Au-delà d'être vidé de son sens, il est clairement dénué de discernement que de mettre au même niveau des pratiques qui n'ont rien à voir en termes d'addiction et de toxicologie. C'est pourtant de cette façon qu'est encore une fois traité le jeu vidéo sur la page de la MILDECA : « En 2014, l'enquête PELLEAS indiquait que 96 % des 10-14 ans avaient joué à des jeux vidéo dans les six derniers mois et que, sur panel de 2 000 élèves de la région parisienne, 1 sur 8 avait un usage problématique des jeux vidéo ».
À nouveau, on ne nie pas qu'une pratique addictive du jeu vidéo peut-être problématique. Cependant viser les écrans, le binge watching, les dangers des réseaux sociaux ou mettre en garde contre les images véhiculées par la télé-réalité nous aurait semblé plus approprié.
Pinaise, on est de retour dans les 90's.
(chic, je vais à nouveau regarder Retour vers le futur pour la première fois)
Et ça a fait un gros débat dans le Silence on joue de cette semaine là. Alors que c'est quand même un non-sujet : ça ne va pas remettre en cause les bénéfices des industriels du JV, les parents flippés par leur ado ne le seront pas beaucoup plus, et la grande époque des reportages FUD de TF1 est derrière nous... enfin j'espère.
A titre personnel, c'est le terme "addiction" qui me gêne : je sais qu'il y a des gens qui partent en vrille devant leur écran et qui en oublient jusqu'aux fonctions permettant de rester en vie, mais j'ai toujours eu le sentiment que leur attitude vis à vis de leur écran était plus le révélateur d'un problème préexistant plutôt que sa cause. D'autre part, l'addiction, d'un point de vue clinique, suppose un effet chimique sur le cerveau : en gros, une drogue (cannabis, tabac, alcool, héroïne, LSD...) qui va remplacer tel ou tel neurotransmetteur... et c'est ça qui fait tant de mal aux malades en cas de manque. De ce point de vue les JV (ou les réseaux sociaux, le sport, le travail, le sexe...), dans les cas pathologiques, deviennent des comportements déviants, pas des addictions.
La guilde est un réseau de cliniciens travaillant autour de la question de l'addiction aux jeux vidéo.
Ah bon.
Je croyais que l'addiction aux jeux vidéo n'existait pas ? Faudrait savoir.
Ca alors ! Il n'y aurait pas "d'addiction aux jeux vidéo" ! Mais que vont-ils bien pouvoir raconter aux heures de grande écoute sur TF2 et Bouyghes TV ?
"Il n’y a pas d’addiction aux objets numériques. C’est aussi simple que cela. La “stimulation perpétuelle” n’existe que dans l’esprit de ceux qui découvrent les mondes numériques. L’ennui existe même sur Twitter, même sur Facebook, même sur Call of Duty. Si Internet va trop vite, c’est sans doute que vous êtes trop vieux pour cela ou trop fatigué. Mettez vous sur le coté, prenez la voie lente, utilisez le mail, et laissez Twitter à ceux qui sont plus agiles."