Et ça a fait un gros débat dans le Silence on joue de cette semaine là. Alors que c'est quand même un non-sujet : ça ne va pas remettre en cause les bénéfices des industriels du JV, les parents flippés par leur ado ne le seront pas beaucoup plus, et la grande époque des reportages FUD de TF1 est derrière nous... enfin j'espère.
A titre personnel, c'est le terme "addiction" qui me gêne : je sais qu'il y a des gens qui partent en vrille devant leur écran et qui en oublient jusqu'aux fonctions permettant de rester en vie, mais j'ai toujours eu le sentiment que leur attitude vis à vis de leur écran était plus le révélateur d'un problème préexistant plutôt que sa cause. D'autre part, l'addiction, d'un point de vue clinique, suppose un effet chimique sur le cerveau : en gros, une drogue (cannabis, tabac, alcool, héroïne, LSD...) qui va remplacer tel ou tel neurotransmetteur... et c'est ça qui fait tant de mal aux malades en cas de manque. De ce point de vue les JV (ou les réseaux sociaux, le sport, le travail, le sexe...), dans les cas pathologiques, deviennent des comportements déviants, pas des addictions.