Pour faire suite à ma réponse à l'article de CDONDPPLN, voici cet article trouvé chez Seb, et qui corrobore parfaitement la réponse de Kevin (
http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?ocD23w) : il faut arrêter d'employer les termes de fascistes / fascisme à tout bout de champ. Le fascisme désigne un type d'organisation politique et sociale, totalitaire, très particulier, avec des caractéristiques telles que celles reprises par cet article.
En utilisant ces termes à tort et à travers, on les vide de leur sens et on les décrédibilise : le gouvernement aura beau jeu de démontrer qu'il respecte les libertés fondamentales / la Constitution... et que son action n'est en rien comparable à un système totalitaire.
C'est justement parce que nous ne voulons pas nous réveiller un matin gris dans un État fasciste qu'il faut dénoncer ce qu'il se passe -pas seulement l'état d'urgence, mais tous les abus du pouvoir : le renoncement au contrôle du juge et/ou la justice instrumentalisé, la décrédibilisation des partis politiques et des syndicats, la recherche d'un bouc émissaire commun, l'utilisation de vieux symboles dangereux (la nation, le drapeau...), et j'en oublie. Attention à la glissade.
Parce que "t'y met un doigt, ça te bouffe le bras" ; si on accepte ça, ça pose le socle pour l’étape suivante, et ainsi de suite. Il faut dénoncer ce qui ne va pas, pour les raisons objectives qui font que ça ne va pas. Pas en criant au fascisme à tout bout de champ.
Ah mais du coup, c'est sûr, c'est moins facile.