Selon ce document interne, la CISA, qui joue un rôle similaire à celui de l’Agence nationale de la sécurité de systèmes d’information (Anssi) en France, a lancé un audit de tous ses programmes liés à « la sécurité des élections et à la lutte contre la mésinformation et la désinformation ». Dans l’attente de la fin de cet audit, tous ces programmes sont mis en pause, et les employés qui y étaient affectés ont été placés en congé administratif. En parallèle, l’agence a perdu environ 130 employés, en raison des coupes budgétaires décidées par la nouvelle administration, rapporte l’agence Associated Press.
Ça pue.
via Marc (https://www.ascadia.net/links/shaare/BKtpEg)
J'avais envie d'écrire "complètement taré", mais c'est faux.
Ce type a un agenda politique, des objectifs, et des idéaux, qui ne sont pas les nôtres.
Pour le dire vite : c'est un fondamentaliste chrétien doublé d'un xénophobe. Son discours, c'est le même que Trump, c'est le même que Musk : c'est la synthèse des thèmes chers à l'extrême-droite : restrictions des libertés des citoyens en général, des immigrés et des femmes en particulier (au nom de la liberté d'expression), lutte contre l'immigration (au nom de la sécurité, avec toujours le même révoltant amalgame insécurité = immigrés), antiécologisme primaire (et dans son cas, misogyne), avec l'assimilation de Greta Thunberg à une menace pour la démocratie.
Le limogeage de Colleen Shogan, directrice des Archives nationales américaines, par Donald Trump ne relève pas d’un simple caprice. Il s’inscrit dans une dérive plus profonde, où le contrôle de l’histoire devient un outil de pouvoir, faisant écho au monde dystopique de «1984» de George Orwell.
via Seb (https://sebsauvage.net/links/?kscE3w)
Qu’est ce que j'écrivais ce matin déjà ?
Ce qui est terrifiant dans les obscures années que nous sommes condamnés à traverser, c’est que le possible vire petit à petit au probable.
«Nous sommes potentiellement au bord d’une nouvelle pandémie et nous virons des personnes qui ont probablement plus d’expertise que n’importe qui d’autre dans le pays», a-t-il prévenu, en référence à la grippe aviaire. Le virus H5N1 circule fortement aux Etats-Unis dans les élevages de volailles et de bovins et a contaminé près de 70 personnes depuis début 2024 et fait un mort, faisant craindre aux experts une potentielle pandémie s’il venait à muter.
Schéma de fonctionnement d'Elon-Trump (merci Seb pour le mot valise) :
1/ on vire des gens indispensable
2/ on se rend compte qu'on a fait une connerie
3/ on déploie des stratégies à base de bout de ficelles pour rattraper la connerie.
Ça ne vous rappelle rien ? C'est exactement comme ça que Elon Nazi a géré Twitter après l'avoir racheté. Mettre au plus au sommet de l’État un type qui proclamait qu'il allait faire la même chose avec "la bureaucratie" n'a pas suffisamment éveillé d'alarme chez les électeurs.
La chute vertigineuse de la valeur du jeton a suscité des critiques à l'égard du président américain Donald Trump, notamment après qu'un rapport du New York Times a révélé que les Trump ont empoché un joli pactole de 100 millions de dollars en commission, alors que les investisseurs perdaient des milliards.
Bref, Trump est un escroc, qui escroque d'abord ses propres soutiens. C'est assez fascinant à observer quelque part : à quel moment vont-ils se rendre compte qu'il les prend pour des cons ?
via Seb (https://sebsauvage.net/links/?4x46gQ)
J'avais loupé ça. C'est surréaliste.
Casquette dark maga, son fils au nom d'extraterrestre sur les épaules, Musk fait son show dans le bureau ovale.
Selon les articles, Trump est décrit comme "mutique" ou savourant la surprise des journalistes". Le fait est que ce n'est pas lui qui occupe l'espace. TIME n'a pas tort lorsqu'il fait sa Une sur Musk derrière le bureau de POTUS.
Interrogée par le média américain NPR, Dorit Reiss, professeure de droit à l'université de Californie, estime qu' « il s'agit d'une décision très forte ». Selon elle, l'ordonnance explique que la suppression était « probablement incorrecte d'un point de vue juridique », car il n'y avait pas de « notification adéquate » ni « aucune explication pour cette action de grande envergure ». Selon Dorit Reiss, « cela suggère que le gouvernement est en position de faiblesse dans cette affaire ».
La suite va être déterminante : le bras de fer va t-il s'arrêter là, ou le gouvernement va t-il basculer irrémédiablement dans le fascisme en ne respectant pas une décision de justice ?
via Seb
Un juge fédéral des Etats-Unis a émis, samedi 8 février, une ordonnance en urgence afin de bloquer le contrôle du système de paiements du Trésor américain par la commission sur l'efficacité gouvernementale (Doge), dirigée par Elon Musk. Dans cette ordonnance, le juge Paul A. Engelmayer a interdit l'accès à ces données à "toutes les personnes nommées politiquement", "tous les agents spéciaux du gouvernement" ainsi qu'à "tous les employés gouvernementaux affectés à une agence extérieure au Trésor".
A, ça y est, ça réagit.
Trump, c'est 1984 ("le faux c'est le vrai", etc.) en action. Et 1984, c'est une métaphore du fascisme, je ne vous apprends rien.
2 exemples tirés de la veille que Libé exerce sur les faits et gestes de la carotte malade :
les fonds versés par l'USAID c'est de l’argent dépensé "frauduleusement", de manière "inexplicable", le "niveau de corruption" atteignant de ce fait "des niveaux rarement vus avant".
Par association d'idées, cette rhétorique du non-sens me rappelle les arguments employés par Poutine pour justifier l'invasion de l'Ukraine, qu'il fallait "dénazifier".
Bonne nouvelle dans ce merdier : un juge fédéral a bloqué la procédure de "démission différée" à l'encontre de 2 millions (!) de fonctionnaires.
Un pas de plus...
L’USaid gère des projets d’aide alimentaire, de secours en cas de catastrophe naturelle et des programmes de santé dans plus de 100 pays. Avec un effectif de plus de 10 000 employés et un budget avoisinant les 40 milliards de dollars, l’agence a historiquement réinjecté des milliards dans l’économie américaine. Cependant, cette dynamique a été brusquement stoppée lorsque le président Donald Trump a ordonné le mois dernier un gel de quatre-vingt-dix jours des dépenses d’aide internationale.
Les cons.
On coche surtout une case de plus dans la marche vers la dictature fasciste. Et ça, c'est pas de la littérature.
Lien direct : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/il-est-grand-temps-non-donald-trump-promet-d-eradiquer-les-prejuges-antichretiens-20250206
La mission de ce groupe de travail sera de mettre fin immédiatement à toutes les formes de discrimination contre les chrétiens au sein du gouvernement, y compris au sein du ministère de la Justice, (...) du service des impôts, du FBI»
Bordel, on se croirait en Iran.
Les décrets présidentiels de Trump : florilège et analyse
(Qu’est-ce que le fascisme ?)
paru dans lundimatin#461, le 31 janvier 2025
Appel à dons
Le fascisme est là. Avec la panique, une certaine confusion règne et la question de ce qui est fasciste ou pas se pose de manière récurrente. Par quels critères faut-il définir le fascisme ? C’est à cette question que l’historien Paxton répond, dans un ouvrage magistral : Le fascisme en action. À l’aune de cette lecture, jetons un œil aux premiers décrets présidentiels de Donald Trump.
« On peut définir le fascisme comme une forme de comportement politique marquée au coin d’une préoccupation obsessionnelle pour le déclin de la société, pour son humiliation et sa victimisation, pour les cultes compensatoires de l’unité, de l’énergie et de la pureté ; ses militants, des nationalistes convaincus encadrés par un parti fondé sur la masse, collaborent de manière souvent rugueuse mais efficace avec les élites traditionnelles ; le parti abandonne les libertés démocratiques et poursuit, par une politique de violence rédemptrice et en l’absence de contraintes éthiques ou légales, un double objectif de nettoyage interne et d’expansion externe »
Robert O. Paxton, Le fascisme en action (p. 373)
Selon Paxton, il est d’abord nécessaire de voir l’action fasciste. Plutôt que l’idéologie, aller regarder les alliances, les coalitions, les usages concrets de l’état de droit et sa transformation en un état d’exception. Le fascisme est une hybridation qui dépend des circonstances locales d’un pays. En revanche, quelles que soient ces circonstances, on y trouve un certain nombre d’éléments : la peur du déclin, la violence politique et partisane institutionnalisée, le culte du chef, le vitalisme eugéniste, des projets de conquête de territoire, une propagande sur les ennemis intérieurs, une xénophobie et un racisme organisé et déposé dans les institutions de la vie ordinaire, etc.
Depuis le 20 janvier, Donald Trump est à la tête des États-Unis, le premier empire mondial. Son projet politique pour le second mandat est bien plus mature, et porte un nom : Projet 2025, sur lequel beaucoup de choses ont été écrites [1]
...
. Si vous avez suivi l’actualité, vous aurez remarqué que Trump a déclenché une blitzkrieg de décrets exécutifs présidentiels, dans une stratégie bien huilée de « lawfare ». Ce texte propose de regarder le fascisme en action de Trump à travers les vingt premiers ordres exécutifs de Trump, dans l’objectif de trancher le débat : oui, les États-Unis sont devenus un pays fasciste. Pour combien de temps ? Seule la résistance le dira. Nous listerons donc une grande partie décrets présidentiels, de Trump et ajouterons à chaque fois un bref résumé de la loi, ainsi que des citations traduites en français.
Entre tentatives ratées de profilage numérique du mis en cause, refus de politiser son acte et de nommer la violence du système de santé privée, mais aussi, les cris d'orfraie moralistes sur la sacralité de la vie humaine, la presse étasunienne a fait l'étalage de sa déconnexion sociale.
[...]
Les fragments numériques de Luigi Mangione, mis bout à bout, racontent une histoire inédite : celle d'un jeune homme de 26 ans ayant grandi dans une famille aisée (et Républicaine), diplômé d'un master en ingénierie informatique (spécialisé en intelligence artificielle) d'une université de l'Ivy League, travaillant à distance depuis Honolulu, accro à la salle de gym et séduisant. Autrement dit, un jeune homme assis sur une montagne de privilèges, prêt à suivre une route programmée pour la reproduction de la domination. Première surprise : Brian Johnson a été abattu par quelqu'un de sa classe, ou destiné à le rejoindre au boy's club des dominants. Erreur 404.
[...]
Internet n'est plus un lieu de secrets inavoués, de pseudonymes et de confessions : à l'ère du Web social et de son ubiquité, la vie numérique est devenue la vie normale, la subjectivité sociale par défaut, l'endroit où l'on est vu, où l'on veut se mêler, l'endroit où on se tient. Si Je est un autre, c'est donc bien dans les anfractuosités du monde analogique, angles morts de l'industrie de la surveillance. Erreur 404.
Suite à l'élection de Donald Trump, Elon Musk a pris les rênes de son fameux service de « l’efficacité gouvernementale » nommé DOGE. Le milliardaire utilise ce statut pour mettre la main sur les systèmes informatiques de différentes agences, comme celui des ressources humaines des employés fédéraux américains. Le nouveau gouvernement a continué la purge des sites internet des agences gouvernementales. Des données sur le VIH sont supprimées et une agence de santé a demandé à des chercheurs de rétracter certains articles scientifiques.
Elon Musk a rapidement transformé la commission DOGE à laquelle il a été nommé par Donald Trump, officiellement chargée de « l'efficacité gouvernementale », en un outil pour mettre la main sur les différentes agences de l'État fédéral américain, de leurs systèmes informatiques et des informations qu'elles publient.
Selon le New York Times, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, aurait donné l'accès au système de paiement fédéral à des représentants du service d'Elon Musk vendredi 31 janvier. « Elon Musk et l'équipe qu'il dirige disposent ainsi d'un outil puissant pour surveiller et potentiellement limiter les dépenses gouvernementales », commente le journal.
Nos confrères expliquent que, plus tôt dans la semaine, un employé du Trésor a refusé de donner l'accès à ce système qui gère l'argent au nom de l'ensemble du gouvernement fédéral. Mais il aurait été mis en congé puis « soudainement en retraite dès vendredi après le conflit ».
Les proches d'Elon Musk auraient obtenu des accréditations pour l'accès au système de paiement, mais ne pourraient pas encore agir. « Aucun paiement gouvernemental n'[aurait] été bloqué », selon des sources du journal.
Les ressources humaines fédérales rapidement prises en mainLe DOGE se serait déjà installé dans d'autres services. Selon l'agence de presse Reuters, il aurait pris la main sur l'outil informatique de l'Office of Personnel Management (OPM, l'agence des ressources humaines des employés fédéraux américains). Des fonctionnaires de cette agence ont perdu leur accès à certains systèmes de données du ministère.
Un de ces systèmes est « une vaste base de données appelée "Enterprise Human Resources Integration", qui contient les dates de naissance, les numéros de sécurité sociale, les évaluations, les adresses personnelles, les niveaux de rémunération et l'ancienneté des fonctionnaires », explique l'agence de presse.
Une source a expliqué à Reuters qu'une équipe d'Elon Musk a pris le contrôle de l'OPM le jour de l'entrée en fonction de Donald Trump. Elle s'est installée à l'étage du siège de l'agence « réservé au directeur et accessible seulement avec un badge spécifique ». Comme lors du rachat de Twitter en 2022, cette équipe aurait même installé des lits dans ces bureaux.
Selon le Washington Post, Elon Musk a personnellement visité les bureaux de l'OPM vendredi 24 janvier. Il aurait placé à des postes de direction de l'agence plusieurs de ses proches collaborateurs, « notamment Anthony Armstrong, qui a aidé M. Musk à acheter Twitter, Brian Bjelde, qui a dirigé les ressources humaines de SpaceX, l'entreprise de M. Musk, et Amanda Scales, qui a travaillé dans l'entreprise d'intelligence artificielle de M. Musk, xAI », affirme le journal américain.
Un autre proche d'Elon Musk, Thomas Shedd, a pris la tête des Technology Transformation Services (TTS), une agence chargée de la maintenance d'une grande partie de l'infrastructure informatique du gouvernement américain. Il a notamment travaillé pendant huit ans en tant qu'ingénieur chez Tesla.
Les services informatique fédéraux sous surveillance du DOGESelon Wired, son arrivée a plongé l'agence dans le désarroi. Thomas Shedd a engagé une remise en question du travail des employés de TTS en les convoquant à des réunions pour évoquer « leurs plus grandes "victoires" et les "obstacles" les plus importants qui les empêchent de travailler de manière aussi efficace que possible », comme l'avait fait Elon Musk lors du rachat de Twitter.
Alors que certains s'attendaient à rencontrer Thomas Shedd, des réunions à distance se seraient passées avec de « parfaits inconnus – certains assez jeunes – qui n'avaient pas d'adresse électronique officielle du gouvernement et qui ont été réticents à s'identifier ». Ils utilisaient des adresses Gmail, explique le média américain.
Thomas Shedd se serait excusé pour les invitations vagues et l'ajout au processus de personnes avec des adresses Gmail en assumant « la responsabilité des actions de chacun d'entre eux lors des appels » et de leur accréditation.
Wired explique que les TTS ont régulièrement des projets avec d'autres agences gouvernementales, avec des données externes faisant l'objet d'accords de confidentialité. Pour cette raison, les fonctionnaires des TTS étaient peu enclins à partager leur travail avec des personnes non accréditées.
Comme d'autres agences, les TTS ont suivi les consignes du gouvernement de Donald Trump demandant d'arrêter les politiques de « Diversité, équité et inclusion » (DEI). Selon Wired, l'agence a mis fin à une série de réunions sur la diversité et au canal #g-diversity du Slack de l'agence.
Wired a repéré plus généralement que de jeunes ingénieurs avec peu d'expérience forment l'équipe d'Elon Musk chargée de reprendre en main les agences fédérales américaines. Deux d'entre eux, encore récemment étudiants, feraient partie des « experts » envoyés à l'OPM. Un autre, tout juste étudiant, aurait participé aux réunions de certains employés des TTS. Un quatrième, Luke Farritor, est le lauréat du concours qui a permis de déchiffrer une toute petite partie (5 %) d'un seul rouleau de papyrus d’Herculanum.
Pendant ce temps-là, les purges dans les données et sites internet des agences américaines, redoutées par des chercheurs et des militants (et dont nous parlions déjà la semaine dernière), continuent.
Wired explique que des sites comme USAID.gov, ForeignAssistance.gov (de nouveau disponible au moment où nous publions), NeglectedDiseases.gov et ChildrenInAdversity.gov ont été mis hors ligne. Nos confrères se sont aperçus qu'au moins sept sites liés à USAID (l'Agence des États-Unis pour le développement international) ont été supprimés en deux heures samedi après-midi. Cette agence a particulièrement été ciblée par Elon Musk pendant ce week-end. Selon lui, explique CNN, Donald Trump est d'accord pour dire que cette agence doit être « fermée ». Son financement est actuellement gelé et ses employés mis en congé.
La virologue de l'université de Saskatchewan, Angela Rasmussen, a déclaré à la revue scientifique Science : « Je savais que les choses allaient mal tourner, mais je ne pensais pas qu'elles allaient être aussi graves ». Elle a ajouté : « c'est comme une apocalypse de données ».
En jeu, les informations publiées par le réseau de Centres de contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC). Plusieurs pages web du CDC contenant les termes LGBTQ ont été supprimées.
« Toutes les données relatives au VIH ont disparu. Normalement, il y a un menu pour les professionnels de la santé », mais il a disparu, a expliqué Angela Rasmussen à Science.
Selon Science, l'un des sites dépubliés concerne une enquête importante sur les comportements à risque des jeunes recueillant notamment des données sur les jeunes LGBTQ. Le site inaccessible actuellement a encore été archivé mercredi par Internet Archive.
D'autres données étaient sur le site data.cdc.gov. L'agence a d'abord dépublié vendredi 31 janvier l'entièreté du site pour se conformer au décret signé par Donald Trump contre les informations sur le genre. Elle l'a ensuite remis en ligne en affichant en haut un bandeau : « Le site web du CDC est en cours de modification pour se conformer aux décrets du président Trump ».
Selon la newsletter du média spécialisé Inside Medecine, le CDC a demandé à ses chercheurs d'interrompre ou de rétracter toute publication d'articles de recherche en cours de publication pour que l'institution vérifie qu' « aucun terme interdit » n'y figure.
Sont traqués par l'agence les termes « Genre, transgenre, personne enceinte, personnes enceintes, LGBT, transsexuel, non binaire, assigné masculin à la naissance, assigné féminin à la naissance, biologiquement masculin, biologiquement féminin », selon un email envoyé aux employés du CDC qu'a pu se procurer Inside Medecine.
Science explique que le National Institutes of Health (NIH) a aussi supprimé des pages web et annulé des programmes pour favoriser la diversité dans le domaine de la recherche biomédicale. Rappelons que le NIH a une place importante dans la gestion d'outils de la recherche biomédicale mondiale. Par exemple, le National Center for Biotechnology Information, qui dépend du NIH, gère des bases de données comme PubMed, principal moteur de recherche d'articles médicaux et de biologie, ou encore GenBank, une base de séquences nucléotidiques et de leurs traductions protéiques.
Dans un billet de blog, le journaliste Garrett Graff publie une dépêche qu'il aurait pu écrire si les derniers événements s'étaient passés ailleurs qu'aux États-Unis. Celle-ci commence par :
« Ce qui avait commencé jeudi comme une purge politique des services de sécurité intérieure s'est transformé vendredi en un véritable coup d'État, les unités techniques d'élite alignées sur l'oligarque des médias Elon Musk s'étant emparées des systèmes clés du Trésor national, bloquant l'accès extérieur aux dossiers du personnel fédéral et mettant hors ligne les réseaux de communication du gouvernement ».
Bon, là c'est sûr, on va tous crever.
Non seulement ce sont des fascistes, mais en plus ils sont complètement débiles.
But given the widespread dismantling of regulations under the Trump administration, it also feels like an unbelievably precarious moment to be handing over any amount of control over nuclear weapons to a busted AI system.
via Seb :
Un milliardaire faciste de la Silicon Valley, propriétaire d'un réseau social, vient de prendre le contrôle de tous les systèmes informatiques et toutes les données d'un état de 340 millions de personnes.
et j'ajoute : "avec l'aide d'une poignée d'ingénieurs dont certains sortent à peine de l'école et de quelques bureaucrates qui lui sont entièrement dévoués".
I’ve long believed that the American media would be more clear-eyed about the rise and return of Donald Trump if it was happening overseas in a foreign country, where we’re used to foreign correspondents writing with more incisive authority. Having watched with growing alarm the developments of the last 24 and 36 hours in Washington, I thought I’d take a stab at just such a dispatch. Here’s a story that should be written this weekend:
Musk Junta Seizes Key Governmental Offices
February 1, 2025
By William BootWASHINGTON, D.C. — What started Thursday as a political purge of the internal security services accelerated Friday into a full-blown coup, as elite technical units aligned with media oligarch Elon Musk moved to seize key systems at the national treasury, block outside access to federal personnel records, and take offline governmental communication networks.
Pas la peine d'avoir un gros niveau d'anglais pour comprendre.
Nous vivons un cauchemar, et je vous annonce que le pire est devant nous.
Pourquoi refuser d'être fiché pour un oui ou un non ?
Je sais pas moi, par exemple pour empêcher un nazi capitaliste d'avoir accès à toutes les donnés que l'État a sur toi ?
(Musk 👀)Ça y est, c'est plus clair, ce danger avec lequel on vous bassine littéralement depuis des ANNÉES ?
On peut enterrer définitivement le "J'ai rien à cacher ?" (en fait, j'y crois pas.)
Je faisais part à mon épouse hier soir de mon ahurissement sur ce qui est en train de se passer aux États-Unis, dans un relatif silence médiatique (complicité ?). Je lui disais que nos (soi-disant) démocraties occidentales était tellement anesthésiées par un glissement vers l'extrême-droite depuis 30 ans qu'elles regardaient sans comprendre. Demain, quand le FN sera pouvoir, je suis absolument certain qu'il fera la même chose : mettre ses hommes aux manettes, casser, effacer, récrire, le plus vite possible, avant que les contre-pouvoirs puissent réagir et sous couvert d'efficacité. (oui, je crois que je la saoûle des fois)
Ta réflexion fort juste sur les données et la vie privée est un salutaire rappel : quand "ils" auront tout sur vous, "ils" pourront en faire ce qu'"ils" voudront.