> Là-dessus, on l'invite à "Arrêt sur images". Sans arrière-pensée, hein. Juste parce que le spectacle est nouveau, et sympathique a priori. On aime bien ce qui est nouveau, ici. On en est curieux. On aime bien entrer dans la mécanique, et décortiquer le machin, tenter de démêler la part de nouveauté de la recette, et l'arrière-goût de la vieille marmite, si possible avec les acteurs eux-mêmes. Croyez-moi ou pas, mais on est "a priori" bienveillants nous mêmes. Bienveillants mais méfiants. Méfiants mais bienveillants. On essaie de disjoindre bienveillance et complaisance. Tout nous, quoi. On passe par tous les services de presse possibles. On ne reçoit jamais aucune réponse. Les seuls avec qui Samuel Etienne se trouve soudain amputé de sa bienveillance habituelle, c'est nous. Bon, c'est son droit, on a l'habitude.
[...]
> Sans être dans le secret des conseillers en com' des politiques, je les entrevois aisément la langue pendante, comme les personnages de Tex Avery, faisant la queue dans l'antichambre de Samuel Etienne : et moi ? Et moi ? Et mon ministre ? Et mon secrétaire général ? Le premier élu, François Hollande, a été invité lundi soir. Deux petites blagues sur Macron, un aveu sur les entrecôtes frites, qui lui ont tant manqué à l'Élysée. Hop, c'est passé. Du coup, devine qui vient twitcher dimanche ? Un nommé Jean Castex, dit "Doublepeine" quand le jeudi soir à la télé il nous annonce que nous sommes formidables, et que si on continue à être formidables, les restaurants pourront rouvrir en 2023. Voilà. C'était donc ça : une nouvelle ruse de la com'. À en croire les premières réactions de sa communauté, et Samuel Etienne lui-même qui a été obligé de se justifier, cette fois ça risque de bien moins passer. Fin d'une blague.
Et ça, [c'était avant qu'il n'invite Marine Le Pen][1].
[1]:
https://nitter.fdn.fr/SamuelEtienne/status/1369905173234122757