L'Espagne a été "l'un des premiers Etats à dire qu'Israël avait le droit de se défendre, mais dans le strict respect du droit humanitaire", constate Antoine de Laporte, spécialiste de la vie politique espagnole à la Fondation Jean-Jaurès. Le tout, "en dénonçant les attaques du Hamas de manière extrêmement claire".
Faut croire que c'est pas évident pour tous les pays et/ou partis...
Le ministère israélien des Affaires étrangères a immédiatement réagi mercredi en annonçant le rappel "pour consultations" de ses ambassadeurs en Irlande et en Norvège. La veille, dans un message sur le réseau social X, Israël Katz avait averti l'Irlande que "reconnaître un Etat palestinien risque de vous transformer en pion dans les mains de l'Iran" et du Hamas, accusant cette mesure "de nourrir l'extrémisme et l'instabilité".
Ben voyons.
Le procureur de la Cour pénale internationale accuse Israël et le Hamas de crimes de guerre.
Eh oui... nous sommes dans un monde où tout doit être en permanence remis en question. Intellectuellement stimulant, mais crevant à la longue.
Ceci étant, cette Une est intéressante : fake news, vraie conséquences. L'image est peut-être fausse, mais la réalité qu'elle recouvre est vraie.
A ce titre, je trouve l'explication de Libé assez juste :
Directeur de la publication de Libération, Dov Alfon fait cette réponse : «Beaucoup des pancartes brandies dans les manifestations du 17 octobre étaient en effet générées par IA, qui devient ces derniers mois le socle artistique de protestations, comme auparavant l’étaient des pantins, poupées ou squelettes. Cette photo de l’agence Associated Press représente justement «le spectre de l’embrasement», notre titre sur cette une (spectre : «apparition fantastique, généralement effrayante, d’un mort ou d’un esprit ; image effrayante, sinistre, aux contours irréels»). Le centre de la photo est le manifestant en colère, pour qui la vérité importe peu.»
Pantin, dessin ou fausse photo : ce ne sont que les symboles pour afficher une colère bien réelle. Je vais aller voir si André Gunthert en parle, tiens.
Et les jeunes gens qui ont envie d'aider la Palestine, qui rêvent d'un Etat palestinien ne se rendent pas compte que le plus grand ennemi de cet État, c'est le Hamas. Jusqu'à il y a dix jours en Israël, les Israéliens de gauche, dont je fais partie, passaient une nuit par semaine à manifester contre Netanyahou pour mille raisons et, entre autres, son traitement des Palestiniens. Il est évident que dès que les massacres ont commencé, l'unité s'est faite tout simplement pour une question de survie. Et je regrette que notre jeunesse connaisse aussi peu le Proche-Orient, son histoire, qu'elle ignore ce que c'est que ces territoires, ce que sont Israël et la Palestine. C'est l'empire turc, c'est le protectorat anglais et ce sont les Anglais en 1917, par la déclaration Balfour, qui ont promis la même terre aux Juifs et aux Arabes. Et on se débat depuis dans ce que le condominium anglais nous a laissé. Et dans ce domaine-là, plutôt que d'appeler à la haine, plutôt que d'appeler au sang, connaître l'histoire, connaître l'humain, parler aux gens qui sont là-bas, dire ce que personne n'ose dire. Dans les communications anglophones palestiniennes, on voit très bien qu'à Gaza, tout le monde a été surpris et tétanisé par l'attaque du Hamas parce que personne ne l'attendait. Elle a été téléguidée par l'argent iranien, par les chefs du Hamas qui sont tranquillement au Qatar et qui ne risquent rien du tout. Et derrière ça, il n'est question ni de Palestine ni d'Israël. Il est question du régime des mollahs qui essaye de ne pas disparaître et qui veut entraîner la région entière derrière elle dans le sang.
AH PUTAIN. Enfin quelque chose de sensé et d'humain sur cette tragédie. Merci Joann Sfar.
"Mads Gilbert, le médecin norvégien qui avait passé l’été à l’hôpital de Gaza pour soigner des blessés vient d’être désigné comme Persona non grata par les autorités israéliennes et interdit d’entrée dans la bande de Gaza à vie."
Et pourquoi donc ? Parce qu'en tant que médecins, il en a trop vu.
Et pendant ce temps, en France...
Quand je disais que tout cela finira par la destruction de l'un des deux : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?ULy4vA
Et ce qui achève de me déprimer : "Et, surtout, il montre la dimension religieuse de ce rouleau compresseur : c’est au nom de Dieu que les uns colonisent, que d’autres résistent. Le combat politique a cédé la place à l’affrontement des « fous de Dieu »."
Je déteste ce clown.
via http://liens.vader.fr/?veR-pg
Allez, ça me fait plaisir : https://www.youtube.com/watch?v=-d7I5xNIYsA
Merci Seb (http://sebsauvage.net/links/?A7d-Cw) pour cette déprime du matin. Je me doutais un peu du déséquilibre, mais ce type de graphique ouvre les yeux quand même.
Qu'est ce que je disais ? http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?ULy4vA
EDIT : http://fr.globalvoicesonline.org/2014/07/14/171932/ via SebSauvage
Quelle barbarie. Je suis de plus en plus persuadé qu'il n'y a plus de solution de paix à court ou moyen terme, voire plus de solution du tout, et que tout cela se finira par la destruction de l'un des deux antagonistes. Sans que l'autre ne s'en tire sans dommages. Oui, je suis pessimiste, mais franchement, il y a de quoi.
Ancien résistant et déporté politique à Buchenwald, Stéphane Hessel, 93 ans, publie «Indignez-vous!». Son livre-manifeste est devenu un véritable phénomène de librairie. Aude Lancelin l'a rencontré