Le groupe réclamait près d’un million d’euros aux rédacteurs en chef d’Epsiloon et à son éditeur pour «diffamation», «concurrence déloyale» et «parasitisme». Le tribunal judiciaire de Nanterre l'a débouté «de l’ensemble de ses demandes»
YES !
Inutile de revenir sur les partis pris et les obsessions (extrême) droitières de Sonia Mabrouk, son militantisme échevelé sous couvert de journalisme, ses entretiens « deux poids, deux mesures »... tout cela est bien connu – en tout cas, nous l’avons déjà clairement établi. Alors pourquoi revenir sur le nouvel épisode de cette déplorable série ? Parce que Mme Mabrouk persiste, récidive et aggrave périodiquement son cas, sans que ces pratiques (qu’elle partage avec d’autres au sein des médias dominants) soient dénoncées comme elles le méritent.
Ce 19 janvier, Marine Tondelier n’est pas invitée pour livrer son regard sur l’actualité sociale – l’un des mouvements sociaux les plus puissants des trente dernières années contre une réforme gouvernementale –, ni pour expliquer ses arguments contre le projet qu’elle combat, et encore moins pour évoquer ses contrepropositions. Jamais d’ailleurs on ne lui demande son « avis » sur quoi que ce soit (sinon sur des « menaces » contre des élus et des violences... potentielles !) L’interview n’est qu’un long réquisitoire, qui réussit le tour de force de réunir toutes les figures imposées du genre et de battre des records dans presque toutes les catégories : morgue, mépris, injonctions, insinuations, mauvaise foi et attaques ad hominem... Tout y passe, au cours d’un interrogatoire au plan aisément repérable, préparé autour de quatre questions-accusations, inlassablement répétées ou (à peine) reformulées, qu’on peut résumer ainsi :
- Est-ce que vous assumez d’être une « zadiste » antidémocratique ?
- Est-ce que vous condamnez les menaces sur des élus ?
- Est-ce que vous condamnerez les violences des manifestants ?
- Est-ce que vous n’avez pas honte de critiquer les milliardaires ?
[...]
Que Sonia Mabrouk laisse libre cours à ses préjugés et partis pris politiques, sans limite ni complexe, sur une radio rachetée et reprise en main par Vincent Bolloré, c’est après tout dans la logique des choses. En revanche, une question ne manque pas de se poser : combien d’interrogatoires, d’attaques, de sommations et d’humiliations les responsables d’une gauche qui prétend remettre en cause l’ordre social devront-ils essuyer face aux Sonia Mabrouk et consorts pour se décider à questionner, collectivement, ce genre de « journalisme » – et le rapport qu’ils doivent entretenir avec lui ?
Plusieurs chercheurs regrettent auprès d'ASI que l'Inria ait préféré dépenser de l'argent public pour un tel sondage, à la valeur scientifique nulle selon eux, plutôt, par exemple, qu'une enquête réellement scientifique, menée avec des sociologues, afin de faire avancer la connaissance sur le rapport des Français au numérique. "Dans une période où les budgets sont contraints, où on a parfois même du mal à pouvoir embaucher des doctorants ou d'autres personnels pour mener à bien les recherches, c'est un peu problématique", fait remarquer à Arrêt sur images un·e délégué·e syndical·e. Mais c'est en réalité tout le plan de communication qui a été vivement débattu, notamment sur une liste de discussions interne à l'Inria. "Les bons journaux sont ceux susceptibles de reprendre la communication de l'institut, et les mauvais journaux sont ceux qui sont susceptibles d'aller gratter. C'est en contradiction avec notre propre esprit critique. Ça ne peut que heurter la conscience d'un chercheur", explique un autre représentant syndical.
La comm', ça reste de la comm', et on ne va pas reprocher à une agence de comm' de faire son boulot, sentit-il un peu le caca.En revanche, l'emploi d'argent public pour ce genre d'exercice, dans un contexte de pénurie et de difficultés de recrutement DOIT être questionné, ainsi que la désignation de "méchants" médias (càd : ceux qui ne servent pas la soupe, nominativement cités dans le plan de comm : Le Canard enchaîné, Médiapart, Cash investigation et La Lettre A ; bref : un vrai gage de qualité).
Autre problème cité dans l'article : l'instrumentalisation de l'INRIA au service de la "startup nation" (et l'éventuelle mise au pas des voix discordantes).
Pour avoir enquêté sur les contrats passés entre l’armée et des entreprises privées, le cofondateur de Disclose et deux journalistes de Radio France sont convoqués par les services de renseignement intérieur français.
Le site s’était vu interdire de publier une partie de son enquête par une ordonnance, qui a été annulée. Laurent Wauquiez, visé par une calomnie citée dans l’article, a annoncé porter plainte contre M. Perdriau.
Effet Streisand, nouvelle décision de justice, révélation d'une diffamation : le retour à l'envoyeur est saignant.
Si vous voulez suivre l'avenir des ex de Gamekult.
Il y a aussi un Google doc ici : https://docs.google.com/document/d/1IDCC8r92My9_CicghXkNr3of-j3WnHHSoPkoN2zEXCA/edit
A 16h, lundi, les membres de la rédaction de Gamekult qui avaient décidé de partir avec la clause de cession le 7 décembre ont appris qu’ils devaient quitter les lieux dans la soirée et ne plus revenir dans les locaux. «A l’américaine.» Sidération dans les rédactions voisines.
Putain, mais quelle saloperie.
Saisi par l’avocat de Gaël Perdriau, le président du tribunal judiciaire de Paris a fait injonction à Mediapart de ne pas publier de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, après celles du chantage à la sextape. Cette censure préalable, décidée sans débat contradictoire, est une attaque sans précédent contre la liberté de la presse.
Plutôt que de devoir se plier au nouvel actionnaire, la rédaction de Gamekult préfère quitter le navire. Les journalistes du site spécialisé dans les jeux vidéo ont annoncé, jeudi 17 novembre à l’occasion d’un live sur Twitch, que la quasi-intégralité de la rédaction allait démissionner.
Oh putain, la boule dans le ventre.
via Seb
Voir aussi : https://twitter.com/nanark_/status/1593296841688367106
Hey @LCI et @DavidPujadas
nous les fans de #Fallout on est fière d'avoir un goodie encore plus collector car "vu à la télé" !
Pour compléter l'information, la mini nuke se lance avec un Fatman développé en 2076 !
Ah, les cons. Et vous voulez qu'on vous prenne au sérieux ?
EDIT : via Seb ! Je ne me souvenais plus d'où j'avais piqué cette info.
Je viens de découvrir ce petit site qui recense les articles parus dans CanardPC, avec la possibilité de trier par titre, par note, testeur ou genre. Et tout ça est fait par un mec tout seul dans son garage. Respect.
A propos de Reworld :
Toutes les sources que nous avons interrogées décrivent le même processus de reprise en main. Dès que Reworld s'installe entre les murs d'un magazine, les titulaires d'une carte de presse sont d'abord fortement incités à quitter l'entreprise. A «prendre la clause», comme on dit dans la profession, en vertu du dispositif permettant de démissionner avec des indemnités après un changement d'actionnaire. «On m'a fait comprendre qu'il fallait faire partir les gens, les pousser dehors. Ils ne cherchent pas des personnes ayant un style ou un point de vue», raconte un ancien responsable. Un autre confirme : «Ma première mission a été de convaincre un maximum d'employés de s'en aller. Je l'ai assumée. Les gens partaient dignement, avec un bon chèque.» L'objectif inavoué est de remplacer les journalistes porteurs de l'histoire et de l'esprit des titres par de jeunes arrivants «web-compatibles», moins nombreux, mal payés (voire stagiaires) mais dociles, trop heureux d'avoir un job dans un secteur bouché. Leurs fiches de poste les désignent comme «chargés de contenus». Peu à peu vidées des reporters, maquettistes, éditeurs et iconographes, les rédactions façon Reworld doivent tourner avec une poignée de salariés permanents, souvent moins d'une dizaine. Le serrage des coûts fixes, qui fait grossir les marges, est au cœur de la stratégie de Reworld, cotée en Bourse. Et les principaux cadres de la boîte, à qui sont distribuées des actions gratuites, sont récompensés de leur loyauté.
Bon. Les numériques et Gamekult, c'est mort, va falloir faire notre deuil.
Comme c’est la triste règle en pareilles circonstances, ce sont les derniers arrivés qui partent les premiers : Ellen Replay, Oni et Sylvester Standalone vont perdre leur boulot. Aucun d’entre eux ne l’a mérité, ce sont d’excellents journalistes et des compagnons de rédaction comme on en trouve peu. Cette situation est parfaitement injuste.
:-( :-( :-(
C'est triste à titre personnel, et le constat qu'il fait sur l'état de la profession (pressurisés, sous-payés et méprisés, voire harcelés par une partie des lecteurs) est inquiétant.
Voir aussi :
http://www.editionsamsterdam.fr/batonner/
https://www.appeldulivre.fr/product/809163/hier-journalistes-ils-ont-quitte-la-profession
https://www.franceculture.fr/medias/desenchantes-des-journalistes-quittent-le-metier
Quand Le Point raconte n'imp' sur les 30km/h en ville (aka "ça va polluer plus"), il se fait taper sur les doigts par le Conseil de déontologie. C'est bien, mais ses lecteurs ne le sauront jamais.
Il est regrettable que ces précisions rectifiant l’article incriminé n’aient pas été portées à la connaissance des lecteurs du site du Point.
Médias libres, indépendants, alternatifs… Pas facile de s’y retrouver ! Pour cette carte, nous avons adopté l’expression « presse pas pareille » lancée par le journal Le Ravi, basé à Marseille, pour définir des journaux non inféodés aux pouvoirs politiques et économiques. Parce qu’il fallait bien choisir, nous avons sélectionné les médias répondant grosso modo aux critères suivants :
- ils produisent essentiellement du contenu écrit, sur papier ou en ligne.
- ils n’appartiennent à aucun groupe industriel, financier, ni à aucun mouvement politique, syndical ou religieux.
- ils sont détenus par leurs salarié·es, leurs lecteurs et/ou une association.
- professionnels ou bénévoles, ils mènent une véritable démarche d’information, sans se cantonner à l’expression d’opinions.
- ils sont favorables à une société plus juste et solidaire, sans exclure aucune catégorie de personnes.
- la publicité n’occupe pas plus de 10 % de leurs pages.
Je précise, bien que considérant que cela va de soi, qu'il ne s'agit pas de presse "alternative" de "réinformation" ou autre délire complotiste, mais de vrais journaux, plus ou moins gros, plus ou moins connus, avec des tendances politiques plus ou moins marquées, mais répondant tous au "cahier des charges" ci-dessus.
... en tout cas j'espère, je ne les ai pas vérifiés un par un, même si j'en connais quelques uns. Restez tout de même prudents, "l'aternatif" restant à ce jour le meilleur cheval deTroie des fachos (Cf. ce shaare de... 2015, OMG : https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?ujQ5cg)
Parmi les plus connus : Le Canard enchaîné, Politis, Revue XXI, La revue dessinée, Basta, Alternatives économiques, Les jours, Mediapart, Le Monde diplomatique, Arrêt sur image, Reporterre (bien que j'émette quelques sérieux bémols sur celui-ci, Cf. : https://sammyfisherjr.net/Shaarli/?LzkRgQ) et Le Média, pour qui je nourris quelques doutes aussi.
D'autres déjà croisés, notamment dans les Shaarlis : La rotative, Dijoncter, CQFD...
INFO LE POINT : Laurence Pieau (ex-@Closer) sera la directrice de la rédaction de @ParisMatch , tandis que Tugdual Denis (actuel Dir adjoint de @Valeurs ) prend celle du @leJDD Des remous et mouvements vont sûrement avoir lieu en interne @LePoint
Paris Match (qui a été un grand magazine de reportage... autrefois) va être dirigée par l'ancienne rédacchef d'un magazine pipole-poubelle, et Le JDD par celui d'un torchon d'extrême-droite. Qu'est ce qui pourrait mal se passer ?