'est bon, vous l'avez ?) sur Projet dernière chance, d'Andy Weir (le gars qui avait déjà fait Seul sur Mars ; alors je ne dis pas que tous ses livres deviennent des films, mais ça fait quand même deux sur trois)
Le ministre de la défense italien Guido Crosetto, proche allié de la Première ministre Giorgia Meloni, a dit craindre que le conflit ne prenne une tournure encore plus grave et a évoqué les bombardements nucléaires américains sur le Japon en 1945 pendant la Seconde Guerre mondiale.
«Pensez-y : ce sont des êtres humains comme nous qui ont décidé que même Hiroshima et Nagasaki étaient des moyens acceptables de mettre fin à un conflit. Malheureusement, nous possédons toujours des armes nucléaires, et ceux qui n’en ont pas cherchent à s’en procurer. Nous n’avons rien appris», a déclaré Crosetto au quotidien italien Corriere della Sera dans une interview publiée mardi. «Le risque, c’est la folie, et ce que nous vivons actuellement, c’est un conflit dans lequel chaque action déclenche une réaction d’une ampleur supérieure. (...) Cette guerre met également en péril le leadership mondial des États-Unis.»
Je ne suis donc pas le seul à avoir ça en tête depuis 8 jours.
Okay, tout va bien.
Politiquement, après dix ans, aucune région, aucun département, aucune grande ville, quasiment aucune ville moyenne n’est dirigée par un ou une macroniste. Ce mouvement qui prétendait redonner les clés de l’action publique aux «acteurs du terrain» n’aura pas su s’implanter dans les collectivités locales, celles qui font vivre la démocratie au quotidien.
Connaissez-vous le nom des ministres à part quelques cadors venus de la droite ? Pouvez-vous attribuer au mouvement politique du Président une grande mesure qui change la vie ou marque une évolution sociétale notable ? Non. Voilà la plus cinglante réponse à la question du bilan une décennie après la création d’En Marche.
On peut néanmoins reconnaître au macronisme d’avoir par deux fois fait office de barrage efficace à l’extrême droite. Même si, comme c’est le cas en matière de mécanique des fluides et d’hygrométrie, les barrages font monter le niveau de l’eau en amont… Dix ans après la création d’En marche, le RN est plus fort que jamais. S’il gagne en 2027, on aura la confirmation qu’en fait de barrage, le macronisme aura été une écluse pour l’extrême droite.
Si le module de traduction de Firefox a disparu :
=> about:config
=> browser.translations.enable
Parmi les millions de clones de Stardew Valey, celui-ci a l'air particulièrement génial : c'est Stardew Valley... avec un tueur en série dans la population !
A voir le trailer, il semble que SW ait développé ses propres tropes de personnages, c'est cool.
Le 20 octobre 2025, je suis -définitivement- passé à Linux. Retour d'expérience.
Auto-promo n°2 : Rebecca, LE chef-d'oeuvre de Du Maurier. Et pour le coup, ce n'est pas usurpé.
Auto-promo : ma critique de l'auberge de la Jamaïque de Daphne Du Maurier. Bien, un jeu sympa avec le fantastique, mais ce ne sera pas mon préféré.
Je suis persuadée que des personnages de fiction peuvent avoir plus de poids dans nos vies que des gens qu’on fréquente de façon très superficielle pendant des années. Les personnages de fiction peuvent nous accompagner avec une intimité extraordinaire.
Waouh. Waouh. Waouh. J'ai très très envie de lire ce livre - et je vais le lire, mais je viens de débuter The Expanse, ça va prendre quelques jours ^^
J'adore la façon dont elle parle de la littérature, des écrivains et des lecteurs, je ne vous fais pas le coup du recopiage, allez l'interview.
Retenez juste qu'elle dit -et c'est assez bouleversant de se rendre compte qu'elle a raison- que la mort de Milady est un féminicide, c'est une femme accusée de tous les maux assassinée par un groupe d'hommes sûrs de leur bon droit. C'est juste horrible quand on prend le temps d'y repenser. Pour autant, elle adore Dumas et ne veut pas que ce livre soit son procès, faisant remarquer que lui et ses personnages avaient fait évoluer leur point de vue en vieillissant.
En quoi la vengeance est-elle perçue différemment quand elle est entreprise par Milady plutôt que par les personnages masculins ?
Cet aspect m’a beaucoup intéressée.
Les Trois Mousquetaires paraissent quelques mois avant Le Comte de Monte-Cristo. Quand c’est Edmond Dantès qui cherche vengeance, on est tous avec lui et on trouve cela absolument noble et légitime.Et quand c’est Milady ?
Lorsque c’est elle qui cherche vengeance, elle est affublée de tous les maux dont on accuse ce genre de femme.
C’est intéressant quand même.
La psychologie sociale dispose d’un lexique riche pour décrire les comportements antisociaux : narcissisme, psychopathie, trouble de la personnalité antisociale. Ces catégories cliniques ont leur pertinence, mais elles introduisent une connotation pathologique qui exonère le sujet de sa responsabilité morale. La personnalité qui nous occupe – celle du connard, donc – n’est ni celle d’un malade ni celle d’un imbécile (ce que le langage familier appelle un «con», à ne pas confondre) : c’est celle d’un individu qui comprend parfaitement les normes sociales et choisit délibérément de ne pas s’y soumettre lorsqu’elles le contraignent.
Trump est un connard. Juste un connard.
Dune 3 sort le 16 décembre. Même s'il faut sortir d'un abri anti-atomique pour ça, j'irai le voir !
L'odorat d'un chien est bien plus développé que celui d'un humain : démonstration.
Les Américains, pourtant à l’initiative de cette guerre contre l’Iran, ont visiblement sous-estimé la capacité de frappe de Téhéran, qui préparait sa riposte depuis des décennies. Non seulement ils n’ont pas construit en amont des abris renforcés d’une taille suffisante pour leurs gros-porteurs, mais malgré les alertes, ils ne les ont pas dispersés hors de portée des missiles ou des drones iraniens. Selon l’Institute for the Study of War, un groupe de réflexion américain, l’Iran avait lancé 37 drones contre l’Arabie Saoudite le 25 et le 26 mars. Cela n’a pas empêché les Américains de laisser leurs cibles de haute valeur alignées sur le tarmac comme à la parade.
Quand on est (dirigé par un) con...
Ah oui c'est vrai, on est 1er avril...