La réaction du président américain, comme souvent erratique et imprévisible, menace désormais de cristalliser contre lui une indignation qui dépasse largement le camp de ses opposants politiques. Dès le lendemain des affrontements de Charlottesville, Donald Trump a renvoyé dos à dos les deux camps, condamnant de la manière la plus ferme « cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant, a-t-il martelé, de diverses parties ».
Devant le malaise et l’indignation provoqués par cette déclaration, le président américain a semblé changer d’attitude. Lundi 14 août, la Maison Blanche rendait publique une déclaration assurant que sa condamnation de la veille incluait « bien sûr, les suprémacistes blancs, le Ku Klux Klan, les néonazis et tous les groupes extrémistes ». Mais le naturel est revenu au galop, mardi.
Comme exaspéré par les multiples commentaires jugeant sa réaction tardive et ambiguë, M. Trump a réitéré son premier jugement. Depuis sa Trump Tower new-yorkaise, il a réaffirmé qu’il y avait eu, à Charlottesville, « des torts des deux côtés », mettant sur le même plan l’extrême droite et une extrême gauche (une « alt left » inventée pour l’occasion) « très très violente ». L’un des responsables du Ku Klux Klan n’a pas tardé à saluer cette condamnation des « terroristes de gauche », tandis que plusieurs responsables des républicains, et jusqu’au chef des marines, dénonçaient ce nouveau revirement.
On y voit Gertrude, 89 ans, mettre les pieds dans le plat avec des mots choisis. Et détruire courageusement, dans la dernière ligne droite de la campagne, toute une stratégie de dédiabolisation savamment orchestrée par le FPÖ depuis 2013 pour conquérir le pouvoir.
Dédiabolisation... C'est bizarre ça me rappelle quelque chose ce terme...
Ok, on en a pas parlé dans les "grands médias", mais si je ne m'abuse, Bastamag y avait consacré un article dès le 23 juillet : http://www.bastamag.net/En-Allemagne-des-neonazis-recensent-sur-le-net-les-foyers-de-demandeurs-d-asile
Euractiv lui, en parlait dès le... 12 février : http://www.euractiv.fr/sections/justice-affaires-interieures/les-attaques-se-multiplient-contre-les-centres-de-refugies-en
Le problème de fond demeure néanmoins : globalement, ces faits ont une moindre couverture médiatique que d'autres, l'attaque dans le Thalys par exemple. Et on parle plus volontiers d'actes isolés, quand il faudrait, là aussi, parler d'attentat (Cf. http://tools.aldarone.fr/share/?o8WIBQ)
Et pendant ce temps, en Slovaquie, les néo-nazis prennent la tête d'une région.
"Ils se réclament de la dictature des Colonels et fustigent syndicats, communistes et immigrés. Ils infiltrent les milieux ouvriers, premières victimes d’une crise sans fin. Reportage au Pirée, où le mouvement néo-nazi fait son miel du chômage et de la misère."
Complément de ceci : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?Fkrj5g
La Grèce est en train de sombrer, et tout le monde (je veux dire, dans ceux qui dirigent le monde) s'en cogne...
via http://bleu-pale.fr/links/?xPigMQ