Ce que Facebook vient de faire ne peut être ignoré ni balayé d’un revers de la main, et cracher dessus est parfaitement futile. Chacun doit trouver comment ajuster sa stratégie afin de prendre en compte ce qui pourrait bien être la fin du web 2.0 et le début du web 3.0 (au sens du web sémantique), car si le pari de Facebook réussi, c’est bien à un changement systémique majeur auquel nous avons à faire face.
Pour des centaines de millions de personnes, Facebook etait déjà le web. Ceci va s’avérer encore plus vrai dans le futur. Pour tout un tas d’usages et de pratiques, quand il s’agit du web social, il n’y a plus d’autre option que Facebook pour la plupart des gens. C’est une position très vulnérable pour le web.
Si vous naviguez sur Facebook et que vous décidez d'aller relever vos emails sur Yahoo, en entrant manuellement l'adresse de ce site ou en cliquant dans vos favoris, Compete jugera que Facebook est la source du trafic vers Yahoo, car il s'agissait bien de l'URL précédente dans votre navigation.