Il aurait été pris en charge par les gendarmes de Beaumont-sur-Oise que ça n'aurait pas été pire.
Pauvre gars.
Le blogueur Olivier Ertzscheid - dans un post publié hier soir sous le joli titre “De la France comme start-up nation, et de mon cul comme du poulet” - rappelle les risques qu’il y a à faire de la nation un “fichier-client” et le désenchantement politique qu’il pourrait en sortir. Ces critiques sont valables et nécessaires, mais elles n’enlèvent pas aux idées du Président l’aura de modernité qu’il se donne en maniant ces références.
Or, je pense que le problème est justement là, dans le fait que, sous couvert de modernité, il ne s’agit pas là d’idées neuves. Elles sont même très anciennes, si on prend la peine de les remettre en perspective dans une histoire plus longue.
[...]
Après tout, quitte à puiser un modèle dans ce que nous permet la machine, il y a autre chose. Pourquoi ne pas aller voir quelles formes de gouvernement nous pourrions puiser du logiciel libre (“l’Etat logiciel libre”, ç’aurait de la gueule, non ?) ? Ou même du wiki, comme espace de partage et de co-élaboration (“Le wiki-état”, pas non plus, non ?”) ? C’est là, où en plus de la tradition déguisée sous les oripeaux de la modernité numérique, cette idée du gouvernement d’Emmanuel Macron est aussi un choix idéologique tout à fait clair qui ne questionne en rien les dérives du passé et du présent.
via Riff
Il faut vraiment que j'essaie certains trucs.
Les pressions de la police puis de la justice auront couvert l’encyclopédie du harcèlement. Ils auront usé de tous les outils qu’ils soient disproportionnés, extra-judiciaires ou carrément illégaux. Quand le ministère de l’intérieur perd ses procès (comme le 10 avril à Rennes), la reconnaissance de sa défaite lui est tellement insupportable que le parquet fait appel. Un autre jour, quand il sent que les avocats vont démonter un arrêté préfectoral usant des dispositions de l’état d’urgence : il renonce à les confronter à l’audience en se dérobant la veille de celle-ci. Comme des lâches.
[...]
Grace à eux je n’ai donc plus rien à perdre. Toutes ces gardes à vues et ces privations de libertés, ces procès qui s’enchainent une fois par mois, ce contrôle judiciaire, ces pointages au commissariat chaque semaine à l’autre bout du pays, ces convocations incessantes, ces arrêtés d’interdictions illégaux, ces obstructions à mon travail, ces vols et destructions de matériel, ces menaces de morts émanant même de policiers et de gendarmes sur leurs profils Facebook, ces petits coups de pressions par la police en civil dans la rue, ces petites « visites de vérification » chez mes proches…Aujourd’hui ma société est détruite. Sans avoir pu me déplacer pendant huit mois je n’ai pas pu travailler et je n’ai pas gagné d’argent. Ma famille souffre, elle est oppressée et terrifiée, quand elle n’a pas peur que l’on m’enlève la vie elle en arrive à craindre en secret que je ne le fasse moi-même. Ma vie privée aura explosé sous la pression et les absences obligées, j’ai perdu le peu d’amour qu’il y avait dans mon quotidien. Je n’ai plus d’appartement. Je ne gagne pas 300€ par mois. Je n’ai pas de voiture. Je ne possède plus rien. Voilà, c’est la réalité de ma vie depuis qu’on a décidé de me la pourrir par tous les moyens.
[...]
J’ai accepté de faire ce métier par conviction et malgré les blessures physiques et morales je ne regrette rien. Quelque part, secrètement, on est tous fiers de nos cicatrices. Mais c’est quand l’État déploie l’hydre du harcèlement policier et judiciaire contre ceux qui refusent de se taire ou d’être effarouchés par les armes, lorsqu’il se met à littéralement péter les plombs et à se torcher avec l’original de notre constitution : c’est à ce moment là que la situation devient incontrôlable et que des vies sont brisées. Je ne suis ni le seul, ni le premier et malheureusement pas le dernier à le subir. J’espère au moins que mon histoire servira à mettre en lumière celle de ceux que personne n’écoute, de ceux que personne ne voit se faire broyer injustement et dans un long cri silencieux
[...]
La France ne chérie plus sa liberté. Elle se satisfait du médiocre et du prêt-à-penser. Elle s’enflamme un million de fois plus pour une faute d’arbitrage dans un match de foot, que contre l’interdiction de donner de la nourriture et de l’eau à des réfugiés. Elle accepte que ses libertés lui soient arrachées simplement pour ne plus ressentir l’angoisse en regardant un journal de 20h. Oui, ça coupe l’appétit de voir la misère, de savoir qu’en bas de chez soi des gens souffrent, dorment et meurent dans la rue, sont pourchassés et traités comme des chiens. Oui, c’est dur de voir ses enfants se faire tirer dessus par sa propre police. Oui, ce n’est pas facile d’accepter de vivre dans un pays qui devient raciste et qui l’assume. Un pays qui frappe ses citoyens sans raison, qui ruine les vies d’innocents, qui pourchasse les témoins, qui emprisonne les journalistes, qui gouverne par ordonnance comme Louis XIV… Jamais nous n’avions autant eu besoin de journalistes pour le dire, pour le démontrer. Pour le dénoncer.
Un jeu datant de la fin de la préhistoire (1996) gratuit pour quelques heures sur GOG.
Edouard Balladur a été mis en examen lundi [le 29/05] par la commission d'instruction de la Cour de justice de la République, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné. Ce volet de l'affaire Karachi concerne le financement de la campagne présidentielle de 1995 de l'ancien Premier ministre.
Pendant un mois, les agents de l’ANSSI, les équipes de TV5 Monde et leurs sous-traitants travaillent à cartographier le réseau et à préparer la bascule vers un système sécurisé et débarrassé des traces de l’attaque. Cette dernière intervient le 11 mai, soit un mois après l’attaque. De 17 heures à 5 heures du matin, ils réalisent cette opération extrêmement délicate sans pouvoir débrancher le réseau, car TV5 Monde ne peut pas – à nouveau – cesser d’émettre. Les experts doivent même s’interrompre toutes les 4 heures leurs opérations techniques pour ne pas risquer de perturber la diffusion des journaux télévisés.
Très intéressant. Je ne pensais pas que ça avait été aussi long - et aussi compliqué.
Un autre truc intéressant :
Au total, cette attaque aura coûté environ 20 millions d’euros sur cinq ans à la chaîne de télévision. Qui est derrière cette attaque ? Comme à son habitude, l’ANSSI ne s’est pas prononcée sur cette question éminemment politique, laissant à l’enquête judiciaire, ouverte par le parquet antiterroriste dès le soir de l’attaque, le soin de remonter vers d’éventuels responsables ou commanditaires.
Cette dernière, malgré les revendications postées sur le site et les réseaux sociaux de la chaîne, s’est orientée vers le groupe de pirates APT28, avait appris Le Monde de source judiciaire en juin 2015. Celui-ci est soupçonné d’être le bras armé du Kremlin sur Internet.
A l'époque, on avait qualifié cette attaque "d'acte terroriste" et dit que c'était DAECH...
Mais n'oubliez pas :
« Il y a eu plusieurs coups de semonce, TV5 Monde en faisait partie. Aujourd’hui, aucun attaquant n’a réellement voulu faire des morts en France, mais gardez à l’esprit qu’un jour, ça pourra faire très mal. »
Cela me fait penser que j'ai eu le premier gratuitement (les opérations de comm' pour les 30 ans d'Ubisoft), et que je devrais peut-être y jouer pour ne pas mourir idiot.
Ce mélange d'images et de formules politiques donne l'impression que tout est lié. Que le fascisme de Camus est esthétique : cet homme ne peut pas supporter les dissonances paysagères et culturelles.
Ces messages politiques valent à Renaud Camus d'être signalé par des membres de Flickr. Exemple, avec ce commentaire qui reproche à la plateforme de ne faire "absolument rien".
En fait, seuls les seins des tableaux la font réagir.
Omnes vulnerant, ultima necat
« Toutes blessent, la dernière tue. »
Formule affichée sur les cadrans d'horloge et les cadrans solaires en référence aux heures qui passent.Omnia dicta fortiora si dicta Latina
« Un propos prend plus de force lorsqu'il est dit en latin. »

Là, tu dois avoir un moment "Oh wait" vers la 2ème ou la 3ème ligne normalement.
(Si l'image ne s'affiche pas => https://chaos.social/system/media_attachments/files/000/068/556/original/abb8fbb12a55418d.jpg?1497183045)
(via Mastodon)
A rapprocher de ceci :

(via Liandri)
228 ans après la prise de la Bastille, nous allons réinstaller les lettres de cachet. Seule différence : on est emprisonné chez soi.
Je n’ai pas l’impression que tout le monde mesure la gravité de l’assignation à résidence et de la perquisition administrative.
Il suffit d’avoir des raisons de penser que, peut-être, dans le futur, vous pourriez attenter à l’ordre public. Peut-être. Dans le futur. Autant dire que l’État fait ce qu’il veut, d’autant que la motivation peut être soutenue par des notes blanches non signées auxquelles les juges font toute confiance à priori.
On envisage aujourd’hui de pérenniser ces mesures dans le droit commun. (Mediapart – Le Monde)
Ça serait inimaginable dans la plupart des démocraties. Ça devrait l’être dans la nôtre, mais personne ne se lève.
via Tommy
Nous avons simulé une proportionnelle intégrale nationale, où chaque parti obtiendrait un nombre de députés équivalent à son score de premier tour. Selon nos calculs, LRM et le MoDem n’auraient, dans ce cas, obtenu qu’une majorité très relative de 186 députés, à peine supérieure à une éventuelle coalition des forces de gauche (164). L’extrême droite et la gauche radicale auraient fait une entrée en force au Palais-Bourbon, alors que le système actuel, qui leur est structurellement défavorable, ne leur prédit qu’une poignée de sièges.
Et c'est bien pour cette raison qu'aucun groupe politique arrivé au pouvoir ne changera le mode de scrutin, ou plutôt le mode de répartition des sièges... Parce que même le conce^pt de "proportionnelle intégrale" est un piège. Regardez les élections locales : elles se font à la proportionnelle. Croyez-vous que ce soit de la "vraie" proportionnelle ? Que nenni. Tout simplement parce qu'on ne peut pas attribuer 162,5 sièges à un parti, même chez les tourneurs de veste les plus acharnés.
Je n'ai pas le temps de faire un exposé là, comme dit plus avant, c'est un peu la gestion de crise (de nerfs, des autres) ; voici quelques liens pour que vous compreniez ce que je veux dire :
Beaucoup de stress actuellement, d'agitation, de gens au bord de la rupture...
On vient de quasiment me reprocher d'être trop calme, au motif que je serais "dans ma bulle".
Je crois bien que c'est la première fois que l'on me dit une chose pareille. Donc ici, on n'est pas résistant au stress, on est pas super organisé, non, on est "trop calme", "dans sa bulle".
Je crois que la personne qui m'a dit ça - une personne que je respecte au demeurant- doit vraiment aller très mal :/
Le papier WC de Chuck Norris n'a pas de fin. Chuck Norris n'est jamais au bout du rouleau.
Euh... suis-je vraiment le seul à penser que ce n'est pas vraiment PayPal le problème ? Si demain, PayPal devenait un parangon d'éthique, ne pensez-vous pas que les ordures qui ont initiés cette collecte trouveraient assez rapidement un autre moyen de parvenir à leurs fins ?
C'est marrant quand même, tous ces affabulateurs embauché par l'UDF puis par le MoDem ; ils auraient peut-être mieux dû gérer leurs recrutements, non ?
Des documents en ligne montrent qu'un collectif de résidents s'était plaint à plusieurs reprises ces dernières années de l'état de l'immeuble et des risques d'incendie potentiels de cette tour de 120 appartements dont la construction date de 1974.
«Tous nos avertissements sont restés lettre morte et nous avions prédit qu'une catastrophe comme celle-ci était inévitable et juste une question de temps», dénonce sur son site le Grenfell Action Group qui représente les résidents de l'immeuble. «Ce dossier est particulièrement critique car il n'y a qu'une seule entrée et sortie à la Grenfell Tower durant les travaux de rénovation», précisait ainsi le blog.
Le collectif de résidents poursuivait : «Le risque qu'éclate un incendie dans les parties communes du hall d'entrée est à peine imaginable, car alors les habitants seraient pris au piège dans le bâtiment, sans aucune possibilité de s'échapper».