Le projet de site d'enfouissement à Bure -fortement conetsté- est en train de prendre une sale tournure. Une très sale tournure.
Il est loin le temps où la stratégie de l’Andra et de la Préfecture se résumait à « ne faisons pas de vagues », pour éviter de trop visibiliser la contestation du projet. Depuis quelques mois la stratégie policière évolue vers un tournant de plus en plus agressif : intimidations et provocations au quotidien, asphyxie directe des manifestations, blessés graves. Bien loin de se cantonner à protéger le laboratoire et les autres infrastructures comme c’était le cas par le passé, les gendarmes ont reçu l’ordre de venir directement au contact des manifestant-e-s en plein milieu des villages, pour apeurer les gens, favoriser la division, blesser, mutiler… Jusqu’où ira-t-elle ?
Un manifestant va probablement être amputé d'un pied, à cause d'une grenade. Vous savez, ces fameuses grenades non-létales, qui se contentent de mutiler. Hospitalisé, il a été harcelé par les flics jusque sur son lit d'hôpital, et trouve encore la force de témoigner de ce qu'il a vu, et c'est une nouvelle illustration de ce que rapporte les participants de toutes les manifestations, encore et encore :
Juste avant que mon pied saute, j’ai vu une grenade exploser à hauteur de tête.
Pour moi la volonté des forces de l’ordre à ce moment là est très clairement de blesser ou tuer, dans le but de terroriser ceux qui se battent et ceux qui ne se battent pas encore.