Je devrais lire ce site plus souvent.
Voici un -long- texte que je conseille à tous ceux qui expliquent que :
Z'êtes pas obligés de tout lire, rien que 3-4 arguments suffisent à démontrer l'inanité et le caractère profondément raciste et patriarcal des "croisades anti-voiles".
Un des éléments les plus frappants de ce texte, c'est la mise en parallèle des arguments "anti voile" avec les mêmes choses "blanches", "occidentalisées" : la mini-jupe, les talons hauts, la femme objet, le topless, le corps objet de la femme d'une façon générale, l'obligation de séduction... que les contempteurs du voile ne songent pas une seconde à remettre en question. Pas plus que les problèmes d'égalité au travail, de violence conjugale, etc. alors qu'ils prétendent agir "pour les femmes".
Allez, juste UNE citation qui remet, au centre du débat du débat sur le voile, celle qui le porte :
"c’est aux femmes et à personne d’autre – et surtout pas l’État, et surtout pas cet État-là, profondément patriarcal – de disposer librement de leur corps, en cachant ce qu’elles ont envie de cacher et en montrant ce qu’elles ont envie de montrer, et en faisant elles-mêmes le choix de contester, transgresser ou respecter les normes de pudeur en vigueur dans leur environnement."
via Kevin
Du coup, je suis tombé là dessus : http://www.franceculture.fr/emission-l-essai-et-la-revue-du-jour-la-fabuleuse-histoire-du-clitoris-revue-genre-sexualite-et-soci
"Il faut dire que le clitoris, s’il est repéré depuis longtemps, reste dans l’angle mort des manuels cliniques et des séminaires de sexologie. Il y a seulement quelques années, l’urologue australienne Helen O’Connell dénonçait le fait que lors des opérations de la prostate, toutes les précautions sont prises pour préserver les nerfs érecteurs alors que dans les interventions chirurgicales gynécologiques on ne se préoccupe aucunement de la neurologie intime des femmes. La raison en est que ce système nerveux n’est tout simplement pas décrit dans les traités d’anatomie.
Et pourtant, il fut un temps pas si lointain où les médecins considéraient l’orgasme comme un remède à la neurasthénie et à l’hystérie, suivant en cela la mécanique des fluides de haute époque hippocratique : pour maintenir les équilibres garants d’une bonne santé, point de rétention des humeurs corporelles et va pour l’orgasme médicalement assisté. Tout au long du XIXème siècle les femmes seules et dépressives, réputées inaccessibles à ces orages désirés, se faisaient manuellement stimuler la vulve par leur praticien préféré afin d’atteindre le nirvana. « Cette activité – nous dit l’auteur, sexologue clinicien, avec une pointe de nostalgie – représentait environ un tiers du chiffre d’affaires des médecins ». Une véritable rente sur un marché très stable, puisque les hystériques ne risquent pas de mourir de leur maladie, pas plus qu’elles ne peuvent en guérir. En revanche la pratique pouvait se révéler chronophage, certaines femmes nécessitant jusqu’à une heure de stimulation thérapeutique.
C’est sans doute pourquoi on imagina en contexte thermaliste un dispositif plus efficace pour ce siècle industriel, une machine qui peut à bon droit être considérée comme l’ancêtre du vibromasseur, d’abord à manivelles ou à pédales, puis à vapeur et enfin, grâce à la fée électricité, dotée d’une miraculeuse autonomie. L’auteur note au passage que le vibromasseur allait être le quatrième appareil électrique à apparaître sur le marché, bien avant l’aspirateur. Sinon c’était la douche, le jet orienté par un opérateur entre les cuisses, on appelait ça la « physiothérapie » et l’on croit savoir que ce massage vulvaire hydraulique, communément appelé douche clitoridienne, contribua grandement à la prospérité des établissements de cure thermale. "
via http://www.margaux-perrin.com/serendipity/?OcG2eA
S'il y a des "cas" irrécupérables, avec de nombreux autres, on peut essayer de planter la petite graine. Pas toujours seulement en argumentant, mais parfois juste par l'exemple. Tiens, pourquoi tu dis ça/écrit ça comme ça ? Et hop, il/elle commence à se questionner. Et se poser des questions, c'est la début de la remise en cause. Et la remise en cause, c'est la fin des préjugés.
Bon, il faudrait tout recopier, mais z'avez qu'à aller lire, et pis de toute façon ce sont des dessins, alors bon.
Juste une phrase : "Ce qui est choquant dans l'action de ce femmes, c'est qu'elles sont jeunes, blanches, très WASP, et qu'elles méprisent une lutte qui a fait d'elles ce qu'elles sont aujourd'hui."
via http://www.margaux-perrin.com/serendipity/?jKEvaw
La chose : http://womenagainstfeminism.tumblr.com/
Je crois que le plus beau c'est "I don't need feminism because I'm christian" Euh... WTF sérieux ?
Moralité : c'est une des plus grandes victoire du patriarcat que d'avoir réussi à faire croire à certaines femmes qu'elles n'avaient pas besoin du féminisme.
Ça y est, j'ai enfin lu ce texte. Que dire sans faire de redite ?
Que dire tout en résistant à la tentation de prendre la tête -dans les deux sens du terme- de certains, et de la plonger dans leur caca, plaisir inutile puisque celui-ci recouvre déjà leurs yeux ?
Contrairement aux apparences, je suis plutôt de bonne humeur. Mais à force de lire certaines choses, le côté obscur de la discussion me menace.
"Un truc rentré en moi, et, puisque je n’avais jamais laissé les mots entrer, forcément rentré en moi par syllabes, par lettres, par atomes. Un truc glissé en intraveineuse au goutte-à-goutte.
C’était la télé, c’était les films, les clichés un peu trop vus mais tellement faciles et presque rassurants, c’était le discours ambiant, c’était les préjugés idiots qu’on entend en n’étant pas d’accord au fond en théorie mais qu’on entend quand même huit fois, dix fois, quatre-vingt-seize fois par jour et qui filtrent, petit à petit, et qui laissent une humidité à peine visible mais qui se transforme quand même en moisissure."
Voilà. Tout est dit. Et c'est essentiel, parce que ce n'est pas de sexisme qu'il s'agit, ni de "trucs ridicules" où l'on met é-e-s à la fin de tous les mots (juste pour mémoire : il y a d'autres solutions http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?vcNfEQ après on est libre d'adhérer ou pas ; ce qui est important, ce n'est pas le résultat, c'est la démarche. Mais c'est p'têt ben trop philosophique pour certains)
Bon, je reviens à Jaddo. Que dit-elle ? Ce qui a déjà été dit plein de fois dans quelques Shaarlis, à propos de racisme, de sexisme, d'humour, en un mot, de domination : le discours ambiant, les clichés, la langue, tout cela participe d'un système qui maintient un état de fait. On a beau ne pas être d'accord, être "gentil", ce n'est pas de gentillesse dont il est ici question, mais de réflexes conditionnés. Je cite : "Et bin c’est vachement facile d’être pas d’accord avec un mec qui dit « Les Arabes c’est rien que tous des voleurs », et vachement plus dur de se révolter contre des images subliminales dans un film ou des habitudes innocentes de langage."
"J’ai touché du doigt à quel point ce sont les putains de petits cailloux qui font les putains de grandes rivières.
J’ai avalé la pilule rouge, sans préavis."
Voilà. Çà peut venir n'importe quand. Il n'y a pas de honte à réaliser certaines choses à 30 ans, à 40 ans, plus tard... Ce n'est pas grave de se tromper toute sa vie, quand c'est tout le décor autour de soi qui incite à se tromper. Le mythe de la caverne, vous connaissez ? Ce n'est pas grave de se tromper. Ce n'est pas grave de se moquer -c'est juste pas très gentil et pas très empathique. C'est déjà plus embêtant de refuser d'écouter, de refuser de voir, de refuser d'essayer de faire un pas, juste un pas pour essayer de comprendre ce qu'il ou elle raconte, l'autre là, l'allumé(e), l'enragé(e), qui fait chier son monde avec ses trucs ridicules.
C'est vrai quoi. Il y a des trucs plus grave que madame ou mademoiselle sur un formulaire et les jouets roses pour les filles et le foot pour les garçons. Les femmes battues ça, c'est grave. Et les écarts de salaires, c'est vachement injuste.
Ben justement, lisez ce qu'en dit Jaddo : "Que peut-être, quand on dit que le vrai truc important c’est l’égalité des salaires, et qu’il faut commencer par ça, peut-être que justement il faut commencer par l’autre bout des choses. Peut-être que le jour où on arrêtera d’apprendre à nos gosses qu’il y a des couleurs, des jeux, des métiers pour filles et des pour garçons, peut-être que quand on commencera à accepter les féminins de mots traditionnellement masculins, peut-être que quand on arrêtera de rire grassement à la blague d’un pote qui commente pas méchamment pour rire les cuisses d’une fille qui passe dans la rue, peut-être que quand on aura mené ces combats ô combien dérisoires, d’eux-mêmes, sans révolution, les gens se mettront à payer les femmes du même salaire que les hommes."
Je vais vous dire ça à ma façon : il y a des gros problèmes énormes, et de petits problèmes irritants. On voudrait tous se débarrasser des gros problèmes énormes. La guerre, c'est mal. Le racisme, c'est pas bien. Les femmes battues, c'est scandaleux. Le viol, ça devrait pas exister. La pollution, ça m'inquiète.
Et on (il s'agit ici d'un "on" de généralisation, parce que nous sommes tous concernés sur l'un ou l'autre de ces sujets) ne bouge pas le petit doigt. La guerre ? Je ne peux rien faire pour l'arrêter. La pollution ? Tu crois peut-être que c'est en triant tes poubelles que tu vas sauver la planète ? T'as vu comment elles polluent les grosses entreprises ? Le racisme ? J'suis pas racistes, mais je raconte des blagues sur des noirs paresseux et/ou avec une grosse bite, des blondes idiotes, des juifs cupides et des arabes voleurs. Mais c'est de l'humour, en vrai, j'ai même un pote voleu... euh arabe, pardon. Violer une femme, ouhlala, je comprends même pas qu'une telle chose soit possible, moi qui les respecte tant. Enfin, je respecte les femmes, pas les salopes qui s'habillent comme ceci ou comme cela...
Vous voyez le topo ou je continue ?
Pour simplifier, on se place soit dans la position de l'irréprochable, soit dans celle de l'impuissant. C'est pas ma faute / Je ne peux rien faire.
Il y a des gros problèmes énormes, et de petits problèmes irritants. On ne peut pas, tout seul, s'attaquer aux gros problèmes énormes. C'est vrai. Mais les gros problèmes énormes et les petits problèmes irritants, écoutez bien c'est un secret, ils sont liés. Ce sont les petits problèmes irritants qui irriguent les gros problèmes énormes. Les cases madame/mademoiselle, les cuisines pour les filles et le foot pour les garçons, les clichés sur les garçons forts et les filles sensibles, les expressions sur le rôle des couilles dans le courage... tout ça, comme Jaddo l'a très bien dit, vient nourrir les gros problèmes énormes. A force
de faire rentrer les choses dans les têtes "par syllabes, par lettres, par atomes [...] en intraveineuse au goutte-à-goutte", on arrive imperceptiblement au fait que les femmes soient moins bien payées que les hommes. Entre autres choses. Personne ne l'a explicitement décidées, aucune loi n'a été votée disant "les gonzesses ça vaut pas tripettes, on va les payer moins et avec un peu de chance elles resteront à la maison, non mais". Non. Ça s'est fait tout seul. C'est le produit de siècles de préjugés.
Et ça tombera tout seul également. Quand on aura asséché tous les petits problèmes irritant. Vous comprenez maintenant pourquoi c'est important ? On ne peut pas faire une loi disant il faut arrêter le sexisme, le racisme, de payer les femmes moins que les hommes et de vendre des jouets roses aux filles". Déjà parce que des lois pour ça, il y en a déjà beaucoup ; et parce que ça ne marche pas. On ne peut pas interdire l'inconscient collectif. On décrète pas les idées. Elles viennent un peu par l'éducation et beaucoup par capillarité. Par immersion dans un univers qui fait que les femmes sont réellement égales aux hommes, les arabes et les noirs aux blancs etc. Et cela on l'obtient par des petites choses de tous les jours.
"J’explique posément en quoi je considère que ces dénominations portent un message sexiste et dégradant, insistant sur des injonctions tristement banales (les femmes doivent s’occuper de leur physique et maigrir, les hommes doivent bander et performer).
Mon interlocuteur se retranche – j’ai envie d’écrire bien évidemment – derrière l’humour, que je ne comprends pas, et le second degré, que je ne possède pas non plus d’après lui."
"Alors, on est peut être un peu relous à relever tous les ans ces conneries, mais d’un autre côté, j’ai envie de dire que si on cessait de nous servir du rat crevé à la cantine, on arrêterait peut-être de gerber à la machine à café, si vous me pardonnez la grande élégance de la métaphore."
Et un grand, un immense bravo à la Caisse d'épargne pour l'élégance de sa démarche : "la carte (rose) dans le portefeuille (rose) avec des femmes anorexiques, en talons de 28, minijupe, et sans tête"
via Kevin
Elle est nulle ta vanne, Robin Williams... (Allez zyeuter la photo qui illustre l'article)
Non, rien à dire de plus. Ce que raconte le monsieur en robe rouge et chapeau est en soi suffisamment inepte pour qu'il soit nécessaire de le commenter.
"- Premier biais, pas des moindre et qui justifie le difficile combat contre le masculin soi disant neutre : quand nous allons parler de cet artiste nous allons dire "Il a fait ceci, ou cela ", et l'image qui vient est automatiquement celle d'un homme."
Et là, ça a été le déclic dans ma tête.
J'ai toujours défendu le "masculin neutre" et lutté contre la féminisation que je considérais comme abusive de certains titres ou fonctions. Mais en lisant cette phrase j'ai compris en quoi le masculin ne PEUT PAS être neutre. Maintenant, que faire ? La langue étant ce qu'elle est, nous ne disposons pas de pronoms neutres. Et je répugne à utiliser l'artifice consistant à coller à la fin du mot ses déclinaisons au féminin et au pluriel, tout simplement parce qu'en abuser rend certains textes illisible.
Génial.
via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?RQtkEw
J'aime beaucoup.
via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?YgqsUA
Et bien sûr voir aussi : http://mypersonnaldata.eu/shaarli/?0WTZYA
Merci les shaarlistes pour cette traduction :)
C'est une blague, c'est ça ?
via http://liens.howtommy.net/?2CNdRw
EDIT : attention au contexte ! Un rappel salutaire de Vader : http://liens.vader.fr/?6KL1Ww
Waouh. "Ce qui est amusant, c’est que certains mecs sont persuadés que Poire est un pur produit du féminisme: toujours gentil avec les filles, ne les blesse jamais… En réalité, Poire est un pur produit du patriarcat. Il ne comprend pas pourquoi il n’obtient pas sa récompense alors qu’il fait tout comme il faut, pense-t-il. Il finit par déduire que les filles n’aiment pas la gentillesse, puisqu’il est gentil et qu’elles ne couchent pas avec lui pour autant."
via https://fralef.me/links/?zrJTmA
Finalement, cette vanne n'est pas si fausse : "Une salope, c'est une fille qui couche avec tout le monde sauf toi..."
"J’en ai juste ras-le-bol que tout ce que je fais soit sujet à débat. Et quand je dis "je", je parle de moi et de toutes les femmes, nos faits, nos gestes, nos paroles, sont soumis chaque jour au regard scrutateur de qui veut bien nous mater, nous décortiquer, nous donner leur avis, tiens, aussi, sur ce qu’on fait de nos vies et de nos corps. Stop."
[...]
"Pour en revenir à ma meilleure amie et au stormshit qu’elle s’est pris pour un putain de rouge à lèvres, j’hallucine de voir comment tout le monde rentre bien dans le moule, tout le monde ferme bien sa gueule et peu de gens tentent de réfléchir par eux-même.
Quand tu racontes que mineure, à une soirée, bourrée, tu as dû subir des attouchements sans que personne n’intervienne, on te répond que t’avais qu’à pas boire. On assume, quand on boit.
Et on te répond "ah moi si mon fils couchait avec une nana bourrée en soirée, et que le lendemain elle portait plainte pour viol, je dirais que c’est une connasse la fille quand même".
Et on te dit "ça poste des photos en bikini sur Facebook mais ça veut pas coucher, quelle aguicheuse celle-là".
Et on te dit "normal qu’ils t’aient suivi dans la rue en te montrant leurs bites, t’étais bourrée et t’avais une jupe…"
Et on te dit "tu le cherches un peu, quand même, si tu mets du rouge à lèvres comme ça, un minishort et des talons".
Et on te dit "t’es dégueulasse, t’as couché avec lui, salope va".
Et on te dit "en même temps normal qu’il t’ait un peu forcée, vous étiez ensembles, il avait le droit".
Et on te dit que t’es qu’une pauvre merde, qui mérite bien ce qui lui arrive, qui ne mérite ni protection ni empathie, parce que tu es une salope."
Un texte à lire.
Le Tumblr associé : http://moncorpsmappartient.tumblr.com/
Pour la première et sans doute la dernière fois, je recopie ici un article entier, parce qu'on ne peut pas en couper un morceau sans risquer de perdre une information.
Il y a une vingtaine d'années, l'écrivaine américaine Carole Diehl était jurée dans un concours de slam poétique. Deux très jeunes Latinos s'étant livrés à une performance assez "désobligeante" [derogatory…] envers les femmes (réduites à leurs organes génitaux, pour tout dire), Carole Diehl et une autre jurée, Denise Duhamel, décidèrent de ne pas voter. Elles estimaient que leur mission consistait à noter la qualité du travail, non son contenu, mais dans le cas présent le contenu leur paraissait inacceptable. La semaine suivante, Carole Diehl lut un poème destiné à renverser légèrement les perspectives. Ce poème s'intitule "Pour les hommes qui n'ont toujours pas compris". En voici la traduction — bonne lecture, les mecs :
"Et si
toutes les femmes étaient plus grandes et plus fortes que toi
et se croyaient plus intelligentes
Et si
c’étaient les femmes qui déclenchaient les guerres
Et si
des tas d’amis à toi avaient été violés par des femmes
et sans vaseline
Et si
le policier de la route
qui t’arrêtait sur l’échangeur du New Jersey
était une femme
et portait une arme
Et si
le fait d’avoir ses règles
était la condition pour décrocher les boulots les mieux payés
Et si
l’attrait que tu exerces sur les femmes dépendait
de la taille de ton pénis
Et si
chaque fois qu’une femme te voyait
elle sifflait et faisait des gestes saccadés avec les mains
Et si
les femmes faisaient toujours des blagues
sur la laideur des pénis
et le gout désagréable du sperme
Et si
tu devais expliquer ce qui cloche dans ta voiture
à de grosses femmes suantes aux mains huileuses
qui fixent ton entrejambe
dans un garage où tu es entouré
par des affiches de types nus en érection
Et si
des revues pour hommes publiaient des photos
de gamins de quatorze ans
avec des chaussettes
fourrées dans leur jean au niveau de l’entrejambe
et des articles du style
« Comment savoir si votre femme est infidèle »
ou
« Ce que votre médecin ne vous dira pas sur votre prostate »
ou
« La vérité sur l’impuissance »
Et si
le médecin qui examinait ta prostate
était une femme
et t’appelait « mon chou »
Et si
tu ne pouvais pas t’enfuir
parce que le dress code la boîte où tu bosses
exige que tu portes des chaussures
conçues pour t’empêcher de courir
Et si
après tout ça
les femmes voulaient encore
t’aimer."
via Seenthis http://seenthis.net/messages/217304
Ce que ne dit pas notre bovin préféré, c'est qu'il s'en est pris plein la tronche pour une question de principes (je peux me permettre de dire ça, je n'ai pas participé à la curée). Je comprends parfaitement les positions des seenthisiens, je comprends parfaitement également son attitude (ne pas retirer l'image sinon on s'en sort plus, mais ne pas le refaire) ; au-delà de ça, les uns et les autres peuvent lire ce fil de discussion très intéressant où il est question de sexisme, des rapports hommes-femmes et d'humour dominant. Rien n'est simple, et les choses les plus évidentes peuvent être remises en cause...
http://seenthis.net/messages/187529
Pour prolonger le débat, un billet à lire, qui répond aux principaux "arguments" anti-féministes : http://soupe-a-l-herbe.blogspot.fr/2013/07/troller-les-trolls.html
"Oui, l’argent et les conseils des occidentaux ont vraiment encouragé l’explosion des avortements sélectifs en Asie, poussant les parents à ne pas avoir de filles. "