White people: "I don't see color, I see people. Let's stop making everything about race"
Mall of America: Has a black Santa
White people:
Au contraire, merci pour ton retour, j'ai bien le sentiment de toucher à un sujet glissant.
Alors du coup, du point de vue des racisés s'entend, que faut-il faire ? Utiliser le mot "race" ? Ne pas l'utiliser ?
Si j'ai bien compris le sens de ton intervention (mais n'hésite pas à me corriger), la question serait donc : comment prendre en compte les discriminations fondées sur la "non-blanchitude" si on nie le mot race ? ...puisque ces discriminations viennent justement de l'appartenance de la personne à une "race" plus ou moins fantasmée et en tout cas socialement intégrée.
J'ai bien retenu la leçon sur le colorblind, et c'était un peu le sens -sans doute un peu trop alambiqué- de mon message : on oscille entre le colorblind ("Non, non, il n'a aucun signe particulier. Ah, il est noir ? Intéressant, j'avais pas fait attention") et une forme d'essentialisation ("un individu de race noire" : il n'est pas jeune, grand, musclé ou avec des lunettes, non, l'est juste noir. Comme un labrador.).
"La République ne connaît pas de races, ni de couleurs de peau"
Alors bon, c'est bien hein. Tout le monde a compris le tacle contre Morano et, à travers elle, à l'ensemble de la droite qui fait un peu trop les yeux doux au FN.
Mais il y a quand même un truc qui me chiffonne. Tout à fait d'accord avec le monsieur pour dire qu'il n'y a pas de races, laissons ce concept dans les oubliettes de l'Histoire, avec Morano, Marine et Eric. Mais en voulant prendre l'exact contre-pied de Morano, notre Président [insérer ici l'hymne grolandais] fait du color-blind.
Petit rappel sur ce concept ici :
http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?4VWgTA
http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?-vFR0g
Donc, en disant que la République ne reconnait pas de couleur de peau, il nie qu'il existe des discriminations -bien réelles elles- liées à la couleur de peau. Et c'est embêtant.
Intéressant : fixette raciste et ethno-centrée d'un côté, avec la rengaine du racisme anti-blanc en prime ("Si on avait mis que des Blancs sur cette affiche, on aurait dû faire machine arrière") et color-blind de l'autre ("Je n'y vois pas des personnes d'une couleur ou d'une autre, simplement les jeunes qui ont fait ce film")
Un article sur le "colorblind" que Kevin évoquait ici http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?-vFR0g
"La couleur serait donc le facteur dérangeant, dont l’effacement serait nécessaire pour être tolérant. D’où vient ce mythe de la transparence ? Indubitablement, je tends à penser que le colorblind suit la logique de la blanchité : c’est à dire qu’être blanc est une norme, une valeur dominante que l’on nous a appris à élire comme couleur de peau neutre. On le voit notamment dans la presse avec la précision ethnique quand il s’agit d’un non-blanc, au point qu’un “d’origine noire” soit tombée le mois dernier. "