Initiative d'autant plus débile que cela ne sauvera pas le réseau des "petites" librairies françaises (je dirai plus loin ce que j'en pense) : cela n'empêchera pas les gens d'acheter en ligne, ils paieront juste plus chers. Ou alors Amazon (parce que c'est lui qui est visé, soyons honnête, et tant pis si la FNAC morfle au passage) s'organisera pour répartir le coût sur ses fournisseurs ou ses employés. De toute façon, il y a longtemps que les gens n'achètent pas en ligne parce que c'est moins cher, mais parce que c'est plus pratique
Remarque 1 : il y a longtemps qu'il n'y a (presque) plus de "petites" librairies, au sens libraire indépendant, en France. Je les ai vu fermer les unes après les autres. Quasiment toutes les librairies "physiques" restantes appartiennent à des chaînes : Fnac, Privat, etc.
Remarque 2: il faut qu'on m'explique pourquoi l'ex-député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg et Ministre du "redressement productif" est très content d'accueillir Amazon dans son département http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/06/25/amazon-entre-lemploi-et-le-fisc-montebourg-choisi-233303 et qu'un an après la ministre de la culture est très contente de trouver un moyen détourné pour faire chier ce même Amazon ?
Remarque 3 : tout ceci n'est de toute façon qu'une vaste fumisterie, la région Bourgogne versant des aides astronomiques à Amazon http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/amazon-va-toucher-1-1-million-d-euros-d-aides-publiques-en-france-26-11-2012-1533964_47.php quand bien même celui-ci s'arrange pour ne payer ses impôts en France...
EDIT du 09/10/13 : http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/08/loi-anti-amazon-le-retour-de-poujade
Certes, oui, Amazon est un excellent exemple de société qui gagne du pognon. Mais pour ce qui est des employés motivés et heureux, c'est une autre paire de manches, quand on connait un petit peu la réalité derrière les clics : http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/06/08/cachent-les-hangars-damazon-243021
Il me déçoit Obama, mais c'est peut-être un mal pour un bien : j'ai enfin compris qu'on ne pouvait rien d'espérer d'aucun homme politique. AUCUN.
Comme d'habitude, Stallmann n'y va pas avec le dos de la cuiller : "Si jamais vous recommandez ou redistribuez GNU/Linux, merci de retirer Ubuntu des distributions que vous recommandez ou redistribuez. Si la pratique d’installer et recommander des logiciels non libres ne vous convainc pas d’arrêter, ceci le fera. Dans vos install parties, dans vos « Journées du Libre », au FLISOL, n’installez pas et ne recommandez pas Ubuntu. À la place, dites qu’Ubuntu est mis à l’index pour espionnage. Pendant que vous y êtes, vous pouvez aussi leur dire qu’Ubuntu contient des programmes non libres et suggère l’installation d’autres programmes non libres (voir http://www.gnu.org/distros/common-distros.html). Cela contrecarrera l’autre forme d’influence négative qu’exerce Ubuntu dans la communauté du logiciel libre : la légitimation des logiciels non libres."
L'idée à depuis fait son chemin dans mon esprit, et je me dis que si je retente le tets d'une distribution Linux un des jours, ce sera Debian... Ubuntu s'éloigne de plus en plus de la "philosophie du libre" (entre guillemets car trop long à définir -et trop compliqué pour moi, aussi) Pour autant, faut-il jeter la pierre à ceux qui l'utilisent ? C'est déjà un effort pour se libérer de Windows/Apple, non ?