Sous la pression du président américain et d’Elon Musk, les employés fédéraux sont en 100 % présentiel dans des bureaux où rien n’est pensé pour les accueillir.
[...]
D’autres employés interrogés par CNN font aussi état d’un manque de place. Car si Donald Trump est obsédé par la fainéantise supposée des fonctionnaires, il est tout autant obnubilé par la réduction des dépenses immobilières de l’État fédéral.
Non seulement ce sont des fachos, mais en plus ils sont cons.
Si tu veux faire des économies sur le dos des fonctionnaires (ou de tes employés), tu leurs vends le télétravail en expliquant que c'est un progrès, voire un privilège. Beaucoup y gagneront sans doute (fatigue, transport...) mais l'employeur encore plus : moins d'employés dans un bâtiment, ça fait des bâtiments plus petits, moins de charges... Et ça fait longtemps que je le pense.
Qui aurait pu prévoir cela, il y a quelques semaines encore? Les Etats-Unis stoppent toutes leurs opérations contre les cyberattaques russes. Cette décision, qui s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement soudain entre Donald Trump et Vladimir Poutine, devrait rapidement avoir des conséquences au niveau mondial. L’Europe et la Suisse pourraient subir une intensification des cyberattaques russes. Moscou, déjà numéro un mondial du piratage, pourrait voir son pouvoir de nuisance démultiplié.
Trump n'est peut-être pas un ancien agent dormant du KGB comme le suggère une rumeur en cours, mais il n'est plus possible de nier qu'il travaille pour la Russie.
Le verbatim intégral de l'altercation entre Zelensky, Trump et Vance.
Je ne connaissais pas ce site, découvert par l'intermédiaire d'un article Médiapart précédemment cité.
Ouais, c'est terrifiant. On peut toutefois objecter du fait que la censure, y compris des livres pour enfants, dans les bibliothèques américaines, ça ne date pas d'hier
L’action de Donald Trump sur le langage a déjà commencé. Le président des États-Unis renomme des réalités géographiques et proscrit certains mots des textes officiels et des articles scientifiques. Cette action sur le langage prend racine dans les pires instincts du fascisme et dans un « capitalisme linguistique » prédateur. Que ferons-nous lorsque nous n’aurons plus de mots pour qualifier l’effroyable ?
Un article d'Olivier Ertzscheid.
L'économie est, et reste, la principale préoccupation des habitants du pays de l'oncle Sam. Ils sont, par exemple, 58% des Américains interrogés à indiquer que l'inflation sera un critère essentiel dans leur choix lors des prochaines élections et ne sont pourtant que 32% à approuver la gestion par Donald Trump de cette question.
Selon ce document interne, la CISA, qui joue un rôle similaire à celui de l’Agence nationale de la sécurité de systèmes d’information (Anssi) en France, a lancé un audit de tous ses programmes liés à « la sécurité des élections et à la lutte contre la mésinformation et la désinformation ». Dans l’attente de la fin de cet audit, tous ces programmes sont mis en pause, et les employés qui y étaient affectés ont été placés en congé administratif. En parallèle, l’agence a perdu environ 130 employés, en raison des coupes budgétaires décidées par la nouvelle administration, rapporte l’agence Associated Press.
Ça pue.
via Marc (https://www.ascadia.net/links/shaare/BKtpEg)
J'avais envie d'écrire "complètement taré", mais c'est faux.
Ce type a un agenda politique, des objectifs, et des idéaux, qui ne sont pas les nôtres.
Pour le dire vite : c'est un fondamentaliste chrétien doublé d'un xénophobe. Son discours, c'est le même que Trump, c'est le même que Musk : c'est la synthèse des thèmes chers à l'extrême-droite : restrictions des libertés des citoyens en général, des immigrés et des femmes en particulier (au nom de la liberté d'expression), lutte contre l'immigration (au nom de la sécurité, avec toujours le même révoltant amalgame insécurité = immigrés), antiécologisme primaire (et dans son cas, misogyne), avec l'assimilation de Greta Thunberg à une menace pour la démocratie.
Le limogeage de Colleen Shogan, directrice des Archives nationales américaines, par Donald Trump ne relève pas d’un simple caprice. Il s’inscrit dans une dérive plus profonde, où le contrôle de l’histoire devient un outil de pouvoir, faisant écho au monde dystopique de «1984» de George Orwell.
via Seb (https://sebsauvage.net/links/?kscE3w)
Qu’est ce que j'écrivais ce matin déjà ?
Ce qui est terrifiant dans les obscures années que nous sommes condamnés à traverser, c’est que le possible vire petit à petit au probable.
«Nous sommes potentiellement au bord d’une nouvelle pandémie et nous virons des personnes qui ont probablement plus d’expertise que n’importe qui d’autre dans le pays», a-t-il prévenu, en référence à la grippe aviaire. Le virus H5N1 circule fortement aux Etats-Unis dans les élevages de volailles et de bovins et a contaminé près de 70 personnes depuis début 2024 et fait un mort, faisant craindre aux experts une potentielle pandémie s’il venait à muter.
Schéma de fonctionnement d'Elon-Trump (merci Seb pour le mot valise) :
1/ on vire des gens indispensable
2/ on se rend compte qu'on a fait une connerie
3/ on déploie des stratégies à base de bout de ficelles pour rattraper la connerie.
Ça ne vous rappelle rien ? C'est exactement comme ça que Elon Nazi a géré Twitter après l'avoir racheté. Mettre au plus au sommet de l’État un type qui proclamait qu'il allait faire la même chose avec "la bureaucratie" n'a pas suffisamment éveillé d'alarme chez les électeurs.
La chute vertigineuse de la valeur du jeton a suscité des critiques à l'égard du président américain Donald Trump, notamment après qu'un rapport du New York Times a révélé que les Trump ont empoché un joli pactole de 100 millions de dollars en commission, alors que les investisseurs perdaient des milliards.
Bref, Trump est un escroc, qui escroque d'abord ses propres soutiens. C'est assez fascinant à observer quelque part : à quel moment vont-ils se rendre compte qu'il les prend pour des cons ?
via Seb (https://sebsauvage.net/links/?4x46gQ)
J'avais loupé ça. C'est surréaliste.
Casquette dark maga, son fils au nom d'extraterrestre sur les épaules, Musk fait son show dans le bureau ovale.
Selon les articles, Trump est décrit comme "mutique" ou savourant la surprise des journalistes". Le fait est que ce n'est pas lui qui occupe l'espace. TIME n'a pas tort lorsqu'il fait sa Une sur Musk derrière le bureau de POTUS.
Interrogée par le média américain NPR, Dorit Reiss, professeure de droit à l'université de Californie, estime qu' « il s'agit d'une décision très forte ». Selon elle, l'ordonnance explique que la suppression était « probablement incorrecte d'un point de vue juridique », car il n'y avait pas de « notification adéquate » ni « aucune explication pour cette action de grande envergure ». Selon Dorit Reiss, « cela suggère que le gouvernement est en position de faiblesse dans cette affaire ».
La suite va être déterminante : le bras de fer va t-il s'arrêter là, ou le gouvernement va t-il basculer irrémédiablement dans le fascisme en ne respectant pas une décision de justice ?
via Seb
Un juge fédéral des Etats-Unis a émis, samedi 8 février, une ordonnance en urgence afin de bloquer le contrôle du système de paiements du Trésor américain par la commission sur l'efficacité gouvernementale (Doge), dirigée par Elon Musk. Dans cette ordonnance, le juge Paul A. Engelmayer a interdit l'accès à ces données à "toutes les personnes nommées politiquement", "tous les agents spéciaux du gouvernement" ainsi qu'à "tous les employés gouvernementaux affectés à une agence extérieure au Trésor".
A, ça y est, ça réagit.
Trump, c'est 1984 ("le faux c'est le vrai", etc.) en action. Et 1984, c'est une métaphore du fascisme, je ne vous apprends rien.
2 exemples tirés de la veille que Libé exerce sur les faits et gestes de la carotte malade :
les fonds versés par l'USAID c'est de l’argent dépensé "frauduleusement", de manière "inexplicable", le "niveau de corruption" atteignant de ce fait "des niveaux rarement vus avant".
Par association d'idées, cette rhétorique du non-sens me rappelle les arguments employés par Poutine pour justifier l'invasion de l'Ukraine, qu'il fallait "dénazifier".
Bonne nouvelle dans ce merdier : un juge fédéral a bloqué la procédure de "démission différée" à l'encontre de 2 millions (!) de fonctionnaires.
Un pas de plus...
L’USaid gère des projets d’aide alimentaire, de secours en cas de catastrophe naturelle et des programmes de santé dans plus de 100 pays. Avec un effectif de plus de 10 000 employés et un budget avoisinant les 40 milliards de dollars, l’agence a historiquement réinjecté des milliards dans l’économie américaine. Cependant, cette dynamique a été brusquement stoppée lorsque le président Donald Trump a ordonné le mois dernier un gel de quatre-vingt-dix jours des dépenses d’aide internationale.
Les cons.
On coche surtout une case de plus dans la marche vers la dictature fasciste. Et ça, c'est pas de la littérature.
Lien direct : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/il-est-grand-temps-non-donald-trump-promet-d-eradiquer-les-prejuges-antichretiens-20250206
La mission de ce groupe de travail sera de mettre fin immédiatement à toutes les formes de discrimination contre les chrétiens au sein du gouvernement, y compris au sein du ministère de la Justice, (...) du service des impôts, du FBI»
Bordel, on se croirait en Iran.
Les décrets présidentiels de Trump : florilège et analyse
(Qu’est-ce que le fascisme ?)
paru dans lundimatin#461, le 31 janvier 2025
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Le fascisme est là. Avec la panique, une certaine confusion règne et la question de ce qui est fasciste ou pas se pose de manière récurrente. Par quels critères faut-il définir le fascisme ? C’est à cette question que l’historien Paxton répond, dans un ouvrage magistral : Le fascisme en action. À l’aune de cette lecture, jetons un œil aux premiers décrets présidentiels de Donald Trump.
« On peut définir le fascisme comme une forme de comportement politique marquée au coin d’une préoccupation obsessionnelle pour le déclin de la société, pour son humiliation et sa victimisation, pour les cultes compensatoires de l’unité, de l’énergie et de la pureté ; ses militants, des nationalistes convaincus encadrés par un parti fondé sur la masse, collaborent de manière souvent rugueuse mais efficace avec les élites traditionnelles ; le parti abandonne les libertés démocratiques et poursuit, par une politique de violence rédemptrice et en l’absence de contraintes éthiques ou légales, un double objectif de nettoyage interne et d’expansion externe »
Robert O. Paxton, Le fascisme en action (p. 373)
Selon Paxton, il est d’abord nécessaire de voir l’action fasciste. Plutôt que l’idéologie, aller regarder les alliances, les coalitions, les usages concrets de l’état de droit et sa transformation en un état d’exception. Le fascisme est une hybridation qui dépend des circonstances locales d’un pays. En revanche, quelles que soient ces circonstances, on y trouve un certain nombre d’éléments : la peur du déclin, la violence politique et partisane institutionnalisée, le culte du chef, le vitalisme eugéniste, des projets de conquête de territoire, une propagande sur les ennemis intérieurs, une xénophobie et un racisme organisé et déposé dans les institutions de la vie ordinaire, etc.
Depuis le 20 janvier, Donald Trump est à la tête des États-Unis, le premier empire mondial. Son projet politique pour le second mandat est bien plus mature, et porte un nom : Projet 2025, sur lequel beaucoup de choses ont été écrites [1]
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. Si vous avez suivi l’actualité, vous aurez remarqué que Trump a déclenché une blitzkrieg de décrets exécutifs présidentiels, dans une stratégie bien huilée de « lawfare ». Ce texte propose de regarder le fascisme en action de Trump à travers les vingt premiers ordres exécutifs de Trump, dans l’objectif de trancher le débat : oui, les États-Unis sont devenus un pays fasciste. Pour combien de temps ? Seule la résistance le dira. Nous listerons donc une grande partie décrets présidentiels, de Trump et ajouterons à chaque fois un bref résumé de la loi, ainsi que des citations traduites en français.