Cette petite librairie rue René Boulanger (75010) est à 50 mètres de chez moi.
Pendant plus de 15 ans, j’y ai acheté presque tous mes livres et j’en achète beaucoup.
Depuis qu’elle est devenue en novembre 2020 @Unlivreunetasse (de thé), “librairie féministe”, je me sens évidemment exclu.
J’achète mes livres ailleurs (L’Acacia, bd du Temple). Désolé, le militantisme clivant, c’est mauvais pour le commerce. D’ailleurs, la boutique est au bord de la faillite.
Ah, revoilà la fameuse fragilité des hommes (vieux - c'est lui qui dit qu'il est né sous Vincent Auriol, pas moi), blancs, cis et hétéro.
J'adore (non) le "évidemment exclu". Il faudrait dire à ce monsieur que "féministe" ça ne veut pas dire "interdit aux hommes", et que les deux gérantes ne refuseront ni de le servir, ni de passer commande pour un livre qu'elles n'auraient pas en rayon.
EDIT : https://twitter.com/preparezbagarre/status/1678779217436360704
"Ouin ouin, je les ai publiquement insultées, mes followers les harcèlent, et maintenant elles me bloquent : c'est bien la preuve que j'avais raison et qu'elles sont sectaires"
Fascinant.
C'est moi ou cet article est une véritable incitation au piratage ?
"Vous êtes-vous déjà demandé ce que vous auriez fait durant la montée du fascisme ? C'est ce que vous êtes en train de faire maintenant".
Bonne journée hein.
Depuis la publication de la lettre, les parlementaires s’affrontent sur les réseaux. «La honte est sur les trois noms qui signent ce torchon antirépublicain. Pas sur les noms des députés antiracistes qui sont dénoncés juste au-dessus», assène le député LFI Antoine Léaument, parmi les personnes citées dans la lettre. Pour Benjamin Lucas (Génération·s), «il flotte un parfum rance sur le Palais-Bourbon, entre délation, appel à l’ordre et à la brutalité contre des élus de la Nation. C’est grave. Toutes proportions gardées, c’est historique».
Une journaliste travaillant pour le site d’information Made in Marseille a été victime d’une « agression physique (…) de la part d’un CRS » en marge de la visite du président de la République dans la cité phocéenne [...] « Ce contrôle injustifié a dégénéré lorsque l’agent a trouvé sa carte de presse lors d’un contrôle d’identité, puis l’a étranglée alors qu’elle tentait de téléphoner à notre rédactrice en chef pour nous alerter sur la situation », poursuit le communiqué, qui évoque également des « insultes misogynes » et des « propos dégradants tenus par l’agent » à l’égard de la journaliste.
Le ministre de l’Education a livré une lourde charge contre la chaîne d’info bollorisée, s’attirant logiquement un tombereau de critiques venues de l’extrême droite institutionnelle et radicale, mais aussi de la frange la plus droitière de LR.
Je vous rassure tout de suite, le gouvernement n'est pas devenu un ramassis d'islamo-gauchiasse. Non, si Pap Ndiaye (fortement critiquable en tant que Ministre de l’Éducation Nationale, hein), se permet de dire ce que tout le monde sait, c'est que... il est déjà viré et il le sait :
Le ministre de l’Education nationale, donné partant en cas de remaniement, n’a reçu aucun soutien public de l’Elysée, de Matignon ou du gouvernement après sa charge contre l’industriel et sa chaîne info «d’extrême droite».
Vous l'avez toutes et tous vu passer, mais je clôture mes trop nombreux onglets ouverts.
Cette tribune est la suite de celle-ci.
EDIT : un extrait d'une interview de l'auteur ici (non, ce n'est pas François Cluzet !)
Spoil: ce n'est pas la Justice qui les motivent, ce sont des enfants de bourgeois, l'injustice ils n'ont jamais connu, comment ils pourraient rendre Justice objectivement.
Ce n'est pas faux, mais je pense que la réalité est plus prosaïque. Il n'est pas ici question de "justice", au sens de cet idéal à jamais inatteignable, mais de droit. Et le droit est élaboré par (et dans une certaine mesure, pour) les dominants. C'est sans doute un détail, au final les 2 facettes se rejoignent, mais je trouve que ça explique pas mal de choses. Tu ne peux pas espérer t'en sortir sans dommages quand tu es confronté, quand tu affrontes (il n'y a pas d'autres mots) une justice avec des règles qui n'ont pas été pensées pour toi, ta classe sociale, etc. ou si c'est le cas, seulement dans un sens répressif.
La récente sortie de Bruno Retailleau à propos des émeutiers, évoquant des "Français par leur identité" et une "sorte de régression vers les origines ethniques" a provoqué quelque émoi dans les rangs certes clairsemés de la droite républicaine modérée. A raison. Un tel discours qui distinguerait plusieurs catégories de Français n'est pas sans rappeler la littérature d'extrême droite.
C'est intéressant. Pas tellement pour le fait que des voix s'élèvent aussi ou là pour dire que les limites ont été franchies, mais par le fait que ce soit un organe de la presse économique qui le fasse. J'y vois comme une minuscule lueur d'espoir : si le capitalisme s'accorde très bien avec le fascisme, merci pour lui, aucun gouvernement ne veut prendre le risque de se fâcher avec les milieux d'affaires. Il en faudrait plus des éditos et des prises de position dans ce genre. Car, que ça nous plaise ou non, les gouvernants lisent plus volontiers Les échos et les pages saumon du Figaro que les rapports de la LDH.
87% des jeux vidéos sortis avant 2010 ne sont plus accessibles.
via Seb
La méthode habituelle : mettre en place une mesure (prétendument) écolo, puis "l'assouplir" en douce pour la vider de sa substance. Pffff.
Les gendarmes seraient arrivés à la fin du concert mais ne seraient pas parvenus à mettre la main sur l’artiste.
Cette phrase. Absolument terrifiante.
L’arrêté de suspension pris par le ministre de l’Intérieur le 29 juin permet à l’agent mis en examen pour homicide volontaire de continuer à être payé malgré son placement en détention provisoire. Cette décision administrative de bienveillance, qui n’a aucun caractère disciplinaire, lui évite de se retrouver en «absence de service fait».
Selon elle, la troisième édition de Tournon Plage est un "moment convivial durant lequel la politique se doit d'être mise de côté".
C'est marrant, toutes ces situations au cours desquelles la politique doit être "mise de côté" :
Ce ne serait pas un peu tout le temps, en fait ?
Et je ne réagis même pas à l'indignité consistant à menotter, bousculer et coffre un vieil homme dont le seul crime aura été d'interpeller un sinistre. Notez que ça n'est pas nouveau, et pas qu'en France. J'avais, je ne sais plus où, lu le récit de l'interpellation d'un vétéran de la WW2, qui avait osé ouvrir sa (grande) gueule pendant un blabla de Tony Balir, au cours duquel celui-ci expliquait pourquoi il fallait envahir l'Irak.
Il faut écouter cette séquence de #Darmanin devant le Sénat : « Je suis à la tête d'un ministère où nous recrutons des enfants de 18, 19, 20 ans qui n'ont pas fait de très grande études. Je ne suis pas à la tête du ministère de la justice où les gens passent des concours à bac+4, bac+5, ou à l'éducation nationale où les gens ont un capital social très important. Et en plus ces personnes ont la contrainte légitime des armes »
Bref, ton excuse c'est de recruter des gamins immatures, frustrés et violents ?
Dans un entretien au "Monde", le directeur du renseignement français rappelle que dix projets d'attentat terroriste de l'ultradroite ont été déjoués depuis 2017.
Pendant ce temps, pour le gouvernement, les méchants ce sont :
jdçjdr
« Interdire de manifester, menacer de couper les réseaux sociaux, prononcer des peines de prison ferme pour un vol de canette... » Après la mort de Nahel, tué par la police, et alors qu'une cagnotte faisant « ni plus ni moins l’apologie d’un meurtre raciste » a été lancée, un large panel inédit de 500 personnalités issues du monde artistique, médiatique politiques et militant, dont Virginie Despentes, Casey, Médine, Angèle, Abd Al Malik, Hatik, Annie Ernaux, Mame-Fatou Niang, alerte sur le « terrifiant signal anti-démocratique » envoyé par le gouvernement.
"Tout cela ne sera plus possible à partir du 25 août", ajoute Thierry Breton, commissaire européen au Marché public, date à laquelle s'appliquera la loi européenne. "Lorsqu'il y aura des contenus haineux, des contenus qui appellent par exemple à la révolte, qui appellent également à tuer ou à brûler des voitures, elles auront l'obligation dans l'instant de les effacer. Si elles ne le font pas, elles seront immédiatement sanctionnées".
Thierry Breton assure que "si les plateformes n'agissent pas immédiatement, alors oui, on pourra à ce moment-là non seulement donner une amende mais interdire l'exploitation sur notre territoire (...) Les interventions vont être extrêmement rapides". Autrement dit, couper les réseaux sociaux qui ne respectent pas la règle. "C'est la loi qui va le faire" et pas "une personne, un État, un conseil d'administration", défend-t-il." "Nous sommes maintenant équipés pour cela avec un conseil spécifique", précise-t-il également.
C'est extrêmement grave. Non pas qu'il ait tort sur le fond : les appels au meurtre, à la haine, au lynchage, au viol... on s'en passerait bien. Mais c'est marrant, cette information juste après 8 jours d'émeutes (consécutives au meurtre d'un enfant racisé par un policier blanc) n'a pas exactement le même sens que si elle était sortie après,on va inventer un truc au pif, un communiqué appelant à la haine et à la sédition, et publié sur les réseaux sociaux par les deux plus importants syndicats policiers. Ou des appels au meurtres et/ou au viol contre des femmes, des militant·e·s écologistes ou autres, etc.
C'est d'autant plus choquant que ces mêmes personnes, prêtes, si ce n'est dans les faits, du moins dans l'intention, à basculer dans le camps des grandes démocraties représentées par la Russie, la Chine et la Corée du Nord, s'enthousiasmaient il y a 10 ans de l'utilisation de ces mêmes réseaux sociaux lors des Printemps Arabes.
On nous prédit des contrôles renforcés sur les bénéficiaires du RSA, on veut activer nos appareils à distance pour nous écouter (coucou 1984) sans autorisation d’un juge. On défonce des militants écolos pacifiques à grand coups de LBD et de grenades de désencerclement (armes de guerre qui comme le souligne un rapport de l’ONU, la France est la seule nation en Europe à utiliser massivement dans des opérations de maintien de l’ordre), on arrête préventivement de gens en route pour des manifestations (ou même qui simplement passaient par là pour renter chez eux). La garde à vue de masse est utilisée comme un outil pour intimider, empêcher les gens de protester. La possession de lunettes de piscine est un délit, le fait de se protéger numériquement pour ne pas voir ses communications espionnées (principalement par les GAFAM, mais de plus en plus par les chiens de garde du gouvernement) devient un outil à charge pour qualifier des militants de terroristes, des gamins se font tuer par des flics en quasi impunité. Les syndicalistes du FNSEA, aux méthodes musclées, sont les chouchous du gouvernement tandis qu’on tente de dissoudre les associations écolos qui luttent contre leurs déprédations. Je pourrais continuer cette énumération en épluchant la presse quotidienne des ces quatre dernières années, mais franchement j’ai un peu la nausée déjà.
Pendant ce temps là, on reçoit avec tous les honneurs Mohamed Ben Salman qui a commandité l’assassinat de Jamal Khashoggi, un journaliste au Washington Post, et Narendra Modi, premier ministre (à déja quatre mandats) de l’Inde, qui est responsable de pogroms anti-musulman dans son pays et est un autoritariste notoire qui ferait pâlir d’envie des Eric Zemmour.
Certes, on n’est pas encore sous Bachar El-Assad, ou Pinochet, la police politique ne viens pas enlever les opposants dans leur sommeil pour les faire disparaître, mais à ce rythme on peut légitimement se demander combien de temps il reste avant qu’on en vienne là.