Ça finit bien, mais tout de même : encore une mère de famille soucieuse de la "protection" de ses chères têtes blondes, scandalisée à l'idée qu'ils puissent lire un livre "sale" (début de l'histoire ici : http://www.actualitte.com/international/plus-invisible-que-jamais-l-homme-de-ralph-ellison-est-censure-45184.htm) ; pensez-donc : il est écrit à la première personne (shocking), le narrateur insiste sur ses expériences personnelles" (mais comment ose t-il ?) et puis, il est noir quoi. Faut pas déconner.
J'ai envie de le lire du coup.
Références : Homme invisible, pour qui chantes-tu ? / Ralph Ellison
Présentation de l'éditeur : "L'homme invisible, c'est l'homme noir dans la société américaine... Voilà trois siècles que, là-bas, il vit, travaille, mange, parle - et pour l'Amérique il arrive même au Noir de se faire tuer... En quelque sorte pour rien. Car aux yeux de l'Amérique le Noir est invisible. Ecrivain lui-même noir, Ralph Ellison a donné ce titre paradoxal, dérisoire et pathétique aux six cents pages qui racontent l'histoire d'un jeune Noir du Sud aux prises avec une société qui lui refuse sa place. Homme invisible, pour qui chantes-tu ? est peut-être le plus insupportable des cris de solitude et de révolte qui se soient exprimés par la littérature."
Ce qui n'est pas sans rappeler la "Banned books week" que j'évoquais hier... http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?GxDR5Q
Voir aussi : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?4LPZDg
Je n'ai pris l'avion que deux fois dans ma vie, mais ces tracasseries débiles m'ont suffisamment agacées pour que je m'en souvienne encore.
Le coup de la bouteille d'eau en particulier. J'avais une bouteille de 50 cl dans ma valise, pas ouverte : le douanier ou l'agent préposé à la fouille de ton intimité et de tes bagages par rayons X m'a intimé pour ne pas dire ordonné de la jeter. Juste pour l'emmerder, et parce que ça me faisait chier de jeter une bouteille que j'avais quand même payée, je me suis forcé à la boire. Après tout, l'accès aux chiottes des avions n'est pas encore interdit...
Dans le même voyage, j'avais été plutôt surpris de constater que l'on vendait des rasoirs dans la zone d'embarquement. Ton eau et ton dentifrice sont des produits dangereux (ouais, tu peux tuer quelqu'un en le forçant à avaler tout le tube de dentifrice, si, si), mais on vend des rasoirs aux passagers qui vont embarquer. J'avais pris une photo, je ne sais pas si je l'ai encore.
Malgré les critiques qu'il m'arrive d'adresser à Rue89, je le lis encore de temps en temps. Cet article me ferait chialer si je prenais le temps de vraiment y penser...