Voilà, voilà...
J'ai acheté Cyberpunk 2077. En promo. Sur Epic. Oui mais ces gens là donnent des bons de 10€ à tout bout de champ, que voulez-vous ?Bref, petit retour après presque 8 heures de jeu.
Eh ben... c'est pas si mal en fait. C'est même plutôt bien. Après un an à lire que le jeu est un accident industriel, qu'il est pété de bugs, que l'IA est aux fraises, qu'il y a des godemichets partout... je craignais un peu de pénétrer dans l'antichambre de l'enfer vidéoludique. Or il n'en est rien. Ce jeu a raté son lancement, il a sans doute raté son destin, et vraisemblablement voulu péter plus haut que son cul cybernétique (ah ben c'est classe ça, bravo), ce n'est pas une bouse, loin de là. C'est même un très bon jeu, ce qui ne le dispense pas de toute critique non plus.
Commençons par les aspects positifs : l'histoire est super prenante. Je l'avais lu et entendu, et c'est vrai. Le jeu arrive à vous plonger dans son univers tout de suite, on est au cœur de cette société déglinguée, plongée -V est une femme- jusqu'au cou dans une histoire qui nous dépasse quelque peu. Parce que V peut bien raconter ce qu'elle veut, depuis le début du jeu j'ai quand même l'impression qu'elle surfe sur les événements. Et dans cette ville, surfer aussi longtemps en restant en vie, c'est déjà une performance. Le crime est partout, le joueur et sa bande sont eux-mêmes des criminels ; tout au plus navigue t'on entre différentes nuances de gris, entre les criminels qui ont un code d'honneur, et ceux qui n'en ont pas. Ceux qui enlèvent les gens pour leur arracher leurs organes ou leurs biotechnologie -les desosseurs- n'en ont pas vraiment, de code d'honneur. On se prend donc tout cet univers en pleine tronche, sans texte de présentation, sans blabla, sans cinématique : on en fait partie.
Le jeu propose 3 départs différents, selon que le personnage que l'on choisit d'incarner est un ancien gosse des rues, un ancien corpo ou un ancien nomade. Ma V est une ancienne "corpo", c'est à dire une cadre d'une "supranationale" (le mot n'est pas dans le jeu, mais on comprend que c'est le genre de boite plus puissante que les États - en complète déliquescence par-ailleurs) ; le début du jeu est un gros passage scénarisée l'amenant du statut de "corpo" à celui d'ex-corpo. Idem pour les autres départs. Ça casse pas 3 pattes à un canard, mais l'idée est sympa. Par la suite, le passé du joueur lui ouvrira différente options dans certains dialogues (bon, vu que le dernier coup j'ai préféré flinguer tout le monde parce ce que c'était plus rigolo, disons que c'est une possibilité purement théorique).
La constitution du personnage, comme toujours dans ce type de jeu, m'occasionne toujours des remords par la suite, j'ai à chaque fois l'impression que je n'ai pas pris la bonne option. Évidemment, ce n'est pas par hasard, et la pléthore de choix possibles n'est jamais qu'un gros appeau bien épais pour dire au joueur qu'il va devoir tenter plusieurs combinaisons, et donc rejouer. Petit content warning à propos de la création de personnage : si la nudité dans le jeu est plus ou moins masquée (j'y reviendrai), lors de la création de son ou sa V, on le·a voit tout·e nu·e. Attention donc aux yeux innocents qui traineraient par là. Le jeu est de toute façon largement PEGI 18 (nudité, violence, drogue, y'a tout ce qu'il faut : au moins vous voilà prévenu·e·s). La question de la nudité est abordée dans ce long topic sur Reddit d'un point de vue assez intéressant (même si je n' ai pas tout lu), d'où il ressort que pour des raisons de classification, la nudité a été "censurée" dans le jeu final (même s'il demeure pas vraiment pas recommandé pour les plus jeunes, je le répète), mais cela arrive à générer des aberrations : on sauve une fille kidnappée par un gang de désosseurs, elle est nue et inconsciente dans une baignoire de glaçons, mais quand V rentre chez elle, elle prend une douche toute habillée...
Au passage, je n'ai pas assez réfléchi à ce sujet, mais il y a peut-être quelque chose de l'ordre du "male gaze" dans ce jeu, et j'ai parfaitement conscience qu'en tant qu'homme, cisgenre et hétéro, je suis parmi les plus mal placés pour en parler. Mais transporter une fille à poil jusqu'à l'hélicoptère des secours, avec un gros plan de plusieurs minutes sur ses seins, il y a fatalement quelque chose de pas innocent... Comme le fait que, comme dans la plupart des jeux vidéos AAA, la mode impose aux femmes d'être jeunes, minces, et habillées avec le moins de tissu possible. Je dois quand même lui accorder que d'autres femmes sont visibles dans les trailers, et elles sont beaucoup plus habillées. Pour en finir avec ce sujet, il avait été question à la sortie du jeu de la relative abondance des sex toys dans tous les coins de la ville : je n'en ai pas vu un seul. En revanche, le sexe, les allusions sexuelles sont présentes à peu près partout : que ce soit des publicités trash, ou un bar qui s'avère être un lupanar, ou bien la mise en valeur et la chosification de corps qui n e sont plus que des réceptacles pour diverses augmentations... Bref, c'est trash, c'est sale, c'est triste : c'est l'univers cyberpunk qu'on nous avait promis.
Revenons maintenant à l'histoire : je pense que nous avons là un bel exemple de fiction interactive. Cela nécessite un petit retour en arrière les 5 premières heures de jeu, ce n'est que le prologue ; ce n'est qu'après cette partie, avec des points de passage plus ou moins obligés, que vous serez véritablement lâché·e·s dans "la cour des grands". Rien de bien nouveau ici, on retrouve ce procédé dans The Witcher 3 ou dans Breath of the wild. J'ai quand même dans l'idée qu'il était malgré tout possible d'abandonner les objectifs scénarisés et de prendre les chemins de traverse, ce qui me donne furieusement envie de réessayer. Je vais vous donner une comparaison pour éviter de spoiler : dans Skyrim, après votre première partie, vous saviez exactement quelle étape clé du scénario faisait apparaître les dragons ; vous pouviez donc faire une nouvelle partie avec un RP à votre guise, sans les dragons, le Dovahkiin et tout le tralala. Il y a même des mods pour rendre tout ça encore plus simple et immersif, gageons qu'il en sera de même prochainement pour Cyberpunk 2077. En un mot, cette première grosse tranche m'a laissée une impression très positive, j'espère qu'il en ira de même pour la suite. On est littéralement plongé dans l'histoire, l'ambiance est super prenante, les personnages sont crédibles et attachants. On a vraiment envie d'écouter leurs histoire, il y a un vrai background et de vraies émotions derrière. Tenez, citez moi des jeux pour lesquels vous continuez à penser aux personnages après avoir joué, voire après avoir fini le jeu ? Il n'y en a pas beaucoup, hein ? Pour moi, il y a Life is strange et Cyberpunk 2077. Ce jeu, qu'on nous a vendu comme le RPG ultime, est avant tout un grand jeu narratif.
Par-ailleurs, c'est le premier jeu (pour moi) où le gameplay rejoint complètement la diégèse ; je donne juste deux exemples : la mini-carte n'est pas extra-diégètique, il est parfaitement concevable d'avoir un implant neuronal "GPS". De même, le HUD affichant l'arme en main ainsi que le nombre de balles restantes est explicitement présenté comme provenant de tes yeux et tes mains cybernétiques.
Maintenant, il faut quand même parler des bugs graphiques :
Honnêtement, c'est plus rigolo que gênant, même si ça sort un peu du trip. Le plus gênant pour moi, et surtout parce qu'il persiste, c'est le fait de voir les arbres / les palmiers situés à quelques centaines de mètres par "transparence" à travers les décors ou personnages ! Je devrais peut-être regarder s'il y a quelque chose à faire au niveau de la distance d'affichage dans les options graphiques. [EDIT : corrigé en mettant à jour le pilote de ma carte graphique...]
Un dernier point pour être tout à fait honnête : le mapping des touches.
Je vous dit juste "Cédric Peyravernay, Character Designer et Concept artist" et vous devinez sur quels jeux il a travaillé. Chut, on ne souffle pas au fond.
Quelques dessins (aquarelles ?) du concept artist de Life is strange 2.
Je recopie ci-dessous la brève de Canard PC au sujet de cette news, parce que c'est exactement ce que j'ai pensé :
Il faudra compter 500 heures pour tout faire dans Dying Light 2, peut-on lire sur le compte Twitter officiel du jeu, qui a visiblement décidé d'avancer le pire argument de vente possible à l'heure où tout le monde renâcle à regarder des films de plus d'une heure et demie. Vous vous rendez compte de tout ce qu'il est possible de faire en 500 heures, à part esquiver des zombies assoiffés de sang en faisant du parkour dans un monde post-apocalyptique ? « C'est presque le temps nécessaire pour marcher de Varsovie à Madrid ! », précise le studio, qui aurait pu tout aussi bien se tirer directement une balle dans le pied à quelques semaines de la sortie du jeu.
Niveau de troll : intersidéral.
CURRENT CLOWNFIELD FEATURES
- Three Maps [War Island, Paradise City and The Heat]
- Six Weapons [2 Assault Rifles, 1 Handgun, 1 Sniper Rifle, 1 Rocket Launcher and 1 Shotgun]
- Three Game Modes [All Out Clownfare - Free for All with AI, Hovercraft Zone - Hovercraft vs. AI, Clownfield Gateway - Adjust ingame properties to play the way you want to play]
- Weather Events [Physics driven Tornado System across all maps]
- AI System [Pretty basic but good enough for the moment]
- And much more!
And bugs, per usual, plenty of bugs. We'll let you enjoy them as is; and instead of fixing them, we'll just release some new skins.
Prix de vente : 0,79€, en promo à 0,71€ xD
Forspoken et Starfield sont à eux seuls un argument pour le Game Pass de Microsoft (oui, je sais, c'est l'empire du mal, mais c'est quand même bien pratique) : deux jeux chers, voire très cher (Forspoken est annoncé à 79,90€ !), et que rien ne garantit qu'ils vaillent la peine d'être achetés.
On s'abonne un mois voire deux, on télécharge, on joue et on voit si ça en vaut la peine. Après, à 80 balles le jeu, si on le finit en 50 heures, même en mettant 5 mois (hypothèse basse où vous n'avez vraiment pas de temps pour jouer), à 10€/mois l'abonnement, ça reste rentable. Et comme Microsoft, ce sont de petits malins, ils font régulièrement des offres promotionnelles à 3€, voire 1€.
Vous me voyez venir : j'ai essayé. Je me suis abonné en décembre, pour 3 mois, pour 1€.
Points positifs :
Points négatifs :
Les autres jeux que je dois absolument tester avant la mi-mars : Gears tactics (le tactical dans l'univers de Gears of war), The pedestrian (un "petit" jeu où l'on dirige un bonhomme à travers des panneaux de signalisation), Firewatch, la plupart des Wolfenstein, Streets of rage 4, Man eater...
Mon avis au final ? Pour toutes les raisons citées plus haut, c'est intéressant, vraiment. Dans mon esprit, c'est une sorte de revival des vidéos club d'antan, appliqué aux jeux vidéo. Et c'est pas pire que la VOD pour voir un film qu'on n'a pas pu voir au cinéma. Mais de là à dire que Steam est menacé dans son hégémonie, que ceci tuera cela, il y a encore un gouffre. Pour le moment.
Déjà pour le fait de devoir payer un abonnement : ce n'est rentable que jusqu'à un certain point. Si un éventuel XCOM 3 sortait sur le GP, je le prendrai quand même sur Steam : un jeu auquel je jouerai 300 heures mérite l'investissement. Idem pour le futur Elder Scrolls, même si rien n'interdit de le "tester" d'abord à moindre coût. Ensuite parce qu'à l'heure actuelle, le GamePass PC, c'est un peu moins de 200 jeux. C'est à la fois beaucoup (qui oserait prétendre pouvoir jouer à tout ça en une année ?) et peu (200 jeux, c'est à peu près le nombre de jeux qui sortent sur Steam chaque mois, pour un catalogue qui compte un peu plus de 50 000 jeux...).
Après, tout est une question de politique commerciale. Steam mettra en avant l'abondance de son offre ("viendez, y'a forcément quelque chose pour vous"), là où le GP s’appuierait davantage sur une forme de curation ("on n'a que 200 jeux, mais on les a tous choisis"). D'autant plus que, je ne vous apprend rien, Microsoft est un ogre, qui sait parfaitement se donner le temps et les moyens de ses ambitions. Rappelez-vous la XBOX il y a 20 ans, et regardez maintenant : on est passé du bide au rival de la Play Station. Ces gens là on un gros portefeuille, et s'ils décident de tuer le game, ils en sont parfaitement capables. Avec le corolaire qui va bien (il me semble l'avoir déjà évoqué) : ils sont capables de faire un gros chèque à un studio pour l'avoir Day1 dans le GP (ça a été le cas pour Dontnod avec Tell me why), mais le jour où ils considèrent que l'offre de ce studio ne correspond plus à leur politique éditoriale, ils le laisseront crever la gueule ouverte sans le moindre état d'âme.
EDIT du 07/01 : un point que je n'ai pas précisé hier, tellement ça parait évident : à 70 boules en moyenne le jeu sur console, le gamepass devient indispensable pour les possesseurs de Xbox, et je dirais même qu'il incite à choisir Xbox contre PlayStation. Ce que j'ai exposé ci-dessus, c'est essentiellement mon point de vue de joueur PC.
Une série documentaire sur l'histoire de la XBOX, repérée dans le podcast Silence on joue. On peut dire ce qu'on veut, mais Microsoft, en partant de pas grand chose, à quand même amené la XBOX à être le principal concurrent de la PlayStation, alors que ce n'était pas gagné d'avance. Comme quoi le pognon, ça aide bien.
Project Zomboid (PZ) est un jeu qui se targue d’être difficile et de nous forcer à apprendre de nos erreurs. La question n’est pas de savoir si vous pourrez survivre, mais plutôt pendant combien de temps. Impossible d’échapper à la mort, c’est aussi simple que ça et c’est tout à fait normal. À chaque vie, on tire des leçons qui nous préparent à tenir le coup plus longtemps pour la prochaine. Personne ne viendra à votre secours et le jeu ne connaît aucune autre fin.
Complétement passé sous mon radar ce jeu.
Ça me fait toujours plaisir quand quelqu'un apprécie un jeu qui m'a plu :) C'est vrai que la DA des Dishonored est remarquable ; et tu vas voir... tu n'as encore rien vu. Je ne spoile pas, mais il y a un ou deux niveaux qui ont un effet waouh garanti. Arkane <3
Et puis, un jour, toi aussi, tu auras la révélation !
Un an après sa sortie, il semblerait que Cyberpunk2077 soit enfin jouable... sur PC. Les consoleux, va falloir attendre un peu. Même s'il reste des problèmes (IA aux fraises, PNJ qui disparaissent...) il reste un bon jeu, et désormais il est jouable.
Dommage pour les équipes de dév qui en ont chié pour arriver à ça.
Comme l'année dernière, l'Epic Game Store (Seb va râler) offre 1 jeu gratuit tous les jours pendant 15 jours. Il semblerait que cette liste qui circule sur Reddit soit juste, en tout cas, les titres annoncés jusqu'à hier concordent (et je vous épargne le récit du drama sur dealabs, où des enfants gâtés chouignent parce qu'un titre a été interverti avec un autre).
Bref. Tout ça pour dire que selon toutes vraisemblances, le jeu de Noël sera Prey, et je ne saurais trop vous encourager à le prendre si vous ne l'avez pas déjà car ce jeu est juste excellentissime.
Comme je n'ai toujours pas écrit l'article qu'il mérite, deux shaares où j'en parlais :
Et si vous n'êtes pas encore convaincu·e·s, je vous renvoie vers cet épisode du podcast Fin du game : c'est lui qui m'a donné envie de finir le jeu.
(attention, ils racontent la fin)
Après, j'espère qu'on parle du Prey de 2017, et pas de celui de 2006 ^^
(ils oseraient pas faire ça quand même !)
Une visite (pas très intéressante à vrai dire) des locaux de Remedy, le studio qui a fait le jeu Controo, avec... l'héroïne du jeu ! Non, c'est Jesse Faden, mais c'est troublant.
Lu dans les news Canard PC :
Cyberpunk 2077 est encore à des années-lumière d'être le jeu du siècle que CD Projekt nous avait vendu, mais la situation s'améliore sur tous les fronts. Un an après sa sortie, le modder keanuWheeze a fourni un travail monumental pour corriger l'une des absences les plus incompréhensibles du jeu : le métro. Son Metro System, disponible chez NexusMods, rajoute pas moins de 19 stations uniques, modélisées à la main, et les petits trains qui vont avec. Les trajets sont faisables à la première personne ou en vue externe. D'après les premiers retours, le mod est parfaitement intégré au jeu de base. Allez, plus que quatre ou cinq patchs, un mod qui améliore le comportement de l'IA (police, piétons, conducteurs...), un autre pour que l'appartement puisse se décorer comme dans House Flipper et c'est décidé, je réinstalle le jeu.
En ce qui concerne l'appart, j'ai déjà vu passer des mods.
Ainsi, l’exploration d’un univers entier restera une pierre angulaire du jeu, mais cette fois-ci, la science aura une place prépondérante. Carofano détaille : « Là où Skyrim était plutôt de l’epic fantasy, nous voulons ici un contexte plus terre-à-terre, axé sur l’exploration. Je pense que ça nous donne une perspective différente sur la manière dont on fait les choses. C’est le genre de chose que vous gardez en tête quand vous faire de nouvelles zones, de nouveaux environnements, créez de nouveaux personnages« .
Howard insiste néanmoins sur le fait que Starfield sera dans la même veine que Skyrim, notamment au niveau des interactions ou des vues à la première personne. S’il est vrai que la récente marche plutôt bien pour Bethesda, espérons tout de même qu’un vent de fraîcheur sera apporté sur cette aventure spatiale.
11 novembre 2022, pfiou...
Ainsi, Récits Croisés sera lancé ce 14 décembre à la fois dans Assassin's Creed Valhalla et dans Assassin's Creed Odyssey ! Ces deux nouvelles histoires gratuites intitulées respectivement Une rencontre écrite et Les trésors nous feront explorer deux nouvelles îles avec d'un côté une aventure dans la Grèce antique sur l'île de Corfou en tant que Kassandra, impliquant un Fragment d'Eden, et de l'autre la rencontre de cette dernière avec Eivor au temps des Vikings sur l'île de Skye en Écosse à la suite de cauchemars. Il faudra avoir fait monter Ravensthorpe au niveau 4 et débloqué l'habitation de Valka pour lancer ce contenu.
« Mais quelle est cette sorcellerie ? », nous direz-vous si vous n'êtes pas à jour avec le lore. Si vous n'avez pas joué au précédent épisode, vous avez de quoi être quelque peu circonspect ou étonné, puisque plusieurs siècles séparent les deux jeux, mais il y a une explication à tout ça liée au Bâton d'Hermès Trismégiste, qui a rendu Kassandra immortelle. Ubisoft a même eu la bonne idée de s'amuser de sa ressemblance avec Randvi qui avait tant fait parler à l'époque.
J'ai. Rien. Compris.
Tout ce que j'ai retenu c'est : Gratuit. 13,2Go.
Il à l'air bieeen ce jeu mon préciiiieux.
Ça pue Roblox ; je vous la fait courte en copiant-collant le résumé d'ExServ :
les gamins sont encouragés à :
- travailler gratuitement pour faire des jeux
- acheter / gamble pour des items qui coûtent des sommes folles
- être sur plateforme sans réelle modération pour tout ce qui est abus / pédophilie etc.
- et la boite s'en tape :)
Il a pas dû bien se vendre ce jeu, j'ai du l'avoir 2 ou 3 fois gratuitement ^^
Il faudra que je le relance à l'occasion, je l'avais essayé, le concept est sympa mais la mise en œuvre pas si évidente, dans mon souvenir.
J'ai finalement craqué : j'ai acheté "L'édition légendaire" de la trilogie Mass Effect. Après toutes ces années.
(mais comme j'ai beaucoup hésité, je l'ai acheté le dernier jour des soldes)
Je suis bien décidé à refaire la trilogie dans l'ordre, et ça risque de prendre du temps. C'était l'une de mes craintes : pourquoi racheter un jeu (acheté en DVD à l'époque) où je risque de me souvenir de tout ?
Eh ben c'est pas si simple. Je me souviens de la fin, et de quelques péripéties marquantes. Je crois que ce qui m'a décidé à l’achat, c'est une vidéo YouTube du combat contre la matriarche Benezia : je ne me souvenais pas d'elle, alors que, bon, quand même... Je viens de finir le passage sur Féros, et idem : je ne me rappelais que d'un vague aller-retour dans le Mako sur une route avec des geths. Si on m'avait demandé il y a 8 jours : "le thorien, qu'est ce que c'est ?", je pense que j'aurais bien été en peine de répondre. Conclusion : on oublie beaucoup de choses.
Pour le reste, c'est comme dans mon souvenir : un film de SF dont vous êtes le héros, ou plutôt l'héroïne, puisque cette fois-ci, Shepard sera une femme. Toutefois, le jeu (je ne parle ici que du 1), même avec le petit coup de boost de l'édition légendaire, accuse son âge : il y a des petits temps de latence dans les dialogues (dans mon souvenir c'était rapide et fluide), la direction du personnage est quand même un peu raide, et Shepard ne sait pas sauter. Toutes choses qui ne m'avaient pas absolument pas troublées en 200... ? 2008 peut-être ? Conclusion : on enjolive beaucoup de choses. Les souvenirs, c'était plus beau dans ta tête. Ceci dit, le jeu n'est pas dégueulasse, il reste tout à fait correct à condition de ne pas comparer avec les dernières productions. Et il faut quand même dire ici que la comparaison édition de 2007 / édition légendaire n'est pas vaine : on voit vraiment la différence, la version de 2021 est réellement plus belle.
Mais ce petit frisson au moment de faire le speech de motivation de l'équipage au moment du départ du Normandy de la Citadelle pour ta première mission en tant que Commandant, ça, c'est comme avant, et c'est vraiment Mass Effect. Reprendre plaisir à explorer un endroit où tu sais être déjà venu mais dont tu as tout oublié, c'est quand même cool. Prendre le temps de parler aux PNJ... J'avais oublié à quel point on passait son temps à discuter dans ce jeu ; en cela, il n'usurpe son qualificatif de RPG.