Je ne connais pas ces nouvelles, ni ce recueil.
Je ne suis pas étonné de ton ressenti, car je trouve moi-même que toutes les nouvelles d'Asimov ne se valent pas (Cf. http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article97). Je t'encourage à lire le recueil Nous les robots précédemment évoqué, il est vraiment très bon. Ainsi, tu sauras si c'est toi qui n'aimes pas Asimov ou si ces histoires que tu cites qui sont moins bonnes.
Cela dit, il faut bien avoir à l'esprit qu'Asimov a un style qui lui est propre (pardon pour la tautologie) et qui peut rebuter : très peu de descriptions, des histoires fondées sur la logique et la science. Une écriture assez "neutre" au final.
Je me permets une auto-citation : "L’écriture d’Asimov est légère, neutre. Pas d’emphase, pas de longues descriptions d’une cité futuriste ou d’une technologie pas encore inventée : c’est sous-entendu. Au début de Fondation, la description de Trantor, la planète-capitale de l’empire, entièrement urbanisée, est expédiée en quelque lignes, qui sont néanmoins suffisantes pour marquer l’imagination du lecteur. Il va sans dire que les livres d’Asimov sont vites lus, d’autant plus que les enjeux de chaque intrigue sont suffisamment cruciaux pour tenir en haleine jusqu’à la fin." (Cf. http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article24)
Il va sans dire qu'on accroche ou pas dès le début.
Après, les histoires que tu évoques semblant se raccrocher au style policier, c'est encore une facette différente des récits d'Asimov ; il a également écrit les histoires des "veufs noirs" (qui ne sont ni veufs, ni noirs), qui n'ont rien de récits SF, et se rattachent davantage au genre du récit à énigme (Cf. http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article56), et que j'ai beaucoup appréciés.
Je ne l'ai pas encore lu celui-ci, voilà qui redouble mon envie.
Remarque au passage : dans le même registre uchronique sur la seconde guerre mondiale, il y a aussi :
EDIT : d'excellents conseils de lecture via Riff
=> http://www.seven-ash-street.fr/links/?n5VgCg
C'est vrai, l'expression "IRL" ne veut plus rien dire : internet est "réel" ; internet est. Je ne connaissais pas l'expression AFK (Away from keyboard), je vais essayer de m'en souvenir.
Le canon est ce qui va remplacer "l'univers étendu" (Cf. http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?5MkJSQ), qui devient l'UL (Univers Légendes)
Découvert via Riff (http://www.seven-ash-street.fr/links/?y71aAA), ce "top 120" où je vois qu'il me reste encore pas mal de choses à lire "avant de mourir" comme dirait l'autre. Cette fois, je ne marque pas les "à lire", il faudrait que je marque quasiment tout...
EDIT du 07/01/2019 : liste lus/pas lus, mise à jour juste pour le fun :)
RE-EDIT du 16/08/2023 parce que je suis un névrosé xD
Oh, tiens, je me penche sur ce truc que je vois tourner depuis une bonne dizaine de jours sur les Shaarlis...
Juste pour le fun, lus :
1- Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien
2- H2G2 de Douglas Adams
4- Dune de Frank Herbert
7- Fahrenheit 451 de Ray Bradbury
8- Fondation d'Isaac Asimov
9- Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley
10- American Gods de Neil Gaiman
Déjà, niveau top 10, je suis pas mal
15- Watchmen d'Alan Moore
16- Les Robots d'Isaac Asimov
20- Frankenstein de Mary Shelley
21- Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques de Philip K. Dick
27- Les chroniques martiennes de Ray Bradbury
36- La Machine à voyager dans le temps de H.G. Wells
37- 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne
38- Des fleurs pour Algernon de Daniel Keys
39- La Guerre des Mondes de H.G. Wells
45- La main gauche de la nuit d'Ursula K. LeGuin
48- Neverwhere de Neil Gaiman
52- Stardust de Neil Gaiman
57- Les Petits Dieux de Terry Pratchett
65- Je suis une Légende de Richard Matheson
72- Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
78- Les Dépossédés d'Ursula K. LeGuin
94- Les Cavernes d'Acier d'Isaac Asimov
95- La Trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson
Je prévois de lire : (= je connais et j'ai envie de les lire) [MàJ le 16/08/2023]
5- Le Trône de fer de George R. R. Martin
6- 1984 de George Orwell
13- La ferme des animaux de George Orwell
14- Neuromancien de William Gibson
23- La Tour Sombre de Stephen King
24- 2001, L'Odyssée de l'Espace d'Arthur C. Clarke
26- Le Samouraï virtuel de Neal Stephenson
33- La Balade de Pern d'Anne McCaffrey
40- Le Cycle des Princes d'Ambre de Roger Zelazny
46- Le Silmarillion de J.R.R. Tolkien
50- Contact de Carl Sagan
51- Le Cycle d'Hypérion de Dan Simmons
60- Timbré ! de Terry Pratchett
63- La Route de Cormac McCarthy
69- L'Assassin royal de Robin Hobb
79- La Foire des Ténèbres de Ray Bradbury
90- Le Cycle d'Elric de Michael Moorcock
91- L'Homme illustré de Ray Bradbury
98- Perdido Street Station de China Mieville
Pour le reste... je me garde la liste sous la coude, elle peut donner des idées. Il y a en quand même un sacré paquet dont j’ignore tout :/
Je ne connaissais pas cet auteur, pourtant ça n'a pas l'air d'être n’importe qui.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sorj_Chalandon
La Brigade du rire, ou comment une bande de joyeux contestataires décide de kidnapper l'éditorialiste star de "Valeurs françaises" afin de lui appliquer les méthodes de productivité qu'il ne cesse de préconiser dans ses écrits sur le travail.
Je veux le lire ^^
"le tigre bleu de l'Euphrate", très joli, beau jeu de résonances entre l'animal et les deux fleuves.
J'en ai une autre pour vous, bande de niaiseux (c'est mon prof de français en 1ère qui nous appelait comme ça... il n'avait pas tort), toute aussi alambiquée mais bien plus connue : "la terre est bleue comme une orange".
Z'avez 2 heures.
A lire donc : Le Tigre Bleu de l’Euphrate de Laurent Gaudé.
Désolé, c'est du vrac...
J'ai lu en diagonale, déjà entendu parler ailleurs de la dépression de Birenbaum. Je me garderais bien d'en tirer des généralités, et je ne pense pas qu'il le fasse, car c'est aussi la résultante d'une histoire personnelle. Dans son cas, les seaux de merde antisémite qu'il s'est pris dans la gueule au fil des années font partie prenante du problème, et il y a sûrement encore d'autres choses. Je lirai peut-être son livre à l'occasion.
Dans ce post Reddit, il y a un bout de phrase qui m'a marqué, où il est question du fait qu'il était devenu "une marque". Avec toute l'envie de reconnaissance qui va avec. Je trouve ça positivement terrifiant. Pas à cause de lui, qui est un type intelligent avec des choses à dire, mais à cause des millions d'anonymes qui rêvent de leur quart de seconde de gloire numérique, chimérique, inutile. Lu dans un autre article : "je rajoutais du bruit au bruit, je ventilais."
Ce qu'il dit à propos de son livre : http://guybirenbaum.com/2015/03/22/1er-avril/
Je note au passage qu'il est édité par Laurent Beccaria et les éditions Les arènes. C'est la maison d'édition de XXI.
Pas si anodin que cela. Dans cet article http://guybirenbaum.com/2015/04/14/trop/#more-23034, il parle du "trop" : "Trop de travail, trop de pression, trop d’informations, trop de “push”, trop de notifications, trop de Web, trop de tweets et de statuts, trop d’émotions, trop de violences, trop de souffrances, trop d’images, trop de médias." XXI s'est justement construit sur ce refus du flux, du "trop d'info, trop rapidement".
A propos d'antisémitisme, juste un exemple : http://guybirenbaum.com/2010/04/01/la-lettre/
Pas mal la réponse hein ? Tout dans le contrepied et tout. Jusqu'au jour où l'on a plus la force.
Allez, encore une louche, pire que la précédente : http://guybirenbaum.com/2015/02/05/demonter-le-delateur/#more-22721
Pas grand chose à voir a priori, mais ça me fait penser à "Univers univers" de régis Jauffret où, si tant est que l'on puisse résumer cet OLNI, une femme se femme se livre à une rêverie sans fin sur son passé (ses passés imaginaires peut-être, aussi), et les infinis avenirs possible, bifurquant de seconde en seconde, du cocasse ou banal en passant par l'horrible. Tout pendant qu'un gigot cuit dans le four.
Bravo, le changement, il faut l'oser, ce n'est pas facile.
Du coup, il faut vraiment que je lise ça : http://standblog.org/blog/serie/flicage-brouillon
ou alors j'attends la sortie du livre :)
via Seb
Modiano... faudrait quand même que je lise quelque chose de lui un jour.
Texte de son discours : http://www.lemonde.fr/prix-nobel/article/2014/12/07/verbatim-le-discours-de-reception-du-prix-nobel-de-patrick-modiano_4536162_1772031.html
EDIT : suggestions de lecture : http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/10/10/s-il-ne-fallait-lire-que-cinq-livres-de-patrick-modiano_4504509_3260.html
Diantre. Que n'ai-je encore lu ce livre ? Lisez-donc le pitch tel qu'il est présenté par l'éditeur :
"Au lendemain des élections municipales organisées dans la capitale sans nom d'un pays sans nom, la stupeur s'empare du gouvernement: 83% des électeurs ont voté blanc.
Incapables de penser qu'il puisse s'agir d'un rejet démocratique et citoyen de leur politique, les dirigeants soupçonnent une conspiration organisée par un petit groupe de subversifs, voire un complot anarchiste international. Craignant que cette "peste blanche" ne contamine l'ensemble du pays, le gou-vernement évacue la capitale. L'état de siège est décrété et un commissaire de police chargé d'éliminer les coupables - ou de les inventer. Aussi, lorsqu'une lettre anonyme suggère un lien entre la vague de votes blancs et la femme qui, quelques années auparavant, a été la seule à ne pas succomber à une épidémie de cécité, le bouc émissaire est tout trouvé. La presse se déchaîne. La machine répressive se met en marche. Et, contre toute attente, éveille la conscience du commissaire."
Si, si, les commissaires ont une conscience.
Il faut d'autant plus que je le lise qu'il est le pendant, si ce n'est la suite de "L'aveuglement", évoqué dans ce résumé, et que j'ai lu il y a quelques années : une épidémie de cécité frappe tout le pays -au sens propre : les uns après les autres, les gens deviennent aveugles. Pour tenter de juguler l'épidémie, les pouvoirs publics placent les "malades" (qui ne sont pas malades, ils sont justes devenus subitement aveugles) en quarantaine dans des camps. Mais comme ceux qui sont chargés de s'occuper d'eux ont peur, puis deviennent aveugles à leur tour, tout sombre assez rapidement dans le chaos, puis dans la sauvagerie la plus primale. Tout le monde est aveugle, tout le monde semble devenu fou, sauf la femme évoquée ci-dessus. Et d'un coup, sans plus de raisons que ça n'en avait de commencer, tout le monde retrouve la vue et reprend sa vie là où il l'avait laissée... Il faudra que je le relise car j'ai l'impression d'avoir un peu laissé de côté la portée symbolique de l’œuvre... même si je pressens qu'il n'y a rien de plus à comprendre que ce que je viens de dire : il ne faut pas grand chose aux hommes, se crussent-ils civilisés, pour sombrer dans la barbarie.
"Parce que nous savons tous que c’est un gigantesque jeu de chaises musicales et qu’en fait, ceux qui se retrouvent le cul par terre n’ont pas réellement le droit de vivre." C'est marrant, je me faisais la même réflexion il y a quelques jours à peine, comme quoi le système incite à la compétition, mais dans une compétition, même si tout le monde court très vite (et comme on ne part pas avec les mêmes chances au départ, on ne court pas tous très vite), il y a forcément un premier et un dernier. Et notre système n'aime pas les derniers.
Mais ça, c'est encore une réflexion banale, que tout le monde peut faire. Par contre, ce qu'elle évoque dans la deuxième partie de son texte, ce n'est que la deuxième fois (à quelques jours d'intervalles seulement cependant) que j'en entends parler : les déserteurs de la grande guerre économique, ceux qui sautent du train en marche, ceux qu'Eric Dupin (et c'est lui la première fois que j'évoquais quelques lignes plus haut) appelle les "défricheurs". Elle a sans doute raison de parler de "phénomène émergent".
Un phénomène à suivre, aussi.
Milles mercis à Riff pour cette introduction très complète ! :) >> http://www.seven-ash-street.fr/links/?iTHzrQ
J'ai très envie de le lire du coup !
Je recopie ici pour mon usage personnel les principaux point de sa présentation :
Par où commencer ?
La méthode douce : commence par un des bouquins les plus sympas et les plus abordables selon tes goûts, histoire de voir si le style te plaît et si tu as envie d'aller plus loin, et ensuite, si ça t'accroche, lance toi dans la lecture d'un des cycles.
Parmi les bonnes "portes d'entrées" aux Annales, je te conseillerais :