Lu dans les news Canard PC :
Cyberpunk 2077 est encore à des années-lumière d'être le jeu du siècle que CD Projekt nous avait vendu, mais la situation s'améliore sur tous les fronts. Un an après sa sortie, le modder keanuWheeze a fourni un travail monumental pour corriger l'une des absences les plus incompréhensibles du jeu : le métro. Son Metro System, disponible chez NexusMods, rajoute pas moins de 19 stations uniques, modélisées à la main, et les petits trains qui vont avec. Les trajets sont faisables à la première personne ou en vue externe. D'après les premiers retours, le mod est parfaitement intégré au jeu de base. Allez, plus que quatre ou cinq patchs, un mod qui améliore le comportement de l'IA (police, piétons, conducteurs...), un autre pour que l'appartement puisse se décorer comme dans House Flipper et c'est décidé, je réinstalle le jeu.
En ce qui concerne l'appart, j'ai déjà vu passer des mods.
Malgré ses défauts, Cyberpunk 2077 est un grand jeu de rôle humaniste. Si nombre de critiques semblent l’avoir perçu dans l’écriture de ses personnages, c’est sa structure qui le démontre le mieux : traversez-le en ligne droite, sans vous arrêter pour donner un coup de main, partager une bière, admirer le paysage et vous aurez la fin de connard individualiste que vous méritez. Prenez le temps du détour, attachez-vous à ceux qui vous accompagnent. Partagez leurs émotions, leurs souvenirs, leurs désirs et peut-être serez-vous récompensé d’un happy end, ou de ce qui s’en approche le plus dans ce monde stérile. Au travers de son jeu, CD Projekt Red fait l’apologie de l’entraide et traite ses personnages en êtres humains. J’aimerais bien voir d’autres CRPG en faire autant, tiens.
Je me dis de plus en plus que je finirai par acheter Cyberpunk2077 sur GOG à 20/25€ dans quelques années, faisant ainsi d'une pierre deux coups : payer moins cher et profiter du jeu "réparé".
Ouch. J'ai mal aux développeurs qui ont été très très très maltraités, pour en arriver à cet accident industriel.
Mouah ah ah, je viens de tomber là-dessus : un commentaire laissé sur le (vieux) trailer qui annonçait Cyberpunk 2077, en 2013 (!)
This is like watching your wedding video after your divorce.
Cyberpunk2077 : trop de pénis de godemichets et de seins sans aucune justification. Et c'est dommage.
CALEMBOUR OF THE YEAR !
Paste.
cause you control V. Hi dad.*quality shit post
C'est peut-être le plus grand tour de force de CD Projekt avec ce jeu : la ville, dans sa construction, ne ressemble à aucun autre monde ouvert. Au temps des annonces, il y avait eu quelques inquiétudes sur la taille de la carte, plus petite que celle de The Witcher 3. Le studio s'était empressé de répondre que tout allait bien, puisque la carte, bien que plus petite, est aussi plus verticale et plus dense. En réalité, cette histoire de taille n'a aucun sens. Pour imaginer à quoi ressemble la carte de Night City, il ne faut pas penser à GTA V, Assassin's Creed ou Watch Dogs, mais à Deus Ex ou à Dishonored. Toute la ville s'explore comme un immersive sim, de la taille de GTA IV, avec ses passages secrets, ses portes qui ne s'ouvrent qu'avec la bonne compétence, ses plateformes, ses ascenseurs qui donnent sur des toits qui conduisent à des passerelles qui donnent sur des échelles qui mènent dans des égouts qui permettent de ressortir dans d'autres immeubles, avec toujours quelque chose à trouver à la clé, et l'envie de se perdre à l'infini.
[...]
Tout est parfaitement bien écrit, la vue à la première personne permet mille idées de mise en scène, le scénario, bien qu'un peu court, prend le joueur par la main sans forcer, les personnages sont charismatiques et CD Projekt, même dans les quêtes annexes, ne tombe jamais dans la facilité. Surtout, plus que jamais et plus que dans n'importe quel autre jeu du genre, toutes les histoires se croisent, se lient entre elles et se séparent d'une manière qui paraît si naturelle et si organique qu'il est parfois difficile de dire quelle est la quête principale et quelles sont les quêtes secondaires.
Il n'y a pas à tergiverser : oui, Cyberpunk 2077 est formidable, et il donne raison à tous ceux qui l'ont attendu comme le messie depuis des années. Oui, c'est un jeu qui marquera sans doute une date dans l'histoire du jeu vidéo. Pas tant par son gameplay, ni par sa taille : la quête principale, comparée à d'autres jeux du même style, est étonnamment courte – comptez une petite trentaine d'heures en ligne droite si vous optez pour la manière forte. Là où Cyberpunk brille, au-delà de sa ville, c'est dans sa manière d'offrir à chaque joueur sa propre histoire de Night City, car c'est de ça, finalement, qu'il s'agit. [...]C'est un vrai RPG, avec des choix à faire et une aventure unique pour chaque joueur.
Cyberpunk2077 : un peu en deçà de ce dont on rêvait, mais c'est vachement bien quand même.
MAIS...
Alors, après tous ces compliments, toutes ces étoiles, d'où vient cette amertume, ce goût un peu âpre qui me reste au fond de la gorge ? Deux choses, principalement, liées entre elles. Ces bugs, ces putains de bugs, tout d'abord. Bordel. Bordel de bordel. C'est tellement rageant. Dans la version que j'ai pu tester et qui a bénéficié d'un patch de 40 Go à quelques jours de la sortie, il n'y avait pas « quelques bugs ». Il y avait des bugs partout, tout le temps, de tous les styles.
[...]
Voilà, c'est ce niveau de dépit et d'impuissance, face à un jeu qui, j'en suis sûr, dans quelques mois s'il règle ses soucis, sera l'un des plus importants de la décennie à venir. En attendant, c'est déjà, et sans conteste, la ville la plus incroyable qu'il m'ait été donné de visiter dans un jeu vidéo. Je vais me consoler avec ça.
Bref, il est urgent d'attendre quelques mois que les plus gros soucis aient été réparés. Ou alors accepter de jouer à un jeu blindé de bugs, quitte à faire plusieurs parties.
Autre site, avis différent, même si le point noir des bugs demeure :
Cyberpunk 2077 est un vrai bon jeu, qui a réussi à nous transporter dans un univers captivant. Malgré tout, le titre de CD Projekt Red souffle le chaud et le froid en permanence. Oui, le jeu est pétri de qualités, Night City est une destination incroyablement séduisante, qui dégage une ambiance unique (grâce notamment à ses différents quartiers qui possède leur personnalité propre, et ses éclairages au néon du plus bel effet). La campagne principale aussi est l'un des gros points forts du jeu, Keanu Reeves n’y fait pas de la figuration, et les possibilités offertes par le système de dialogues à choix multiples sont réellement intéressantes, tout en apportant une indéniable replay-value au titre.
Le jeu est pété de bug... malgré un patch de 54 Go (pour un jeu de 64Go, c'est... gros)
le jeu a encore besoin de 6 bons mois de développement supplémentaires pour cleaner tous les problèmes auxquels il est confronté
Attention, légers spoilers.
Ceux qui s’attendaient à la liberté d’un GTA futuriste, ou à la flexibilité d’un Deus Ex en monde ouvert, seront surpris. Pendant ces premières heures, Cyberpunk 2077 prend le temps d’installer un univers, une histoire, et plus encore, des personnages. On s’y promène en suivant les ordres ou les pas d’autres habitants de Night City, passager d’une aventure qui n’est pas encore complètement la nôtre.
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Ce n’est qu’après la fusion entre l’esprit de V et celui de Johnny Silverhand, au bout d’une demi-douzaine d’heures, que le jeu démarre vraiment. Qu’il accepte de lâcher la bride, et de nous permettre de nous écarter de l’histoire pour prendre la route librement. C’est alors la claque.
Évacuons tout malentendu : Cyberpunk 2077 n’est pas un très bon jeu de rôle. Les faux choix que proposent ses dialogues ont rarement des conséquences. En mission, la possibilité de privilégier l’approche musclée ou l’infiltration est de toute façon désamorcée par la nullité de l’intelligence artificielle des ennemis. Et les compétences de hacking ne servent, dans les faits, qu’à désactiver à distance quelques caméras de sécurité. Il paraît qu’on peut crafter (« fabriquer ») ses propres équipements : on a terminé le jeu trois fois sans jamais avoir eu la tentation de le faire. Pire : on peut débloquer de nouvelles caractéristiques et compétences au fil de sa progression, mais on peut en réalité traverser l’essentiel de l’aventure sans le faire. Cyberpunk 2077 n’est pas un mauvais jeu vidéo, loin de là, mais ses mécaniques à elles seules n’éblouiront pas grand monde.
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Cyberpunk 2077 est moins un jeu qu’un fabuleux diorama nous donnant à voir des visions du futur en 3D, plus saisissantes que la plupart des films et autres œuvres sur le sujet. Bars, ruelles sombres, cabinets de médecin à moitié clandestins, bâtiments en ruine encore hantés par les fantômes d’une civilisation sur le déclin : tout est vivant, crédible, et donne le même sentiment d’immersion qu’une bonne expérience de réalité virtuelle, le même vertige – mais sans casque sur la tête.
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On termine Cyberpunk 2077 assez rapidement : il faudra sans doute compter cinquante heures pour en faire le tour, mais vingt suffisent pour voir le bout de la quête principale. Et on arrive au bout de ces vingt heures avec l’impression d’avoir seulement gratté la surface d’une ville qui nous manque déjà ; et sans le souvenir d’un seul dialogue raté, d’une seule quête en retrait, d’un seul remplissage.
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A se demander s’il n’aurait pas fallu repousser encore une fois la sortie du jeu de quelques mois, autant pour s’épargner cette sortie précipitée que pour la santé de ses développeurs. Les conditions de travail au sein de CD Projekt Red sont régulièrement pointées du doigt, le site Glassdoor (sur lequel les employés des entreprises peuvent témoigner anonymement) proposant une litanie de témoignages faisant état d’un mauvais management, d’un rythme de travail « insensé et inhumain », et de semaines « traumatiques » de soixante à quatre-vingt-cinq heures, renouvelées parfois pendant des années. On peut alors se demander s’il est raisonnable de créer des œuvres aussi pharaoniques, et à quel prix.
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Ce n’est plutôt pas pour vous si…
- vous vous attendiez à GTA 2077 ;
- vous espériez Deus Ex en monde ouvert ;
- vous appeliez de vos vœux un Witcher IV avec des néons.
Plutôt mitigé tout ça :/
J'adore le sens de la subtilité chez GOG : Cyberpunk 2077 sera jouable le 10 décembre. C'est pas pareil que fini :p
Last year, the bosses of CD Projekt Red approached me for an interview. They wanted to announce that for Cyberpunk 2077, they would be avoiding mandatory crunch.
This week, they sent out an email to staff announcing studio-wide mandatory crunch.
Cybercrunch 2020. C'est nul.
Waow. Joli montage.
CD Projekt Red a lancé un concours de photo sur le thème "cyberpunk". Certaines photos sont juste... waow. (et en même temps un peu démoralisantes : vous auriez vraiment envie de vivre dans le monde de Cyberpunk 2077 ?)
CD Projekt has said some crunch will “unfortunately” be necessary to complete Cyberpunk 2077.
Tommy avait raison. La bonne nouvelle, c'est qu'ils promettent d'être "raisonnable". LOL.
CD Projekt Red has dedicated more resource to Cyberpunk 2077’s open-world missions than it did for The Witcher 3, a senior executive has claimed.
Vu comme ils sont attendus au tournant, c'est clair qu'ils ont plutôt intérêt à assurer.
Yeah, on repousse le jeu de 5 mois, soit 5 mois de crunch de plus pour tous les devs ! Génial non ?
Mais CD Projekt ils sont gentils !!!! Non ? :p